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Claude Chabrol

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Claude Chabrol, né le à Paris où il est mort le , est un réalisateur français, également producteur, scénariste, dialoguiste et à l'occasion acteur.
Membre de la génération de la Nouvelle Vague, il est d'abord critique de cinéma, puis producteur, avant de passer à la réalisation. Se signalant par son style volontiers sarcastique et son érudition cinéphile, il alterne, en plus de cinquante ans de carrière, comédie de mœurs, drames, films noirs, films de genre, documentaires et adaptations cinématographiques littéraires. Il a réalisé au total plus de 70 films pour le cinéma et la télévision. C'est un admirateur d'Alfred Hitchcock, Howard Hawks, Jean Renoir et Fritz Lang,
Amateur de romans policiers et d'humour grinçant, Claude Chabrol adore décrire l'hypocrisie et les turpitudes de la bourgeoisie, avec ses vices et ses scandales camouflés sous une façade respectable. Son œuvre est une condamnation d'une bourgeoisie férue d'argent et crispée sur les apparences. Il n'hésite pas à forcer le trait jusqu'à la noirceur. Chabrol est l'un des rares cinéastes français à avoir exploré une partie de l'histoire de notre pays, des mentalités et des mœurs, tout en restant, au fil des ans, un cinéaste populaire. Ses films sont connus pour intégrer des scènes où les repas sont l'exutoire des fantaisies ou des sentiments de ses personnages.
Sa devise, maintes fois proclamée, est : « Oncques ne m’emmerde .. »
Ses films et ses interprètes ont obtenu de nombreux prix dans les festivals internationaux. La carrière de Chabrol est couronnée par le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Caméra de la Berlinale en 2009 et le grand prix des auteurs et compositeurs dramatiques en 2010.
Avec notamment Alfred Hitchcock, il est l'un des rares metteurs en scène dont le style a donné naissance à un adjectif fondé sur son patronyme (« chabrolien ») passé dans le langage courant et reconnu par certaines encyclopédies.

Biographie

Jeunesse

Fils unique . . de Madeleine, née Delarbre, et Yves Chabrol{{Lien weburl=http://www.e-media.ch/dyn/bin/1108-5363-1-chabrol_rencontre.pdftitre=Claude Chabrol à la Cinémathèque suisse, le 4 décembre 2007site=e-media.chéditeur= consulté le=17 septembre 2010., Claude Henri Jean Chabrol naît malgré les conseils de médecins qui recommandent à sa mère alors enceinte de trois mois d'avorter, les époux Chabrol ayant été trouvés inanimés à la suite d'une asphyxie due à un chauffe-eau défectueux Claude Chabrol traitera le sujet de l'avortement dans plusieurs de ses films par la suite.. Grandissant dans l'appartement familial du 14 arrondissement, situé au-dessus de la pharmacie paternelle, il fréquente les salles de cinéma parisiennes à partir de l'âge de . et est à l'école primaire avec Michel Rocard. Son père, résistant de la première heure{{notegroupe=alphaAvec Maurice Ripoche et Maurice Nore, il fonde en le réseau Ceux de la Libération .., envoie l'enfant, durant la Seconde Guerre mondiale, dans la maison de famille de sa grand-mère maternelle, à Sardent, dans la CreuseMarie-Noëlle Tranchant, « Claude Chabrol, le charme indiscret de la bourgeoisie », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », 16-17 février 2019, p. 34..
À l'âge de onze ans, il assiste un passionné de cinéma originaire de la région nommé Georges Mercier, dans l'exploitation d'une salle de cinéma à Sardent. Il réceptionne les bobines, assiste le projectionniste, tient la caisse, participe au choix des films. C'est pour lui une aventure palpitante, qui prend fin à la Libération lorsque la fréquentation baisse au profit des bals populaires.

Études et débuts dans le cinéma

De retour à Paris après la Libération, il fait des études de lettres et de droit (au cours desquelles il côtoie Jean-Marie Le Pen . .). Il fait également un bref passage à Sciences Po, dont il retire une sorte de haine de la classe politique. Il suit ensuite, sous l'influence parentale, et sans conviction, des études de pharmacie, qu'il abandonne après avoir quadruplé sa première année .. C'est le cinéma qui lui sourit : il entre à la Fox (en 1955) comme attaché de presse, tout en agissant comme critique de cinéma dès l'aurore de la Nouvelle Vague française, aux côtés de Jean-Luc Godard, François Truffaut, Éric Rohmer et Jacques Rivette, ses collègues aux Cahiers du cinéma. De 1953 à 1957, dans la revue à couverture jaune fondée par André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze, il participe à la défense de la politique des auteurs. Ses maîtres sont alors Fritz Lang, Jean Renoir, Howard Hawks . Il publie en 1957 avec Éric Rohmer, un livre sur Hitchcock, le maître du suspense et celui qui a su imposer son style au système hollywoodien. Une autre rencontre est, pour la suite, également déterminante : celle du romancier Paul Gégauff, son futur scénariste. Il aura une profonde influence sur Chabrol, lui permettant de s'éloigner de l'éducation bourgeoise qu'il a reçue, bien qu'il s'en avoue toujours encore marqué de traces profondes, indélébiles .. « Il a fait sauter tous les verrous de mon vieux fonds judéo-chrétien » résume le cinéaste . Jusqu'en 1981, des Cousins jusqu'au Système du docteur Goudron et du professeur Plume, Gégauff sera le scénariste ou le dialoguiste de quinze films de Chabrol.

Mariage(s)

Il épouse, le ., Agnès Goute, fille d'un haut fonctionnaire et petite-fille du banquier et caricaturiste Paul Goute. Agnès Goute reçoit une dot de son père de 25 millions de francs (1957), ce qui permet au nouveau cinéaste de financer leur maison de production, Ajym (1956-1961), sigle formé des initiales du prénom de son épouse Agnès et de celles de leurs deux fils, Jean-Yves (né en 1954 et futur architecte) et Matthieu (né en 1956 et futur compositeur de la musique de ses films).
Il divorce en 1964 et convole en secondes noces le avec l'actrice Stéphane Audran (née Colette Dacheville), qu'il connaît depuis 1958 . et avec qui il entretient une relation depuis l'année suivante. Elle est la mère de son troisième fils, Thomas (né en 1963, futur acteur). Avec elle, il poursuit une fructueuse coopération, jusque très au-delà de leur séparation définitive en 1976. Depuis 1971, Chabrol entretient une relation avec sa scripte Aurore Paquiss.
en 2008.
En 1983, il se marie en troisièmes noces, avec Aurore Pajot (aussi dite « Aurore Paquiss » ou « Maistre », puis Chabrol), qui est sa scripte sur pratiquement tous ses films depuis Les Biches (1968). La fille de celle-ci et de l'acteur François Maistre, Cécile Maistre (née en 1967), est son assistante sur de nombreux films. Il donne régulièrement des rôles à son fils cadet Thomas, tandis qu'un autre fils, Matthieu, est compositeur de la musique de ses films à partir des Fantômes du chapelier (1982) .. Des quatre enfants de la famille recomposée, il n’y a donc que son fils aîné Jean-Yves, architecte, qui ne travaille pas aux côtés de Claude Chabrol ..

Les débuts

Agnès et Claude Chabrol coproduisent un court métrage écrit par Chabrol et Jacques Rivette et réalisé par ce dernier : Le Coup du berger (1956), avec Jean-Claude Brialy. Et, dès la fin de 1957, Claude Chabrol tourne son premier film, Le Beau Serge à Sardent, puis Les Cousins, sur un scénario écrit avec Gégauff. Sortis en janvier et mars 1959, les deux films deviennent les premiers longs métrages — — de la Nouvelle Vague. Ils se caractérisent par leur petit budget, de jeunes acteurs peu connus (Brialy, Gérard Blain, Bernadette Lafont puis Juliette Mayniel) et des décors naturels. Ils obtiennent un grand succès public. Le Beau Serge obtient le Prix Jean-Vigo ainsi que la Voile d'argent au Festival de Locarno. Les Cousins est récompensé par l'Ours d'or au Festival de Berlin.
Chabrol adapte ensuite un roman policier de Stanley Ellin : À double tour. Le film sort en décembre 1959 - un an avant À bout de souffle - et met pour la première fois en vedette Jean-Paul Belmondo. Il est présenté au Festival de Venise. L'accueil est mitigé , cependant Madeleine Robinson obtient la Coupe Volpi pour son interprétation d'épouse trompée, odieuse et pitoyable. Chabrol réalise ensuite Les Bonnes Femmes, sur un scénario de Gégauff, qui décrit le quotidien banal de quatre vendeuses. Le film n'obtient pas le succès escompté. Pour ses films suivants, Chabrol se voit contraint d'« accepter des concessions, forçant ici la note humoristique, adoucissant là le propos ». Il réalise Les Godelureaux, d'après un roman d'Éric Ollivier, un film qui parle du « plaisir qu'éprouvent les gens à vivre leur inutilité et vivre d'inutilités ». Après l'échec commercial de L'Oeil du malin - dont la vedette est Stéphane Audran - et d'Ophélia, Chabrol est contraint de s'orienter vers un cinéma plus commercial.
Françoise Sagan contacte le producteur Georges de Beauregard et lui fait part de son souhait de travailler avec Chabrol. Au départ l'idée d'une biographie de George Sand est envisagée, puis Sagan et Chabrol choisissent le personnage de Landru, traité sur le ton de la satire . Charles Denner incarne le personnage, entouré notamment de Michèle Morgan et Danielle Darrieux. Landru est un succès qui amène Chabrol à réaliser plusieurs films de commande : des parodies de films d'espionnage avec Roger Hanin, produits par Christine Gouze-Rénal (Le Tigre aime la chair fraîche et Le Tigre se parfume à la dynamite), Marie Laforêt (Marie-Chantal contre Docteur Khâ) et un film sur la résistance d'après le colonel Rémy (La Ligne de démarcation). Ce film est une commande des producteurs Raymon Eger et Georges de Beauregard et sera l'un des plus grands succès publics de Chabrol. Sur un scénario de Paul Gégauff, il tourne Le Scandale, avec Anthony Perkins et Maurice Ronet, un film qui montre « la déliquescence des mœurs d'une époque, où les rapports sociaux tuaient les rapports humains » .

Les années Génovès

En 1967, Chabrol cherche un partenaire financier qui puisse le dégager des soucis administratifs et financiers qui se posent à tout réalisateur. Daniel Boulanger lui présente André Génovès, un jeune producteur. Leur coopération débute par La Route de Corinthe, d'après un roman d'espionnage de Claude Rank dont Boulanger détient les droits. C'est le début d'une « belle histoire » de treize films qui va durer jusqu'en 1975. Génovès « salarie » Chabrol douze mois sur douze, avec un salaire moyen englobant l'écriture, la préparation, le tournage et la postproduction. Le réalisateur adopte le rythme d'un film tous les neuf mois.
Selon Jean Tulard, cette époque est « la meilleure peut-être dans l'œuvre de Chabrol ». Certains critiques qualifient de « pompidoliens » les films Les Biches, La Femme infidèle, Que la bête meure, Le Boucher, La Rupture, Juste avant la nuit, Les Noces rouges, auxquels on attache parfois Le Scandale et Nada . Les films sont marqués par l'observation de la bourgeoisie, souvent provinciale, sous la présidence de Georges Pompidou. Chabrol se fait spécialiste de l'analyse féroce de ce milieu social, dont l'apparent conformisme sert de couvercle à un bouillonnement de vices et de haines. Que ce soit sur le registre de la comédie grinçante ou du polar, souvent de concert avec le romancier scénariste Paul Gégauff, il ne cesse d'en traquer l'hypocrisie, les coups bas et la bêtise, avec une délectation rare et jubilatoire, à laquelle participent ses acteurs fétiches : Michel Bouquet, Jean Yanne, Michel Duchaussoy et Stéphane Audran. Celle-ci porte le prénom d'Hélène dans quatre de ces films.
Sur cette période, seuls deux films échappent à cette classification : La Décade prodigieuse et Docteur Popaul, d'après des romans policiers d'Ellery Queen et Hubert Monteilhet. Chabrol reconnaît avoir raté La Décade prodigieuse, coûteuse production avec un quatuor de vedettes (Orson Welles, Marlène Jobert, Anthony Perkins et Michel Piccoli) . C'est lors du tournage de ce film, en été 1971, qu'il engage une relation avec sa scripte Aurore Paquiss, qui deviendra sa femme quelques années plus tard . Il définit Docteur Popaul - interprété par Jean-Paul Belmondo - comme vivant en 1972, « c'est-à-dire que le cynisme, la bêtise et la lâcheté font partie de sa vie. (...) Au début, c'est de la gaudriole; après aussi, mais on ne le sait pas ». Avec plus de deux millions de spectateurs en France, ce film est son plus grand succès.
Chabrol connaît en 1973 avec Les Noces rouges des difficultés avec la censure. La commission de contrôle cinématographique émet l'avis que la décision d'accorder le visa de censure au film de Claude Chabrol soit différée, en raison du fait que le procès des « diaboliques de Bourganeuf » ne s'est pas encore tenu. Le film s'inspire ouvertement de ce fait divers . Incarnés à l'écran par Stéphane Audran et Michel Piccoli, ces deux amants adultérins seront reconnus coupables de l'assassinat de leurs conjoints respectifs . Le cinéaste s'insurge contre cet avis, considérant « qu'une des raisons profondes de cette attitude est la présence dans le film d'un personnage de député, désigné comme faisant partie de la majorité ». Le film sort en avril 1973, après le procès et les élections législatives. Il obtient le prix FIPRESCI de la critique internationale au festival de Berlin.

Réalisateur reconnu

La série des films pompidoliens prend fin avec Nada, un film violent d'après un roman de Jean-Patrick Manchette qui décrit un groupe terroriste réalisant l'enlèvement de l'ambassadeur des États-Unis. Ce n'est pas un film à thèse : les policiers sont « idiots » et les terroristes « lamentables ». L'un des membres du groupe écrit : « le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique sont les deux mâchoires d'un même piège à cons », phrase qui est réputée résumer la pensée chabrolienne .
Il tourne ensuite Une partie de plaisir, « auto-fiction conjugale » de Paul Gégauff, interprété par Gégauff et sa femme Danièle. Jusqu'à la fin de la décennie, il choisit des sujets éclectiques dans lesquels son inspiration s'émousse parfois, il l'avoue : films policiers (Les Innocents aux mains sales, Les Magiciens - dont Chabrol n'est pas fier - Les liens du sang), séries télévisées (Madame le juge, Histoires insolites, Fantômas) documentaires musicaux (Il était un musicien), fantastique (Alice ou la dernière fugue), film sur la Bretagne (Le Cheval d'orgueil, d'après les souvenirs d'enfance de Per-Jakez Hélias), drame (Folies bourgeoises d'après Lucie Faure, qu'il considère comme un mauvais film , tiré d'un roman « illisible » et d'une adaptation « quasi-nulle » ). Au cinéma ce sont, pour l'essentiel, des échecs publics et critiques retentissants, à l'exception de Violette Nozière qui marque sa rencontre en 1978 avec Isabelle Huppert. Violette Nozière, l'empoisonneuse parricide qui fit scandale dans les années 1930, ajoute une dimension supplémentaire à la galerie de monstres jusqu'ici filmés par Chabrol (il avait déjà adapté un autre fait divers sanglant dans Landru avec Charles Denner). Il entame avec l'actrice un duo efficace, qui prend la relève de celui qu'il formait avec Stéphane Audran. Violette Nozière permet à Isabelle Huppert d'obtenir le prix d'interprétation féminine à Cannes et à Stéphane Audran de remporter le César de la meilleure actrice dans un second rôle.
Au début des années 1980, Chabrol travaille pour la télévision. Avec Paul Gégauff, il adapte notamment une nouvelle d'Edgar Poe : Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume. Ce sera sa dernière collaboration avec l'écrivain. En 1982, Chabrol met en scène un roman de Simenon Les Fantômes du chapelier. Le film est salué par une partie de la critique , mais jugé indigne de figurer dans la sélection française du Festival de Cannes . Il est primé au MystFest, festival italien de littérature et de cinéma en 1982. Deux ans plus tard, il adapte Simone de Beauvoir dans Le Sang des autres, une importante production internationale sur la Résistance, qui sera un échec.

Les années Karmitz

En 1985, Marin Karmitz accepte le scénario de Poulet au vinaigre, qui a été refusé par d'autres producteurs. C'est le début d'une « complicité » qui va s'étendre sur onze films supplémentaires jusqu'en 2003 (Inspecteur Lavardin, Masques, Une Affaire de femmes, Madame Bovary, Betty, Rien ne va plus, La Cérémonie, L'Enfer, Merci pour le chocolat, Au cœur du mensonge, La Fleur du mal). Ce seront pour la plupart des réussites commerciales qui permettront à Karmitz de produire des films plus difficiles . Il touche tant les rives du films policier (Masques, critique de l'univers de la télévision, Le Cri du hibou, adaptation de Patricia Highsmith), de la comédie policière (Poulet au vinaigre, Inspecteur Lavardin, Rien ne va plus) que celles de l'adaptation littéraire (Madame Bovary, Betty d'après Simenon), ou du fait divers sanglant (La Cérémonie), adaptée du roman L'Analphabète de Ruth Rendell. En 1988, Une affaire de femmes retrace la vie de Marie-Louise Giraud, qui effectua des avortements à Cherbourg sous l'occupation et qui fut condamnée à mort. Il revient sur cette période en 1993 dans un film documentaire composé des actualités cinématographiques officielles du régime du Maréchal Pétain : L'Oeil de Vichy.
Avec L'Enfer, il reprend un scénario d'Henri-Georges Clouzot, que celui-ci avait tenté de tourner lui-même en 1964, avec Romy Schneider et Serge Reggiani. En raison d'un budget trop limité et de problèmes de santé, Clouzot n'avait pu l'achever. Sa veuve confie le scénario, qui évoque une jalousie masculine morbide, à Karmitz et Chabrol le met en scène avec Emmanuelle Béart et François Cluzet. Il revient régulièrement au « polar provincial » par des films tels que Au cœur du mensonge, La Demoiselle d'honneur et La Fleur du mal.
Sur cette période, il connaît deux échecs notables en 1989 et 1990 sur des co-productions internationales : Jours tranquilles à Clichy est une fresque érotique d'après l'œuvre éponyme d'Henry Miller. Dr M se veut un hommage à Fritz Lang pour le centième anniversaire de sa naissance et met en scène un personnage démoniaque proche du Docteur Mabuse; Chabrol reconnaît que c'est un film raté.

Dernières années

Le producteur Patrick Godeau (Alicéléo) prend la relève de Marin Karmitz à partir de La Demoiselle d'honneur en 2004. Il produit les quatre derniers films de Claude Chabrol.
Entre deux tournages, Chabrol vient se reposer au Croisic en Loire-Atlantique, ville qu'il avait découverte après la guerre et où il avait acheté en 2004 une maison dans le centre du bourg (auparavant, son lieu de repli se trouvait à Gennes en Maine-et-Loire). Il y recevait souvent ses amis acteurs et cinéastes ..
Claude Chabrol est, en 2006, le réalisateur d'honneur du festival Un réalisateur dans la ville de Nîmes. Deux ans plus tard, il reviendra dans la cité romaine tourner son dernier film, Bellamy, avec Gérard Depardieu. Ce sera leur unique collaboration.
Chabrol reçoit, pour l'ensemble de son œuvre cinématographique, le Lifetime Achievement Award de l'Académie européenne du cinéma en 2003, le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Licorne d'Or au Festival International du film d'Amiens en 2008, la Caméra d'or de la Berlinale 2009 et le Grand prix 2010 de la SACD.
Puis arrive, à , ce « clap de fin » : Claude Chabrol meurt à son domicile le à l'âge de 80 ans . ., notamment de problèmes respiratoires qui avaient justifié son hospitalisation les deux dernières semaines, hospitalisation qui révèlera un lymphome non soignéIl était hospitalisé depuis quinze jours, notamment pour des problèmes respiratoires, selon RTL : .. Il est inhumé le 17 septembre, dans l'intimité, au Père-Lachaise ( ), après un rassemblement des proches et des amis sur le parvis de la Cinémathèque française . ..

Engagements


Claude Chabrol a côtoyé Jean-Marie Le Pen à la faculté de droit. Comme il l'explique dans l'émission Bouillon de culture, il a été « copain comme cochon » avec lui entre 1949 et 1952 et a admiré son côté « fout-la-merde magnifique ». Cependant il est connu pour avoir des opinions politiques « irréductiblement socialistes » et se vante, dans les années 60, de voter régulièrement communiste avec Stéphane Audran . Son passage à Sciences Po lui insuffle une détestation des hommes politiques. Le début de sa carrière lui vaut quelques malentendus, en particulier sur Les Cousins, accusé d'être un film fasciste parce que Jean-Claude Brialy s'y déguise en nazi. En 1973, il introduit dans Les Noces rouges un personnage particulièrement déplaisant de député de la majorité (UDR). Il estime que la présence de ce personnage, incarné par Claude Piéplu, constitue la vraie raison pour laquelle la commission de contrôle cinématographique a retardé la sortie du film.
En 1981, il soutient François Mitterrand lors de l'élection présidentielle .
En 1995, avec La Cérémonie, il déclare avoir signé un film marxiste, afin de rappeler aux intellectuels de gauche qui pensent que la chute du mur de Berlin a marqué la fin de la lutte des classes, qu'ils ont tort et qu'il existe encore un sous-prolétariat .

Filmographie

Réalisateur au cinéma

Réalisateur pour la télévision

Il a réalisé 26 fictions pour la télévision ..

Acteur

Longs métrages

Courts métrages

  • 1969 : Et crac de Jean Douchet
  • 1974 : La Bonne Nouvelle d'André Weinfeld
  • 1984 : Homicide by night de Gérard Krawczyk
  • 2001 : Tu devrais faire du cinéma de Michel Vereecken
  • 2009 : À bicyclette de Jean Douchet

Producteur

Chabrol avait, au début de sa carrière, produit des films avec sa société Ajym FilmsAjym Films sur Unifrance..

Box-office

Le box-office de Claude Chabrol est remarquable par sa régularité. Ses plus grands succès se répartissent en effet sur cinq décennies différentes. En revanche, on note aussi l'absence de très gros succès de plus de 5 millions de spectateurs.
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! Films
! Année
! Entrées . .
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Docteur Popaul align=center1972 align=right
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Les Cousins align=center1959 align=right
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Juste avant la nuit align=center1971 align=right
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À double tour align=center1959 align=right
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La Ligne de démarcation align=center1966 align=right
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Landru align=center1962 align=right
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Madame Bovary align=center1991 align=right
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Alice ou la Dernière Fugue align=center1977 align=right
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Le Tigre aime la chair fraîche align=center1964 align=right
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Le Tigre se parfume à la dynamite align=center1965 align=right
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Le Boucher align=center1970 align=right
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Le Beau Serge align=center1959 align=right
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L'Ivresse du pouvoir align=center2006 align=right
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Que la bête meure align=center1969 align=right
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La Fleur du mal align=center2003 align=right
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Violette Nozière align=center1978 align=right
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La Cérémonie align=center1995 align=right
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Une affaire de femmes align=center1988 align=right
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Marie-Chantal contre le docteur Kha align=center1965 align=right
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L'Enfer align=center1994 align=right
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Les Sept Péchés capitaux align=center1962 align=right
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La Rupture align=center1970 align=right
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Merci pour le chocolat align=center2000 align=right
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Les Noces rouges align=center1973 align=right
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Poulet au vinaigre align=center1985 align=right
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La Fille coupée en deux align=center2007 align=right
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La Décade prodigieuse align=center1971 align=right
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Masques align=center1987 align=right
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Inspecteur Lavardin align=center1986 align=right
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La Femme infidèle align=center1969 align=right
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Les Biches align=center1968 align=right
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Au cœur du mensonge align=center1999 align=right
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Les Innocents aux mains sales align=center1975 align=right
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Le Cheval d'orgueil align=center1980 align=right
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Nada align=center1974 align=right
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Les Bonnes Femmes align=center1960 align=right
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Rien ne va plus align=center1997 align=right
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La Demoiselle d'honneur align=center2004 align=right
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Les Fantômes du chapelier align=center1982 align=right
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Le Scandale align=center1967 align=right
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Bellamy align=center2009 align=right
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Le Cri du hibou align=center1987 align=right
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Betty align=center1992 align=right
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Les Godelureaux align=center1961 align=right
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L'Œil de Vichy align=center1993 align=right
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Folies bourgeoises align=center1976 align=right
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Une partie de plaisiralign=center1975align=right
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Le Sang des autres align=center1984 align=right
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L'Œil du malin align=center1962 align=right
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Jours tranquilles à Clichy align=center1990 align=right
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Les Magiciensalign=center1976align=right

Théâtre (metteur en scène)

  • 1964 : Macbeth de William Shakespeare, théâtre Montansier, Versailles
    avec Roger Hanin et Stéphane Audran
  • 1984 : La Danse de mort d'August Strindberg, théâtre de l'Atelier, Paris
    avec Michel Bouquet, Juliette Carré, Henri Garcin

Œuvres écrites

Romans

  • Landru (avec Françoise Sagan), éditions Julliard, 1963, 129 p. ; (Prólogo de Joaquin Jordá), Ed. Aymà, Barcelona, 1964, 132 p.; Ullstein, Berlin, 1964
  • L’Adieu aux dieux, Encre, 1980, 212 p.

Scénarios

  • La Femme infidèle, éd. L'Avant-scène Cinéma , mai 1969
  • Les Noces rouges (avec Roger Corbeau), éditions Seghers, , 1973, 199 p.
  • M (avec Thomas Bauermeister et Sollace Mitchel), éd. universitaires 1990
  • Rien ne va plus, Arte-Hachette Scénars, , 1997
  • La Fleur du Mal, suivi de Qui est criminelle ? (avec Caroline Eliacheff et Louise L. Lambrichs), Albin Michel, 2003, 203 p.
  • L'Ivresse du pouvoir, un film de Claude Chabrol (avec Odile Barski, coscénariste), éd. L'Avant-scène Cinéma, 2006, 96 p.

Nouvelles

  • « Musique douce », in Mystère magazine, novembre 1953
  • « Le Dernier Jour de souffrances », du Mystère magazine, février 1957 + En dos de couverture du numéro 111 d'avril 1957, c'est également avec cette nouvelle qu'il sera fait lauréat du , au « Concourt de nouvelles policières » de Mystère magazine, récompensant les 10 premiers manuscrits et honorant les 7 suivants.
  • Six contes moraux (avec Éric Rohmer), L'Herne, Paris, 1974, rééd. 2003 ; Six Moral Tales, New York, NY, U.S.A.: The Viking Press, 1980

Articles dans les Cahiers du Cinéma


{{colonnestaille=24
  • Que ma joie demeure -sur Chantons sous la pluie (Singing in the rain) - 11/1953
  • Note sur Le voyage de la peur (The Hitch-Hiker) - 12/1953
  • Note sur Une affaire troublante (A Personal Affair) - 05/1954
  • Hitchcock devant le mal dans un NS 'Hitchcock' - 10/1954
  • Histoire d'une interview dans un NS 'Hitchcock' - 10/1954
  • Les 10 meilleurs films de 1954 - 01/1955
  • Un calvaire -sur Le pain vivant - 02/1955
  • Entretien avec Alfred Hitchcock (av. François Truffaut) - 02/1955
  • Petits poissons deviendront grands -sur Bronco Apache (Apache) et Du plomb pour l'inspecteur (Push Over) - 03/1954
  • Sans tambour ni trompette -sur Rebecca - 03/1954
  • Revue des revues -sur Films in Review, Sight and Sound et Film culture - 03/1954
  • Entretien avec Jules Dassin (I) - 04/1954
  • Les choses sérieuses -sur Fenêtre sur cour - 04/1954
  • Petit journal intime du cinéma - 04/1954
  • Entretien avec Jules Dassin (II) - 05/1954
  • Petit journal intime du cinéma - 05/1954
  • Éphémérides Cannois - 06/1954
  • Clés pour la comtesse -sur La comtesse aux pieds nus (The Barefoot Contessa) - 07/1954
  • Raoul -sur Le cri de la victoire (Battle Cry) - 07/1954
  • Revue des revues -sur Films in Review, Sight and Sound et Film culture - 08-09/1954
  • Le gambit du Pharaon -sur La terre des pharaons (Land of the Pharaohs) - 12/1954
  • Évolution du film policier dans un NS 'Situation du cinéma américain' - 12/1954
  • Notices biographiques dans le dictionnaire des réalisateurs américains contemporains - 12/1954
  • Les 10 meilleurs films de 1955 - 01/1956
  • Évolution du film policier dans un NS 'Situation du cinéma Américain' - 12/1954
  • Entretien avec Anthony Mann (av. Charles Bitsch) - 03/1957
  • Bonjour, Monsieur Oswald Propos recueillis de Gerd Oswald) - 04/1957
  • Notices biographiques dans le dictionnaire des réalisateurs français contemporains - 05/1957
  • Les films de Cannes 1957 - 06/1955
  • Les 10 meilleurs films de 1957 - 01/1958
  • La peau, l'air et le subconscient - sur La fin de son : Le Beau Serge - 05/1958
  • Extrait du film Les Cousins - 12/1958
  • Les 10 meilleurs films de 1958 - 02/1959
  • Les petits sujets dans un NS 'Jean Cocteau' - 10/1959

Essais

  • Hitchcock (avec Éric Rohmer et Dominique Rabourdin), éd. Universitaires, , 1957, 180 p. ; Ramsay, poche cinéma , 1986 ; Ramsay, poche cinéma , 2006 ; Hitchcock: The First Forty-Four Films, Ungar Pub Co, New York, New York, U.S.A., 1979 , 1980
  • Collectif, Portraits de cinéma (textes de Michèle Morgan, Claude Chabrol et Jean Marais), éditions du Regard, 1982, Paris, 184 p., ill. (80 photographies d'acteurs et d'actrices, dont certaines en couleurs)
  • Les romans qui ont inspiré Hitchcock, présentés par Claude Chabrol, éditions du Masque, 1994-1995 ; 1998
Tome 1 : Un étrange locataire - Le Numéro 17 - Les Trente-neuf marches - Mr Ashenden agent secret - L'Agent secret - Jeune et innocent - Une femme disparaît

Tome 2 : L'Auberge de la Jamaïque - Rebecca - La Maison du Edwardes - Le Procès Paradine - Le Grand Alibi
  • Collectif, Lang, Hawks, Hitchcock (textes de Jacques Rivette, Jacques Becker, François Truffaut et Claude Chabrol), Arte , 1999
  • Collectif, L'Ami Poiret : 1926-1992 (textes inédits de Daniel Auteuil, Caroline Cellier, Claude Chabrol et autres), éditions Noesis, Paris, 2002
  • Comment faire un film (avec François Guérif), Payot & Rivages, , 2003 ; Rivages, Poche , 2004, 98 p. ; Cómo se hace una película, Alianza Editorial, Madrid, 2004 , 2005 ; Wie man einen Film macht, Autorenhaus Verlag, Berlin, 2004

Entretiens, mémoires, pensées…

  • Claude Chabrol (présentation par Guy Braucourt), Éditions Seghers, , Paris, 1971, 186 p.
  • Et pourtant je tourne (avec René Marchand), Robert Laffont, , 1976, 372 p. ; rééd. Ramsay, poche cinéma , 1992, Robert Corbeau (éd.)
  • Claude Chabrol (propos recueillis par Joël Magny), Éditions Les Cahiers du cinéma, , 1987
  • Un jardin bien à moi. Conversation avec… Claude Chabrol (propos recueillis par François Guérif), Denoël, 1999
  • Pensées, répliques et anecdotes, Le Cherche midi, , 2002, 148 p.
  • Laissez-moi rire ! (avec André Asséo), éditions du Rocher, 2004, 190 p.
  • Par lui-même et par les siens, avec Michel Pascal, Stock, 2011
  • « Le Bon Plaisir de Claude Chabrol » par Jean-Pierre Pagliano, France Culture, 24 janvier 1987
  • Mémoire intime de Claude Chabrol, Plon, 14 avril 2012

Livre audio

  • Postérité

    • Salle de théâtre Claude-Chabrol à Angers, inaugurée fin 2011 ..
    • Le réalisateur Bong Joon-ho lui rend hommage en 2019 lorsqu'il reçoit la Palme d'or à Cannes pour son film Parasite .
    • L'écrivain écossais prétend fallacieusement dans la préface à son roman La Disparition d'Adèle Bedeau (2013, édition française 2018) que celui-ci serait basé sur l'œuvre d'un certain Raymond Brunet (sic) qui aurait fait l'objet en 1989 d'une adaptation par Claude Chabrol, avec Isabelle Huppert en tête d'affiche ..
    • Espace culturel Claude-Chabrol à Sardent, inauguré en 2015 .
    • Marcel Gotlib, dans une Rubrique-à-brac consacrée à La Décade prodigieuse, inaugure le concept de « bouffe chabrolienne » : le réalisateur ne résisterait jamais à avoir au moins une fois dans chaque film une scène particulière de repas. Il semble que cela se vérifie dans bon nombre de ses productions par la suite. Ainsi, dans Poulet au vinaigre, l'inspecteur Laverdin insiste sur l'importance du paprika avec l'œuf au plat ou bien, dans Rien ne va plus, Isabelle Huppert et Michel Serrault font la cuisine dans un camping-car.

    Notes et références

    Notes


    Références


    Voir aussi


    Bibliographie

    • Robin Wood and Michael Walker, Claude Chabrol, London, Studio Vista, Movie Paperbacks, 1970
    • Guy Braucourt, Claude Chabrol, , Éditions Seghers, 1971
    • James Monaco, The New Wave, Oxford University Press, 1978, 384 p.
    • Collectif, Autour d’Emma : Madame Bovary un film de Claude Chabrol (F. Boddaert, P.-M. de Biasi, C. Eliacheff, A. Laporte, C. Mouchard, A. Versaille), Hatier, , 1991
    • Thierry Jousse, Cinq motifs pour Claude Chabrol, Les Cahiers du cinéma , sept. 1995
    • Guy Austin, Claude Chabrol, Manchester University Press, French Film Directors Series, 1999
    • Wilfrid Alexandre, Claude Chabrol, la traversée des apparences, Le Félin, Paris, 2003, 267 p.
    • Richard John Neupert, A History of the French New Wave Cinema, University of Wisconsin Press, 2007, 424 p.
    • Laurent Bourdon, Chabrol se met à table, Larousse, , 2009, 192 p., 23,5 ×
    • Dominique Borde, Le roman du cinéma français, éditions du Rocher, 2010, 352 p.

    Films sur Chabrol

    • 1991 : Claude Chabrol, l'entomologiste, réalisé par André S. Labarthe pour Cinéastes de notre temps, 52 min
    • 2003 : Claude Chabrol l'artisan, réalisé par Patrick Le Gall, France, 52 min
    • 2005 : Grand Manège (ou Qu'est ce qui fait tourner Chabrol ?) réalisé par Olivier Bourbeillon, avec Stéphane Audran, Sandrine Bonnaire, Michel Bouquet, Thomas Chabrol, Claude Chabrol, Gwenhaël de Gouvello, Suzanne Flon, Jacques Gamblin, Bernadette Lafont, Benoît Magimel et Cécile Maistre, France, 58 min
    • 2010 : Claude Chabrol passe à table, film documentaire réalisé par Bertrand Loutte, France, 45 min
    • 2017 : L'Œil de Chabrol, réalisé par Gérard Goldman, France, 60 min

    Liens externes

    • Dossier consacré à Claude Chabrol sur Allociné
    • Portrait de Claude Chabrol en vidéos sur ina.fr
    • Archive vidéo : Claude Chabrol en 2008 se confie sur France 2
    • Archive vidéo : Claude Chabrol en 1970 se livre sur la Télévision suisse romande
    • Comment on sauve un film : dessin animé de Philippe Truffault, 1996, France, 3 min, commentaire lu par Claude Chabrol, production du Centre national du cinéma et de l'image animéeCNC, sur le site des Archives françaises du film (AFF du CNC)
    • Source des Cahiers du Cinéma''
    • Fiche du ciné-club de Caen

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