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Arménien

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L'arménien est une langue qui constitue à elle seule une branche de la famille des langues indo-européennes, étant seule de cette famille à être plus agglutinante que flexionnelleClaire Forel, La Linguistique sociologique de Charles Bally : étude des inédits, Publications du Cercle Ferdinand de Saussure, Droz, Genève, 2008, p. 469. . L'arménien classique (ou Grabar : en arménien Գրաբար, littéralement « langue écrite ») est attesté à partir du et véhicule une riche littérature théologique, historique, poétique, mystique et épique. Aujourd'hui coexistent l'arménien oriental, langue officielle de la république d'Arménie, parlée par les habitants de l'Arménie et par les communautés arméniennes d'Iran et de Russie, et l'arménien occidental, parlé par la diaspora arménienne. le parlent en Arménie en 2013, pour un total de dans le monde .
L'arménien présente des ressemblances nombreuses avec le grec ancien (parallèles étymologiques, utilisation de l'augment, traitement particulier des laryngales de l'indo-européen, etc.), comme l'a souligné le linguiste français Antoine Meillet. D'autre part, les consonnes du proto-arménien ont connu la première mutation consonantique (loi de Grimm), ce qui le rapproche plus des langues germaniques pour sa physionomie phonologique.
L'arménien s'écrit au moyen d'un alphabet spécifique créé au .

Histoire de la langue


Classification et origine

La langue arménienne appartient à la famille des langues indo-européennes tout comme le français. Voici une courte liste de mots ayant une racine commune avec le latin et le grec.
{ /> , « blanc »
*leu̯k-
--
cheval (dzi)
*h₁éḱu̯os
--
mère (mayr)
*méh₂tēr
--
ours (ardš)
*h₂ŕ̥tḱos
--
lune (lusin)
*lou̯k-s-neh₂
--
orphelin (vorb)
*h₃erbʰ-
--
cœur (sirt)
*ḱḗr / *ḱr̥d-

Évolution phonétique

Fichier:Hy-Գլխացավ (Headaches).oggvignettedroiteExtrait de lecture de la page Wikipédia arménienne Գլխացավ

De l'indo-européen au proto-arménien

Comme toutes les familles de langues, l'arménien est défini au sein de la famille indo-européenne par un certain nombre d'évolutions phonétiques intervenues dans la préhistoire de la langue. Parmi ces dernières, on pose ainsi en général :
  • un affaiblissement du *s- initial indo-européen en *h- en proto-arménien (isoglosse partagée avec l'iranien et le grec). Cette aspiration a ensuite disparu à une date antérieure aux premiers textes en arménien classique. On a ainsi : աղտ ałt « sel », parallèlement au grec λς et au latin sal < *seh₂l-. Comme en iranien et en grec, cette aspiration ne disparait pas devant une occlusive ; on a donc : ստանամ stanam « établir », comme le grec στοά « portique » ou l'avestique stāiti- « position » < *steh2-.
  • une mutation consonantique des occlusives, parallèle à celle des langues germaniques (*T > *Th ; *D > * T et *Dh > *D : une sourde devient aspirée, une sonore s'assourdit et une sonore aspirée perd son aspiration). On a ainsi : բերեմ berem « je porte » parallèlement à l'anglais bear ; mais en sanskrit bhárami et en grec φέρω < *er-. Tout comme pour les langues germaniques, cette mutation ne concerne pas les groupes consonantiques avec *s ; on a ainsi ստեղն stełn « tronc », face au grec στόλος, au vieux latin stlocus, et à l'allemand stellen < *stel-. En revanche, cette mutation se produit bel et bien en groupe avec une sonante : on a ainsi աղբեւր ałbewr « source » (avec voyelle prothéique et métathèse) à rapprocher du grec φρέᾱρ, du sanskrit bhúrvan et du gotique brunna < *réh1u̯r̥.
  • une délabialisation des labio-vélaires (traitement satem partagé avec le balto-slave et l'indo-iranien). Leur différence avec la série des vélaires simples est par conséquent perdue. Il n'y a par exemple plus aucune trace de labialisation dans un terme comme կին kin « femme », contrairement au grec γῠνή et au vieil-irlandais bén < *gu̯néh₂-.
  • une assibilation des palatales indo-européennes suivant la mutation consonantique (traitement satem partagé avec le balto-slave et l'indo-iranien) :
    • *ḱ > *ḱʰ > s. On a ainsi սիրտ sirt « cœur », russe се́рдце (sérdce), avestique zərəd- ; parallèlement au grec καρδίᾱ ou au latin cor /tsh/. On a par conséquent ցիւ c̣iw « toit » parallèlement au latin ob-scūrus < *sḱeu̯-. Enfin, même si les exemples manquent, il semble qu'on ait *ḱu̯ > /š/. On a en effet էշ ēš « âne », au regard du latin equus, du grec éolien ἴκκος, du tokharien B yakwe, du lituanien ašvà, du sanskrit áśva-, et du vieil-anglais eoh *ḱ > c. On a ainsi ծնաւղ cnawł « parent », face au latin genitor < *genh1-.
    • *ǵʰ > *ǵ > z. On a ainsi լիզեմ lizem « lécher », parallèlement au latin lingō, au vieil-anglais liccian ou au lituanien laižýti < *lei̯ǵh-.
  • un traitement vocalique triple des laryngales indo-européennes devant consonne (isoglosse partagée avec le grec) :
    • h1C > *eC. On a ainsi երեկ erek « hier », parallèlement au grec ρεβος « obscurité », au sanskrit rájas et au gotique riqis < *h₁régu̯-o-s
    • h2C- > *aC. On a ainsi արջ arj « ours », parallèlement au grec ρκτος, au latin ursus et au sanskrit kṣá- < *h₂ŕ̥tḱos (la consonne finale est probablement due à une réfection opérée par rapprochement avec l'adjectif արջն arjn « noir »)
    • h3C- > *oC. On a ainsi ատամն atamn < *otann < *odonts « dent », face au grec δούς, au latin dens, au gotique tunþus et au sanskrit dat- < *h₃dónts. Dans cet exemple, on n'observe toutefois que la trace d'un ancien *o devenu ouvert en syllabe fermée (cf ci-après) et le parallèle grec est donc nécessaire pour connaître la nature de la laryngale. D'une manière générale, en raison de la grande usure phonétique survenue avant l'attestation des premiers textes, le nombre d'exemples est assez limité. Les données sont par conséquent fortement débattues, notamment concernant *h3. Du reste, cette vocalisation ne se produit que devant une occlusive, on n'a par exemple aucune vocalisation devant la demi-consonne *u̯ dans գեղմն gełmn, comme en grec λῆνος ou en sanskrit ū́rṇā-, alors que le hittite ulana révèle clairement une laryngale 2 : *h₂u̯ĺ̥h₁neh₂. Enfin, il semble qu'en position de groupe consonantique avec une occlusive, une laryngale indo-européenne entraîne une aspiration ou fricativation ; néanmoins ce point fait encore l'objet de débat.
  • une assibilation de *-s- après *r, *u, *K et *i (règle RUKI, partagée avec l'indo-iranien et le slave) ; on a ainsi : վեշտասան veštasan « seize » et non *վեցտասան *vetasan < proto-arménien *wes-tasn < *su̯(u)és + *déḱm̥t. Néanmoins, cette règle est très peu observable en arménien en raison de nombreuses réfections et apocopes, et son étendue précise est débattue (le mot վեշտասան a d'ailleurs un /v-/ initial problématique). En groupe consonantique avec vélaire, on observe le traitement suivant : *ks > /tʃh/, par exemple : չոր č̣or « sec » au regard du grec ξηρός et du sanskrit kṣāra- < *ksoro-s.
  • une vocalisation en /aR/ des sonnantes indo-européennes en position vocalique : on a ainsi en arménien dialectal կաղց k « lait » (arménien classique կաթն kaṭn, avec finale refaite), parallèlement au grec γάλα et au latin lacte < *gkt- ; ou encore ամ am « année » face au sanskrit sámā ou au vieil-irlandais sam < *s-h₂-ó
  • une réfection de l'accent indo-européen sous la forme d'un accent tonique sur l'antépénultième
  • une fermeture systématique de *ē en /i/ ; on a ainsi միս mis « chair » face au latin membrum, au sanskrit māṃsa, au vieux-slave мѧсо (męso), ou au gotique mimz < *mḗms. Toutefois, ce i étant fréquemment réduit à cause de l'accent, on n'observe en général qu'une trace de son existence (comme dans les exemples հայր hayr « père » ou այն ayn « homme »)
  • une ouverture de *o en /a/ en syllabe ouverte prétonique (sauf en contexte de labialisation) : on a ainsi par exemple ակն akn « œil » en face du grec κκον < *h₃eku̯-
  • un renforcement de *i̯ en /d͡ʒ/ à l'initiale et après une consonne liquide. On a ainsi ջուր jour « eau » parallèlement au lituanien jūra « mer » < *i̯uHr- ; ou encore ստերջ sterj < *steri̯os, cf sanskrit sta, grec στεῖρα ou latin sterilis
  • une simplification des groupes *KH en une fricative sourde /χ/. On a ainsi խոյլ xoyl « gonflement », cognat du grec κήλη , du vieux-norrois haull et du russe кила (kila) *rku en proto-arménien (/εrk/ en arménien classique), *tu̯ > /kh/ et *su̯ > /kh/. On a ainsi երկու erkou « deux », parallèlement au grec δύο < *du̯óh₁ ou երկար erkar « long » ; à rapprocher du latin , du sanskrit ra- et du grec δηρός < *δϝηρός < *du̯éh2ros. De même, on a քո o « ton », correspondant au grec σός < *σϝός, au latin tuus et au sanskrit tvam < *tu̯os. Enfin, on a de même քուն un « sommeil », en face du grec πνος, du latin somnus ou du sanskrit svapiti /t͡ʃ/ : on a ainsi աճեմ ačem « je grandis » < *a(u̯)ki̯e-mi < *h₂eu̯g-e-mi (cf latin augeo, grec αὐξάνω, sanskrit ukṣati, gotique aukan, lituanien áugti, etc.)
  • *gi̯ et *di̯ > /d͡ʒ/ : on a ainsi ջերմ jerm « chaud » < *gi̯ermos < *gʰermós (cf grec θερμός, latin formus, albanais zjarm, vieux-prussien gorme, sanskrit gharmá, etc.) et մէջ j < *me(i)di̯os < *médʰi̯os « milieu » (cf sanskrit mádhya-, grec ancien dorique μέσσος, gotique midjis, vieux-slave межда (mežda), latin medius, etc.)
  • *khi̯ et *thi̯ > /t͡ʃh/ : on a ainsi կոչեմ koč̣em « je crie » < *koth-i̯e-mi < *gu̯ot-i̯e- (cf gotique qiþan)
  • *zi̯ > /d͡z/ : on a ainsi ձիւն iwn « neige » < *zi̯om -s. On a ainsi ամիս amis « mois » (avec un a- secondaire analogique du nom de l'année) parallèlement au grec μείς, au sanskrit mā́sa-, au vieux-slave мѣсѧць (měsęcĭ) mais au latin ns < *mḗh₁n̥s. Ce traitement est manifestement postérieur à la fermeture des voyelles devant sonnante, comme l'illustre le mot ուս ous < *ómsos < *h₃ómsos (cf grec ὦμος, latin umerus, sanskrit áṃsa, gotique ams)
  • une ouverture généralisée de *ŏ à /ɔ/ et de *ĕ à /ε/ noté par opposition à /e/ noté (voir ci-dessous)
  • une perte de la distinction entre voyelles longues et brèves
  • une altération des voyelles selon leur position au regard de l'accent
  • la production systématique d'une voyelle prothétique /e-/ en position prétonique (parfois /a-/ au voisinage d'une labiale) et /ə/ en position finale devant *r, *r̥ et *l̥. On a ainsi par exemple Ռև ew dans les premiers textes dont nous disposons, mais Երեւան Erewan dans la grande majorité des manuscrits, ce qui reflète le moyen-perse Rēw(ēn).
  • une simplification de la diphtongue *ei̯ en *ē puis /e/ noté ; on a ainsi dans la conjugaison de l'imparfait բերէ berē « il portait », alors qu'on attendrait *բերեյ *berey en synchronie. Ce phénomène est peut-être récent, car on a dans certains manuscrits du des formes du type բերեի berei dont le statut fait encore l'objet de discussion.

De l'arménien classique à l'arménien moderne

Enfin, l'arménien classique a naturellement connu une certaine évolution avant de donner naissance à l'arménien moderne. Au niveau phonétique, on note notamment :
  • une monophtongaison de /aw/ devant consonne en une voyelle /o/ écrite par opposition à /ɔ/ écrit . Cette lettre, en général transcrite a été introduite dès le , révélant une monophtongaison plus ancienne. Ainsi, le nom propre Աւգոստոս Awgostos est aujourd'hui toujours écrit Օգոստոս Ōgostos.
  • l'altération de /w/ en /v/ en position intervocalique ou finale
  • l'altération systématique de /ɫ/ en /ʁ/ (qui se prononce comme un français). Ainsi, un mot comme ղեկ łek « gouvernail » est aujourd'hui prononcé 'ʁεk. Pour cette raison, cette lettre est aujourd'hui fréquemment translittérée en alphabet latin.
  • l'altération de /y-/ à /h-/ en position initiale : on a ainsi en arménien moderne հոլով holov « beaucoup », mais յոլով yolov en arménien classique (ce mot est d'ailleurs peut-être, selon Martirosyan, à rapprocher du grec πολύς ou du sanskrit purú < *polh1-u-s, avec un préfixe յ-).
  • une disparition de /h-/ à l'initiale. Néanmoins, il est à noter que ce traitement n'est pas systématique dans tous les dialectes : on a ainsi en arménien oriental հորս hors au lieu du standard որս ors « chasse » ; à rapprocher du grec πόρκος)
  • le développement de consonnes prothétiques y- et v- (non écrites) aux voyelles /ε/ (notée ) et /ɔ/ (notée ). Ainsi, en arménien moderne, le nom de la capitale Երեւան Erevan, se prononce jɛɾɛˈvɑn, tandis que le terme ոսկի oski « or » se prononce vɔsˈki. Il est cependant à noter que le verbe être : եմ em fait exception à cette règle, car il n'est prononcé avec consonne prothétique que s'il suit un mot finissant par une voyelle
  • dans certains dialectes de l'arménien moderne, on observe la palatalisation allophonique (non notée) de /r/ en position finale. On prononce ainsi մայր mayr « mère » 'mayɾʂ
Il est enfin à noter que la plupart des spécialistes de l'arménien classique, surtout en République d'Arménie, adoptent en permanence la prononciation moderne à la lecture des textes classiques ; ce qui n'est pas sans rappeler la prononciation italiénisante du latin en Italie ou la prononciation moderne du grec ancien en Grèce.

Éléments de grammaire

On trouvera ci-après quelques caractéristiques grammaticales générales de l'arménienD'après Rousane et Jean Guréghian, L'arménien sans peine, Assimil, 1999 ..
L'ordre des mots est en général de type SVO (sujet - verbe - objet) mais reste assez libre. L'attribut se place entre le sujet et le verbe.

Ponctuation et intonation

Le double-point : équivaut au point final du français, mais concerne aussi les phrases exclamatives ou interrogatives. Le point . équivaut au point-virgule ou au deux-points du français. La virgule , s'utilise comme en français. Le bout ' se place devant un mot ou un groupe de mots qu'il met en relief. Les signes d'interrogation et d'exclamation, qui ont des formes propres, se placent sur la dernière syllabe du mot concerné. Le chécht se place sur la dernière syllabe d'un mot mis en apostrophe ou en relief.
L'accent tonique se trouve toujours sur la dernière syllabe du mot, avant le e final éventuel.

Le nom et l'adjectif

Il n'y a pas de genre grammatical féminin ou masculin en arménien. La déclinaison des noms comprend 6 à 8 cas grammaticaux, selon les points de vue :
  • le cas direct réunit le nominatif et l'accusatif ;
  • le génitif ;
  • le datif est identique au génitif ;
  • l'ablatif ;
  • l'instrumental ;
  • le locatif.
Seuls le cas direct et le datif peuvent avoir l'article défini en fin de mot ; l'article défini s'applique également aux noms propres.
Il existe sept types de déclinaisons, qui se partagent en deux catégories :
  • déclinaisons intérieures (présence au génitif et au datif d'une voyelle différente de celle du cas direct) ;
  • déclinaisons extérieures (désinences s'ajoutant à la dernière lettre du mot).
Deux noms ont une déclinaison particulière : aghtchik (« fille ») et sér (« amour »).
L'arménien utilise des prépositions, mais aussi un grand nombre de postpositions ; les unes et les autres régissent des cas particuliers.
L'adjectif ne s'accorde pas avec le nom.

Le verbe

Il existe trois groupes de verbes :
  • groupe I : les verbes en - -él (exemple : - khemél, « boire ») ;
  • groupe II : les verbes en - -il (exemple : - khosil, « parler ») ;
  • groupe III : les verbes en - -al (exemple : - kartal, « lire »).
L'arménien oriental a fusionné les groupes I et II. Il n'utilise plus le suffixe -il ; (khosil), par exemple, devient donc (khosél).
Le pronom personnel sujet n'est pas indispensable devant le verbe.
L'arménien connaît les modes personnels : indicatif, subjonctif, obligatif et impératif, plus l'infinitif, le participe (passé, présent et futur) et le concomitant, qui exprime une action accessoire à celle du verbe principal.
Les temps sont voisins de ceux du français. Il n'existe pas de passé antérieur ni de futur antérieur, mais on trouve un passé et un futur de probabilité. L'obligatif présente un passé et un parfait. Les six personnes sont les mêmes qu'en français.
Les temps composés se forment avec le verbe auxiliaire ém (« je suis »). L'auxiliaire suit normalement la base, mais il la précède si le verbe est négatif ou si l'on veut mettre en relief un terme de la phrase situé avant le verbe. Il existe deux autres verbes « être », l'un signifiant « être habituellement » et dont les formes complètent celles de ém, l'autre signifiant « exister », « être (là) »Voir article connexe : Copule indo-européenne..
Le causatif est marqué par un suffixe placé avant la terminaison de l'infinitif, et le passif par l'insertion d'un v entre le radical et la désinence.
Le verbe s'accorde en personne et en nombre avec le sujet ; dans les temps composés, c'est l'auxiliaire qui s'accorde.
D'une façon générale, l'arménien préfère le participe, l'infinitif ou le concomitant aux propositions relatives ou conjonctives.

Différentes formes d'arménien

L'arménien oriental et l'arménien occidental sont, normalement, mutuellement intelligibles pour des utilisateurs instruits ou alphabétisés, tandis que les utilisateurs analphabètes ou semi-alphabètes auront des difficultés à comprendre l'autre variante. Ci-dessous quelques exemple de différences de phonologie.
{ class="wikitable"
+ Quelques exemples de variantes
-
! Arménien oriental !! Arménien occidental
-
«b» «p»
-
«g» «k»
-
«d» «t»
-
«dj» «tch»

Dialectes avant le génocide


En 1909, le linguiste arménien Hratchia Adjarian a proposé dans sa Classification des dialectes arméniens une répartition des dialectes arméniens en trois branchesHratchia Adjarian, Classification des dialectes arméniens, Librairie Honoré Champion, Paris, 1909, 14 . :
vignetteupright=2.5Répartition des dialectes arméniens : dans les tons verts, la branche de -um ; dans les tons jaune-orangé-brun, la branche de - ; et dans les tons gris, la branche de -el.
  • branche de -umHratchia Adjarian, op. cit., 15. :
  • dialecte d'Erevan,
  • dialecte de Tiflis,
  • dialecte du Karabagh,
  • dialecte de Šamaxa,
  • dialecte d'Astraxan,
  • dialecte de Djoulfa,
  • dialecte d'Agulis ;
  • branche de -Hratchia Adjarian, op. cit., 44. :
  • dialecte d'Erzeroum,
  • dialecte de Muš,
  • dialecte de Van,
  • dialecte de Diarbékir,
  • dialecte de Kharput et d'Erzinghian,
  • dialecte de Šabin-Kara-Hissar,
  • dialecte de Trébizonde,
  • dialecte de Hamšen,
  • dialecte de Malatia,
  • dialecte de Cilicie,
  • dialecte de Syrie,
  • dialecte d'Arabkir,
  • dialecte d'Akn,
  • dialecte de Sivas,
  • dialecte de Tokat,
  • dialecte de Smyrne,
  • dialecte d'Ismidt,
  • dialecte de Constantinople,
  • dialecte de Rodosto,
  • dialecte de Nakhitchevan-sur-le-Don,
  • dialecte d'Autriche-Hongrie ;
  • branche de -elHratchia Adjarian, op. cit., 81. :
  • dialecte de Maragha,
  • dialecte de Xoy,
  • dialecte d'Artwin.

Linguistique arménienne

Les plus grandes figures de la linguistique arménienne (par ordre chronologique) :
  • Julius Heinrich Petermann (1801-1876)
  • Johann Heinrich Hubschmann (1848-1908)
  • Stepan Malkhasyants (1857-1947)
  • Antoine Meillet (1866-1936)
  • Frédéric Macler (1869-1938)
  • Hratchia Adjarian (1876-1953)
  • Frédéric-Armand Feydit (1908-1991)
  • Jean-Pierre Mahé (1944)
  • Charles de Lamberterie (1945)
  • Agnès Ouzounian.

Notes et références


Annexes


Bibliographie

  • M. Leroy et F. Mawet, La place de l'arménien dans les langues indo-européennes, éd. Peeters, Louvain, 1986 .
  • Articles connexes

    • Wikipédia en arménien
    • Arménien classique
    • Alphabet arménien
    • Arménie
      • Arméniens (le peuple)
      • Histoire de l'Arménie
    • L’Évangile Vekhamor, considéré comme étant le plus ancien manuscrit arménien conservé à ce jour.
    • Numération arménienne
    • Littérature arménienne
    • Liste de poètes de langue arménienne
    • (Hratchia Adjarian, 1909)

    Liens externes

    • .
    • Société des études arméniennes

    Catégorie:Langue officielle
    *
    Catégorie:Langue d'Arménie
    Catégorie:Langue d'Iran
    Catégorie:Langue d'Azerbaïdjan
    Catégorie:Langue de Géorgie
    Catégorie:Inventaire de langues
    Catégorie:Langue flexionnelle
     
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