Today: Sunday 13 June 2021 , 5:25 pm


advertisment
search


Allemand

Dernière mise à jour 26 Jour , 6 heure 2 Vues

Advertisement
In this page talks about ( Allemand ) It was sent to us on 18/05/2021 and was presented on 18/05/2021 and the last update on this page on 18/05/2021

Votre commentaire


Entrez le code
 
L’allemand (autonyme : , ) est l'une des langues indo-européennes appartenant à la branche occidentale des langues germaniques. Du fait de ses nombreux dialectes, l'allemand constitue dans une certaine mesure une langue-toit ( ).
Son histoire, en tant que langue distincte des autres langues germaniques occidentales, débute au haut Moyen Âge, lors de la seconde mutation consonantique.
Au , ses locuteurs, appelés « germanophones », se répartissent principalement, avec près de 100 millions de locuteurs, en Europe, ce qui fait de leur langue la plus parlée au sein de l'Union européenne (UE).
thumbLocuteurs germanophones par pays dans l'Union Européenne.

Répartition géographique


  • En Europe :
    • l'allemand est la langue officielle en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique et dans la région italienne du Tyrol du Sud. Il est aussi majoritaire dans le Trentin-Haut-Adige ;
    • il est également parlé, sans toutefois avoir le statut de langue officielle au Danemark, en France (Alsace et Moselle germanophone ), en Tchéquie (Allemands en Tchéquie), en Slovaquie (Allemands des Carpates), en Pologne, en Roumanie où l'on trouve plusieurs populations, Saxons de Transylvanie, Allemands de Bucovine et Allemands du Banat.
  • En Afrique : Namibie, Tanzanie ..
  • En Amérique :
    • Amérique du Nord (il s'agit souvent de parlers issus du moyen ou bas allemand, présentant des traits archaïsants, tel le dialecte dit « pennsylvanien » parlé par la communauté amish). L'allemand n'est langue officielle d'aucun État fédéré des États-Unis malgré une assertion récurrente fondée sur une confusion historique Bastian Sick, , Spiegel Online, 2004. ( ).;
    • Amérique du Sud (Paraguay, Chili, Argentine, Brésil, Venezuela).

Langues dérivées

  • Le yiddish est une langue dérivée du moyen-haut-allemand médiéval, dans lequel ont été introduits des mots d'origine slave ou hébraïque.
  • L'unserdeutsch et le Küchendeutsch sont un créole et un pidgin respectivement formés à partir d'un lexique allemand.

  • Le suisse allemand : les Suisses parlent de multiples dialectes germaniques, parfois assez différents entre eux. En revanche, les documents officiels, la presse, l'édition et l'enseignement utilisent principalement l'allemand standard suisse (comme c'est le cas pour le français et l'italien).
  • Histoire

    Première mutation consonantique


    Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du , naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européennes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
    • k → h : cor en latin — Herz en allemand, en anglais, hart en néerlandais ;
    • p → f : pater en latin — Vater en allemand, en anglais, vader en néerlandais ;
    • t → th : tres en latin — drei en allemand, en anglais, drie en néerlandais ;
    • d → t : decem en latin — zehn en allemand, ten en anglais, tien en néerlandais ;
    • g → k : gula en latin — Kehle en allemand, keel en néerlandais ;
    • bh → b : bhrātā en sanskrit (frater en latin) — Bruder en allemand, brother en anglais, broer en néerlandais ;
    • dh → d : adham en sanskrit — Tat en allemand, deed en anglais, daad en néerlandais ;
    • gh → g : *ghostis en indo-européen (hostis en latin) — Gast en allemand et en néerlandais, guest en anglais.

    Seconde mutation consonantique


    On commence à parler de langue allemande (ou, en linguistique « haut allemand ») lorsque les dialectes parlés dans le sud-ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe autour du ), période au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas allemand).
    Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglaisVoir aussi Fausto Cercignani, The Consonants of German: Synchrony and Diachrony, Milano, Cisalpino, 1979.:
    • k → ch : ikich (je) ; ookauch (aussi) ; make/makenmachen (faire)
    • d → t : day/dagTag (jour) ; bed/bedBett (lit); do/doentun (faire)
    • t → s : what/watwas (quoi) ; street/straatStraße (rue) ; eat/eetessen (manger)
    • t → (t)z : sit/zittensitzen (être assis) ; two/tweezwei
    • p → f : sleep/slapenschlafen (dormir) ; ship/schipSchiff (bateau) ; help/helpenhelfen (aider)
    • p → pf en début de mot : pepper/peperPfeffer (poivre) ; paardPferd (cheval)
    • v, w, f → b : beloven/believebelauben (promettre, croyance) ; avond/eveningAbend (soir)
    pour résumer, *k / *p / *t ➜ ch / pf (ou f) / ts (ou s)
    Les dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette seconde mutation phonétique sont qualifiés de bas allemand. Cette appellation est jugée abusive par certains linguistes, notamment néerlandais (qui ne sont pas « allemands », du moins depuis les traités de Westphalie). Mais le terme « allemand » n'est ici qu'un terme linguistique, un peu comme « roman », « slave » ou « scandinave ».

    Moyen Âge

    Entre le et le eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononciation en utilisant la langue française):
    • û (ou), → au (aou): hūsHaus (maison) ; mūsMaus (souris)
    • î, (î) → ei (aille) : wīseWeise (manière) ; zītZeit (temps)
    • iu (û) → eu (≈oï): liuteLeute (des gens) ; hiuteheute (aujourd'hui)
    Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge, ce qui contribua au développement de dialectes très différents et parfois mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le , bien que l'influence sur la langue vulgaire fût quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :
    • Au nord, et en particulier du temps de la Hanse, le bas allemand servait de langue véhiculaire de la mer du Nord à la mer Baltique.
    • Au sud se développait petit à petit, essentiellement à l'écrit, depuis le une « langue compromis » entre les différents dialectes du haut allemand qui devint l'allemand standard (Standarddeutsch). Ce processus est assez différent de celui des États voisins qui adoptèrent la langue de leur capitale.

    Influence de la Réforme

    La période de « l'allemand moderne » Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, sous la dir. d'Alain Rey, Encadré « La langue allemande » par M.-J. Brochard, tome I, 2000, ..
    Fichier:Lutherbibel.jpgthumbleftBible en allemand de Luther.
    Martin Luther traduisit la Bible en « allemand » à l'adresse de « tous les hommes », alle mannen (étymologie germano-latine du mot « allemand »{{citationLe mot « allemand », d'abord aleman (1080), puis allemant ( s.) est emprunté au latin Alamanus, Alemanus (aussi Alla-, Alle-) désignant au pluriel une confédération de peuples germaniques occidentaux, le pays étant nommé Alamannia, d'où Allemagne. Le mot latin est d'origine germanique, l'ancien haut allemand Alaman venant probablement de ala- « tous, tout » (cf. anglais all)) et man « homme » (→ mannequin). Comme (Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, entrée: « allemand, ande », ).), c'est-à-dire à l'adresse des « Allemands », afin que le peuple des chrétiens « laïcs » ait accès aux textes religieux, réservés jusque là aux clercs. Il peut être considéré en ce sens, historiquement celui de la Réforme, comme le créateur de la langue allemande moderne. L'allemand moderne est de ce fait une langue écrite, le Schriftdeutsch (« allemand écrit ») : ce sera « la langue de Goethe » — selon l'expression consacrée, dans laquelle écriront en particulier les poètes (Dichter), écrivains et philosophes du « temps de Goethe » (ainsi qu'on désigne habituellement la large période littéraire du romantisme allemand qui s'étend de la fin du siècle au siècle).
    Luther traduisit le Nouveau Testament en 1521 et l'Ancien Testament en 1534. Bien qu'il ne fût pas pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le — il n'en reste pas moins qu'avec la Réforme protestante, il contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le nord de l'Allemagne, qui finit par l'adopter. En 1578, Johannes Clajus se fonda sur la traduction de Luther pour rédiger une grammaire allemandeL'ouvrage est intitulé : Grammatica Germanicae linguae ex bibliis Lutheri Germaniciis et aliis ejus libris collecta..
    Jusqu'au début du , le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le sud, apprenaient à l'école un peu comme « une langue étrangère », à côté des dialectes demeurés vivaces jusqu'à aujourd'hui (notamment en Suisse alémanique).
    Au milieu du , concernant la diction, les Allemands conviennent que c'est à Dresde et surtout à Leipzig que l’on parle le mieux allemand. À l'inverse, la Westphalie et la Basse-Saxe sont les deux régions dans lesquelles on parle Jean-Joseph Expilly, La topographie de l'univers, , Paris, Bauche, 1757..

    L'allemand en Europe centrale


    Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du , les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Presbourg, Agram et Laibach constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.

    Normalisation de l'orthographe et de la grammaire

    Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1860, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. La normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.

    Classification

    Comme l'anglais, l'allemand fait partie des langues germaniques occidentales, proche, notamment, du néerlandais. Les autres branches sont la branche nord (dit scandinave) avec le suédois, le danois, le norvégien et l'islandais, et la branche est, éteinte aujourd'hui.

    bas allemand


    • bas-francique (néerlandais)
    • bas-saxon
      • westphalien
      • ostphalien
      • bas-saxon septentrional
    • bas-allemand oriental
      • mecklembourgeois-poméranien
      • brandebourgeois
      • bas-prussien
      • moyen-poméranien
      • poméranien oriental

    haut allemand


    • moyen-allemand
      • moyen-allemand occidental
        • moyen-francique
          • francique mosellan
          • luxembourgeois
          • francique ripuaire
        • francique rhénan
        • hessois de l'Est
        • moyen-hessois
        • hessois du Nord
      • moyen-allemand oriental
        • thuringeois
        • haut-saxon
        • haut-saxon du Nord
        • Lausitzisch-NeumärkischLudwig Erich Schmitt (Hrsg.): Germanische Dialektologie. Franz Steiner, Wiesbaden 1968,
        • silésien
        • haut-prussien
        • yiddish
    • allemand supérieur
      • haut-francique
        • francique oriental
          • francique du Main
        • francique méridional
      • allemand pennsylvanien
      • bavarois
        • bavarois du Nord
        • moyen-bavarois
        • bavarois du Sud
      • alémanique
        • alsacien
        • souabe
        • bas alémanique
        • moyen-alémanique
        • haut alémanique
        • alémanique supérieur
        • suisse allemand

    Écriture

    L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole graphique spécial ß, Eszett ou scharfes S (ligature de S long et de « s » ou « z »), utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, qui sont différentes versions de l'alphabet latin.

    Orthographe


    L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Mais les fortes disparités régionales dans la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les principales difficultés orthographiques de l'allemand résident dans :
    • les emprunts (mots d'origine étrangère) : ils sont souvent écrits conformément au mot d'origine (par ex. Milieu, Mayonnaise) mais la récente réforme de l'orthographe (voir plus loin) autorise la germanisation des termes importés comme l'écriture de Jointventure en un mot ;
    • les lettres ä et e (e ouvert ou fermé), dans certains cas homophones et dans d'autres de prononciations voisines (par ex aufwendig dérivé de Aufwand, où l'orthographe réformée permet d'aussi écrire aufwändig) ;
    • la distinction entre consonne simple et consonne double qui, dans un nombre limité de mots et contrairement à la règle habituelle, n'a pas d'influence sur la quantité vocalique (par ex. Platz tz est considéré comme un double z mais plazieren) (voir plus loin : Prononciation) ;
    • la séparation entre les mots (par ex. radfahren « aller à vélo » à côté de Auto fahren « aller en voiture ») et la (non-)capitalisation de certaines expressions (par ex. im dunkeln lassen « laisser incertain » à côté de (jemanden) im Dunkeln lassen « laisser (quelqu'un) dans un endroit obscur »).
    Afin de supprimer une partie des difficultés décrites ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et est devenue obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901 et portait entre autres sur la suppression du h dans Thor et sur l'ajout du e pour les voyelles longues et accentuées dans la conjugaison des verbes, par exemple kritisirtkritisiert).
    Les principaux changements concernent :
    • l'homogénéisation de la graphie des mots de même famille (aufwändig de Aufwand, mais toujours aufwenden) ;
    • l'utilisation du ß uniquement après les voyelles longues et les diphtongues (on aura alors toujours der Fuß, die Geiß, mais der Fluss, ce qui est analogue aux règles pour les autres consonnes) ;
    • dans les mots composés (voir crase/mot composé), aucune lettre ne sera plus supprimée (Geschirr + Rückgabe > Geschirrrückgabe) ;
    • la généralisation plus exhaustive de l'écriture en plusieurs mots des expressions figées (auseinander reißen), ce qui est la chose la plus critiquée et qui a aussi créé des nouveaux problèmes : « Furcht erregend » (intimidant, traditionnellement « furchterregend ») mais toujours « noch furchterregender » (encore plus intimidant)
    • la systématisation de la capitalisation des substantifs (der Dritte) ;
    • la simplification de la césure et de l'emploi de la virgule ;
    • la simplification (phonétisation) de termes issus du grec et l'abandon optionnel du ph (Fotografie à côté de Photographie .).
    Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le parlement régional) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie conventionnelle.

    Prononciation


    Contrairement à des langues telles que l'anglais, l'allemand standard (
    Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit et contient très peu d'exceptions (les sons se prononcent souvent de la même façon), hormis pour les mots d'emprunt. Presque toutes les voyelles se prononcent clairement, voire longuement, même sans être suivies de lettre muette servant à insister sur la lettre précédente.
    Toutefois, les francophones qui apprennent l'allemand rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.
    Tous les sons n'y figurant pas se prononcent toujours de la même manière qu'en français (a, b, d, f, i, k, l, m, n, o, p, ph, q, r, t, x).
    Lettres à Umlaut (le tréma français)
    • Ä - ä correspond au ɛ ~ è français : Ärzte, März, Länder, zählen, Träger, schämen, Männer, Bär
    • Ö - ö correspond au ø ~ eu français (plus ou moins) : öffnen, Österreich, Höhle, Hölle, Höhe, König, Vögel
    • Ü - ü correspond au y ~ u français : über, für, Tür, Bücher, Strümpfe, rühren
    Les umlauts indiquent également l'accentuation. Ils marquent souvent le pluriel ou le diminutif (avec « -chen » et « -lein ») des mots.
    Lorsque les Umlauts ne sont pas accessibles (clavier étranger, Internet…), ils sont représentés par « e » :
    ae pour ä, oe pour ö, ue pour ü.
    En Alsace-Moselle, on remplace habituellement les umlauts : K
    oenigshoffen, Haut-Koenigsbourg, Hœnheim (dans ces exemples, c'est le ö qui est remplacé), ou encore "Schweighaeuser".

    Lettres

    • E - e :
      Il correspond au e ou au ɛ (é ou è français), marque un « temps mort » ou sert à allonger le
      i :
      • suivi au minimum de deux consonnes (ou que la seule lettre le suivant soit une consonne), il est prononcé è :
        er- (er, der, Erwachsene, ertragen, erreichen, erlauben, ertrinken, ernst), es, essen, elf, Ente, Ende, express, nennen, Stern, rennen, brennen, Pfeffer, Feld, gelb, Fest, des, der
        Cette règle n'est cependant qu'une généralité. Par exemple, le
        e des mots Pferd, Erde et Schwert se prononce é.
      • suivi d'une seule consonne (ce qui sous-entend qu'après cette consonne, il y ait à nouveau une voyelle), il est prononcé é :
        eben, edel, egal, Regal, ehe, eher, Ekel, Elefant, Esel, Etikett, ewig, Nebel
      • en fin de mots, dans les dernières syllabes -en et -er et dans les premières syllabes ge- et be-, il est prononcé ə (le fameux « temps mort »), comme dans le en français mais en plus courtVoir Schwa :
        -e : eine, Woche, Nase
        -en : eisen, machen, werden, Blumen
        -er : Pfeffer, Briefträger, Wetter
        -el : Edel, Esel, Ekel
        ge- : Geschäft, Gesehen, gegangen, gesucht
        be- : besuchen, bearbeiten, betrachten, beobachten
      • eh : suivi d'un h, le e donne le son é étiré, à l'instar du son ee :
        Ehe, mehr, Kehl, weh
      • ee : doublé, le e donne le son e (comme le é français) étiré, à l'instar du son eh :
        Klee, See, Meer
      • ie : précédé par i, le e muet étire le son i :
        Krieg, kriegen, Biene, Biest, Fliege, viel, nie, Wiese, Riese, Liebe
    • G - g :
      Il correspond au g de gâteau et guitare : le son
      j de genou et jambon n'existe que pour les mots d'emprunt en allemand (job, Journalist)
      • Derrière i et en fin de mot, il se prononce chuinté ou ch léger :
        zwanzig, lustig, fertig, wahnsinnig, großartig, Honig, Leipzig, Ludwig, schwierig, eilig, traurig
        Cependant, il est prononcé
        k ou g (de gâteau) dans certaines régions ou certains cas.
    • H - h :
      Il est aspiré comme en anglais.
      • Précédé par a, ä, e, o, ö, u et ü, il ne se prononce pas, mais allonge la voyelle précédente :
        fahren, Fahrer, mahlen, Zahn, Zählen, Zähne, ähnlich, Mehl, mehr, Fehler, Lehrer, lehren, stehen, wohnen, Wohnung, ohne, Ohr, Sohn, wohl, Möhre, kühl, Mühle, Kehl
      • Lorsqu'il suit le e, il donne le son é étiré
    • J - j :
      j (soit le y français) :
      ja, Jagd, jemand, jetzt, Jahr, Jäger, Maja, Jesus, jammern, Maracuja, Jerusalem, Januar, Juni, Juli, Johann, jung, « juhu! », jubeln, hormis le J des mots étrangers (joker, jockey, James, job, Journalist)
    • S - s :
      • En début de mot, s’il est suivi des consonnes p ou t, il se prononce ʃ comme le ch français ou le sh anglais :
        Sport, Spiel, Sprechen, spannen, Spanien, Stern, Stuhl, still, Stein, Stunde, Stab, Stadt, stoßen, Stube, Stufe, Stehen, Straße, Straßburg, spülen, Strümpfe
      • En début de mot, s’il est suivi d’une voyelle, a un son se situant entre le z et le s français :
        Sonne, suchen, so, sehen, Silber, Salbe, sein, suppe, sammeln, selbst
      • Après une voyelle et entre la première et la dernière lettre du mot, il correspond au z français :
        Eisen, Hose, Nase, Mäuse
      • À la fin d'un mot indivisible, il se prononce s (s dur) : Maus, Samstag, Geburtstag (attention donc aux mots composés)
      • Se prononce également s (s dur) le S de MaryS Hund (le chien de Mary), SamstagS Mittag (le midi du samedi ~ samedi midi)
    • ẞ - ß (L'introduction récente de la majuscule reste controversée et non règlementaire, la transcription en « SS » est plus courante) :
      Il correspond au son s (s dur) : Groß, Weiß, naß
    • U - u :
      u (ou français) : Ufer, Blume
    • V - v :
      Il correspond généralement au son f : Vogel, Vorsicht, von, viel, Vater, vor
      • exceptions (mots d'emprunt) : Vanille, Revolution, November, Advent, Sklave, Niveau
    • W - w :
      v : Wetter, Wasser, Weg, Wagen, willkommen, wohnen, wo, wenn, wann, was, wie, etwa, Wache, Westen, Woche
      • exceptions (mots d'emprunt) : Far-West
    • Y - y :
      y (u français) : Gymnasium, Labyrinth, Hygiene
      • s'il est précédé par un A ou un E, il correspond au Y français et change le E en A : Meyer, Speyer
      • exceptions : Bayern ; mots d'emprunt : yahoo, yepee
    • Z z :
      Il correspond au son ts (dans certaines régions, on entendra plutôt dz) : Zeit, Zeitung, Zirkus, Satz, Salz, März, Marzipan, Zimmer, schwarz, Katze, Zoo, Zunge, Grenze, Zählen, Zelt, Zoll, Zell, Zacht

    Sons composés

    • ch se prononce de trois façons : soit r dur comme en breton, soit ch léger (entre h aspiré et ch), soit k :
      • Après a, o et u, il se prononce rr, χ ou r dur et net comme dans creuser (son approchant du j espagnol dans Juan, cependant atténué) :
        Bach, machen, Nacht, Woche, Mittwoch, Wache, Tochter, Buch, Tuch, brauchen, suchen, achtung, Sprache, « ach! », acht, Koch, Loch, doch, noch, hoch
      • Après i, e, ä, ö, ü ou une consonne, il se prononce ç (à mi-chemin entre ch et h, une sorte de ch léger), comme en grec moderne dans όχι :
        ich, echt, Bücher, Küche, Licht, Wächter, Löcher, Märchen, Mädchen, München, Mönch, nicht, Kirche
      • Précédant s, il se prononce k, ce qui donne, avec le s, le son ks (x) :
        Fuchs (à rapprocher de l'anglais fox), Wachs, Lachs, wachsen, Erwachsene, Dachs, sechs, Ochs (à rapprocher de l'anglais ox), wechseln, verwechseln, Nächste, Büchse, höchste
      • exception (k) : Christus
    • ck correspond au k (en français, c ou q) :
      Glück, Glocke
    • sch correspond au son ch dur (ch en français, sh en anglais et x en portugais) :
      Schuhe, Schule, Schlüssel, Schwert, schreiben, englisch, französisch, deutsch, Schere, Schlumpf, Schublade. Attention au suffixe -chen : Mäuschen, bisschen (bißchen), Radischen
    • ng correspond au son ng anglais :
      Englisch, « Dring! », Zunge, Lösung, Gang, Angst, Sprung, Frühling, Hunger, Wikinger
    • nk se prononce ng-k, tout comme en anglais (drink) :
      Dank, danke, Bank, Frank, Franken, Frankreich, Enkel, trinken, Inka (il n'y a bien sûr aucune liaison dans l'expression In Karlsruhe)
    • au est constitué de a et de u (ou en français) ; cependant, il faut bien le prononcer comme un seul son, de même façon que le son français oi, constitué de ou et de a :
      Maus, August, Strauß, genau, Stau, auch, Frau, kaum, kauen, rauchen, « aua! », blau, Verdauung
      • Dans le mot Verdauung, le premier u appartient au son au et le second u appartient au son ung.
    • äu correspond au son , ou oille (langue d'oïl, « oyez! » et non de Mse ; similaire au son allemand eu) :
      Mäuse, Bäume, gebäude, Häuser Träume
    • ei correspond au son (de ail et non de ms), similaire au i anglais :
      Ei, Eimer, einige, einmal, nein, Stein, heiß, Wein, Weihnachten, Reise, sein
    • eu correspond au son , ou oil comme ail (de la langue d'oïl et « oyez! » et non de Mse ; similaire au son allemand äu) :
      neu, Heu, Feuer, Leute, Europa, neun, heute
    Il faut bien veiller à ne prononcer qu'un son et pas deux sons distincts pour les combinaisons de deux voyelles : par exemple, pour la combinaison ei, il faudra prononcer ail (ou le i du mot anglais knife) et non le de naïf. Le son français oi en est l'exemple même : il ne se prononce pas directement oua.
    • -tion se prononce tsion :
      Aktion, Revolution
    • les lettres a et e doublées marquent simplement l'allongement du son, comme le h suivant une voyelle (dans ce cas, le e se prononce é):
      Haar, Paar, Leer, Meer, Schnee, Klee, nee
    • Le coup de glotte au début des mots (et de certaines syllabes) commençant par une voyelle marque une séparation nette entre les mots. Le français, en revanche, a tendance à lier les mots entre eux.
    • L'accent tonique est assez souvent placé sur l'avant-dernière syllabe (ex. : dans Dino-saurier, au est l'avant-dernière syllabe du mot-valise, mais la première du mot Saurier), contrairement à la prononciation française standard qui accentue la dernière syllabe. Il revêt une importance capitale. Deux mots apparemment identiques (par exemple übersetzen) auront des significations entièrement différentes selon que la préposition (über) ou le verbe (setzen) sera accentué.
      - übers
      etzen = traduire (passé composé : übersetzt)
      -
      ü
      bersetzen = traverser un fleuve, aller sur l'autre rive (p.c. : übergesetzt)
    • L'accentuation est aussi indispensable dans la grande majorité des prénoms :
      Anna, Maria, Maria, Sabine, Sandra, Lena, Anton, Antonia, Simone, Felix, Susanna, Julia, Isabella, Phillip, Mickaël(a), Aurelia, Peter, Stephan, Thomas, Markus, Andrea(s), Rainer, Georg, Delphine, Christine, Alexander (Axel), Claudia, Tobias, Kassandra, Ludwig, Johann(es/a), Brigitte, Barbara, Heinrich, Henrick, Bambi, Faline, Cinderella, Niklas, Sebastian… En revanche, Wolfgang ne comporte aucune voyelle à accentuer hormis l'habituelle accentuation de Gang.
    • Le -r ou l'ensemble er dans les terminaisons d'un mot ont de nos jours tendance à s'approcher du son a, à rapprocher de l'anglais :
      - Bau
      er, Maler, super, Käfer, Kaiser, Mutter, hier, Messer, immer, meister, Dorf, Wort, Bayern
      - Ab
      er bitte, mein Vater, sagen Sie mir mehr als nur ein Wort !
      - Ainsi, on peut entendre wir waren (nous étions) prononcé presque comme via vaan !
    • En dehors des terminaisons, toutes les voyelles sont nettement prononcées, même si elles ont différentes prononciations (cf : le e), si bien qu'il est fréquent qu'il n'y ait pratiquement pas de différence entre, par exemple, les sons uh et u :
      Stuhl et Stube
    • La longueur des voyelles doit être scrupuleusement respectée. Alors qu'en français, certains ne font aucune différence entre les voyelles longues et les voyelles brèves (pâtes et pattes, âne et Anne), l'allemand exige de distinguer les deux - au risque de malentendus funestes :
      - Du bist ein
      As = Tu es un as !
      - Du bist ein
      Aas = Tu es un salaud ! (littéralement « une charogne »)

    { courtes !! a !! ä !! e !! er !! i !! o !! ö !! u !! ü
    -
    -
    ! rowspan="2" longues !! a, aa, ah !! ä, äh !! colspan="2" e, ee, eh !! i, ie, ih !! o, oo, oh !! ö, öh !! u, uh !! ü, üh
    -
    colspan="2"
    -
    ! rowspan="2" diphtongues !! ai, ay, ei !! au !! colspan="2" äu, eu !! !! !! !! !!
    -
    colspan="2"
    est parfois retranscrit en .
    Notes :
    • b = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, devant une voyelle (ab, absolut, Baum).
    • ch = après a, o ou u, ailleurs, parfois au début d'un mot.
    • d = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, ailleurs.
    • e = dans les syllabes inaccentuées.
    • g = à la fin d'une syllabe ou avant s ou t, avant une voyelle, dans les mots étrangers. ig = .
    • h = allonge la voyelle lorsqu'il la suit, ailleurs.
    • j = dans les mots étrangers, ailleurs.
    • r = entre une voyelle et une consonne : ou il ne se prononce pas, ou ailleurs.
    • s = au début d'un mot et entre deux voyelles, devant t ou p, ailleurs.
    • v = dans les mots étrangers, ailleurs.
    • y = dans les mots provenant du grec, ou ailleurs. dsch, ph, qu et y se trouvent majoritairement dans les mots étrangers.

    Grammaire


    L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.

    Conjugaison


    Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du principe de la conjugaison française. Les différences notables sont :
    • l'existence du subjonctif, essentiellement destiné à relater les propos d'autrui pour le subjonctif I, et à exprimer l'hypothèse, le souhait, ou une situation rêvée pour le subjonctif II ;
    • la différence entre passif-action ( , la maison est en train d'être construite) et passif-état ( , la maison est construite elle est finie).
    En ce qui concerne la morphologie, les trois principaux types de verbes sont :
    • les verbes faibles, qui conservent leur radical et ont un participe passé en -(e)t. Ces verbes sont le plus souvent réguliers ;
    • les verbes forts, qui modifient leur radical au prétérit, au participe passé et parfois au présent. Ils ont une terminaison de participe passé en -en. Ils sont dits irréguliers, le changement de radical n'étant pas prévisible ;
    • les verbes mixtes, parfois appelés verbes faibles irréguliers, qui modifient leur radical au prétérit et au participe passé. Ils sont conjugués au présent comme des verbes faibles, au prétérit dans leur terminaison en te- comme des verbes faibles avec modification de la voyelle du radical, et au Participe II (appelé aussi participe passé) avec une terminaison en -(e)t avec modification de la voyelle du radical.
    Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode ( , pouvoir ; , avoir le droit ;, etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.

    Déclinaison


    La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels se combinent trois genres grammaticaux, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel.
    Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète si le déterminant est absent ou bien sans désinence (marque de déclinaison).
    Le nom porte également la marque de déclinaison au datif pluriel à tous les genres, au génitif singulier masculin ou neutre.
    Les déclinaisons sont employées :
    • pour indiquer la fonction syntaxique d'un groupe nominal : sujet (nominatif), C.O.D. (accusatif), C.O.I. (datif), ou complément du nom (génitif) ;
    • après certaines prépositions ( ) pour indiquer s'il y a changement de lieu (accusatif) ou non (datif) ;
    • en fonction du cas exigé par les prépositions ainsi que par les verbes, les adjectifs ou les noms suivis d'un complément ;
    • la déclinaison renseigne également sur le genre du mot.

    Syntaxe


    {{Article connexeGrammaire allemande#Syntaxe Grammaire allemande
    L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer des éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit en dernière position. L'inversion du verbe et du sujet a lieu quand un complément vient en tête de phrase ;
    « == aujourd'hui il va bien » ; le rejet est le renvoi du verbe en fin de phrase dans les subordonnées « = lorsqu'il boit du vin »
    Autre exemple :

    Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés.
    Sont mis en valeur :
    • le sujet (il) ;
    • l'action (mettre en service) placée en fin de phrase ;
    • l'objet (cette machine).
    Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase :

    C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toutes les difficultés.

    Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier.

    C'est cette machine qu'il a mise en service hier malgré toutes les difficultés.

    Surcomposition

    La langue allemande peut se passer d'article au génitif en juxtaposant deux éléments (déterminants + déterminé) — ou même beaucoup plus. L'allemand est même connu pour sa capacité à former des surcomposés de grande longueur que les Allemands eux-mêmes appellent par dérision
    « vers solitaires »…
    Exemples :
    • : loi sur le transfert des responsabilités de la surveillance de l'étiquetage de la viande bovine. Ce mot est le plus long attesté officiellement ;
    • exemple fictif : le cendrier de la table d'habitués des opposants à la loi sur le transfert des obligations de surveillance de l'étiquetage de la viande bovineCorentin, « Le mot le plus long – version internationale » — dont les mots allemands les plus longs —, Lexiophiles, . ;
    • exemple fictif : la clé de sûreté du quartier du capitaine du bateau à aubes de la compagnie de navigation à vapeur sur le Danube ;
    • = veuve de conducteur de locomotive (vu sur une tombe en Autriche) ;
    • = la région de moyenne montagne allemande ;
    • exemple fictif : La confrérie de Constantinople des joueurs agréés de cornemuse ;
    • : application de produits phytosanitaires.
    Certains des exemples ci-dessus sont fictifs (ils sont morphologiquement corrects, mais n'ont pas été employés de façon réelle). D'autre part, quand un surcomposé est très long ou peu courant, on peut le diviser par un trait d'union :
    , « conventions-programmes pluriannuelles ».
    La composition à multiples éléments ne se limite pas au couple objet possédé-possesseur (du type
    « casquette de capitaine ») mais aussi à toutes sortes de relations :
    • origine : « escalope de veau » ;
    • but : « escalope pour enfant (petite portion) ;
    • temps : « vacances d'été » ;
    • type : « dents de lait » ; « chocolat au lait ».
    En français, la possession marquée par « de » a plusieurs sens qui se rendent en allemand de trois manières distinctes :
    • formule possessive 1 (génitif) : (l'enfant des loups : ici, l'enfant appartient aux loups ou vient des loups ; l'enfant est souvent humain ici ; dans ce cas, c'est le mot qui est l'élément important) ; au singulier, la formule devient . En anglais, cette formule est , c'est-à-dire de la (du) et de les (des) ;
    • formule possessive 2 : (l'enfant de la mère). En anglais, cette formule est {{Langueenmother s child (noter l'apostrophe en plus pour l'anglais, contrairement à l'allemand). Généralement, si l'on veut mettre le prénom dans l'expression, on utilise cette formulation ; cependant, il y existe des cas comme certains titres de film : , reprise allemande du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, , . Il existe des expressions dans lesquelles devient ;
    • mot composé : (l enfant des loups : l'enfant-loup ou le louveteau ; dans ce cas, le mot important de l'expression composée est — il s'agit du dernier mot) :
      • est plus louveteau que , bien que la traduction exacte de « louveteau » soit ,
      • n'indique pas le nombre des loups dont l'enfant est le sujet, contrairement à .
    Il faut savoir avant tout qu'en allemand, le premier mot dans un composé est, comme l'adjectif qui précède le sujet, moins mis en avant que s'il est placé après le sujet.
    Prenons le titre du de la bande dessinée
    Broussaille, La Nuit
    du chat
    . Dans le titre (et dans l'histoire), l'élément (et le sujet) important est le chat, connu et recherché. C'est la nuit du chat, qui « appartient » au chat.
    On va donc préférer la traduction (La nuit du chat) à (La nuit à chats). Dans cette dernière formulation, c'est l'élément nuit ( ) qui est visé.
    Autre exemple plus rapproché de la syntaxe française : Dans « Nuits dans les jardins d'Espagne », la traduction correcte est et non . La traduction de est « Nuits dans les jardins espagnols ».

    Lexique

    Noms de la langue allemande


    La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :
    • le proto-germanique *teutā- pour « peuple » (parfois suffixé)c’est le même radical qui donne Dutch en anglais (pour néerlandais), teuton en français. Le bas latin thiosticus vient du vieux haut-allemand diutisc ; :
      • allemand : deutsche Sprache, Deutsch ;
      • alémanique : Deitsche Sproch ;
      • bas latin thiotiscus (cf. Concile de Tours) ;
      • coréen : 독일어 (dogireo) ;
      • corse : lingua tedesca ;
      • danois : tysk ;
      • féroïen : týskt ;
      • frison occidental : dútsk ;
      • français : tudesque (terme vieilli) ;
      • islandais : þýska ;
      • italien : tedesco ;
      • japonais : ドイツ語 (doitsu-go) ;
      • latin : lingua theodisca ;
      • luxembourgeois : däitsch ;
      • néerlandais : Duits (les noms de langues prennent tous une majuscule) ;
      • pandunia : doici ;
      • suédois : tyska ;
      • yiddish : דייטש (dayytsh) ;
    • le nom du peuple germanique en latin (Germānus ; germanus = frère, voisin = peuple voisin, allié) :
      • albanais : gjermanishte ;
      • anglais : German ;
      • écossais : gearmailtis ;
      • espéranto : germana lingvo ;
      • géorgien : გერმანული (germanuli) ;
      • grec moderne : Γερμανικά (germaniká) ;
      • irlandais : gearmáinis ;
      • latin : lingua germanica ;
      • roumain : germană ;
      • hébreu moderne : גרמנית (germanyt) ;
      • macédonien : германски (gɛrmanski) ;
    • le nom de la tribu saxonne, du latin Saxō, Saxones (étymologie peu claire) :
      • estonien/finnois : saksa ;
    • le vieux slave pour « muet » (à l’origine ce mot désignait quelqu’un qui parle une langue jugée incompréhensible, tout comme cela était également le sens premier de « barbare »)une autre étymologie rapproche cette racine du nom du fleuve Niémen, au-delà duquel les tribus germaniques vivaient avant l’Ostsiedlung. Par ailleurs, il existait aussi une tribu germanique appelée les Némètes, dont le nom serait d'origine celtique. :
      • biélorusse : нямецкая (niametskaia) ;
      • bulgare : немски (nemski) ;
      • croate : njemački ;
      • hongrois : német ;
      • polonais : niemiecki ;
      • russe : немецкий (nemetski) ;
      • serbe : nemačka ;
      • slovaque : nemčina ;
      • slovène : nemščina ;
      • tchèque : němčina ;
      • ukrainien : німецька (nimets’kа) ;
    • le nom de la tribu allemande, vraisemblablement issu du vieux haut allemand ala manni, « tous les hommes » (cf. alle et Mann en allemand), via le bas latin Alamanus ou Alemanus pour les langues romanes :
      • arabe : ألمانية (almāniya) ;
      • breton : alamaneg ;
      • catalan : alemany ;
      • cornique : almaynek ;
      • français : allemand ;
      • espagnol : alemán ;
      • gallois : almaeneg ;
      • islandais : almennr ;
      • occitan : alemand ;
      • portugais : alemão ;
      • galicien : alemán / alemao ;
      • turc : alman ;
    • peut-être un mot pour « ouest » dans les langues baltes :
      • letton : vācu ;
      • lituanien : vokiečių.
    En hébreu classique, les pays allemands sont connus sous l’appellation de ashkenaz (אשכנז), par généalogie populaire d'après Gen. 10:3. Pour l’hébreu moderne, voir plus haut.

    Emprunts


    Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz).

    Exemples de mots allemands


    { class="wikitable"
    ! Mot Traduction Prononciation standard***
    --
    terre Erde ˈʔe:ɐ.də
    --
    ciel Himmel ˈhɪml̩
    --
    eau Wasser ˈvasɐ
    --
    feu Feuer ˈfɔɪ.ɐ
    --
    homme Mann man
    --
    femme Frau fʁaʊ
    --
    enfant Kind kɪnt
    --
    manger essen ˈʔɛsn̩
    --
    boire trinken ˈtʁɪŋ.kn̩
    --
    grand groß gʁoːs
    --
    petit klein klaɪn
    --
    nuit Nacht naχt
    --
    jour Tag taːk
    --
    lumière Licht lɪçt
    --
    vélo Fahrrad 'fa:ɐ̯ra:t
    Exemples de phrases :
    • Guten Tag/Guten Morgen, ich heiße X. Und Sie/Du → Bonjour, je m'appelle X. Et vous/toi (Guten Tag pour l'après-midi, Guten Morgen pour le matin)
    • Ich bin's → C'est moi
    • Das Wetter ist schön → Il fait beau
    • Ich liebe dich → Je t'aime
    • Ich hasse dich → Je te hais
    • Ich bin die Mutter → Je suis la mère
    • Ich spreche Deutsch → Je parle allemand

    Vivacité de la langue

    L'allemand a toujours la possibilité sémantique de former de nouveaux mots par les procédés de composition et de dérivation.
    Tout comme le français a créé le verbe des pacsés/se pacser à partir d'une abréviation administrative de l'état civil (PACS), l'allemand peut adapter dans le langage courant des termes nouveaux adaptés à l'actualité.
    Exemple :
    Le mot apprenti s'est dit pendant des siècles Lehrling du verbe lehren « enseigner » signifiant donc « celui à qui l'on enseigne quelque chose », suivi du diminutif -ling. Son maître était le Meister.
    La réforme administrative au début des années 1970 a remplacé le terme Meister par deux termes précisant que l'un enseigne effectivement (der Ausbildende, gérondif de ausbilden « former ») et que l'autre a le droit et la responsabilité de la formation (der Ausbilder « le formateur »). L'apprenti devint logiquement der Auszubildende (c'est-à-dire celui qui doit être formé), en abrégé AZUBI (prononcé ATSOUBI). Le génie de la langue ajouta pour la forme féminine la terminaison habituelle -in et l'on prononça le tout ATSOUBINE. Or, le terme Biene « abeille » désigne aussi une jolie fille ce qui transforma la sèche abréviation en un joli petit nom.

    Spécificités de la Suisse alémanique


    Spécificités de l'Autriche


    Prononciation; certaines lettres se prononcent différemment en Autriche. Le « R » a tendance à être roulé, un peu comme dans le Sud de l'Allemagne (Bavière).

    Spécificités de la République démocratique allemande (RDA)


    D'une manière générale, dans la République démocratique allemande, la langue s'était enrichie de termes officiels, spécifiques au régime politique tout comme sous le régime national-socialiste. Dans le langage courant, de nombreux termes tournaient ces derniers en dérision. Par exemple, l'abréviation VEB (pour Volkseigener Betrieb, usine propriété du peuple) devenait Vaters ehemaliger Betrieb (l'ancienne usine de Papa)...
    De très nombreuses abréviations tirées de l'idéologie communiste avaient cours, les étudiants devaient tous suivre des cours de ML (marxisme-léninisme),
    On retrouve des néologismes ou de nouvelles expressions dans un nombre important de domaines, notamment :
    • Industrie et techniques : dans le langage technique, la matière plastique (der Kunststoff ou das Plastik à l'ouest, die Plaste à l'Est). Grande influence du russe (Kombinat, etc.)
    • Gastronomie : des néologismes émaillaient le quotidien de créations « savoureuses », par exemple, un poulet rôti se disait Broiler (de l'anglais to broil, griller), un Broika était alors un... lapin (Broi + Ka, de Kaninchen, lapin). Le plat appelé « Harengs à la Bismarck » fut rebaptisé Delihering (Deli, abr. de « délicatesse » et Hering, hareng) du fait du rôle contestable (aux yeux des dirigeants communistes) de l'ancien chancelier de l'empereur Guillaume II. La soupe russe « Solianka » fait désormais partie du patrimoine gastronomique de l'Est qui découvrait avec quarante ans de décalage la cuisine méditerranéenne bien implantée à l'Ouest. Le vrai Coca-Cola (boisson de l'ennemi capitaliste) n'ayant pas droit de cité, un ersatz lui ressemblant vaguement fut créé, baptisé Club-Cola. Un « blue jean » (appelé eine Jeans à l'ouest) devint un « pantalon à rivets » (Nietenhose).
    • Armée : Dans les langages de spécialité, par exemple celui de l'aéronautique (qui en Allemagne de l'Ouest est truffé de termes anglo-américains), les Allemands de l'est, placés sous la tutelle de Moscou, étaient au contraire influencés par le russe ou continuaient d'utiliser les termes techniques allemands ce qui provoqua quelques difficultés de compréhension lors de l'intégration dans la Luftwaffe des restes de l'Armée de l'air de la NVA.

    Notes et références


    Voir aussi


    Bibliographie

    • Franziska Raynaud, Histoire de la langue allemande, Paris, Que sais-je?, , 1982.
    • Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, sous la dir. d'Alain Rey, Entrée : « allemand, ande » et encadré « La langue allemande » par M.-J. Brochard, tome I, Paris, Le Robert, 2000,
    • Ernest Tonnelat, Histoire de la langue allemande, Paris, Colin, 1927 ; Histoire de la langue allemande, Paris, Armand Colin, section de langues et littératures, , 1962 ( ).

    Articles connexes

    • Distribution de l'allemand
    • Langue allemande en République démocratique allemande
    • Culture de l'Allemagne
    • linguistique
      • liste de langues
        • langues par famille
          • langues indo-européennes
          • langues germaniques
          • langues germaniques occidentales
          • langues germano-néerlandaises
          • haut allemand
    • Déclinaisons allemandes
    • Prononciation de l'allemand
    • Conjugaison de l'allemand
      • Verbes forts (allemand)
    • Syntaxe allemande
    • Histoire de la langue allemande
    • Alemañol
    • Langues en Allemagne
    • Langues régionales ou minoritaires d'Allemagne
    • Liste des noms français de toponymes germaniques
    • Liste Swadesh de l'allemand
    • Influence du latin sur la langue allemande
    • Weltdeutsch, Küchendeutsch

    Liens externes


    *
    Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne
    Catégorie:Langue d'Allemagne
    Catégorie:Langue de Suisse
    Catégorie:Langue du Vatican
    Catégorie:Langue de Wallonie
    Catégorie:Langue de Namibie
    Catégorie:Langue d'Italie
    Catégorie:Langue du Luxembourg
    Catégorie:Langue du Liechtenstein
    Catégorie:Langue du Danemark
    Catégorie:Inventaire de langues
    Catégorie:Langue germanique occidentale
     
    commentaires

    Il n'y a pas encore de commentaires




    vu pour la dernière fois
    Most vists