Today: Saturday 24 July 2021 , 9:52 am


advertisment
search




Lune

Dernière mise à jour 12 Jour , 16 heure 10 Vues

Advertisement
In this page talks about ( Lune ) It was sent to us on 11/07/2021 and was presented on 11/07/2021 and the last update on this page on 11/07/2021

Votre commentaire


Entrez le code
 
La LuneDans un contexte astronomique, le nom du satellite naturel de la Terre s'écrit toujours avec une majuscule (« Lune »), le terme « lune » désignant un satellite naturel en général. (ou Terre I{{note groupe=alphaSuivant la désignation systématique des satellites, la Lune est appelée .. En pratique cette forme n'est guère utilisée, la Lune étant l'unique satellite naturel de la Terre.) est l'unique satellite naturel permanent de la planète Terre. Il s'agit du cinquième plus grand satellite naturel du Système solaire et du plus grand des satellites planétaires par rapport à la taille de la planète autour de laquelle il orbite. Elle est le deuxième satellite le plus dense du Système solaire après Io, un satellite de JupiterParmi ceux dont la densité est connue..
La Lune est en rotation synchrone avec la Terre, lui montrant donc constamment la même face. Celle-ci, appelée face visible, est marquée par des mers lunaires volcaniques sombres qui remplissent les espaces entre les hautes terres claires {{Incise certaines atteignant les d'altitude et ses cratères d'impact proéminents. Respectivement, elle possède une face cachée, qui présente moins de mers mais beaucoup plus de cratères, dont notamment le bassin Pôle Sud-Aitken, le plus grand du satellite et un des plus grands du Système solaire avec un diamètre de . Elle est dépourvue d'atmosphère dense et de champ magnétique. Son influence gravitationnelle sur la Terre produit les marées océaniques, les marées terrestres, un léger allongement de la durée du jour et la stabilisation de l'inclinaison de l'axe terrestre.
La distance orbitale moyenne de la Lune est de , soit environ trente fois le diamètre terrestre, et sa période de révolution vaut . La taille apparente de la Lune dans le ciel est approximativement la même que celle du Soleil, puisque l'étoile est environ plus grande que le satellite mais également plus éloignée. Par conséquent, la Lune peut couvrir presque exactement le Soleil dans le ciel, permettant l'existence d'éclipses solaires totales. Cette correspondance de taille apparente disparaîtra dans un avenir lointain du fait de l'augmentation de la distance lunaire d'environ par an. Sa formation remonterait à il y a environ , peu de temps après celle de la Terre. L'explication la plus largement acceptée est que la Lune s'est formée à partir des débris restants après un impact géant entre une proto-Terre et une protoplanète de la taille de Mars, appelée Théia.
Elle est survolée pour la première fois par une sonde spatiale en 1959 par Luna 2. Durant plus d'une décennie, elle est notamment étudiée par les programmes Luna et Apollo, respectivement soviétique et américain. Cette course à l'espace culmine en 1969 avec les premiers humains posant le pied sur la Lune lors de la mission Apollo 11, Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Dix autres astronautes de la NASA foulent ensuite le sol lunaire jusqu'en 1972 avec Apollo 17. Ces missions permettent de ramener sur Terre des roches lunaires qui, avec les observations effectuées sur place, développent la connaissance géologique de la Lune, de sa structure interne et de l'histoire de sa formation. Délaissée à partir de 1974 par les puissances spatiales, l'intérêt pour l'astre renaît dans les années 1990 avec deux missions de la NASA qui découvrent des indices de la présence de glace d'eau, notamment au pôle Sud lunaire. À compter de la fin des années 1990, la Lune est la destination principale des sondes spatiales des nouvelles nations spatiales, notamment la Chine, le Japon et l'Inde. De nouvelles missions habitées vers la Lune, voire une colonisation, sont envisagées dans les années 2020.
Comme deuxième objet céleste après le Soleil avec la plus grande magnitude apparente dans le ciel terrestre et du fait de son cycle régulier de phases correspondant à sa période synodique de , elle sert de référence et d'influence culturelle aux sociétés humaines depuis des temps immémoriaux. Celles-ci se retrouvent dans la langue, les calendriers, l'art et la mythologie, par exemple avec la déesse Luna dans la mythologie romaine (Séléné dans la mythologie grecque) qui lui donne son nom.

Caractéristiques physiques

Masse et diamètre


de la Lune réalisée par le GRAIL .
La Lune est un ellipsoïde de révolution en raison de l'étirement créé par les forces de marée, son grand axe étant déplacé de 30° par rapport à la Terre en raison d'anomalies gravitationnelles causées par ses bassins d'impact. Sa forme est plus allongée que ce que les forces de marée actuelles peuvent expliquer. Ce « renflement fossile » suggère que la Lune s'est solidifiée lorsqu'elle orbitait à une distance moitié moindre de celle actuelle avec la Terre et qu'elle serait à présent trop froide pour que sa forme ne s'adapte à ce changement d'orbite .
Le champ gravitationnel de la Lune est mesuré en suivant l'effet Doppler des signaux radio émis par les appareils en orbite. Les principales caractéristiques de la gravité lunaire sont les réplétions (ou mascons), de grandes anomalies gravitationnelles positives associées à certains des bassins d'impact géants, en partie causées par les coulées de lave basaltique dense qui remplissent les mers lunaires . Ces anomalies influencent grandement l'orbite des engins spatiaux autour de la Lune. Cependant, les coulées de lave ne peuvent à elles seules expliquer toute la signature gravitationnelle et il existe des concentrations de masse qui ne sont pas liées au volcanisme des mers .
Son rayon équatorial est de et son rayon polaire de , ce qui lui confère un aplatissement de , trois fois plus faible que celui de la Terre. Son rayon moyen est de , ce qui correspond à 27 % du rayon terrestre environ .
Sa masse étant de , un peu plus d'un pour cent de la masse terrestre, la gravité de surface subie sur la Lune est bien plus faible que celle sur Terre : avec , elle est six fois plus petite. En conséquence, même si sa masse reste constante, un être humain sur la Lune verra son poids diminuer et être six fois plus léger ; de même, porter une combinaison spatiale de sera équivalent à la sensation de porter une combinaison de sur Terre . Par ailleurs, la vitesse de libération sur la Lune est plus faible que celle de la Terre, à contre .
Fichier:Moon_nearside_LRO_5000_(2).png
Face visible de la Lune.alt=La face visible montre notamment des mers gris foncées, contrastant avec les terres grises clair.
Fichier:Moon_farside_LRO_5000.jpg
Face cachée de la Lune.alt=La face cachée n'a presque pas de mer et est de couleur grise presque uniforme, parsemée de plus de cratères.
Fichier:LRO WAC North Pole Mosaic (PIA14024).jpg
Pôle Nord de la Lune.alt=Le pôle présente de nombreux pôles, certains étant dans l'obscurité.
Fichier:LRO WAC South Pole Mosaic.jpg
Pôle Sud de la Lune.alt=Beaucoup de cratères au pôle Sud, le fond de la plupart étant dans l'ombre.

Structure interne et composition


Fichier:Affiche de la Lune.pngvignettedroiteredresse=1.5Structure interne de la Lune.alt=Image en coupe de la Lune, montrant son petit noyau coloré en rouge et en trois states et son manteau de façon grise uniforme.
La Lune est un corps différencié, structuré en une croûte, un manteau et un noyau distincts{{Lien web titre=Inside the Moon About the Moon url=https://moon.nasa.gov/about/what-is-inside-the-moon site=Moon: NASA Science consulté le=2020-12-09. Il s'agit du deuxième satellite naturel le plus dense du Système solaire après Io, un satellite de Jupiter . . Cependant, son noyau (probablement constitué de fer métallique allié à une petite quantité de soufre et de nickel) est petit, avec un rayon d'environ ou moins, soit 20 % du rayon de la Lune. Les analyses de la rotation variable dans le temps de la Lune indiquent qu'il est au moins partiellement fondu et qu'il existe donc un noyau interne solide entouré d'un noyau externe liquide. Il serait ainsi solide jusqu'à peut-être du centre puis liquide jusqu'à un peu plus de {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Earth's Moon url=https://solarsystem.nasa.gov/moons/earths-moon/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09 ..
{
+Composition chimique de la surface de la Lune .
! rowspan="2" valign="top" Composant
! rowspan="2" valign="top" Formule
chimique
! colspan="2" Composition
-
! >
La Lune effectue une orbite complète autour de la Terre par rapport aux étoiles fixes environ une fois tous les {{efnPlus précisément, la période sidérale moyenne de la Lune (d'étoile fixe à étoile fixe) est de , et sa période orbitale tropicale moyenne (d'équinoxe à équinoxe) est de ( Explanatory Supplement to the Astronomical Ephemeris, 1961, ).groupe=alphanom=orbpd. Cependant, comme la Terre se déplace simultanément sur son orbite autour du Soleil, il faut environ deux jours de plus avant que la Lune ne montre la même phase à la Terre, soit {{efnPlus précisément, la période synodique moyenne de la Lune (entre les conjonctions solaires moyennes) est de . (Supplément explicatif aux éphémérides astronomiques, 1961, p. 107)groupe=alphanom=synpd {{Lien web langue=entitre=Misconceptions About the Moon url=https://moon.nasa.gov/about/misconceptions site=moon.nasa.govconsulté le=2020-12-04 .
Contrairement à la plupart des satellites naturels des autres planètes, elle orbite plus près du plan de l'écliptique que du plan équatorial de la planète {{Lien web langue=en-US titre=Word of the week: Ecliptic EarthSky.org url=https://earthsky.org/astronomy-essentials/definition-ecliptic-what-is-the-ecliptic site=earthsky.org consulté le=2020-12-18. Son orbite est subtilement perturbée par le Soleil et la Terre en de nombreuses différentes façons. Par exemple, le plan de l'orbite de la Lune tourne graduellement tous les , ce qui affecte d'autres aspects du mouvement lunaire . Ces effets consécutifs sont mathématiquement décrits par les lois de Cassini .
Par ailleurs, la Lune est le seul satellite naturel permanent de la Terre. Il existe un certain nombre d'objets géocroiseurs comme (3753) Cruithne qui coorbitent avec la Terre : leurs orbites les rapprochent de la Terre à un intervalle régulier, mais s'altèrent sur le long terme . Ce sont des quasi-satellites et non des satellites naturels car ils n'orbitent pas autour de la Terre mais autour du Soleil, l'existence d'autres lunes de la Terre n'étant pas confirmée . Cependant, certains de ces astéroïdes peuvent devenir parfois pendant quelques mois des satellites temporaires de la Terre. Seul
. Elle présente donc toujours le même hémisphère nommé « face visible de la Lune » à un observateur terrestre, l'hémisphère opposé étant en conséquence appelé « face cachée de la Lune ». Cependant, en raison de l'effet de la libration, environ 59 % de la surface de la Lune peut être en pratique être vue depuis la Terre{{Lien web langue=en auteur= titre=Center of Gravity - an overview ScienceDirect Topics url=https://www.sciencedirect.com/topics/earth-and-planetary-sciences/center-of-gravity site=www.sciencedirect.com date= consulté le=2020-12-09 . La face cachée est parfois appelée à tort le « côté obscur », mais elle est totalement éclairée aussi souvent que le côté visible : une fois tous les terrestres, à la nouvelle lune .
Cette rotation synchrone résulte des frottements créés par les forces de marée de la Terre sur la Lune, l'énergie de rotation s'étant dissipée sous forme de chaleur. Auparavant, la Lune avait une vitesse de rotation plus rapide mais, assez vite dans son histoire, celle-ci ralentit progressivement jusqu’à ce que la période de ce mouvement coïncide avec celle de la révolution du satellite autour de la Terre .
En 2016, en utilisant des données collectées lors de la mission
Lunar Prospector, des planétologues détectent deux zones riches en hydrogène (probablement une ancienne glace d'eau) à deux points opposés de la Lune. Il est supposé que ces zones étaient il y a des milliards d'années les pôles lunaire avant qu'elle ne soit verrouillée avec la Terre .

Tailles relatives

Fichier:Pluto & Charon, Earth size comparison.jpgalt=La Terre représentée adossée à la Lune. En bas à droite, Pulton et Charon, tous deux plus petits que la Lune.vignetteComparaison des tailles de la Terre, la Lune, Pluton et Charon.
La Lune est un satellite naturel exceptionnellement grand par rapport à la Terre : elle fait plus du quart du diamètre et 1/ de la masse de la planète . Il s'agit d'ailleurs de la plus grande lune du Système solaire par rapport à la taille de sa planète, bien que Charon soit plus grande par rapport à la planète naine Pluton, faisant 50 % de son diamètre et 1/ de sa masse . La superficie de la Lune est légèrement inférieure à celle de l'Asie .
Le barycentre du système Terre-Lune, leur centre de masse commun, est situé à environ (environ un quart du rayon de la Terre) sous la surface de la Terre. La Terre tourne autour de ce barycentre une fois par mois sidéral, à 1/ de la vitesse de la Lune, soit environ par heure. Ce mouvement se superpose à la révolution beaucoup plus rapide de la Terre autour du Soleil {{Incised'une vitesse d'environ par seconde et est donc négligeable .

Effets de marée


Fichier:Pływy_morskie.svggauchealt=Schéma de la Terre à deux points de son orbite avec la Lune alignée ou non au Soleil. Un bourrelet d'eau sur la Terre suit la trajectoire de la Lune.vignetteMécanisme des marées :
A. Syzygie ; B.
1. Soleil ; 2. Terre ; 3. Lune
4. Direction de l'attraction par le Soleil
5. Direction de l'attraction par la Lune.
L'attraction gravitationnelle entre les corps célestes diminue inversement au carré de la distance de ces masses les unes par rapport aux autres. En conséquence, l'attraction exercée par la Lune est légèrement plus grande pour le côté de la Terre le plus proche d'elle que pour le côté opposé. Cela entraîne une force de marée qui affecte à la fois les océans et la croûte terrestre .
L'effet le plus évident des forces de marée est de provoquer deux renflements dans les océans de la Terre, l'un du côté faisant face à la Lune et l'autre du côté opposé. Il en résulte des variations du niveau des mers, appelés marées océaniques. Lorsque la Terre tourne sur son axe, l'un des renflements de l'océan (marée haute) est localement maintenu en place « sous » la Lune, tandis qu'une autre marée de ce type est opposée. En conséquence, il y a environ deux marées hautes et deux marées basses en une journée. Puisque la Lune est en orbite autour de la Terre dans le même sens que la rotation de la Terre sur elle-même, les marées hautes se produisent environ toutes les et , les étant dues au temps que met la Lune pour orbiter autour de la Terre .
Fichier:Wimereux Spring Tide.jpgalt=Une grande vague s'abat sur la plage. Des terrasses sont inondées.vignetteGrande marée près de l'équinoxe d'automne à Wimereux, en France.
Le Soleil a également un effet sur les marées terrestres, mais celui-ci a une amplitude représentant seulement 40 % de celle de la Lune. Lors de la syzygie, quand la Lune et le Soleil sont alignés, la somme de leurs interactions est responsable des grandes marées au moment des équinoxes de printemps et d'automne.
Si la Terre ne possédait pas de continents, la marée produite serait d'une amplitude d'un mètre seulement et serait très prévisible. En réalité, les marées océaniques sont grandement affectées par d'autres facteurs : la friction de l'eau au niveau des fonds océaniques, l'inertie du mouvement de l'eau ou encore le ballottement de l'eau entre les différents bassins océaniques .
Alors que la gravitation provoque l'accélération et le mouvement des océans fluides de la Terre, le couplage gravitationnel entre la Lune et le corps solide de la Terre est principalement élastique et plastique. Le résultat est un autre effet de marée de la Lune sur la Terre qui provoque un renflement de la partie solide de la Terre la plus proche de la Lune qui agit comme un moment en opposition à la rotation de la Terre : une marée solide, ou terrestre . Cela « draine » le moment cinétique et l'énergie cinétique de la rotation de la Terre, la ralentissant progressivement . Cet élan angulaire, perdu de la Terre, est transféré à la Lune dans un processus connu sous le nom d'accélération par effet de marée qui élève la Lune sur une orbite plus élevée. Ainsi, la distance entre la Terre et la Lune augmente et la rotation de la Terre ralentit en réaction . Les mesures des réflecteurs lunaires laissés pendant les missions
Apollo révèlent que la distance Terre-Lune augmente d'en moyenne par an ( .). Les horloges atomiques montrent également l'effet inverse, à savoir que le jour sur Terre s'allonge d'environ chaque année, forçant le temps universel coordonné à être ajusté avec des secondes intercalaires .
Fichier:The_Earth_and_the_Moon_photographed_from_Mars_orbit.jpgalt=La Terre et la Lune apparaissent en croissants devant un fond noir.gauchevignetteLa Terre et la Lune photographiées en 2007 depuis Mars par la sonde
Mars Reconnaissance Orbiter. Depuis l'espace, la Terre présente des phases similaires à celles de la Lune.
Laissée suivre son cours, cette traînée de marée continuerait jusqu'à ce que la rotation de la Terre et la période orbitale de la Lune correspondent, créant un verrouillage mutuel par les forces de marées entre les deux astres . En conséquence, la Lune serait suspendue dans le ciel au-dessus d'un méridien, comme c'est par exemple le cas entre Pluton et sa lune Charon. Cependant, le Soleil deviendra une géante rouge et engloutira le système Terre-Lune bien avant cet événement
.
De la même manière, la surface lunaire subit des marées d'une amplitude d'environ tous les , avec deux composantes : une fixe due à la Terre parce qu'en rotation synchrone, et une variable due au Soleil. La composante induite par la Terre provient de la libration, résultat de l'excentricité orbitale de la Lune . Les effets cumulés de ces contraintes de marée produisent des séismes lunaires . Ces phénomènes restent beaucoup moins courants et moins intenses que les tremblements de terre, bien qu'ils puissent se dérouler pendant jusqu'à une heure du fait de l'absence d'eau pour amortir les vibrations sismiques. L'existence de ces séismes est une découverte inattendue des sismographes placés sur la Lune lors des missions
Apollo de 1969 à 1972 .
Fichier:Tide animation.gifalt=Quart de rotation de la Lune autour de la Terre. Une ellipse autour de la Terre suit la position de la Lune.vignetteAnimation d'une marée atmosphérique exagérée.
Par ailleurs, ces forces de marées ont un impact décelable sur le climat dans le cadre de marées atmosphériques . Lors des différentes phases de la Lune, la force de marée attire plus ou moins l’atmosphère et participe ainsi, à hauteur de quelques pour cents, aux phénomènes de surpression et de dépression ..
Finalement, la présence de la Lune a une influence sur la stabilisation de l'inclinaison de l'axe terrestre. En effet, l’obliquité de la Terre varie entre 21 et 24° environ par rapport au plan de l’écliptique tandis que Mars, qui n'a pas de satellite naturel aussi massif, voit son obliquité varier de 20 et 60° sur des millions d'années. De même, avant la formation de la Lune, l'axe de rotation terrestre oscillait de façon chaotique, ce qui aurait rendu impossible l'apparition de la vie à sa surface du fait des dérèglements climatiques causés ; ceci a disparu une fois le verrouillage gravitationnel par effet de marée entre la Terre et son satellite naturel mis en place .

Influence lunaire


L'influence lunaire est la croyance pseudo-scientifique d'une corrélation entre des étapes spécifiques du cycle lunaire et des changements physiologiques chez les êtres vivants sur Terre, y compris les humains .
La Lune a longtemps été particulièrement associée à la folie et à l'irrationalité, des mots comme lunatique étant dérivés du nom latin de la Lune,
Luna . Les philosophes Aristote et Pline l'Ancien font valoir que la pleine lune induit la folie chez les individus sensibles, estimant que le cerveau, qui est principalement composé d'eau, doit être affecté par la Lune et son pouvoir sur les marées. En réalité, le pouvoir de la gravité lunaire est trop faible pour que cela soit le cas. De façon contemporaine, l'existence d'une influence lunaire affirmant que les admissions dans les hôpitaux psychiatriques, les accidents de la route, les homicides ou encore les suicides augmenteraient lors des pleines lunes est parfois défendue, même si de nombreuses d'études infirment cela . De même, si une influence de la Lune sur l'agriculture ou les forêts est parfois supposée, aucun effet exploitable n'a jamais été démontré .
En revanche, un sélénotropisme est démontré chez certaines espèces de vers palolo tels que lEunice fuscata
du Pacifique tropical ou chez des zooplancton en Arctique pendant la nuit polaire . Par ailleurs, la croissance de certains animaux comme le nautile serait influencée par la Lune et l'observation de leurs coquilles permet, avec des spécimens anciens fossiles, de confirmer de façon indépendante l'allongement du mois lunaire à l'échelle géologique en raison de l'augmentation de la distance Terre-Lune . Cependant, cette hypothèse reste contestée .
Fichier:Altitudes Terre-Lune.svgalt=La Lune et la Terre à l'échelle, devant un fond noir et avec des commentaires en orange.centrévignetteLa Lune et la Terre avec leurs tailles et les distances à l'échelle. Des distances remarquables de l'histoire du vol spatial sont indiquées pour référence. redresse=4

Observation

Visibilité


Fichier:Sunset view at Paranal with Moon, Venus and an AT.jpgalt=Coucher de soleil derrière un grand télescope. Des personnes regardent l'horizon, où l'on voit un point lumineux et la Lune.gauchevignetteConjonction de Vénus et la Lune au-dessus du VLT, au Chili .
La Lune possède un albédo géométrique exceptionnellement bas de 0,12 lui conférant une réflectance légèrement supérieure que celle de l'asphalte . Cependant, avec une magnitude apparente de -12,6 pendant la pleine lune, la Lune est le corps céleste le plus visible dans le ciel terrestre, après le Soleil et devant Vénus, grâce à sa grande proximité avec la Terre{{Ouvragelangue=enauteur1=prénom1=Terrencenom1=Dickinsontitre=NightWatchsous-titre=A Practical Guide to Viewing the Universepassage=134lieu=Buffalo, NYéditeur=Firefly Booksannée=1998date=pages totales=176isbn=978-1-55209-302-3lire en ligne= consulté le=12 janvier 2016.. Elle est ainsi facilement observable à l’œil nu la nuit, voire en plein jour. Des jumelles permettent de distinguer les mers et les plus gros cratères d'impact .
Par ailleurs, le satellite bénéficie d'une amélioration de la luminosité grâce l'effet d'opposition : la pleine lune est douze fois plus lumineuse qu'un quartier de Lune, même si la surface angulaire éclairée est seulement deux fois plus élevée . De plus, la constance des couleurs du système visuel humain recalibre les relations entre les couleurs d'un objet et son environnement, ce qui explique que la lune éclairée par le soleil ressorte lorsque le ciel environnant est relativement sombre . Les bords de la pleine lune semblent aussi brillants que le centre, sans assombrissement centre-bord, en raison des propriétés réfléchissantes du sol lunaire, qui rétroréfléchit davantage la lumière vers le Soleil que dans d'autres directions .
L'orientation de Lune dans le ciel varie en fonction de la latitude de l'observateur terrestre . En effet, puisque la Lune orbite près de l'écliptique, quelqu'un la regardant depuis une latitude positive (au nord de l'équateur terrestre) verra par exemple le proéminent cratère Tycho plus proche de l'horizon tandis qu'un observateur depuis une latitude négative (au sud de l'équateur), la verra . Sur les deux photographies ci-contre, on observe le cratère en bas de l'image pour une pleine lune vue en Belgique tandis qu'il se trouve en haut de l'image pour une pleine lune vue en Australie .
Fichier:Harvest Moon rises over Washington.jpgalt=Une lune rouge au-dessus de bâtiments de Washington.gauchevignetteUne illusion lunaire : la lune semble apparaître plus grande lorsqu'elle près de l'horizon ou d'édifices (ici à Washington, D.C., États-Unis).
L'altitude atteinte par la lune dans le ciel lors de sa culmination varie en fonction de sa phase et de la période de l'année. La pleine lune est la plus élevée en hiver pour chaque hémisphère .
La taille apparente de la pleine lune est en moyenne d'environ 0,52° dans le ciel, ce qui est à peu près la même taille apparente que le soleil . Cependant, elle semble plus grande lorsqu'elle est proche de l'horizon en raison d'un effet purement psychologique, connu sous le nom d'illusion lunaire, décrit pour la première fois au . Plusieurs explications sont proposées, comme le fait que le cerveau humain perçoive le ciel comme légèrement aplati ou encore que la taille relative des objets vus à l'horizon fassent apparaître la lune plus grande, similairement à l'illusion d'Ebbinghaus .
Fichier:Full moon partially obscured by atmosphere.jpgalt=La Lune est visible au-dessus de la Terre et son atmosphère bleutée, formant un disque légèrement aplati.vignetteImage d'une distorsion de la Lune par l'atmosphère terrestre prise à bord de la navette Discovery en 1999 .
L'apparence de la Lune, comme celle du Soleil, peut être affectée par l'atmosphère terrestre. Les effets optiques courants sont par exemple un anneau de halo de 22°, formé lorsque la lumière de la Lune est réfractée à travers les cristaux de glace des nuages de haut cirrostratus, ou des couronnes plus petites lorsque la Lune est vue à travers de minces nuages .

Phases


Fichier:Lune-Nikon-600-F4 Luc Viatour.jpgalt=Environ trois quarts de la Lune sont visibles.gauchevignetteLune gibbeuse croissante observée en Belgique.
Du fait de sa rotation synchrone, la Lune présente toujours la même partie de sa surface à la Terre : la face dite « visible ». Cependant, la moitié de la sphère éclairée par les rayons solaires varie au cours des de sa période synodique. Ce phénomène donne naissance à ce que l’on appelle les phases lunaires, qui se succèdent au cours d’un cycle appelé « lunaison » . Au fil du cycle lunaire, la déclinaison de la Lune varie : elle augmente pendant une moitié du cycle et elle décroît pendant l’autre moitié.
La Lune présentant toujours la même face envers la Terre et son orbite étant peu inclinée, les phases lunaires présentent à peu près toujours les mêmes parties de la Lune d'un cycle à l'autre. On distingue principalement quatre points caractéristiques de l'apparence lunaire : la nouvelle lune quand la Lune et le Soleil sont en conjonction par rapport à la Terre, le premier quartier quand la Lune est en est, la pleine lune lorsque la Lune et le Soleil sont en opposition par rapport à la Terre et le dernier quartier quand la Lune est en quadrature ouest. Entre chacun de ces points caractéristiques, on parlera successivement de premier croissant, de lune gibbeuse croissante, de lune gibbeuse décroissante et enfin de dernier croissant{{Ouvragelangue=frauteur1=Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérideschamp libre=dir.titre=Le Manuel des éclipsespassage= (« Les phases de la Lune »), lieu=Les Uliséditeur=EDP Sciencesdate= pages totales= -276format livre= isbn=2-86883-810-3isbn2=978-2-86883-810-0bnf=40032811foclc=62878048consulté le=23/11/2020numéro chapitre=3titre chapitre=Généralités et définitions .
La partie éclairée de la Lune étant symétrique par rapport au plan formé par le Soleil, la Lune et l'observateur, la Lune présente à chaque instant la même phase à tout observateur terrestre quelle que soit sa latitude . Cependant, l'orientation de l'horizon de l'observateur terrestre varie par rapport à ce plan. Ainsi, pour de faibles latitudes , l'horizon est perpendiculaire au plan et un croissant de Lune apparaîtra horizontal, comme un . Pour des latitudes plus élevées, ce quartier apparaîtra plus vertical, comme un . La Lune est visible pendant deux semaines tous les aux pôles Nord et Sud .
Fichier:Moon phases fr.jpgredresse=3alt=Animation d'une rotation de la Lune autour de la Terre, montrant en chaque point quelle phase sera observée sur Terre.centrévignetteChangements de l'angle entre la direction de la lumière du Soleil et la vue de la Terre, et les phases de la Lune qui en résultent, vues de l'hémisphère nord au cours d'une lunaison. La distance Terre-Lune n'est pas à l'échelle.

Super lune


Fichier:Supermoon comparison.jpgvignettealt=Deux images coupées à la moitiée de Lune mises côte à côte. Celle de droite est légèrement plus grande.Comparaison entre une pleine lune et une super lune.
Une super lune est une pleine lune qui coïncide avec une distance minimale du satellite à la Terre . Il ne s'agit pas un terme d'astronomie mais plutôt d'une expression usuelle employée pour désigner certains phénomènes astronomiques ..
Le 14 novembre 2016, la Lune est au plus proche en pleine lune depuis 1948 à du centre de la Terre. Cette pleine lune est alors 30 % plus lumineuse que lorsqu'elle est à son apogée, car son diamètre angulaire est 14 % plus grand et \scriptstyle1.14^2\approx1.30 . Elle ne sera pas plus proche avant le 25 novembre 2034{{Lien web langue=en-US titre="Super Moon" exceptional. Brightest moon in the sky of Normandy, Monday, November 14 The Siver Times url=https://sivertimes.com/super-moon-exceptional-brightest-moon-in-the-sky-of-normandy-monday-november-14/1872 consulté le=2020-11-23 .

Éclipses


{{multiple imageimage1=Solar_eclipse_1999_4_NR.jpgimage2=STEREO-B solar eclipse.jpgfooter=Depuis la Terre, la Lune et le Soleil apparaissent à la même taille, comme visible lors de l'éclipse solaire de 1999 (gauche), tandis que pour la sonde STEREO-B, située dans une orbite terrestre suivant la planète, la Lune apparait bien plus petite que le Soleil (droite){{Lien web langue=entitre=STEREO Eclipse Science Mission Directorate url=https://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2007/12mar_stereoeclipse site=science.nasa.gov consulté le=2020-12-09.align=left
Les éclipses ne se produisent que lorsque le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés, phénomène appelé une « syzygie » .
Les éclipses solaires se produisent à la nouvelle lune, lorsque la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre. En revanche, les éclipses lunaires se produisent à la pleine lune, lorsque la Terre est entre le Soleil et la Lune . L'existence des premières est une conséquence du fait que la taille apparente de la Lune soit à peu près la même que celle du Soleil, les deux formant un angle d'environ 0,5° dans le ciel terrestre. En effet, si le Soleil a un diamètre plus grand que celui de la Lune, il est également plus loin de la Terre que ne l'est la Lune.
Les variations de taille apparente, dues aux orbites non circulaires, sont également presque identiques, bien que se produisant dans des cycles différents. Cela permet ainsi d'avoir parfois des éclipses solaires totales et annulaires . Lors d'une éclipse totale, la Lune recouvre complètement le disque du Soleil et la couronne solaire devient visible à l'œil nu .
Comme la distance entre la Lune et la Terre augmente très lentement avec le temps, le diamètre angulaire de la Lune diminue dans le ciel terrestre . De plus, au fur et à mesure qu'il évolue sur sa séquence principale pour devenir une géante rouge, la taille du Soleil et son diamètre apparent dans le ciel augmentent également. La combinaison de ces deux facteurs signifie qu'il y a des centaines de millions d'années, la Lune couvrait toujours complètement le Soleil lors des éclipses solaires, et qu'aucune éclipse annulaire n'était alors possible. De même, d'ici , la Lune ne pourra plus couvrir complètement le Soleil et les éclipses solaires totales deviendront impossibles .
Fichier:Acropoclipse.jpgalt=La Lune traverse l'image, passant d'une couleur grise à rouge puis grise. L'acropole est visible éclairée en bas.vignetteMontage des phases d'une éclipse lunaire derrière l'Acropole d'Athènes.
Par ailleurs, l'orbite de la Lune autour de la Terre étant inclinée d'environ 5,145° par rapport au plan de l'écliptique, les éclipses ne se produisent pas à chaque pleine et nouvelle lune. Pour qu'une éclipse se produise, la Lune doit se trouver près de l'intersection des deux plans orbitaux . La périodicité et la récurrence des éclipses du Soleil par la Lune et de la Lune par la Terre sont décrites par le saros, dont la période est d'environ .
Parce que la Lune bloque continuellement la vue d'une zone circulaire du ciel d'un demi-degré de large, un phénomène appelé l'occultation se produit lorsqu'une étoile ou une planète passe derrière la Lune et est alors cachée . Ainsi, une éclipse solaire est un cas particulier d'occultation du Soleil{{Lien web langue=en-US titre=Occultations Search for Lunar and Planetary Occultations url=https://skyandtelescope.org/observing/celestial-objects-to-watch/occultations/ site=Sky & Telescope consulté le=2020-12-09. Parce que la Lune est relativement proche de la Terre, les occultations des étoiles individuelles ne sont pas visibles partout sur la planète, ni en même temps. En raison de la précession de l'orbite lunaire, différentes étoiles sont occultées chaque année .

Librations


Fichier:Lunar_libration_with_phase_Oct_2007_(continuous_loop).gifalt=La zone éclairée sur la Lune évolue, sa position variant légèrement.vignetteAnimation montrant un ensemble de vues simulées de la Lune depuis l'hémisphère nord sur une période d'un mois. Le mouvement vertical de l'animation met en évidence le phénomène de libration lunaire.gauche
La Lune présentant toujours le même hémisphère à la Terre, on appelle les phénomènes d'oscillation permettant à un observateur à la surface de la Terre de voir plus de 50 % de la surface de la Lune . Ces phénomènes peuvent prendre quatre formes : les librations en longitude, les librations en latitude, les librations parallactiques et les librations physiques .
L’ensemble de ces phénomènes de libration au cours de lunaisons successives permet d’observer environ 59 % de la surface lunaire depuis la surface terrestre. Toutefois, les zones supplémentaires ainsi offertes à l’observation sont très déformées par l’effet de perspective et il est difficile de pouvoir distinguer les éléments de surface de ces régions depuis le sol .

Phénomène lunaire transitoire


Il y existe une controverse historique quant au fait que les caractéristiques de la surface lunaire changent avec le temps. Aujourd'hui, beaucoup de ces affirmations sont considérées comme une conséquence d'illusions d'optique, résultant d'une observation dans différentes conditions d'éclairage, d'une mauvaise qualité de visibilité ou de dessins inadéquats. Cependant, un dégazage se produit occasionnellement et pourrait être responsable d'un pourcentage très mineur de ces observations, faisant partie des phénomènes lunaires transitoires signalés. En 2006, il est suggéré qu'une surface lunaire de de diamètre aurait été modifiée significativement par un événement de dégagement il y a environ un million d'années .
Des phénomènes appelés de quelques dixièmes de milliseconde peuvent survenir. De magnitude généralement de 5 à 10 (mais pouvant aller jusqu'à 3), ils ne sont visibles qu'avec un télescope ou une lunette associés à une caméra et sur la partie non éclairée de la Lune. Le flash lunaire provient de la chute de corps (provenant essentiellement d'essaims de comètes) de percutant la Lune à des vitesses de , ce qui fait fondre la roche en surface au point d'impact et projette des gouttelettes de roches liquides. L'éclair lumineux est produit par l'énergie dégagée lors de cet impact . Depuis cinq siècles, des centaines de ces phénomènes ont été observés par de nombreux observateurs différents .

Histoire des observations

Avant l'invention du télescope

Fichier:Aristarchus_working.jpgalt=Dessins manuscrits de cercles et de droites.vignetteCalculs d'Aristarque sur les tailles relatives du Soleil, de la Terre et de la Lune dans Sur les dimensions et les distances au (ici, une copie grecque du ).gaucheL'une des premières représentations possibles de la Lune est une sculpture sur roche nommée Orthostat 47 datée du troisième millénaire avant notre ère et découverte à Knowth, en Irlande . La première trace écrite de l'observation d'une éclipse solaire date de 1223 av. J.-C, retrouvée sur une tablette d'argile dans l'ancienne cité d'Ougarit . Une inscription sur un os datant de 2136 av. J.-C. est également suspectée d'être une trace de l'observation d'une éclipse.
La compréhension des cycles lunaire est un développement précoce de l'astronomie : dès le , les astronomes babyloniens tiennent des archives systématiques des éclipses solaires et dès le , ils notent le saros, la période de régissant les éclipses lunaires . L'astronome chinois Shi Shen donne au des instructions pour prédire les éclipses solaires et lunaires . Archimède conçoit au un planétarium capable de calculer les mouvements de la Lune et d'autres objets du Système solaire .
La forme physique de la Lune et la cause du clair de lune sont également comprises tôt dans l'histoire de l'astronomie. Le philosophe grec Anaxagore estime au que le Soleil et la Lune sont tous deux des roches sphériques et que cette dernière reflète la lumière du premier . Par ailleurs, Démocrite suppose que les marques observées sur la Lune sont la conséquence de l'existence de montagnes et de vallées . Bien que les Chinois de la dynastie Han associaient la Lune à une énergie assimilée au ch'i, leur théorie de reconnaît également que la lumière de la Lune est simplement le reflet du Soleil, et Jing Fang note la sphéricité de la Lune au .
Fichier:Lunar eclipse al-Biruni.jpgalt=Dessin coloré montrant différents cercles relisés par des droites rouges.vignetteÉtude des phases de la Lune et des éclipses par Al-Biruni au .
Cependant, Aristote théorise à l'inverse dans Du ciel que la Lune marque la frontière entre les sphères des éléments mutables (terre, eau, air et feu) et les étoiles impérissables de l'éther. Le monde supralunaire est parfait, et donc la Lune est une sphère lisse et inaltérable . Le disciple d'Aristote, Cléarque de Soles, explique les taches lunaires par le fait que la Lune est un miroir poli qui réfléchit le paysage terrestre . Cette théorie est néanmoins invalidée par l'observation que la surface de la Lune reste inchangée alors qu'elle se déplace devant la Terre, poussant d'autres savants à imaginer que les taches soient des vapeurs condensées d'un nuage ou émanent de la Terre. Cette conception aristotélicienne d'une Lune lisse subsiste en partie jusqu'à la fin du Moyen Âge, voire laisse des traces jusque dans la Perse du et dans le folklore européen du .
Au , Séleucos de Séleucie avance à raison que les marées sont dues à l'attraction de la Lune et que leur hauteur dépend de la position de la Lune par rapport au Soleil . Auparavant, Aristarque avait calculé au dans Sur les dimensions et les distances la taille de la Lune et sa distance, obtenant une valeur d'environ vingt fois le rayon de la Terre pour la distance. Ces valeurs sont grandement améliorées par Hipparque au dans Des grandeurs et des distances du Soleil et de la Lune . Ce texte est perdu mais ses résultats rapportés par Ptolémée au , évaluant la distance lunaire à le rayon de la Terre et son diamètre à celui de la planète. Ces estimations sont déjà très proches de la réalité, qui est de respectivement 60 et 0,273 environ . Également au , Plutarque écrit dans Œuvres morales que « la Lune est une terre céleste » et que les zones sombres sont des dépressions remplies d’eau. Elles sont ainsi appelés maria (mot latin signifiant « mers » au pluriel), tandis que les hauts plateaux de couleur claire sont baptisés terrae (« terres ») . Ces noms, bien qu'incorrects, demeurent dans la nomenclature actuelle . Fichier:Galileo's sketches of the moon (cropped).pngvignettealt=Trois dessins de la Lune en noir et blanc.Croquis de la Lune par Galilée dans Sidereus nuncius (1610).gaucheAu , l'astronome indien Aryabhata mentionne dans son Aryabhatiya que la cause de l'éclat de la Lune est la lumière du soleil réfléchie . Al-Marwazi, un astronome persan, estime le diamètre de la Lune à environ et sa distance à la Terre à environ au . L'astronome et physicien Alhazen du développe en avançant que la lumière du soleil n'est pas réfléchie par la Lune comme un miroir, mais que la lumière est émise depuis chaque partie de la surface ensoleillée de la Lune dans toutes les directions . Shen Kuo, de la dynastie Song, créé ensuite une allégorie assimilant la croissance et le déclin de la Lune à une boule ronde d'argent qui, une fois aspergée de poudre blanche et vue de côté, apparaîtrait comme un croissant.

Après l'invention du télescope

Fichier:Micrographia_Schem_38.jpgvignettealt=Détail de cratères lunaire dessinées sur papier.Étude de la Lune par Robert Hooke dans Micrographia (1665).La sélénographie précise ne débute qu'au cours du , les premiers dessins publiés étant ceux de William Gilbert en 1603, à partir d'observations à l'œil nu . En 1610, Galilée publie dans l'un des premiers dessins de la Lune réalisé grâce à un instrument et note que l'astre n'est pas lisse mais présente des montagnes et des cratères. Thomas Harriot réalise des dessins similaire avec une lunette quelques mois plus tôt mais ne les publie pas .
La cartographie de la Lune suit au avec des premières tentatives, dont celle de Claude Mellan vers 1634, puis la première carte publiée par le cartographe hollandais Michael Florent van Langren en 1645 à partir d'observations télescopiques . Elle est la première à marquer distinctement les maria, cratères et montagnes et adopte une première nomenclature catholique d'après des rois et des saints . Deux ans plus tard, Johannes Hevelius publie Selenographia, le premier traité et atlas totalement consacré à la Lune . Celui-ci comprend une nouvelle carte plus détaillée de la surface lunaire et comprend une nouvelle nomenclature qui restera un temps populaire dans les pays protestants . Cependant, c'est la nomenclature proposée par Giovanni Battista Riccioli et son assistant Francesco Maria Grimaldi en 1651 dans lAlmagestum novum donnant aux cratères des noms d’astronomes et de personnages célèbres qui reste dans la postérité . Fichier:Luna1865 Lewis Morris Rutherfurd.jpgvignettealt=Image légèrement floue et sépia de la Lune.Photographie de la Lune par Lewis Rutherfurd en 1865.gauche
Une grande carte de la Lune en quatre feuilles nommée
Mappa Selenographica, établie par Guillaume Beer et Johann Heinrich von Mädler entre 1834 et 1836 puis publiée dans Der Mond en 1837, fournit la première étude trigonométriquement précise des caractéristiques lunaires . Elle comprend l'indication de l'altitude de plus d'un millier de montagnes avec des précisions similaires à celles des premières tentatives de géographie terrestre. Par ailleurs, les auteurs arrivent à la conclusion que la Lune ne possède ni d'étendue d'eau et ni d'atmosphère significative.
Toutes les mesures sont réalisées par le biais d'observations directes jusqu'à ce que John William Draper crée l'astrophotographie en mars 1840 avec un daguerréotype de la Lune . La qualité des photographies de la Lune progresse rapidement ensuite jusqu'à ce que la photographie lunaire soit reconnue à la fin du comme un sous-discipline de l'astronomie.
Les cratères lunaires, notés pour la première fois par Galilée, sont considérés comme d'origine volcanique jusqu'à la proposition pendant les années 1870 de Richard A. Proctor selon laquelle ils seraient en réalité des cratères d'impact créés par des collisions d'astéroïdes ou de comètes. Ce point de vue gagne le soutien en 1892 du géologue Grove Karl Gilbert qui retrouve ces résultats par l'expérimentation. Des études comparatives de ces cratères de 1920 aux années 1940 conduisent au développement de l'échelle des temps géologiques lunaires qui devient dans les années 1950 une branche nouvelle et croissante de la géologie planétaire . Cependant, l'observation depuis la Terre reste limitée à la face visible et c'est notamment par l'exploration spatiale que les connaissances sur le satellite naturel augmentent, la première image de la face cachée de la Lune étant par exemple obtenue en 1959 grâce à la sonde spatiale soviétique
Luna 3.
Fichier:Langrenus map of the Moon 1645.jpgMichael Florent van Langren, première carte lunaire (1645).alt=Carte en noir et blanc avec du texte en bas.
Fichier:Moon by Johannes hevelius 1645.PNGJohannes Hevelius, première à tenir compte des librations (1647).alt=Carte couleur avec des chérubins entourant la Lune.
Fichier:1707 Homann and Doppelmayr Map of the Moon - Geographicus - TabulaSelenographicaMoon-doppelmayr-1707.jpgJohann Baptist Homann et Johann Gabriel Doppelmayr (1707).alt=Deux dessins en couleurs accolés, avec du texte en bas.
Fichier:Mappa Selenographica I.jpgPremier coin du
Mappa Selenographica de Beer et von Mädler (1837).alt=Dessin très détaillé d'un quart bas gauche de la Lune.
Fichier:Meyers b11 s0739a.jpgCarte de l'encyclopédie
Meyers Konversations-Lexikon (1890).alt=Dessin en couleur orangée sur fond bleu de la Lune, avec de nombreuses caractéristiques nommées.

Exploration


La course à l'espace (1959-1976)


Fichier:Moon landing map.jpgthumbalt=Image bleutée de la Lune, des points rouges, jaune et verts indiquant les lieux d'atterrissage.Les différents sites d'alunissage des missions soviétiques et américaines.Entre le début du programme soviétique
Luna en 1959 et jusqu'aux années 1970 avec les dernières missions habitées du programme Apollo américain et la dernière mission Luna en 1976, la course spatiale inspirée par la guerre froide entre l'Union soviétique et les États-Unis conduit à une accélération de l'intérêt pour l'exploration de la Lune. Dès que leurs lanceurs parviennent à placer des engins en orbite, les deux pays commencent à envoyer des sondes vers le satellite naturel .

Programme Luna


Fichier:Luna_3_moon.jpgvignettealt=Image bruitée de la Lune, peu de détails sont observables. Première vue de l'histoire de la face cachée de la Lune, prise par
Luna 3.gaucheL'Union soviétique débute son programme spatial lunaire par une série de trois échecs de missions non nommées en 1958 .
Cependant, la quatrième est un succès et le premier survol de la Lune est réalisé par la sonde soviétique
Luna 1 le , qui est en outre le premier engin de l'histoire placé en orbite héliocentrique{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Luna 01 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/luna-01/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Il est rapidement suivi par le premier objet fabriqué par l’homme à atteindre la Lune , la sonde Luna 2 qui s’y écrase en {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Luna 02 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/luna-02/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Les premières photos de la face cachée de la lune sont ensuite envoyées le par la sonde Luna 3{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Luna 03 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/luna-03/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09 .
Une première cartographie de la surface lunaire est produite grâce aux photographies prises par Zond 3 le , les images couvrant et contribuant au développement de la sélénographie . Fichier:The_Soviet_Union_1966_CPA_3317_stamp_(Luna_9_on_Moon's_Surface_and_1st_Television_Program_of_Moon_Pictures_on_February_4).pngdroitevignettealt=On obseve des dessins d'une sonde sur le sol lunaire et de paysages désertiques. Timbre commémoratif de
Luna 9 présentant la première vue de sol lunaire photographiée par la sonde.Les ingénieurs russes progressent ensuite au cours de la décennie 1960 depuis des engins seulement capables survoler ou de s'écraser sur la Lune jusqu'à des atterrisseurs. Luna 9 est ainsi la première sonde à parvenir à se poser sur la Lune plutôt que de s’y écraser , retournant des photographies de la surface lunaire{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Luna 09 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/luna-09/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. La première sonde mise en orbite autour de la Lune est Luna 10, le {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Luna 10 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/luna-10/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09 .
Le , le rover (astromobile)
Lunokhod 1, transporté par Luna 17, est le premier véhicule robotisé à explorer sa surface{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Lunokhod 01 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/lunokhod-01/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Trois ans plus tard, le rover Lunokhod 2, transporté par Luna 21, est le premier engin à parcourir la distance d'un marathon ( ) sur un autre corps céleste{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Lunokhod 02 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/lunokhod-02/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09.
Finalement, l'URSS développe trois missions missions de retour d'échantillons vers la Lune ayant permis de rapporter de roches lunaires sur Terre :
Luna 16 en 1970, Luna 20 en 1972 et Luna 24 en 1976 . Cette dernière est l'ultime mission soviétique vers la Lune.

Programme Apollo


Fichier:As11-40-5886,_uncropped.jpgvignettealt=Un astronaute en combinaison se penche vers le module, un drapeau américain est à gauche. Neil Armstrong sur la Lune, travaillant au module lunaire
Eagle pendant Apollo 11 (1969) .
Le programme spatial américain est d'abord confié à l'armée avant d'être largement transféré à l'agence civile NASA .
Suite à l'engagement de 1961 du président John F. Kennedy puis son célèbre discours où il prononce
We choose to go to the Moon en 1962, différents programmes spatiaux sont lancés avec la promesse qu'un américain marchera sur la Lune avant la fin de la décennie . Parmi eux, le programme Ranger produit les premières photos en gros plan du satellite, le programme Lunar Orbiter cartographie la Lune entière et le programme Surveyor aboutit à l'alunissage de Surveyor 1 le 2 juin 1966, soit quatre mois après Luna 9 . L'utilisation du terme est cependant préférée, notamment par le CNRS et l'Académie des Sciences, même dans le cas de la Lune .
Fichier:Aldrin Apollo 11 original.jpggauchealt=Un astronaute regarde la caméra, le sol est désertique autour.vignettePhoto de Buzz Aldrin, l'une des plus célèbres de la conquête spatiale .Le programme
Apollo est développé en parallèle, stimulé par un potentiel programme lunaire habité soviétique. Après une série de tests sans équipage et avec équipage en orbite terrestre, la première mission humaine en orbite lunaire est réalisée en décembre 1968 par Apollo 8. Les membres de son équipages (Frank Borman, James Lovell, et William Anders) sont ainsi les premiers humaine à apercevoir directement la face cachée de la Lune{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Apollo 8 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/apollo-8/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09.
L'atterrissage d
Apollo 11 le est considéré comme le point culminant de la course spatiale engagée entre les États-Unis et l'URSS pendant la guerre froide . À 02h56 UTC, le premier humain à poser le pied la Lune est Neil Armstrong, commandant de la mission, suivi de Buzz Aldrin {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Apollo 11 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/apollo-11/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Environ de personnes suivent l'événement en mondovision, la plus grande audience télévisée pour une émission en direct à l'époque .
Fichier:Moon-apollo17-schmitt boulder.jpgthumbalt=Un grand rocher prend la majorité de l'espace. Un astronaute est à l'extrême gauche de l'image.Harrison Schmitt se tenant debout à côté du rocher Taurus-Littrow durant la troisième sortie extra-véhiculaire de la mission Apollo 17 (1972) .
Les derniers Hommes à marcher sur le sol lunaire sont Harrison Schmitt et Eugene Cernan, lors de la mission Apollo 17 en {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Apollo 17 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/apollo-17/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Les missions Apollo 11 à 17 (sauf Apollo 13, qui annule son atterrissage en cours de mission) prélèvent de roche lunaire et de sol en . Des ensembles d'instruments scientifiques sont installés sur la surface lunaire lors du programme Apollo, notamment le Apollo Lunar Surface Experiments Package. Celui-ci comprend des instruments à longue durée de vie, comprenant des sondes de flux thermique, des sismomètres et des magnétomètres. La transmission directe des données vers la Terre prend fin à la fin de 1977 en raison de considérations budgétaires{{Article langue=en auteur1=James R. Bates et al.=oui champ libre= , titre=ALSEP Termination Report périodique=NASA Reference Publication 1036, Lunar and Planetary Institute date=avril 1979 issn= lire en ligne=http://www.lpi.usra.edu/lunar/documents/NASA%20RP-1036.pdf pages= .
Des réflecteurs lunaires sont aussi déposés lors de ces missions afin de mesurer la distance Terre-Lune avec une précision de quelques centimètres grâce à un faisceau laser. Instruments passifs, ils sont quant à eux toujours utilisés . Les sondes soviétiques du programme Lunokhod en déposent égalementAlexandre Deloménie, reprend du service, Ciel & Espace, juillet 2013..
Au total, au et jusqu'à nos jours, 24 astronautes ont orbité autour de la Lune et 12 d'entre eux ont marché dessus, tous pendant le programme Apollo .

Depuis les années 1970

Fichier:ClementineObservesTheMoonSolarCoronaAndVenus.jpggauchealt=Une lumière brillante apparaît devant la Lune sombre, occupant la moitié droite de l'image.vignetteLa couronne solaire derrière la Lune observée par Clementine en 1994. Vénus est aussi visible .
La Lune commence à partir de 1974 à être délaissée par les puissances spatiales au profit des autres corps célestes du Système solaire, notamment vers le Système solaire externe pour la NASA avec les programmes Pioneer et Voyager, et de la construction de stations spatiales .
Dans les années 1990, la Lune devient la destination principale des sondes des nouvelles nations spatiales qui développent des programmes d'exploration du Système solaire, principalement le Japon, la Chine et l'Inde{{Lien web langue=en auteur= titre=Moon Missions Exploration url=https://moon.nasa.gov/exploration/moon-missions site=Moon: NASA Science date= consulté le=2020-12-09. Ainsi, le Japon est en 1990 le troisième pays à placer un orbiteur en orbite lunaire, Hagoromo largué par la sonde Hiten{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Hiten / Hagoromo url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/hiten-hagoromo/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09.
L'intérêt pour la Lune renaît à la suite de deux petites missions de la NASA, Clementine et Lunar Prospector respectivement lancées en 1994 et 1998, qui permettent la réalisation de la première carte topographique quasi globale de la Lune ainsi que la découverte d'un excès d'hydrogène aux pôles lunaires, probablement dû à la présence de glace d'eau dans les cratères d'obscurité éternelle {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Lunar Prospector url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/lunar-prospector/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09.
Fichier:Chandrayaan1_Spacecraft_Discovery_Moon_Water.jpgvignettealt=Deux vues de la même image de surface lunaire. A droite, une grande partie est colorée en bleu. Vue du spectromètre Moon Mineralogy Mapper de Chandrayaan-1. La présence d'eau est détectée pour la première fois sur un cratère .
Dans les années 2000, de nombreuses missions vers la Lune sont réalisées par différentes agences spatiales. L'Agence spatiale européenne lance SMART-1 en afin de réaliser une étude des éléments chimiques de la surface lunaire jusqu'à son impact en . L'Agence japonaise d'exploration aérospatiale lance l'orbiteur SELENE (ou KAGUYA) en , qui obtient des données de géophysique lunaire et prend le premier film haute définition au-delà de l'orbite terrestre avec une fin de mission en . L'Organisation indienne pour la recherche spatiale met sa première sonde en orbite lunaire, Chandrayaan-1, de jusqu'à sa perte de contact en , celle-ci confirmant la présence d'eau sur la Lune . Chandrayaan-2 est lancée en mais son atterrisseur Vikram est perdu lors de son largage .
Fichier:Dscovrepicmoontransitfull.gifalt=Animation de la Lune passant devant la Terre en rotation, on voit uniquement la face cachée. vignetteLe satellite DSCOVR capture la Lune passant devant la Terre .
L'ambitieux programme chinois d'exploration lunaire débute avec Chang'e 1, qui se met en orbite autour de la Lune en jusqu'à son impact lunaire contrôlé en , renvoyant une carte complète de la Lune{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Chang'e 1 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/change-1/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Chang'e 2, à partir d' , atteint la Lune plus rapidement et cartographie la Lune à une résolution plus élevée sur une période de huit mois avant de finalement aller réaliser un survol de l'astéroïde 4179 Toutatis en . En , Chang'e 3 dépose un atterrisseur lunaire qui déploie à son tour un rover lunaire nommé Yutu (en chinois : 玉兔){{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth Chang'e 3 url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/change-3/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Il s'agit du premier atterrissage sur la Lune depuis Luna 24 en 1976 et de la première mission de rover lunaire depuis Lunokhod 2 en 1973. Une autre mission de rover, Chang'e 4, est lancée en 2019, devenant la première sonde à atterrir sur la face cachée, dans le cratère Von Kármán . Chang'e 5, une mission de retour d'échantillons, est lancée en et prélève avec succès des roches lunaires avant de faire son retour sur Terre le mois suivant .
Dans les années 2010, la NASA met de nouveau en œuvre des missions vers la Lune. Le Lunar Reconnaissance Orbiter est notamment lancé en avec l'impacteur LCROSS. Si ce dernier achève sa mission avec un impact planifié dans le cratère Cabeus en , le LRO est toujours en activité en fournissant régulièrement une altimétrie lunaire précise et des images haute résolution{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth LCROSS url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/lcross/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09. Deux autres orbiteurs sont lancés par la NASA en puis en : GRAIL afin d'étudier la structure interne de la Lune et LADEE pour étudier l'exosphère lunaire, avec respectivement des fins de mission en décembre 2012 et avril 2014{{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth GRAIL url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/grail/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09 {{Lien web langue=en auteur= titre=In Depth LADEE url=https://solarsystem.nasa.gov/missions/ladee/in-depth site=NASA Solar System Exploration date= consulté le=2020-12-09.
D'autres satellites, comme le Deep Space Climate Observatory situé au point du système Terre-Soleil, fournissent périodiquement des images de la Lune.
Fichier:Apollo 17 Moon Panorama banner.jpgcentréalt=Panorama de la surface lunaire. Un rover et un astronaute sont visibles. Le soleil est en haut à gauche de l'image. redresse=4.3vignetteImage panoramique de la surface lunaire réalisée pendant la mission Apollo 17 en 1972. On observe le rover lunaire Apollo et Harrison Schmitt .

Chronologie

{{Centrer

Présence humaine

Colonisation


Fichier:Mooncolony.jpgvignettealt=Dessins d'astronautes en combinaison se parlant devant de nombreux bâtiments et paraboles.Vue d'artiste d'une colonie lunaire avancée, réalisée en 1995 .
La colonisation de la Lune est le projet consistant à installer une voire plusieurs bases permanentes habitées sur la Lune . Une présence humaine permanente sur un corps planétaire autre que la Terre est déjà un thème récurrent de science-fiction mais aurait ici un intérêt pratique car la Lune constituerait alors une préparation en vue de voyages plus lointains .
La NASA commence à planifier la reprise des missions humaines suite à l'appel du président américain George W. Bush en avec le programme de politique spatiale Vision for Space Exploration . Une mission humaine sur la Lune avant 2020 est alors prévue . Le programme Constellation est donc financé et des tests débutent sur un véhicule spatial avec équipage appelé Orion ainsi que pour une base lunaire . Le programme est finalement annulé en 2010 par le président Barack Obama pour cause de budget .
Fichier:Artemis NASA Artist Concept.pnggauchealt=Un astronaute mine une grande pierre à la surface de la Lune.vignetteVue d'artiste d'astronautes durant le programme Artemis, réalisée en 2020.
Cependant, à l'instigation du président américain Donald Trump, le retour de l'Homme sur la Lune est remis en avant en avec le programme Artemis. Programme spatial habité de la NASA, il prévoit de poser un équipage d'ici 2024 . Celui-ci doit déboucher sur une exploration durable du satellite avec l'organisation de missions régulières dont l’aboutissement serait l'installation d'un poste permanent sur la Lune.
Le programme permettrait également de mettre au point les équipements et procédures qui nécessaires à d'hypothétiques missions habitées vers Mars . Le lanceur lourd Space Launch System (SLS) et le véhicule spatial Orion dont le développement avait déjà débuté seront notamment employés. Par ailleurs, une future station spatiale Lunar Orbital Platform-Gateway (LOP-G), placée en orbite autour de la Lune, servira de relais entre la Terre et la surface de la Lune . Les sites d'atterrissage retenus pour les différentes missions se situent au pôle Sud de la Lune, car les réserves de glace d'eau présentes dans les cratères d'obscurité éternelle présentent un intérêt stratégique dans la perspective de missions de longue durée .

Statut légal


Fichier:Buzz Aldrin and the U.S. Flag on the Moon (9460188482).jpgvignettealt=Un astronaute regarde le drapeau américain.Buzz Aldrin et le drapeau des États-Unis planté sur la Lune : un acte symbolique sans revendication .
Bien que les atterrisseurs du programme Luna aient dispersé des fanions aux couleurs de l'URSS sur la Lune et que drapeaux américains et chinois aient symboliquement été plantés sur les sites d'atterrissage des leurs sondes, aucune nation ne revendique la propriété d'une partie de la surface de la Lune . La Russie, la Chine, l'Inde et les États-Unis sont signataires du traité de l'espace {{Inciseentré en vigueur le qui définit la Lune et tout l'espace extra-atmosphérique comme appartenant à l'ensemble de l'humanité. Ce traité limite également l'utilisation de la Lune à des fins pacifiques, interdisant explicitement les installations militaires et les armes de destruction massive, notamment les armes nucléaires.
Fichier:Moon Treaty Participation.svgvignettealt=Carte du monde. La majorité des pays sont colorés en rouge.Traité sur la Lune :
gauche En 1979, le traité sur la Lune est créé afin de restreindre l'exploitation des ressources naturelles de la Lune par une seule nation . Il est cependant considéré comme un échec car aucune nation disposant de programmes ou de projets de vols spatiaux habités ne le signe. Bien que plusieurs personnes physiques aient revendiqué la Lune en tout ou en partie, aucune de ces revendications n'est considérée comme crédible .
En , le gouvernement américain autorise la start-up américaine Moon Express à atterrir sur la Lune. C'est la première fois qu'une entreprise privée reçoit ce droit de le faire. La décision est considérée comme un précédent aidant à définir des normes réglementaires pour les activités commerciales dans l'espace lointain à l'avenir, car jusqu'à présent, les activités des entreprises étaient limitées à la Terre ou à ses alentours .
En 2020, le président américain Donald Trump signe un décret intitulé « Encouragement au soutien international pour la récupération et l'utilisation des ressources spatiales » ( ). L'ordonnance souligne que les États-Unis ne considèrent pas l'espace comme un bien commun et réitère les critiques faites au traité sur la Lune .

Astronomie depuis la Lune

Fichier:Earth_in_ultraviolet_from_the_Moon_(S72-40821).jpgdroitealt=La moitié de la Terre est orange entourée de rouge, l'autre est bleue.vignette Image en fausses couleurs de la Terre en lumière ultraviolette lors de la mission Apollo 16. Le côté jour réfléchit une grande quantité de lumière UV du Soleil et le côté nuit montre de faibles émission UV et des aurores polaires dues à des particules chargées .
La Lune est reconnue comme un excellent site pour les télescopes . En effet, elle est relativement proche et la qualité de la visibilité y est excellente en l'absence de pollution lumineuse et d'atmosphère. Aussi, certains cratères proches des pôles étant en permanence dans l'obscurité et dans le froid, ils sont donc particulièrement adaptés pour télescopes infrarouges . Par ailleurs, des radiotélescopes placés sur la face cachée seraient protégés des émissions radios provenant de la Terre .
Le sol lunaire peut être mélangé avec des nanotubes de carbone et des polyépoxydes afin d'être utilisé dans la construction de miroirs d'un diamètre pouvant atteindre . Un télescope zénithal lunaire pourrait être fabriqué à bas prix avec un liquide ionique .
Ces propriétés sont déjà mises à profit en , lors de la mission Apollo 16, où diverses photos et spectres astronomiques sont réalisés depuis la surface lunaire .

Impact humain


Fichier:ALSEP_AS17-134-20500.jpgvignettealt=De nombreux instruments laissés à la surface de la Lune. Apollo Lunar Surface Experiments Package laissé sur la Lune, exemple de traces d'activité humaine .gauche
Outre les traces d'activité humaine sur la Lune d'expérimentations réalisées sur place, comme l Apollo Lunar Surface Experiments Package, des installations permanentes comme des œuvres d'art se trouvent sur le sol lunaire comme le Moon Museum, les Messages de bonne volonté dApollo 11, les plaques lunaires ou encore le Fallen Astronaut . Restent aussi certains artefacts, comme les célèbres drapeaux des États-Unis plantés lors de chaque mission Apollo. Des effets personnels laissés par les astronautes y sont également toujours présents, comme les balles de golf laissées par Alan Shepard lors de la mission Apollo 14 ou une Bible déposée par David Scott lors d Apollo 15 .
Fichier:Apollo 11 bootprint.jpgvignettealt=Empreinte de pas sur le sol lunaire.Empreinte de Buzz Aldrin, symbole du passage humain sur la Lune .
Au total, près de de matière d'origine terrestre sont présentes sur la Lune du fait de l'exploration spatiale. Les objets les plus lourds sont notamment les troisièmes étages de plusieurs fusées Saturn V utilisées lors des missions habitées. Mis-à-part le rover chinois
Yutu-2, les seuls objets toujours utilisés pour des expériences scientifiques sont les réflecteurs lunaires permettant de mesurer précisément la distance Terre-Lune .
En , la NASA annonce que neuf sociétés commerciales seraient en concurrence pour remporter un contrat pour l'envoi de petites charges utiles sur la Lune dans le cadre des
Commercial Lunar Payload Services, de nouveaux instruments scientifiques destinés au sol lunaire .

Dans la culture

Croyances et mythologies


Fichier:Man In The Moon2.pngvignettealt=Cinq séries d'une pleine lune, différents dessins entourant les mers pour produire des formes. Exemples de paréidolie formées par les taches de la Lune.
Le contraste entre les plateaux clairs et les mers plus sombre à la surface de la Lune crée par un phénomène psychologique appelé paréidolie des motifs pour l'observateur humain. Ceux-ci sont notés et interprétés par de nombreuses cultures, parmi lesquelles les motifs de l'homme dans la Lune ou du lapin lunaire . Dans la mythologie chinoise, ce dernier est notamment le compagnon de la déesse de la Lune Chang'e et dans la mythologie aztèque, il sert de nourriture à Quetzalcoatl .
Fichier:Kudurru Melishipak Louvre Sb23 n02.jpgalt=Sculpture d'un roi parlant à deux personnes. Au-dessus de lui une étoile, un croissant et un cercle. gauchevignetteKudurru du où Sîn est symbolisé par le croissant.
Dans la religion proto-indo-européenne, la Lune est personnifiée comme le dieu masculin
*Meh1 non . Les anciens Sumériens associent la Lune au dieu Nanna, père d'Ishtar, la déesse de la planète Vénus et d'Utu, le dieu du Soleil. Nanna est plus tard connu sous le nom de Sîn, et est particulièrement associé à la magie et à la sorcellerie .
Dans la mythologie gréco-romaine, le Soleil et la Lune sont représentés respectivement par un homme et une femme (Hélios et Sol pour les grecs puis Séléné et Luna pour les romains) . Il s'agit d'un développement unique à la Méditerranée orientale et les traces d'un dieu lunaire masculin antérieur dans la tradition grecque sont conservées dans la figure de Ménélas.
Fichier:Clipeus Selene Terme.jpggauchealt=Séléné porte une torche et a un croissant sur ses cheveux.vignetteSculpture de Séléné avec un croissant rappelant des cornes.
Dans l'iconographie mésopotamienne, le croissant est le principal symbole de Nanna-Sîn. Dans l'art grec ancien, la déesse de la Lune Séléné est représentée portant un croissant en couvre-chef évoquant des cornes . L'arrangement d'étoile et de croissant remonte également à l'âge du bronze, représentant l'association soit du Soleil et la Lune, soit de la Lune et de la planète Vénus. Cet arrangement sert à représenter les déesses Artémis (Diane en mythologie romaine) et Hécate . Via le patronage d'Hécate, il est ensuite utilisé comme un symbole de Byzance, puis est ensuite repris par l'Empire ottoman . Dans la mythologie hindoue, la Lune est une entité masculine et se nomme Chandra ..
La Lune tient également un rôle prépondérant dans la culture religieuse musulmane. Non seulement elle est à la base de l'édification du calendrier lunaire musulman, elle est aussi évoquée dans les différentes biographies religieuses de Mahomet dans le cadre du miracle de la division de la lune ( ) ..
Des légendes concernant la thérianthropie sont traditionnellement associée à la Lune. La plus célèbre est celle du lycanthrope, ou loup garou, tirant sa force de la Lune et capable de passer de sa forme humaine à sa forme bestiale pendant les nuits de pleine lune . Des phénomènes comme les éclipses solaires totales créent jusqu'au des mythes et des légendes associés à la disparition du soleil, bien que leur explication soit déjà connue par les érudits .

Calendrier


Fichier:Calendrier lunaire XVIIIe 80978.jpgvignettealt=Photo d'un calendrier circulaire avec de nombreux dessins.Calendrier lunaire du .
Les phases régulières de la Lune en font un élément très pratique pour mesurer le temps, les périodes de son ascension et de son déclin sont en conséquence à la base de nombreux calendriers parmi les plus anciens . Des archéologues estiment que les bâtons de comptage, des os dentelés datant d'il y a 20 à , marqueraient les phases de la Lune .
En effet, l'étude des phases de la lune est aisée et un cycle de saisons se réalise en approximativement douze lunaisons ( ). Historiquement, les calendriers lunaires sont donc utilisés par les premières civilisations, comme en Mésopotamie et en Égypte antique. Cependant, s'ils sont adaptés à des peuples nomades, ils sont problématiques pour des peuples pratiquant l'agriculture en raison du décalage graduel qu'ils présentent avec les saisons, forçant des ajustements réguliers. Par ailleurs, la définition moderne du mois d'environ suit cette tradition et est une approximation du cycle lunaire.
Fichier:Calendrier de Coligny - BR.001 - Musée Lugdunum.jpgalt=Image de blocs assemblés sur une plaque de bois.gauchevignetteCalendrier de Coligny, luni-solaire.
Afin de prendre compte de ce décalage, de nombreux calendriers suivants sont luni-solaires avec, entre autres, les calendriers gaulois de Coligny, hébraïque ou chinois traditionnel . Ils ont pour objectif de faire correspondre le cycle des saisons avec celui des mois lunaires, l'astronome grec Méton ayant notamment remarqué au que correspondent à , afin de les remettre en phase. Ils restent complexes et les civilisations suivantes leur préféreront rapidement des calendriers solaires.
Le calendrier purement lunaire le plus célèbre est le calendrier hégirien, datant du . Les mois sont alors traditionnellement déterminés par l'observation visuelle du
hilal, le premier croissant de lune au-dessus de l'horizon .
Le nom anglais
( ) et ses apparentés dans d'autres langues germaniques proviennent du proto-germanique *mǣnṓth-, indiquant l'utilisation d'un calendrier lunaire chez les Germains avant l'adoption d'un calendrier solaire
. Cela dérive de la racine verbale en indo-européen commun *
meh 1 - « mesurer », permettant de remonter à une conception fonctionnelle de la Lune comme marqueur du mois et donc du temps . Cela fait écho à l'importance de la Lune dans de nombreuses cultures anciennes pour la mesure du temps comme le latin et grec ancien (meis) ou (mēn) signifiants ) . En français, cette racine se trouve notamment dans les mots mois et menstruation (terme dérivé du latin menstrues qui signifie mensuel).

Nom et étymologie

Le substantif féminin
lune provient du latin , attesté depuis Ennius{{ouvragelangue=frprénom= nom=Gaffiotlien auteur=Félix Gaffiottitre=Dictionnaire illustré latin-françaispassage=927, ( )lieu=Pariséditeur=Hachetteannée=1934mois= pages totales={{unité1 , 1702- format livre= , {{nobr{{abréviation discrètegr. in-8 grand in-octavo ( )bnf=32138560oclc=798807606sudoc=125527209lire en ligne=https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.phpconsulté le=14 avril 2019partie= 1 ( )numéro d'édition=1. {{ouvragelangue=frprénom= nom=Le Bœufflelien auteur=André Le Bœuffletitre=Les noms latins d'astres et de constellationspassage=57lieu=Pariséditeur=les Belles Lettresnature ouvrage=texte remanié de la thèse de doctorat ès lettres soutenue à l'université Paris- – Sorbonne en collection=Études anciennesnuméro dans collection=23année=1977réimpression=2010pages totales={{unité1 , -290-2format= bnf=34590992mbibcode=1977lnld.book.....Loclc=373532853sudoc=000161268lire en ligne= présentation en ligne=https://www.lesbelleslettres.com/livre/1692-les-noms-latins-d-astres-et-de-constellationsconsulté le=14 avril 2019numéro d'édition=1.. Il est ensuite attesté en français dès le {{ouvragelangue=deprénom= nom={{nobr Wartburglien auteur=Walther von Wartburgtitre=Französisches etymologisches Wörterbuch (FEW)sous-titre=eine Darstellung des galloromanischen Sprachschatzestraduction titre=Dictionnaire étymologique français : une représentation du trésor lexical galloromantome= titre tome=J – L, {{nobr 50passage=446, ( )lieu=Bâleéditeur=Helbing et Lichtenhahnannée=1950réimpression=1971pages totales={{unité1 , -493format= bnf=377022117oclc=491255708sudoc=047004037consulté le=14 avril 2019partie= ({{nobrsens .1.a.)numéro d'édition=1. : sa première occurrence connue se trouve dans la Chanson de Roland, datée d'environ {{ouvragelangue=frprénom1=A.nom1=Reylien auteur1=Alain Reyprénom2=M.nom2=Tomiprénom3=T.nom3=Hordéprénom4=C.nom4=Tanettitre=Dictionnaire historique de la langue françaisepassage=PT11446lieu=Pariséditeur=Dictionnaires Le Robertannée=2010année première édition=1992réimpression=2011pages totales={{unité1 , -2614format livre= isbn1=978-2-84902-646-5isbn2=978-2-84902-997-8bnf=42302246msudoc=147764122lire en ligne=https://books.google.fr/books?id=Pi8wQTpjJ34C&pg=PAPT11446&redir_esc=y#v=onepage&q&f=falseconsulté le=14 avril 2019numéro d'édition=4..
Un autre terme,
*louksnā (« la lumineuse »), est une formation dérivée de *loukís, lūx (lumière) en latin (apparenté aussi au grec leukos ) décrit la lune comme un astre lumineux pour la clarté nocturne qu'elle apporte . Des auteurs tels Varron{{ouvragelangue=frauteur=Varronlien auteur=Varron (écrivain)titre=La langue latinebnf=12425965tconsulté le=14 avril 2019partie={{liv. , 68. et Cicéron{{ouvragelangue=frauteur=Cicéronlien auteur=cicérontitre=La nature des dieuxbnf=14406499vconsulté le=14 avril 2019partie={{liv. , 27, 68., faisaient déjà dériver luna du verbe intransitif , signifiant . {{Ouvragelangue=frprénom1=Félixnom1=Gaffiottitre=Dictionnaire Gaffiotpassage=923, ( )consulté le=14 avril 2019partie= ( )..
Les noms des déesses associées au satellite, Luna, Séléné et (nom poétique d'Artémis, son lieu mythique de naissance étant le mont Cynthe) se retrouvent par ailleurs dans des termes astronomiques liés à la Lune tels qu
apolune, péricynthion et orbite sélénocentrique .
Personnalisée par la déesse Luna en mythologie romaine, la Lune donne également son nom au lundi (de lunis dies, en latin, pour « jour de la Lune ») . .

Source d'inspiration


Fichier:Optical-dispersion (1).pngvignettealt=Prisme diffusant une lumière blanche en de nombreux faisseaux colorés.Prisme similaire à la pochette de The Dark Side of the Moon (1973).
En vexillologie, la pleine lune figure sur des blasons et des drapeaux comme le drapeau du Laos, de la Mongolie ou des Palaos . Aussi, le symbole du croissant et surtout l'association de l'étoile et croissant étant devenus les emblèmes de l’Empire ottoman après avoir été ceux de Byzance, ces motifs figurent sur de multiples drapeaux de pays musulmans dont, entre autres, ceux de la Turquie, la Tunisie, l’Algérie ou le Pakistan . Le croissant est également utilisé indépendamment de l'Islam, notamment sur le drapeau de Singapour.
En musique, la Lune est une source d'inspiration de nombreuses créations. Des compositions de musique classique y font ainsi directement référence, comme la Sonate au clair de lune (1802) de Ludwig von Beethoven ou le mouvement Clair de lune (1905) de Claude Debussy . Suivent ensuite les ballades Blue Moon (1934) de Richard Rodgers et Lorenz Hart qui connaîtra le succès avec divers interprètes et Fly Me to the Moon qui sera surtout popularisée par Frank Sinatra (1964)
Le satellite est ensuite le thème de nombreuses chansons rock, dont Bad Moon Rising (1969) de Creedence Clearwater Revival, Walking on the Moon (1979) de The Police et Man on the Moon (1992) de R.E.M ou encore l'album The Dark Side of the Moon (1973) de Pink Floyd . En français, la chanson la plus célèbre est J'ai demandé à la Lune (2002) d'Indochine, avec dans un autre registre la comptine Au clair de la lune .
L'astre est également célébrés par de nombreux poètes et écrivains, parmi lesquels Paul Verlaine avec Clair de lune (1869) ou deux nouvelles éponymes (1882) de Guy de Maupassant .
Finalement, la représentation de la lune dans le ciel terrestre est commune en peinture, surtout chez les romantiques car sa disparition peut évoquer le passage de la vie à la mort ou un destin malheureux {{Lien web langue=en titre=The moon in art Art UK url=https://artuk.org/discover/stories/the-moon-in-art site=artuk.org consulté le=2020-11-26.
Fichier:Caspar David Friedrich - Mondaufgang über dem Meer.jpgLever de lune sur la mer de Caspar David Friedrich (1821).alt=Peinture d'un coucher de soleil observé par deux couples.
Fichier:The Fighting Temeraire, JMW Turner, National Gallery.jpgLe Dernier Voyage du Téméraire de William Turner (1838).alt=Un grand bateau est remorqué par un plus petit à vapeur. Il y a un couche de soleil.
Fichier:Ed. Manet. Clair de lune sur le port de Boulogne.jpgClair de lune sur le port de Boulogne d'Édouard Manet (1869).alt=De nombreux bateaux échouée. De la neige recouvre le sol et la pleine lune est très visible.
Fichier:Van_Gogh_-_Starry_Night_-_Google_Art_Project.jpgLa Nuit étoilée de Vincent van Gogh (1889).alt=La lune est visible sous forme de croissant.
Fichier:P S Krøyer 1899 - Sommeraften ved Skagens strand. Kunstneren og hans hustru.jpgSoir d'été sur la plage de Skagen de Peder Severin Krøyer (1899).alt=Un couple marchant sur la plage avec un chien, un quart de lune en arrière plan.

Science-fiction


Fichier:Le Voyage dans la Lune Selenite drawing.jpggauchevignettealt=Une créature à bec avec des plames et des pinces de homard. Son crâne est recouvert de pics.Dessin de deux Sélénites par Georges Mélies (1902).
Au , Lucien de Samosate écrit le récit de voyage satirique et imaginaire Histoires vraies, dans lequel les héros se rendent sur la Lune et rencontrent ses habitants les Sélénites, nommés d'après la déesse Séléné. Ce récit est régulièrement cité comme un précurseur voire comme la première œuvre de science-fiction de l'histoire .
À la Renaissance, d'autres écrits de voient le jour, parmi lesquels Le Songe ou l'Astronomie lunaire (1608) de Johannes Kepler ou Histoire comique des États et Empires de la Lune (vers 1650) de Cyrano de Bergerac, contant là encore les trajets d'hommes vers la Lune, le dernier évoquant même une sorte de fusée .
Au , Edgard Allan Poe publie un canular journalistique d'un homme se rendant vers la Lune en ballon, Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall (1835). Cependant, le romancier de science-fiction le plus célèbre du siècle est Jules Verne, notamment auteur de De la Terre à la Lune (1865) puis Autour de la Lune (1869) . L'autre père fondateur du genre, H. G. Wells, publie quant à lui Les Premiers Hommes dans la Lune en 1901 .
À partir du , le sujet commence à atteindre une popularité considérable et de nombreux auteurs y contribuent avec, entre autres, Une femme dans la Lune (1928) de Thea von Harbou, Lumière cendrée (1955) d'Arthur C. Clarke, Menace dans le ciel (1960) d'Algis Budrys et Révolte sur la Lune (1966) de Robert A. Heinlein . En bande dessinée, Hergé marque le genre avec Objectif Lune (1953) puis On a marché sur la Lune (1954) .Fichier:A Trip to the Moon (Le Voyage dans la Lune).jpgvignettealt=Extrait du film, un télescope rentrant dans l'oeil de quelqu'un déguisé en Lune.Image du Voyage dans la Lune de Georges Mélies (1902).Par ailleurs, la Lune est un thème majeur au cinéma, et ce dès ses débuts . Ainsi, le premier film de science-fiction de l'histoire, Le Voyage dans la Lune (1902) de Georges Mélies est centré sur l'astre et aborde déjà le sujet d'une équipe d'explorateurs la visitant et rencontrant ses habitants mythiques, les mêmes Sélénites que ceux évoqués par Lucien de Samosate . Le roman de Thea von Harbou est également adapté en film muet par Fritz Lang dans La Femme sur la Lune (1929) .
Après la Seconde Guerre mondiale, alors que la réalité géopolitique développe l'intérêt pour l'astre, le nombre de films augmente, avec successivement Destination... Lune ! (1950) d'Irving Pichel et les adaptations De la Terre à la Lune (1958) de Byron Haskin puis Les Premiers Hommes dans la Lune (1964) de Nathan Jura.
Cependant, c'est l'exploration spatiale qui développe considérablement le genre des films liés à la Lune, souvent tirés de faits réels comme Apollo 13 (1995) de Ron Howard ou First Man : Le Premier Homme sur la Lune (2018) de Damien Chazelle s'inspirant directement des missions de la NASA . Des films de pure science-fiction sont cependant également réalisés, de façon centrée dans Moon (2009) de Duncan Jones ou en tant que décor dans 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) de Stanley Kubrick .

Notes et références


Notes


Références


Voir aussi

Articles connexes


Fichier:EarthFromTheMoon-LRO-20151012a.jpgvignettealt=Lever de Terre au-dessus de la surface lunaire.La Terre prise par le LRO en 2015.

Bibliographie

  • .

Liens externes

  • Photos de la Lune, sur le site de la National Aeronautics and Space AdministrationNASA.
  • Photos satellites de la Lune, sur le site de Google.
  • Cartes de la Lune, sur le site du Lunar and Planetary Institute.
  • Cartes de la Lune, Geological Lunar Researches Group.
  • Photo en HD de la Lune par la Lunar Reconnaissance Orbitersonde LRO en 2009 (1 pixel = )

*
Catégorie:Objet céleste visité par un orbiteur
Catégorie:Objet céleste visité par un atterrisseur
Catégorie:Système Terre-Lune
 
commentaires

Il n'y a pas encore de commentaires

vu pour la dernière fois
Most vists