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Cameroun

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Le Cameroun ( ou ), en forme longue la république du Cameroun (en anglais : et ), est un pays d'Afrique centrale, situé entre le Nigéria au nord-nord-ouest, le Tchad au nord-nord-est, la République centrafricaine à l'est, la république du Congo au sud-est, le Gabon au sud, la Guinée équatoriale au sud-ouest et le golfe de Guinée au sud-ouest. Les langues officielles sont le français et l'anglais pour un pays qui compte une multitude de langues locales.
Avant la période coloniale, les habitants ne forment pas un seul groupe homogène et présentent plusieurs formes d'organisations sociales allant de royaumes structurés à des ethnies nomades. Aux anciens royaumes (Bamoun, Bodjongo, Adamaoua, Garoua) succède au la colonie allemande qui place le Cameroun sous protectorat. À l'issue de la Première Guerre mondiale, le Cameroun est placé sous la tutelle de la Société des Nations et confié à l'administration de la France pour sa partie orientale et du Royaume-Uni pour sa partie occidentale. L'ancien mandat de l'ONU sous administration française accède à l'indépendance sous l’appellation de république du Cameroun le . Il est rejoint par la Cameroun du Sud (partie du territoire sous administration britannique) en pour former la république fédérale du Cameroun qui, le 20 mai 1972, est renommée république unie du Cameroun, puis république du Cameroun en 1984. Comme pour la plupart des États d’Afrique, les frontières actuelles du pays résultent de la colonisation européenne qui a séparé des mêmes ethnies telles que les Fang-Beti qui se trouvent au Cameroun et au Gabon.
Le Cameroun est aujourd'hui membre de droit de l'Organisation internationale de la francophonie, du Commonwealth ainsi que de l'Organisation de la coopération islamique.
Le Cameroun est surnommé « l'Afrique en miniature » . en raison de sa diversité climatologique, minière, géographique, humaine, linguistique et culturelle. L'ouest du pays présente une importante chaîne volcanique dominée par le mont Cameroun.

Histoire


Les premiers habitants du Cameroun sont probablement les chasseurs-cueilleurs Baka, des nomades Pygmées. Mais, dès le , se développent des sociétés sédentaires d'agriculteurs-éleveurs, peut-être venus du Sahara alors en voie de désertification et les Baka sont repoussés dans les forêts des provinces du sud et de l'est où on les trouve encore. Parmi les sédentaires, ceux du sud-ouest de l'actuel Cameroun et du sud-est du Nigéria sont les plus anciennement attestés comme utilisant des langues bantoues. Ces langues se sont ensuite répandues à travers la majeure partie de l'Afrique subsaharienne occidentale, jusqu'en Afrique du Sud, probablement en même temps que l'agricultureUNESCO, Histoire générale de l'Afrique, , .. La première allusion historique des côtes camerounaises se trouve dans le récit dit Périple d'Hannon, dans un texte grec très discuté. Au , ce carthaginois atteint le mont Cameroun qu'il baptise le Char des Dieux. Mais ce texte est controversé pour sa traduction approximative depuis le phénicien et surtout parce qu'il n'y a pas de preuve archéologique que les Carthaginois soient allés au sud d'EssaouiraB.H. Warmington, La période carthaginoise, in Histoire générale de l'Afrique, UNESCO, ed 1999, , ..
vignetteTombe de Um Nyobé
En revanche, on a la certitude que, en 1472, les marins portugais du navigateur Fernando Pó sont entrés dans l'estuaire du Wouri, s'extasiant de l'abondance des crevettes dans le cours d’eau qu'ils appellent aussitôt Rio dos Camarões (rivière des crevettes). Les marins anglais adoptent ce nom en l'anglicisant (Cameroons), d'où le nom actuel de Cameroun.
gauchevignetteFesti ramadan
Après les Portugais viennent les Néerlandais puis les Allemands. Par les contacts avec les Européens et les Sahéliens (royaume du Kanem-Bornou) débutent des échanges commerciaux réguliers. Le développement de la traite négrière, soit occidentale, soit orientale, la diffusion du christianisme par le sud et de l'islam par le nord, changent profondément les sociétés du Cameroun, favorisant les groupes structurés ayant adopté une religion monothéiste et capables de se procurer des armes à feu, au détriment de l'organisation politique antérieure (comme le royaume Bamoun).

Colonisations allemande, française et britannique


vignettegaucheÉvolution territoriale du Cameroun (1901-1962).
vignettePont allemand sur le fleuve Sanaga à Edéa au Cameroun
Dans l'optique de protéger leurs intérêts commerciaux, les Allemands établissent le {{Ouvrage auteur1=Christian Roche titre=Afrique noire et la France au passage=105 éditeur=Karthala année=2011 lire en ligne=https://books.google.fr/books?id=d0wVL2wELvkC&pg=PA105&dq=5+juillet+1884+%2B+cameroun. leur protectorat du nom de Kamerun. L'Allemagne est en particulier intéressée par le potentiel agricole du Cameroun et confie à de grandes firmes le soin de l'exploiter et de l'exporter. Le chancelier Otto von Bismarck définit l'ordre des priorités comme suit : le marchand d'abord, le soldat ensuite. C'est en effet sous l'influence de l'homme d'affaires Adolph Woermann, dont la compagnie implante une maison de commerce à Douala, que Bismarck, d'abord sceptique sur l'intérêt du projet colonial, se laisse convaincre. De grandes compagnies commerciales allemandes et compagnies concessionnaires s'implantent massivement dans la colonie. Laissant les grandes compagnies imposer leur ordre, l'administration se contente de les épauler, de les protéger, et d'éliminer les rébellions indigènes.
Afin d'assurer l'essor économique du protectorat, les Allemands se lancent dans des travaux importants : construction de routes et de la première ligne de chemin de fer, démarrage des travaux du port de Douala, édification d'écoles et d'hôpitaux, création de grandes plantations (cacaoyers, bananiers, caféiers, hévéas, palmiers à huile...). Mais les populations locales sont, pour la plupart, soumises au travail forcé et aux châtiments corporels. Quant aux Baka, ils sont piégés et étudiés comme des animaux ; certains sont emmenés en Allemagne pour être montrés, en cage, dans les expositions colonialesC. Kilian-Hatz : article „Denn Komba hat den Wald für dich gemacht : der Wald in Wirtschaft und Weltanschauung der Baka im südlichen Kamerun“, dans M. Bollig, D. Bünnagel (dir.) : Der zentralafrikanische Regenwald, ed. Münster, Hambourg 1992, ..
En 1918, les Allemands perdent leur colonie en raison de leur défaite lors de la Première Guerre mondiale ; la Société des Nations confie alors la majeure partie du pays à la France et deux poches occidentales limitrophes du Nigeria (colonie britannique) au Royaume-Uni. Pendant les vingt premières années, la France s'emploie notamment à liquider les rébellions de populations kirdis dans le nord du Cameroun. Si la pacification de cette région s'accompagne de massacres et de pillages récurrents, la France, à la différence de l'Allemagne, pratique aussi une politique d'assimilation à l'instar de ce qui se passe dans ses autres colonies. Le Royaume-Uni applique le régime de l'indirect rule.

Indépendance et guerre civile

gauchevignettenouvelle liberté
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de l'UPC (Union des populations du Cameroun), dirigé par Ruben Um Nyobe, revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis réprimé par les Français en pays Bassa et en pays bamiléké (« guerre bamiléké »). L'indépendance de la zone française est proclamée le , le Cameroun devenant la première des 18 colonies africaines à accéder à l'indépendance en 1960 janvier 1960. Le Cameroun ouvre le bal des indépendances africaines sur herodote.net. La réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique (Cameroun du Sud), la partie nord (Northern Cameroons) ayant opté pour l'union avec le Nigeria. Cette indépendance reste pourtant largement théorique puisque des « conseillers » français sont chargés d'assister chaque ministre et disposent de la réalité du pouvoir. Le gouvernement gaulliste préserve son ascendant sur le pays à travers la signature « d'accords de coopération » touchant à tous les secteurs de la souveraineté du Cameroun. Ainsi, dans le domaine monétaire, le Cameroun conserve le franc CFA et confie sa politique monétaire à son ancienne puissance tutrice. Toutes les ressources stratégiques sont exploitées par la France et des troupes sont maintenues dans le pays.
Il s'ensuit une période de violente répression contre le mouvement de l'UPC, et l'ALNK, son « Armée de libération nationale du Kamerun », par le nouveau gouvernement avec l'assistance de la France, qui dure jusqu'à la fin des années 1960Verschave François-Xavier, La Françafrique, le plus long scandale de la République, Stock. D'après l'ouvrage Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique ., ce sont des officiers français qui, au cours des années 1960, dirigent clandestinement les opérations de répression menée par l'armée camerounaise contre les derniers bastions de l'insurrection « upéciste », essentiellement dans l'ouest du pays. Tortures, regroupement et déplacement de force des populations, exécutions extrajudiciaires, guerre psychologique, villages rasés ou bombardés au napalm ., les méthodes employées sont peu à peu transmises par les militaires français à leurs homologues camerounais, notamment au sein de l'École militaire interarmes du Cameroun (EMIA), dirigée au cours de cette période par des officiers français formés à la doctrine de la guerre révolutionnaire (DGR). Le , un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme.

Présidence de Paul Biya

vignettePaul Biya, président du Cameroun
vignetteLe président du Cameroun SE. Paul Biya
Le Premier ministre Paul Biya devient président de la République le 6 novembre 1982, après la démission du président Ahidjo. Le 6 avril 1984, il échappe à une tentative de coup d’État perpétrée par des membres de la Garde présidentielle. Plusieurs des putschistes sont arrêtés et quelques-uns exécutés. De nombreuses autres personnalités sont également interpellées et emprisonnées à cet effet. Associé au coup d’État manqué, l’ancien président Ahidjo sera condamné à mort par contumace puis gracié plus tard par le président Biya. La répression vise particulièrement les régions du Nord, où des centaines de personnes sont tuées. Paul Biya reprend dès lors en main le parti unique, qu'il rebaptise Rassemblement démocratique du peuple camerounais .
Seul candidat, il est élu président en 1984 et 1988. Il adopte un plan d’ajustement structurel qui lui est présenté par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale : privatisation, ouverture à la concurrence, réduction des dépenses sociales, etc. Les salaires des fonctionnaires sont réduits de 60 %, le secteur informel augmenté très significativement, mais les classes dirigeantes ne sont pas affectées par ce programme. Au début des années 1990, à la suite d'opérations de désobéissance civile, baptisées « Villes mortes », et d'émeutes, il accélère la mise en œuvre du multipartisme. Il supprime la législation « contre-subversive » instaurée par son prédécesseur, restaurant ainsi la liberté d’association, et permet à une presse indépendante de commencer à paraître. Cette démocratisation à ses limites : le gouvernement continue d'avoir recours aux fraudes électorales et instrumentalise les appareils judiciaire et policier contre l'opposition .
À la fin des années 1990, les « compagnies juniors » canadiennes, investies dans plus de minières, dans plus de , pour la plupart encore à l'état de projet . multiplient les contrats avec des pays africains parmi lesquels le Cameroun, où Mega Uranium a des concessions sur . L'ambassadeur américain au Cameroun, Niels Marquardt organise le voyage du premier ministre Ephraïm Inoni à l’été 2007 aux États-Unis, au cours duquel la délégation camerounaise est orientée vers des sociétés minières canadiennes, américaines, anglaises et australiennes"Quelle confiance accorder aux juniors minières ?" sur LesAfriques.com http://www.lesafriques.com/la-chronique-miniere-de-david-beylard/quelle-confiance-accorder-aux-juniors-mini-14.html?Itemid=308?articleid=15006.
vignetteLe président Paul Biya et Colin Powell
vignetteLes couples Biya et Obama
Le régime de Paul Biya est proche du gouvernement français, qui lui livre des armes et forme ses forces de répression. La France est le premier investisseur étranger, devant les États-Unis. Cent cinq filiales françaises sont implantées dans tous les secteurs-clés (pétrole, bois, bâtiment, téléphonie mobile, transport, banque, assurance, etc.). En février 2008, des émeutes éclatent, réclamant la baisse des prix et le départ de Paul Biya. Les manifestants sont sévèrement réprimés : une centaine de morts, des milliers d’arrestations.
Fin 2016, un mouvement séparatiste initie un conflit dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le 1er octobre 2017, Sisiku Julius Ayuk Tabe déclare symboliquement l'indépendance de la république d'Ambazonie sur le territoire de ces deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, déclenchant une répression par les forces de l'ordre se soldant par des morts, des blessés, des émeutes, barricades, manifestations, couvre-feu, etc . Paul Biya est réélu pour un septième mandat en 2018, dans un scrutin dont la régularité est contestée par l'opposition . Il lance un «grand dialogue national». Aucune avancée décisive n'en ressort sur la crise dans les régions anglophones. Paul Biya fait libérer des détenus, mais les leaders du mouvement restent en prison .

Politique

Image:YaoundeUnityPalace.pngvignetteLe palais de l'Unité, Présidence de la république du Cameroun.
Le Cameroun est une république de type présidentiel. Le pouvoir est concentré entre les mains du président de la République reconnu par la constitution comme celui qui « définit la politique de la nation » (Titre II, Chapitre 1, article 5, alinéa 2 .).
vignetteLe palais de congrès de Yaoundé
vignettePaul Biya en tête à tête avec le président de l'assemblée nationale M. Kavayé Yégué Dibril
Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres, une Assemblée nationale (où on compte ) et un Sénat (composé de ), le Sénat est mis en place depuis le 14 mai 2013.
vignetteLe président Paul Biya en tête à tête avec l'opposant Jean Jacques Ekindi
On désigne souvent le régime comme étant une « démocrature » dans la mesure où le système politique du Cameroun s'apparente plus à une démocratie procédurale ; derrière les institutions au fonctionnement a priori démocratique, la réalité de l'exercice du pouvoir est celle d'une dictature qui réprime avec force toute velléité de contestation politique ou sociale. Les incarcérations de journalistes, écrivains, syndicalistes et activistes sont fréquentes.
Le 10 avril 2008, l'Assemblée nationale adopte le projet de loi sur la révision constitutionnelle avec pour, 5 contre et 15 non votants. Ce projet adopté est très critiqué . par les partis politiques de l'opposition puisqu'il permet à Paul Biya de prétendre à un quatrième mandat à la fin de son mandat en 2011.
vignetteMaurice Kamto, opposant camerounais.
Le , Paul Biya est réélu à travers des élections présidentielles au premier tour de scrutin et avec 77,99 % des voix. Le , il y a un nouveau gouvernement avec à sa tête le premier ministre Philémon Yang, qui se succède à lui-même. Le , Joseph Dion Ngute est nommé Premier ministreFred Bihina, « Cameroun - Remaniement ministériel : voici les tous nouveaux ministres », cameroon-info.net, 5 janvier 2019..
Sur tout le territoire, les chefs traditionnels conservent un réel pouvoir et sont consultés par les autorités centrales. Outre les codes juridiques modernes émanant des législations internationales, la réglementation juridique s'appuie sur le droit coutumier qui permet aux Camerounais de maintenir leurs cultures originelles. Il n'est pas rare que les fils des dynasties royales, des lamibé ou des sultans, exercent des responsabilités ministérielles à Yaoundé.
Le Cameroun est également membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. L'extrait du projet de loi /PPJL/AN adopté par l'Assemblée nationale et punissant de peine de mort qui ose s'opposer au régime par manifestation de quelque type que ce soit, classe le Cameroun dans un gouvernement de type dictatorial.

Subdivisions administratives


Le Cameroun est peuplé par 280 ethnies dont quelques grands ensembles (Sémites, Hamites, Bantous, Semi-Bantous et Soudanais) et de nombreux métissages.
Sur le plan administratif, le Cameroun compte aujourd'hui dix régions elles-mêmes divisées en . Les départements sont divisés en arrondissements. Les régions sont créées à la suite d'un décret présidentiel le . Jusque-là on avait affaire aux « provinces » ou « districts » ..
{style="background:#FFF;color:#000;vertical-align:middle;text-align:center" 200pxLes régions du Cameroun.
!scope="col" style="text-align:center" N°
!scope="col" style="text-align:left" Région
!scope="col" style="text-align:left" Chef-lieu
!scope="col" style="text-align:center" Nombre de
départements
!scope="col" style="text-align:left" Langues officielles .
-
!scope="row" style="text-align:center" 1
Adamaoua Ngaoundéré style="text-align:center" 5
rowspan="8"français (majoritaire),
anglais
-
!scope="row" style="text-align:center" 2
Centre Yaoundé style="text-align:center" 10
-
!scope="row" style="text-align:center" 3
Est Bertoua style="text-align:center" 4
-
!scope="row" style="text-align:center" 4
Extrême Nord Maroua style="text-align:center" 6
-
!scope="row" style="text-align:center" 5
Littoral Douala style="text-align:center" 4
-
!scope="row" style="text-align:center" 6
Nord Garoua style="text-align:center" 4
-
!scope="row" style="text-align:center" 8
Ouest Bafoussam style="text-align:center" 8
-
!scope="row" style="text-align:center" 9
Sud Ebolowa style="text-align:center" 4
-
!scope="row" style="text-align:center" 7
Nord-Ouest Bamenda style="text-align:center" 7
rowspan="2" anglais (majoritaire),
français
-
!scope="row" style="text-align:center" 10
Sud-Ouest Buéa style="text-align:center" 6

Géographie


vignetteredresseImage satellite du Cameroun.
Le Cameroun est un pays du golfe de Guinée, sur la façade occidentale de l'Afrique. Il possède . de côtes très découpées le long de l'océan Atlantique. Très étendu en latitude ( du nord au sud), le pays a schématiquement la forme d'un triangle dont la base longe le de latitude nord, tandis que le sommet, riverain du lac Tchad, atteint le . Le Cameroun est entouré des pays et étendues d'eau suivants :
  • vignetteBarrage de Bidim au Cameroun Le Nigeria et l'océan Atlantique à l'ouest.
  • La Guinée équatoriale, le Gabon et la république du Congo au sud.
  • La République centrafricaine et le Tchad à l'est.
  • Le lac Tchad au nord.
gauchevignetteVue de lq rive du lac Tchad à partir de Maroua au Cameroun
Par sa superficie de {{incise de surface terrestre et sa population d'environ en 2010, le Cameroun est un pays de taille moyenne en Afrique.
Le pays se situe entre la bordure méridionale du Sahara et la limite septentrionale de la forêt équatoriale du bassin du Congo au sud. L'ouest du pays est dominé par les Hauts-Plateaux, et comprend le massif le plus haut de toute l'Afrique de l'Ouest : le mont Cameroun, qui culmine à Encyclopædia Universalis, 1974, . mètres ; c'est le neuvième sommet du continent africain. L'est du pays est recouvert dans sa très grande majorité d'une forêt équatoriale encore bien conservée. Le long de ses de côtes, on compte quelques cités balnéaires : Kribi, et Limbé près du mont Cameroun.

Frontières terrestres

Le Cameroun partage ses frontières avec six pays limitrophes, dont avec le Nigeria, avec le Tchad, avec la République centrafricaine, avec la république du Congo, avec le Gabon et avec la Guinée équatoriale.
Fichier:Crevette Libme Cameroun.jpgvignetteUne gambas pêchée à Limbé, non loin de l'embouchure du Wouri, dont le nom en portugais, camarão, donne le nom : Cameroun.

Relief

Le relief est extrêmement varié et les études géologiques et géomorphologiques rendent compte que la barrière orographique de l’Adamaoua sépare le Cameroun « humide » du Cameroun « sec » .

Basses terres

Les basses terres sont composées de la cuvette de Mamfé (Sud-Ouest), de la cuvette de la Bénoué et de la plaine du Nord.

Plateaux

Les plateaux camerounais comptent le Sud camerounais, avec une altitude moyenne de , et l'Adamaoua dont l'altitude moyenne est de https://www.webcitation.org/5kwDQCNco mais qui s'élève jusqu'à ..

Hautes terres de l'Ouest

vignetteLe viaduc Bana - Bangou au Cameroun
Les hautes terres de l'Ouest sont un bloc du socle soulevé et recouvert d'épanchements basaltiques, disposé en un arc de cercle appelé la dorsale camerounaise. Les sommets vont de . Les massifs les plus connus sont les monts Mandara (Extrême-Nord), Alantika (Nord), et les volcans encore en activité d'Oku (Nord-Ouest) et du mont Cameroun (Sud-Ouest) qui est, à d'altitude, le point culminant de l'ouest de l'Afrique.

Climat

Domaine équatorial

vignetteClimat chaud de l'extrême-Nord du Cameroun
Le domaine équatorial se caractérise par des précipitations abondantes, des températures élevées et stables et une végétation se dégradant au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur. On distingue les plateaux du Centre et du Sud avec quatre saisons bien tranchées : petite saison de pluie (de mars à juin), petite saison sèche (juillet et août), saison de pluie (de septembre à novembre), grande saison sèche (décembre à février), et la zone occidentale (Littoral, montagnes du Sud-Ouest et hauts plateaux de l'Ouest) avec ses pluies surabondantes qui tombent pendant neuf mois d'affilée de mars à novembre.

Domaine tropical

vignettePalmeraie au Cameroun
Le domaine tropical se distingue par des températures élevées et des pluies peu abondantes, de type soit soudanien (une saison pluvieuse de mai à octobre, une saison sèche de novembre à avril), soit sahélien, marqué par des pluies très irrégulières, mais absentes de décembre à mars. Les températures les plus basses sont de et les plus élevées de .

Environnement au Cameroun


Végétation

vignetteVégétation.
vignettePamplemoussier au Cameroun
La végétation camerounaise est diversifiée et peut être divisée en deux grandes zones : la zone tropicale et la zone équatoriale .. Elle souffre d'une importante déforestation, ayant conduit à un appauvrissement de la biodiversité et à d'importantes émissions de gaz à effet de serre.

= Zone tropicale =

La zone tropicale est en grande partie couverte de savane. On y trouve :
  • La savane boisée de l'Adamaoua riche en arbustes.vignetteRoute à Ngaoundéré au Cameroun
  • La savane herbeuse du Nord.
  • La steppe de l'Extrême-Nord pauvre en arbres et en herbe. Les arbres qu'on rencontre dans la steppe sont à épines et à feuilles caduques pour mieux résister à la sécheresse.

= Zone équatoriale =

vignetteForêt galerie.
La végétation de la zone équatoriale camerounaise est d'un vert luxuriant et composée de :
  • La forêt dense humide du Sud et de l'Est formée de très grands arbres ..
  • gauchevignetteRoute Tibati-Banyo au CamerounLes forêts galeries de l'Ouest et du Nord-Ouest le long des cours d'eau et dans les bas-fonds.
  • La mangrove sur les côtes du Littoral et du Sud-Ouest.

Faune

Plus de la moitié des espèces de mammifères sont amputées d'au moins 70 % de leurs effectifs, notamment à cause de la chasse .

Géologie du Cameroun

vignette222x222pxLes cratères du sommet du Mont Cameroun.
La géologie du Cameroun présente de forts contrastes pétrographiques et structurels répartis sur quatre grands ensembles géologiques majeurs :
  • un craton ancien (Archéen et Paléoprotérozoïque) et sa couverture protérozoïque à l’extrême sud ;
  • des dépôts sédimentaires et des granitoïdes néoprotérozoïques déformés et métamorphisés durant l'orogenèse panafricaine, occupant la majeure partie du pays, traversé par deux cisaillement majeurs.
  • des dépôts sédimentaires d'extension très localisée d'âge paléozoïques, crétacés à quaternaires ;
  • la Ligne du Cameroun est une structure majeure orientée N30°E, soulignée par un volcanisme actif depuis 40 Ma formant une ligne d'édifice volcanique allant du Golfe De Guinée jusqu'au Lac Tchad.
vignette170x170pxQuiquaillerie ambulante au Cameroun

Économie


thumbPalais des sports Yaoundé.
Fichier:Limbe1.pngthumbPlage à Limbé.

Généralité

vignetteVoies d'accès au complexe multisports Paul Biya d'Olembé à Yaoundé
De 1965 à 1985, le Cameroun connaît une croissance soutenue (plus de 15 % par an en moyenne), portée par les prix des matières premières, et est longtemps parmi les pays les plus prospères du continent africain. La situation économique s'est ensuite fortement dégradée jusqu'à la dévaluation, en janvier 1994 du franc CFA, précédée par une diminution drastique des salaires de l'ordre de 70 %. Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30 % entre 1985 et 1993) et une chute de 40 % de la consommation par habitant, le Cameroun renoue avec la croissance économique depuis 1994. Son PIB (environ de dollars américains en 2009, soit américains par habitant en PPA) représente aujourd’hui la moitié de celui de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional.
Pour ce qui est des importations, les principaux partenaires économiques du Cameroun sont la France (19,1 %), la Chine (13,3 %), le Nigeria (12,4 %). Pour les exportations, ce sont l'Espagne (15,1 %), les Pays-Bas (12,8 %), la Chine (9,4 %), l'Italie (9,3 %), la France (6,5 %) et les États-Unis (6,4 %), en 2010. La dette publique constitue 14,3 % du PIB (2009), tandis que la dette extérieure est d'environ de dollars américains (estimation 2009).
Le Cameroun devient un pays producteur de pétrole en 1977. Prétendant vouloir faire des réserves pour les temps difficiles, les autorités gèrent les recettes pétrolières « hors budget » dans la plus totale opacité (les fonds sont placés sur des comptes parisiens, suisses et new-yorkais). Plusieurs milliards de dollars sont ainsi détournés au bénéfice de compagnies pétrolières et de responsables du régime. L'influence de la France et de ses au Cameroun reste considérable. La revue African Affairs note au début des années 1980 qu'ils continuent à dominer presque tous les secteurs clés de l'économie, à peu près comme ils le faisaient avant l'indépendance. Les ressortissants français contrôlent 55 % du secteur moderne de l'économie camerounaise et leur contrôle sur le système bancaire est total.

Secteurs d’activités

vignette187x187pxElevage de bovins au Cameroun
Le pays dispose de ressources naturelles agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel), forestières, minières (bauxite, fer, cobalt, nickel, manganèse, diamant, marbre) et pétrolières ; les compagnies minières junior de Vancouver ou de Toronto jugent qu'il , « Les revenus miniers doivent contribuer au développement (ONG) », . . La population active se répartit en 2010 entre secteurs primaire (19,7 %), industriel (31,4 %) et tertiaire (48,9 %). La filière coton a pris de l'ampleurClémentine Pawlotsky et Stéphane Ballong, http://www.jeuneafrique.com/234909/economie/coton-qui-sont-les-leaders-africains/ « Coton : où se trouvent les principaux producteurs africains ? », Jeune Afrique. , même si sur le marché mondial, le cours de la livre de la fibre, est en 2015 autour de américain, relativement bas comparé au pic des américains la livre qu'il a atteint en 2011. Le pays est à la Histoire de la culture du coton#Leaders d'Afrique de l'Ouestcinquième place du palmarès des sept premiers producteurs africains de coton au milieu des .

Économie informelle

vignetteChariot dans la ville de Douala
Soixante-quinze pour cent de la main-d'œuvre urbaine travaille dans le secteur informel et six ménages sur dix tirent au moins une partie de leurs revenus de ce secteur informel. Cette importance du secteur informel a tendance à croître de plus en plus depuis la crise économique. Il permet de remédier partiellement au problème du chômage (20 % de la population en 1995, 30 % en 2003). En 2011, le taux de chômage a dégringolé et est estimé à 13,1 %.

Infrastructures de communication


vignetteDouala, la capitale économique.
vignette175x175pxRoute de Ngaoundéré-Idool-Balam au Cameroun

Routes et voies ferrées

Le Cameroun possède de routes, dont .
vignetteGare ferroviaire de Mbang Jock
Le réseau ferroviaire totalise de voies ferrées avec la ligne du transcamerounais géré par la société Camrail.

Ports

Trois grands ports sont actifs, à commencer par le Port autonome de Douala. Les ports de Limbé et Kribi sont en grande partie financés par la Banque d'investissement chinoise et ont vocation à devenir des ports en eau profonde pour abriter les navires avec de plus grands tirants d'eau que ceux accédant aujourd'hui à Douala. Le Cameroun compte plusieurs ports dont les plus importants sont ceux de Douala et de Limbé. Il possède aussi un port fluvial saisonnier à Garoua (sur la rivière Bénoué). Le port en eaux profondes à Kribi est en fonction depuis 2016.

Transport aérien

Le Cameroun dispose de quatre aéroports internationaux (Douala, Yaoundé-Nsimalen, Garoua et Maroua Salak) et une dizaine d'aéroports secondaires. En 2008, la compagnie nationale aérienne Cameroon Airlines fait faillite. Son successeur, Camair-Co, effectue son premier vol le . Il existe quelques compagnies privées de taille modeste dont la flotte se limite à un ou deux porteurs de moins de desservant essentiellement l'intérieur du pays.

Lutte contre la corruption


On retrouve la pratique de la corruption dans les plus hauts niveaux de l'État jusqu'au fonctionnaire au bas de l'échelle. La corruption quotidienne est qualifiée de nombreux noms : « tchoko », « bière », « taxi », « carburant », « motivation » et d'autres. Malgré son potentiel naturel, minéral et humain énorme, le Cameroun souffre encore aujourd’hui de plusieurs maux qui empêchent un véritable décollage économique : la corruption, une production énergétique déficitaire par rapport à la demande, des finances publiques insuffisamment épurées, une attractivité pour des investissements de capitaux privés et étrangers en retrait par rapport à d'autres pays, une lourdeur administrative souvent handicapante. À cela s'ajoute une inadéquation entre la formation des jeunes et les besoins du marché de l'emploi qui aggrave le chômage, et l'ampleur du secteur informel.

Population et société

Démographie


vignetteÉvolution de la démographie entre 1961 et 2003, population en milliers d'habitants, données FAOSTAT, 2005.
vignette227x227pxPopulation de l'ouest du Cameroun essentiellement agricole
La population du Cameroun est estimée en 2015 à . Lors de l'indépendance du pays, en 1960, le Cameroun comptait un peu plus de .
En 2001, dépassent le seuil des : Douala (la capitale économique, d'habitants en 2001), Yaoundé (la capitale politique et siège des institutions, environ d'habitants en 2001), Garoua (environ en 2001), Bamenda (environ en 2001), Maroua (environ en 2001) et Bafoussam (environ en 2001).
vignettegaucheEn famille au village.
Cependant, les estimations démographiques varient selon les sources. Selon le quotidien gouvernemental (en se basant sur les dossiers spéciaux hebdomadaires dans une ville du pays au cours des années 2008 et 2009), les dix agglomérations les plus peuplées sont : Douala ( d'habitants), Yaoundé ( ), Garoua ( ), Bafoussam ( ), Nkongsamba ( ), Bamenda ( ), Édéa ( ), Kribi ( ), Maroua ( ) et Ngaoundéré ( ). Le Cameroun compte au total une vingtaine de villes ayant au moins .
Selon les résultats du dernier recensement ., le Cameroun compte toujours un peu plus de femmes (50,6 %) que d’hommes (49,4 %). La moitié de la population a moins de et le poids démographique des moins de se situe à 43,6 %. Les personnes âgées de plus de ne représentent que 5,5 % de la population totale.
Malgré une démographie urbaine en constante croissance, une majorité (de 55 % à 65 % selon les estimations) de la population demeure en zone rurale.
Les provinces les plus densément peuplées (plus de ) sont les provinces de l'Ouest, du Littoral, de l'Extrême-Nord et du Nord-Ouest. Par contre, les provinces de l'Adamoua, de l'Est et du Sud sont très faiblement peuplées (moins de par ).
En fonction de l’importance numérique de l’effectif de leur population, les régions du Cameroun peuvent être classées en :
  • Première catégorie : les régions les plus peuplées avec plus de deux millions d’habitants ; ce sont les régions du Centre ( ), de l’Extrême-Nord ( ), du Littoral ( ) et du Nord ( ).
  • Deuxième catégorie : les régions dont l’effectif de la population se situe entre d’habitants : ce sont les régions du Nord-Ouest ( ), de l’Ouest ( ), du Sud-Ouest ( ) et de l'Adamaoua ( ).
  • Troisième catégorie : les régions ayant moins d’un million d’habitants : ce sont les régions de l’Est ( ) et du Sud ( ).
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-
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! scope=col Région
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! scope=col Population
! scope=col Superficie
! scope=col Densité de population
-
! scope=row 1
Adamaoua Ngaoundéré 13,9
-
! scope=row 2
Centre Yaoundé 44,9
-
! scope=row 3
Est Bertoua 7,1
-
! scope=row 4
Extrême-Nord Maroua 90,8
-
! scope=row 5
Littoral Douala 124,0
-
! scope=row 6
Nord Garoua 25,5
-
! scope=row 7
Nord-Ouest Bamenda 99,9
-
! scope=row 8
Ouest Bafoussam 123,8
-
! scope=row 9
Sud Ebolowa 13,4
-
! scope=row 10
Sud-Ouest Buéa 51,8
-
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Cameroun
Yaoundé


26,94

Niveau de vie et IDH

Le PNUD classe le Cameroun au au niveau mondial sur en 2014 avec un Indice de développement humain (IDH) égal à 0,512. Ce dernier classement est établi sur les données socio-économiques telles que l'éducation, la santé ou encore le revenu par habitant. Il donne une estimation du niveau de vie général d'un pays. Pour le Cameroun, il s'est amélioré entre 1980 et 2014, passant de 0,405 à 0,512.
  • Indice de développement humain
  • { />, les chaînes de télévision implantées au Cameroun initient des débats télévisés .. Les plus en vue étant les débats télévisés du dimanche au cours desquels des acteurs socio-politiques, journalistes, universitaires, membres de la société civile sont régulièrement invités pour discuter des sujets d'actualité de la semaine. De tels dispositifs, malgré de nombreux manquements au niveau de l'organisation, contribuent indéniablement à l'émergence d'un espace public au Cameroun.

    Radio

    De nombreuses radios locales (RTS 1, {{laquelle , Radio Véritas, , , Radio balafon, Kalak Fm, Radio Lumiere, , Poala FM, , Radio Campus, Radio Bonne Nouvelle, Satellite FM, Radio Vénus, {{laquelle , Radio Environnement, Radio Reine, Afrik2, Il est Écrit…) émettent sur l'ensemble du territoire. Quelques grands réseaux radiophoniques internationaux sont captés comme RFI, BBC, Africa Radio, Medi 1 radio ou Radio Vatican. {{refnecIl y a quelque temps , une véritable révolution s'est produite dans le paysage avec la mise en place de la première radio spécialisée dans le sport, RSI (Radio Sport Info), dont le promoteur Martin Camus MIMB, est un journaliste réputé dans le domaine. Ce qui nous offre un paysage diversifié et très dense.date=avril 2020

    Sports


    fichier:Cameroon vs Germany 2003.jpgvignetteRencontre des Lions Indomptables contre l'Allemagne en 2003.
    gauchevignetteEto'o Fils Samuel, ancien capitaine des lions indomptables du Cameroun284x284px
    Le Cameroun est connu à l'international, notamment grâce à son équipe de football : les Lions Indomptables, et ses joueurs internationaux évoluant dans des clubs mythiques. Le plus célèbre, Samuel Eto'o, a remporté le titre de joueur africain de l'année à 4 reprises entre 2003 et 2010.
    vignetteStade Amadou Ahidjo de Yaoundé
    Parmi la diversité des disciplines sportives pratiquées sur le territoire, le football est certainement la plus populaire.
    Le palmarès du Cameroun aux jeux olympiques est constitué de deux médailles d'or en athlétisme, deux médailles en boxe et une en football (2000) ..
    vignetteLes lionnes indomptables du Cameroun
    Les sports collectifs, tels que le basket-ball, le volley-ball et le handball, voient leurs qualifications aux compétitions continentales et internationales être de plus en plus fréquentes.
    vignetteSport de masse au Cameroun
    vignetteLe cyclisme au Cameroun
    Le Cameroun organise des compétitions nationales, telles que le Tour cycliste du Cameroun et la Course de l'espoir (ascension du Mont Cameroun), ainsi que des compétitions continentales (Afrobasket féminin 2015, CAN féminine 2016).

    Culture


    La culture camerounaise est caractérisée par une très grande diversité ethnique, linguistique, religieuse et culinaire liée à son histoire et sa géographie. Cette diversité permet le développement d'une créativité d'une grande richesse dans tous les domaines artistiques.

    Diversité culturelle

    Ethnies


    Différents groupes socioculturels sont représentés au sein de la population camerounaise. À l'image de ses milieux naturels contrastés, le Cameroun est d'une grande diversité humaine. Trois grands ensembles peuvent être identifiés :
    gauchevignetteChapeau de danse traditionnelle des Bamiléké à l'ouest du Cameroun
    vignetteMessager Sawa pendant la fête du Ngodo
  • Au grand nord, on distingue principalement deux grands groupes. Les Peuls (ou foulbés) et les « Kirdis ». Parmi ces « Kirdis », les montagnes du Cameroun depuis la région de Garoua jusqu'à Mora abritent une grande variété d'ethnies non-musulmanes. On y trouve généralement les ethnies Mofu, Mafa, Toupouri, Moundang, Guiziga, Massa Aussi, les Peuls des savanes du Nord se sont souvent organisés en Lamidats dirigés par un lamido, l'équivalent d'un chef de village. Leurs constructions sont encore visibles à ce jour et leurs coutumes perdurent. Les populations du Centre et du Sud possèdent également leurs coutumes, caractérisées par une très grande diversité linguistique. Les habitations des anciens chefs traditionnels ont presque disparu au profit de constructions modernes, la zone étant la plus développée du pays, mais plusieurs monuments commémoratifs y sont érigés.gauchevignetteChefferie Bamiléké au CamerounvignetteCostume Bamoun à l'ouest du Cameroun
  • vignetteLe sultan Ibrahim Mbobouo Njoya, sultan roi des BamounAu grand ouest, sont présents les Bamilékés (groupe dynamique dans le commerce, où ils excellent), le plus grand groupe ethnique du pays, aux côtés des Tikar (descendants de populations du nord) ainsi que des Bamouns (renommés pour leur histoire – surtout politique et militaire – et leurs créations artistiques). Ces groupes ont développé une civilisation originale, basée sur des chefferies qui sont autant de petits royaumes.
  • gauchevignetteUne société secrète "le Nkou Ngang" chez les bamiléké du CamerounvignetteAccoutrement princier chez les Bamiléké au CamerounAu grand sud, les principaux groupes sont les Beti (groupe principal de la zone forestière du centre, sud et est), les Eton, les Manguissa, les Ewondo, les Boulou, qui se rattachent au monde bantou. Les Bétis/Boulou, ethnie à laquelle le président Paul Biya appartient, détiennent de facto le pouvoir depuis 1982 .. Les Bassa, les Yabassi, les Dibom (au centre-ouest et le littoral géographique du pays), et les Sawa et apparentés (peuplant la zone côtière) sont les autres principaux peuples. Les Bassa sont majoritairement installés dans plusieurs villes, en commençant par Éséka en passant par Édéa jusqu’à Yabassi et un peu dans le Moungo et le Wouri. Les Bassa sont structurés en plusieurs petits groupes. Les Gbaya, occupants majoritaires de plus de six unités administratives des régions de l'Est et de l'Adamaoua. Les Gbaya, faiblement représentés dans la classe politique, sont locuteurs de plusieurs dialectes : laii (Bétaré-Oya), do'oka (Garoua-Boulaï), yayoué (Meiganga) Bodomo… Les pygmées du Sud vivent principalement dans la forêt.
  • Langues


    Image:Alphabet Bassa.jpgvignettegaucheSignes de l'alphabet bassa.
    On recense au Cameroun 309Les cultures du Cameroun, Paix et Diversité (2007) . langues, dont le ngumba, le gbaya regroupant plusieurs dialectes : laii (Bétaré-Oya), do'oka (Garoua-Boulaï), yayoué (Meiganga, Ngaoundal, Dir, Tibati), bBodomo, le bamoun, le tikar, le bankon, le tunen, l'eton, l'ewondo, le douala, le bassa, le yabassi, le dibom, le mbang, le ntumu (Vallée-du-Ntem), le bakweri, le boulou, le peul ou foufouldé, le mofu-gudur, le mofu du Nord, le haoussa, le psikye, le guidar, le moundang, le mousgoum, le toupouri, le massa, le guizigua – guiziga du Nord et guiziga du Sud –, les langues bamilékées composées de plusieurs sous-ensembles comme le nufi (à Bafang), le ghomalaʼ (à Bafoussam, Baham, Bahouan, Bamendjou, Pète-Bandjoun, Batié, Bansoa, Bandenkop, Batoufam…), le nuguru, le bafia, le medumba (à Bangangté), le yemba (à Dschang), le ngomba (à Bamesso), le ngiemboon (à Mbouda), et bien d'autres. Contrairement à la majorité des pays africains, le Cameroun n'a donc pas de langue régionale dominante ou commune. Cette variété fait également du Cameroun l'un des au monde possédant une « mégadiversité linguistique » avec la mondiale, mais la en Afrique après le NigeriaLes cultures du Cameroun, Paix et Diversité, 2007..
    En plus de ces langues, plusieurs langues créoles se sont développées depuis le commencement des explorations européennes modernes et de la colonisation. Cela a entraîné un brassage de populations, et ce, particulièrement depuis le début du . Aujourd'hui encore, la jeunesse urbaine a créé une forme d'argot complexe dit camfranglais (mélange de français, d'anglais, de locutions dialectales camerounaises et de verlan) qui varie selon les villes. Par ailleurs, le , proche de sa version nigériane, sert parfois de aux commerçants à travers tout le pays (en particulier dans sa moitié Sud). Il tend à se répandre dans la population au travers des productions audiovisuelles nigérianes et à la faveur des relations entre francophones et anglophones du pays. En 2011, une chaîne de télévision privée utilise le pidgin pour ses émissions d'informations.
    Image:Ecole Babylone in New Bell July 2012 11.JPGvignetteÉcole primaire maternelle bilingue à New Bell (Douala).

    Langues officielles

    Les langues officielles sont le français, environ de la population est francophone et vit dans des subdivisions francophones, et l'anglais, parlé dans deux subdivisions administratives limitrophes du Nigeria, celle du Nord-Ouest et celle du Sud-Ouest .
    Ce sont les deux langues de l'administration, de l'enseignement et des médias. Ce bilinguisme au Cameroun est un héritage de la colonisation et permet au Cameroun de faire à la fois partie du monde francophone et anglophone. Le Cameroun constitue ainsi le seul pays bilingue français / anglais d'Afrique jusqu'à ce que le Rwanda ajoute en 2003 l'anglais au français comme langue officielle, et est un des rares pays ayant un tel bilinguisme au monde avec le Canada, les Seychelles, le Vanuatu et Maurice. Malgré tout, le français est largement avantagé dans l'administration et les médias par le fait de la prépondérance démographique / territoriale des francophones. Certains anglophones se plaignent d'ailleurs de discrimination à l'égard de leur langue .
    Cependant, le bilinguisme est officiellement encouragé par le gouvernement et la plupart des documents officiels lus ou écrits le sont dans les deux langues. L'administration, les représentants des autorités sont tous censés être bilingues, et il est en principe attendu des citoyens camerounais qu'ils puissent communiquer dans les deux langues. La chaîne de télévision publique CRTV émet notamment ses informations dans les deux langues par alternance. Par ailleurs, six des huit universités publiques sont bilingues, dont deux sous régime linguistique anglophone, l'université de Buéa et l'université de Bamenda, et de nombreux lycées et écoles primaires bilingues existent sur l'ensemble du territoire.

    Religions


    Le Cameroun est État laïc mais est un pays membre de l'Organisation de la coopération islamique. Sa population est composée de . :
    • Environ 65,2 % de chrétiens :
      • Les catholiques (38,4 %) sont répartis en . Leur plus haut dignitaire est , archevêque de Douala qui succède au cardinal Christian Wiyghan Tumi, archevêque émérite de Douala.
      • Les protestants (26,3 %) sont répartis principalement sur le littoral et les provinces anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et en grande partie au Sud-Cameroun.
      • Les orthodoxes : 0,5 % sont répartis principalement sur le littoral, le Centre et l'Est.
    • 20,9 % de musulmans, concentrés dans l'Adamaoua, le Nord, l'Extrême Nord et à l'ouest (peuple bamoun).
    • 5,6 % d'animistes ; les adeptes des religions traditionnelles sont principalement présents à l'ouest, au sud et à l'est.
    • 1 % d'autres religions.
    • 3,2 % de libres-penseurs.

    Fichier:Cathédrale notre dame de victoire de Yaoundé 01.JPGCathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé.
    Fichier:Église baptiste de Bimbia.jpgÉglise baptiste à Limbé.
    Fichier:Kdfprayer4.JPGPrière dans une communauté musulmane de Foumban.
    Fichier:Frauenfigur, Amulett mu po, Kameruner Grasland, Bamunkung; im Staedtischen Museum Braunschweig.jpgAmulette du Grassland.
    Fichier:Initié.jpgInitié en pays bamiléké.
    Fichier:Cathédrale Notre Dame des Victoires.jpgHôtel de la cathédrale notre dame des victoires
    Fichier:Cathedrale de Yaounde- du ciel-Simbanematick.jpgVue en plongée de la cathédrale de Yaoundé
    Fichier:Chutes d'Ekombé en février 1970 03.jpgChute d'Ekombé au Cameroun
    Fichier:Traversée du Logone vue du Cameroun.jpgLe fleuve Logone à l'extrême Nord du Cameroun
    Fichier:WL-Cameroun-Akonolinga-Pirogues dans un tronc entier.jpgPirogues à Akonolinga au Cameroun
    Fichier:WL-Cameroun-Charrettes de bois pour la cuisine.jpgCharrettes en bois au Cameroun
    Fichier:Ministère des postes et de télécommunications Yaounde Cameroun Canada.jpgImmeuble du ministère des postes et télécommunication du Cameroun à Yaoundé
    Fichier:Cameroun - Batoufam.jpgÉcolière au village Batoufam au Cameroun
    Fichier:WL-Cameroun-Douala-Rue après un orage.jpgRue inondée à Douala
    Fichier:Bac1, Est, Cameroun.jpgBAC à l'Est du Cameroun
    Fichier:WL-Cameroun-Kribi-Pirogue aux chutes de la Lobé.jpgLa chute de la Lobé à Kribi au Cameroun
    Fichier:Grumier 1 Cameroun.jpgGrumier sur piste au Cameroun
    Fichier:Montée du mont cameroun.jpgMontée du mont Cameroun
    Fichier:Champs de mil entre Maroua et Garoua.jpgChamps de mil à Maroua au Cameroun
    Fichier:La CNPS.jpgImmeuble de caisse national de prévoyance sociale du Cameroun

    Gastronomie


    Le ndolè, plat mythique camerounais..jpgLe ndolé.
    Poulet DG.JPGLe Poulet DG.
    Mbongo tchobi et banae plantin malxé.jpgbongo'o tjobi et banane plantain.
    Mintumba.jpgMintumba.
    Koki (gateau de Niébé).jpg Koki (gateau de Niébé).
    Ikok mixé et son manioc vapeur.jpgOkok (ou ikok ou nkumu) mixé et son manioc vapeur.
    Le Cameroun, à l'image de sa diversité ethnique, présente une richissime diversité culinaire dont voici quelques exemples qu'il faut noter :

    Plats

    • vignetteLe Ndomba (pépé soup de poisson) cuit à l'étouffé. Met camerounaisLe galow (gambo) avec du couscous (appellation de la polenta).
    • Le folléré avec du couscous (appellation de la polenta).
    • Le bokko avec du couscous (appellation de la polenta).
    • Le ngniébé (poisson fumé avec couscous (appellation de la polenta)).
    • Le ngniebé (viande fumée avec couscous (appellation de la polenta)).
    • Le ndolé.vignettePlat de Ndolé, met camerounais
    • Le bongo'o (poisson aux épices).
    • Le poulet DG (poulet frit avec du plantain frit et des légumes).
    • Le kuem sans sel.
    • Le eru/ero (plat à base de légumes (eru et waterleaf) originaire des zones anglophones et du Nigéria).vignettePlat de Water fufu and Eru, plat camerounais prisé dans la région du Sud Ouest et le Nigéria
    • Le taro (taro à la sauce jaune).

    Accompagnements


    • Le bobolo (bâtonnets de manioc trempé)..
    • vignette188x188pxBobolo, met de manioc écrasé et enroulé dans une feuille Le pen (couscous de maïs).
    • Le ndjapche : couscous de manioc à base de légume Ndjapche (légume connu aussi sous le nom de NdjamaNdjama).
    • Le miondo (bâton fin de manioc).
    • Le dang-waaké (farine de manioc ou blé transformé en des petits morceaux qui s'accompagne d'une sauce ou des œufs. cuits).
    • Le met de pistache.
    • Le nkui, (préparation à base de fruits, écorces, racines et aubergines).
    • vignettePréparation de beignet koki, met camerounais à base de haricotLe kondré (préparation à base de bananes plantains, légumes, et condiments).

    Desserts

    • Le waïna rôogo (petits beignets à partir de manioc cru râpé).
    • Les mââssé (beignets faits à partir de la farine de riz bien sucré).
    • Le koki (gâteau de petits haricots blancs).
    • Le mintoumba.
    • Le ntas.

    Condiments

    • La sauce d'arachide.
    • Le achu (sauce jaune).
    • L'okok.

    Diversité artistique

    Art


    L'art camerounais est caractérisé par une très grande diversité de style liée à son histoire et sa géographie (diversité des ethnies, des langues, des religions…). Cette diversité culturelle permet le développement d'une grande créativité sur tous les supports de l'art contemporain (art plastique, peinture, sculpture, photographie…) et inspiré par son art traditionnel (masques, statuettes, architecture…).
    Fichier:Maison obus.jpgHabitations du peuple Mousgoum.
    Fichier:Cam0492 Habitation de Pouss.jpgHabitations mousgoum à Pouss.
    Fichier:Maison rurale en adobe (Cameroun) (5).jpgMaison rurale en adobe, dans la région du centre.
    Fichier:Chefferie Bafoussam - Architecture portes.jpgPorte de la chefferie de Bafoussam.
    Fichier:Bamun sultan palace.jpgPalais des sultans Bamouns.
    Fichier:Camerun, bamendou, maschera reale tukah, XVIII sec. 01.JPGSculpture Bamendou.
    Fichier:Reine porteuse de coupe, détail, Bamileke, Cameroun, Musée du quai Branly.jpgReine porteuse de coupe, Bamiléké.
    Fichier:Bamileke Notables Seat.jpgSiège de notable Bamiléké
    Fichier:6229 1 bamileke hat (2310887091).jpgChapeau traditionnel Bamiléké
    Fichier:6229 2 bamileke hat (2310900701).jpgChapeau traditionnel bamiléké utilisé lors des funérailles
    Fichier:Statuette de reine Bamiléké-Musée du Quai Branly.jpgStatuette bamiléké
    Fichier:Ancient Bamileke architecture.jpgarchitecture bamiléké
    Fichier:Cameroun fourreau.jpgfourrau utilisé lors des danses bamiléké
    Fichier:Monnaie en forme de lame de houe Bamiléké.jpgMonnaie en forme de lame de houe Bamiléké
    Fichier:Bamileke clothing.jpgTenue de cérémonie des princes bamiléké
    Fichier:Bamileke dancers.jpgCostume de société secrète Bamiléké
    Fichier:NKEUNIA danse BAMILEKE au Cameroun.jpgDanse de Nkeuna'a chez les bamiléké
    Fichier:Cameroon - Foumban market.jpgMarché de Foumban
    Fichier:Bamun artisan.jpgArtisan Bamoun
    Fichier:Assembly of tribal leaders for Foumban, Cameroon festival.jpgAssemblée local du peuple Bamoun pendant le Ngouen
    Fichier:Kdffete7.JPGIdriss (kadafi) fils Bamoun
    Fichier:Case tamtam Foumban.JPGCase de tam-tam à Foumban
    Fichier:Mosquée foumban.JPGMosquée de Foumban
    Fichier:Foumban-Museum2.jpgMasques au musée de Foumban
    Les œuvres publiques, les événements artistiques, les lieux d'expositions et les galeries d'art se développent petit à petit au Cameroun.
    Fichier:Ars&Urbis international workshop photos by Christian Hanussek 103.JPGAtelier avec Hervé Yamguen.
    Fichier:Initiation-Protection.jpgInitiation de Pascal Kenfack.
    Fichier:Boris nzebo peinture 3530 moy.jpgTableaux de Boris Nzebo.
    Fichier:Ars&Urbis 2011 Meeting 07.jpgMarilyn Douala Bell.
    Fichier:Koko Komégné, Njé Mo Yé 01.jpgNjé Mo Yé de Koko Komégné
    Fichier:Lucas grandin installation 3621 moy.jpgLe Jardin sonore de Lucas Grandin
    Fichier:Hervé Youmbi, Cameroonian Heroes 02.JPGCameroonian Heroes de Hervé Youmbi
    Fichier:Statue mambila 02.jpgStatut Mambila du Camerouin
    Fichier:Cameroun, Banque Centrale, specimen 5000 francs, ND (1961).jpgSpecimen de billet de banque
    Fichier:Talent du Cameroun 3.jpgPeintres camerounais
    Fichier:Wilfrid Wamey le Designer du parc Vert.jpgWilfrid Wamey, dessinateur camerounais
    Fichier:Salifou Lindou - Albatros 3352.JPGSalifou Lindou, peintre camerounais
    Fichier:Masque bamendou-Cameroun (2).jpgMasque Bamendou à l'ouest du Cameroun
    Fichier:Reine-Bamiléké-Cameroun.jpgReine Bamiléké au Cameroun
    Fichier:Eventails en plumes d'autruche-Cameroun.jpgEventail en plume d'autruche
    Fichier:Cameroun, Song-Bambé, Ligne du Décauville, Estacade sur la Petite Malumé 01.jpgLigne de chemin de fer à Song Bambé au Cameroun
    Fichier:Pipe du Cameroun-Musée d'Aquitaine (1).jpgPipe camerounaise au musée d'Aquitaine
    Fichier:Coupe Kotoke-Cameroun.jpgCoupe Kotoke au Cameroun
    Fichier:Vente des sac traditionnels dans la région de l'ouest cameroun.jpgVente de sacs traditionnels dans u marché de l'ouest du Cameroun
    Fichier:Masque bamendou-Cameroun (3).jpgMasque Bamendou dans la région de l'ouest du Cameroun
    Fichier:Art Bamoun - Marmite MHNT ETH AC 1206 Labouret.jpgArt Bamoun: les marmites

    Littérature


    Musique


    Depuis les temps anciens, la musique traditionnelle est le moyen de commémorer les faits et événements ayant marqué une famille, une ethnie, un peuple durant son vécu. Elle est riche en sons et couleur, et on peut y remarquer l'usage d'instruments tels le mvett, le tam-tam, le tambour, le balafon et diverses formes de percussions. De nos jours, l'ouverture du pays et les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont fortement transformé l'univers musical camerounais à tel point que cette musique devenue tradition-moderne est fortement et fièrement représentée et vendue dans le monde entier, notamment l'œuvre d'artistes parmi lesquels, notamment, Elvis Kemayo, André-Marie Tala, Kareyce Fotso, Manu Dibango, Claude Moundi dit « Petit-Pays », Richard Bona, Josco L'inquiéteur, Sam Fan Thomas...

    Cinéma


    Tourisme

    Fichier:Rhumsiki Peak.jpgthumbleftLe mont Rhumsiki situé dans l'Extrême-Nord du pays.

    Progression du tourisme

    vignetteChutes à Kribi au Cameroun
    Le tourisme est peu développé. En 2002, le tourisme représentait 2,5 % du PIB, en 2005, il n'en représente que 1,8 %, soit américains par habitant. Le gouvernement affirme à plusieurs reprises sa volonté de développer ce secteur, mais des tarifs aériens élevés comparés aux destinations asiatiques et un prix élevé du visa ont un effet dissuasif.
    vignetteChute d'Ekom Nkam au Cameroun
    vignetteChute de la Vina au Cameroun
    vignetteVille de Bamenda au Cameroun
    Récemment, pour pallier la faiblesse du tourisme, le gouvernement a lancé un plan d'aménagement à long terme, susceptible de porter la masse de à d'ici la fin 2009. Pour cela, le gouvernement noue des liens de coopération en ouvrant des bureaux touristiques dans les grandes villes européennes telles que Paris, Londres et Madrid. Ces derniers ont pour but de vanter le Cameroun à l'étranger afin d'inciter des voyageurs à y faire un tour.
    Ces programmes passent également par la recherche de nouveaux investisseurs. C'est notamment le cas avec la Chine, qui signe un contrat spécial avec le gouvernement camerounais afin d'envoyer, et ce dès l' quelque par an au Cameroun. La recherche de nouveaux partenaires vise aussi les États-Unis, via un partenariat culturel et des échanges entre les deux pays - Crtv..
    vignetteLes pavillons du centre climatique de Dschang au Cameroun
    En 2012, le Cameroun accueille Le nombre d’arrivées de touristes au Cameroun a presque doublé en , investiraucameroun.com..

    Quelques sites touristiques

    vignetteRéserves naturelles au Sud-Est du Cameroun.
    Le Cameroun possède trois sites naturels classés au patrimoine mondial par l'UNESCO :
    • La réserve de faune du Dja.
    • Le parc national de Waza.
    • Le parc national de Lobéké qui fait partie du Trinational de la Sangha.
    Officiellement, le ministère du Tourisme recense à potentiel touristique, dont une soixantaine en mesure d'accueillir des touristesCameroun : ambition de sortir le tourisme de l'ornière - xinhuane - 14/02/2008..

    Divers

    vignetteFête du travail 2019 à Douala au Cameroun

    Fêtes et jours fériés

    gauchevignetteDéfilé des étudiants avec le drapeau du Cameroun lors de la fête nationale.
    { class="wikitable centre"
    +vignetteDéfilé des policiers lors de la fête nationale du Cameroun Fêtes et jours fériés
    ! scope="col" width="15%" Date
    ! scope="col" width="20%" Nom
    ! scope="col" Remarques
    -
    ! scope="row"
    Jour de l'an
    Date de l'indépendance du pays:
    -
    ! scope="row" Variable
    Fête de la Tabaski
    Aussi appelée « fête du mouton »
    -
    ! scope="row" Variable
    Fête du Ramadan
    Marque la fin des quarante jours de jeûne
    -
    ! scope="row" 11 février
    Fête de la Jeunesse
    -
    ! scope="row" Variable
    Vendredi saint
    Jour de la crucifixion de Jésus sur la croix
    -
    ! scope="row"
    Fête du Travail
    Fête célébré en faveur des travailleurs du secteur formel
    -
    ! scope="row" Variable
    Ascension
    Fête chrétienne (Monté de Jésus au ciel)
    -
    ! scope="row" 1 semaine après l'ascension
    Pentecôte
    Fête chrétienne (Descente du saint-esprit sur les Apôtres (Disciples de Jésus))
    -
    ! scope="row" 20 mai
    Fête nationale ou de l'unité
    Date de la naissance de la république unie du Cameroun et la fin du système fédéral.
    -
    ! scope="row" 15 août
    Assomption
    Elevation de Marie (mère de Jésus au ciel)
    -
    ! scope="row" 25 décembre
    Noël
    Fête chrétienne (Naissance de Jésus-Christ fils de Dieu)
    vignetteDéfilé de véhicules des sapeurs pompiers à la fête nationale du 20 mai à Douala

    Codes

    Le Cameroun a pour codes :
    • CMR, dans la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques.
    • .cm, selon les noms de domaine de premier niveau national.
    • CM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2.
    • CMR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3.
    • CM, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2.
    • CMR, selon la liste des codes pays du CIO.
    • CMR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3.
    • FK, selon les codes OACI des aéroports.
    • TJ, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs.
    • 237 est le code téléphonique international du Cameroun.

    Iconographie


    Fichier:Yaounde Biyem-Assi.jpgScène de rue près du carrefour Biyem-Assi à Yaoundé.
    Fichier:Route Moutourwa-Maroua.jpgPont sur la route Moutourwa-Maroua dans la région de l'extrême nord.
    Fichier:Litoral Douala.jpgComplexe industriel dans la région du Littoral à Douala.
    Fichier:Case Cameroun.jpgUne case dans la région de l'extrême nord.
    Fichier:Margouilla.jpgMargouillat.
    Fichier:Little Mount Cameroon (Etinde).jpgPetit Mont Cameroun (Etinde) à proximité de Limbé.
    Fichier:Papillon cameroun.jpgPapillon photographié au Cameroun.
    Fichier:Zébu.jpgZébu.
    Fichier:Chemin Broui.jpgVillage de Broui, dans l'extrême nord.

    Notes et références


    Voir aussi


  • Droits LGBT au Cameroun
  • Bibliographie

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    • Atlas de la République Unie du Cameroun, 72 p. ; Éditions Jeune Afrique, 1979, .
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    • Les cultures du Cameroun, Paix et Diversité (2007) Collection Rencontres et Terre d'Afrique, imprimé par DELTA PAPIERS, Paris.

    Liens externes

    • « Le Cameroun dans les classements internationaux », in Investir au Cameroun, mars 2016, , 36 p.
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    Catégorie:État fondé en 1960
     
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