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André Castelot

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André Storms, dit André Castelot, né le à Anvers et mort le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain, journaliste, biographe et scénariste français d'origine belge sur Universalis.fr.
Auteur de nombreux livres consacrés à l'Histoire, il n'hésitait pas à se transformer en reporter. Se rendre sur le terrain, affirmait-il, était le seul vrai moyen de « s'approcher au plus près de la vérité historique ».

Biographie

Les débuts

André Castelot est le fils du Belge Paul Storms et de la poétesse Gabrielle Castelot. En 1914, pour éviter l'invasion allemande, ses parents l'amènent en France .. Il est naturalisé français très jeune .. Selon d'autres sources, il n'est naturalisé français qu'en 1961 . . ou 1962 .. Son frère cadet, le futur comédien Jacques Castelot, naît en 1914. Tous deux ont pris comme pseudonyme le nom de jeune fille de leur mère, qui vit séparée de leur père.
André Castelot est élève au collège Gerson à Paris, puis à Sainte-Croix de Neuilly. Enfant, il est régulièrement emmené par sa mère le jeudi au château de Versailles, où il a passé son enfance . , puis au château de Fontainebleau et au palais du Louvre. Autodidacte, il ne fait pas d'études supérieures et n'a pas de formation d'historien , Libération, 20 juillet 2004. , dira-t-il plus tard. Il a étudié à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. En 1928, André Castelot et sa mère demandent à faire partie de la Société d'histoire et d'archéologie de Senlis; il assiste ensuite à quelques séancesCollection des Comptes-rendus et mémoires du Comité archéologique de Senlis, en ligne dans Gallica. . Il fait son service militaire en Belgique en 1933-1934...
Gabrielle Castelot rencontre l'écrivain Alphonse de Châteaubriant, et devient à la fois sa maîtresse et sa collaboratrice. André Castelot exerce la fonction de secrétaire particulier de celui-ci entre 1933 (ou 1934) et 1937 . (1934 selon cet auteur). 1934 également selon .. Il est aussi journaliste à partir de 1935Dictionnaire de la télévision française, op. cit., critique dramatique au quotidien Le Petit Journal jusqu'en janvier 1938. Il est ensuite critique dramatique et correspondant du quotidien belge Le Pays réel et de La Presse de Rex, journaux du rexisme, le mouvement politique d'extrême droite de Léon Degrelle . Son nom n'apparaît pas avant 1937 dans Gallica et Retronews pour ce journal.. En parallèle, il est le commentateur des actualités cinématographiques françaises France-actualités Gaumont.
Il s'essaye aussi au théâtre en 1938; il figure dans la troupe jouant une adaptation d'une pièce britannique, L'Emprise, au Théâtre des Deux-Masques, avec d'autres acteurs débutantsLe Journal, 14 février 1938, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46111947/f7.item.r=Andr%C3%A9%20Castelot.zoom Excelsior, 4 mars 1938, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4737706c/f8.image.r=Andr%C3%A9%20Castelot?rk=42918;4 Paris-midi, 28 janvier 1938. Entre-temps, sa mère adhère à l'idéologie nazismenational-socialiste et entre en relation avec des Allemands nazis convaincusGilbert Joseph, Fernand de Brinon, l’aristocrate de la Collaboration, Albin Michel, Paris, 2002, ..

Sous l'Occupation

Mobilisé en 1939, il est démobilisé en juin 1940. En 1940, Gabrielle Castelot devient secrétaire générale de la direction de La Gerbe, journal politique et littéraire collaborationniste fondé par Châteaubriant. André Castelot y travaille comme rédacteur spécialisé dans les actualités mondiales et comme critique dramatique. Il fournit aussi au journal ses premières enquêtes historiques sur la mort du roi Louis XVI pour le , le Paris de Louis-Philippe, la chute de Robespierre et son thème préféré entre tous : Louis XVII et NaundorffJean-Félix Lapille. Une parousie européenne : La Gerbe (1940-1944), mémoire de master, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2016, (Lire en ligne). Le , il y appelle à la création d'un et demande qu'on interdise la pièce Huis Clos de Jean-Paul Sartre, tout en reconnaissant le talent de l'auteur.
Il est également de septembre 1940 à mars 1944 chef de la rédaction parisienne de L'Echo de Nancy, un quotidien collaborationniste imprimé à Nancy; il a pris la suite du journal L'Est républicain. Dirigé par des Allemands, ce journal emploie des journalistes françaisJean-Marie Launay, L'Est républicain de 1944 à nos jours, Atelier Reproduction des thèses, Université de Lille III, 1981, , François Moulin, Lorraine années noires: de la collaboration à l'épuration, La Nuée bleue, 2009, . Il met à l'honneur sa rédaction parisienne et Castelot en juin 1942, à l'occasion de la venue de Fernand de Brinon, en présence d'Alphonse de Châteaubriant, ces L'Echo de Nancy, 12 juin 1942, "Quand, en présence de son excellence M. de Brinon l'Echo de Nancy installe sa rédaction parisienne". Castelot y donne des contes, des critiques de pièces de théâtre et d'expositions dans sa rubrique https://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dw1fmqxb6j1qvf39/p2 L'Echo de Nancy, 7 octobre 1940. Il écrit aussi sur des personnages historiques comme Marie-Antoinettehttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dc0mjtq8g98czbx1/p1 L'Echo de Nancy, 16/17 octobre 1943. Mais il écrit aussi sur le marché noirhttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/drds9wggtq90lk5v/p1 Ibid., 20 mai 1943, affirme que l'Allemagne n'est pas responsable des restrictions alimentaires à Paris et accuse le régime de Vichyhttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dbjpb1rq7dsdn6k8/p1 Ibid., 22 janvier 1941, évoque la collaboration entre l'industrie française et l'industrie allemandehttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/df9jsmb2zsv6qql5/p1.item.r=castelot Ibid., 26 février 1941, couvre en 1943 le deuxième anniversaire de la Légion des volontaires français contre le bolchevismehttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/d9lw1bjlwtdhflhp/p1.item.r=Castelot Ibid., 28/29 août 1943 ou les bombardements de Paris par l'aviation alliéehttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dngddm6hs4zrnlm9/p1.item.r=castelot Ibid., 4/5 septembre 1943. Il interviewe Fernand de Brinon en 1941 (en compagnie du rédacteur en chef allemand du journal), qui vante la collaboration et l'Allemagne nazie https://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dtj06sklkxhrld4v/p2.item.r=castelot L'Echo de Nancy, août 1941 et Pierre Laval en 1943https://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/d6k7kzfjkgv6h17k/p1 Ibid., 15 février 1943, https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k587650f/f2.item.r=%22Andr%C3%A9%20Castelot%22.zoom Le Matin, 16 février 1943. Il exalte Alphonse de Châteaubriant et la collaborationhttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dqp70n5xgc44vjnv/p1.item.r=castelot Ibid., 29 mars 1941, rend compte d'un ouvrage anticommuniste en soulignant les liens occultes https://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/dnrkfh2pz7rt3vtd/p2.item.r=castelot Ibid., 30/31 août 1941, signe également en 1941 un article opposant la France de Vichy et celle d'avant la défaite à celle de Paris, qui a compris la nécessité de la collaborationhttps://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/d8lp6q2pn5fk46kz/p2.item.r=castelot Ibid., 9 février 1941, A. Castelot, Mentalités françaises.. Il présente en 1940 une exposition sur la franc-maçonnerie {{inciseil y affirme que ses https://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/d63j4wm75v3jjjtf/p2.item.r=castelot Ibid., 28 octobre 1940, et en 1941 l'exposition parisienne ; il souligne de la France depuis 1936https://kiosque.limedia.fr/ark:/31124/djvr88057q1pb6lm/p1.item.r=Castelot Ibid., 11 septembre 1941, A. Castelot, "L'exposition La France et le juif", François Moulin, , (L'auteur donne faussement la date de 1942).
Il donne aussi un article à l'hebdomadaire littéraire Comœdia Comoedia, 26 septembre 1942. En 1941, il écrit les commentaires du film documentaire Face au bolchevismeJe suis partout, 13 septembre 1941, (L'article évoque ), https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4339344b/f1.image.r=Andr%C3%A9%20Castelot?rk=450646;0 Le Grand écho de l'Aisne, 19 septembre 1941, Philippe d'Hugues, Les écrans de la guerre: Le cinéma français de 1940 à 1944, Éditions de Fallois, 2005, . En 1943, il réalise avec Jean Coupan un documentaire La machine à écrire l'histoire sur la façon dont sont réalisées sous l'Occupation de la France par l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondialeOccupation les actualités filmées dont il est le commentateur{{Ouvragelangue=frauteur=Pascal Orylien auteur=Pascal Orytitre=Les Collaborateurs 1940-1945sous-titre=lieu=Pariséditeur=Seuilannée=1976coll=Points/Histoirelire en ligne= isbn=978-2-02005-427-0oclc=993305201pages totales=336passage=86format=18 cm..
Il figure sur la « liste noire » du Comité national des écrivains (CNE) en 1944Les Lettres françaises, 21 octobre 1944. Il n'est cependant pas condamné à la Libération, malgré ces articles et sa participation à des actualités filmées de propagande à la gloire du maréchal Pétain. Arrêté fin août 1944https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4748569s/f2.item.r=Andr%C3%A9%20Castelot.zoom Combat, 31 août 1944 et incarcéré pendant plusieurs mois à Fresnes, il est libéré en juillet 1945, jugé et acquitté par la Cour de justiceFrançois Moulin, op. cit., . En janvier 1946, il est cependant interdit de publication pendant deux ans par le Comité national des écrivains, la plus lourde sanction que le CNE ait le droit de prendrePeter Novick, L’Épuration française. 1944-1949, Paris, Le Seuil, « Points »-histoire, 1991, , https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9770533j/f22.item.r=%22Andr%C3%A9%20Storms%22.zoom Journal officiel, 26 juin 1946, France-Soir, 27 juin 1946, L’Aurore, 26 juin 1946, ..

L'après-guerre : un historien populaire

Il épouse le 19 juillet 1946 Julienne Carré . . Directeur et fondateur en 1947 (ou 1948, ou 1949selon les sources) de la collection « Présence de l'Histoire » chez Sfelt, puis chez Amiot-Dumont et enfin à la Librairie académique Perrin, André Castelot aime à se définir comme . En 1948, il publie un livre consacré à et à sa détention à la prison du Temple. Il écrit plus tard {{citationc'est grâce à l'énigme du Temple que je suis devenu historien ou plutôt écrivain d'Histoire et d'histoiresPréface à l'édition de 1989 de Louis XVII..
Il écrit dans de nombreux quotidiens et périodiques comme Carrefour, à partir de 1949, Paris-Presse-l'intransigeant, à partir de 1954 (avec Alain Decaux, pour une série sur l'histoire de Paris), Le Figaro, Midi libre, Historama, Jours de France, Point de vue-Images du monde,Historia ou encore . Il écrit surtout dans sa résidence de campagne La Closerie de Port-MortLa Closerie, à Port-Mort., dans l'Eure (département)Eure.
Il est l'auteur de plus de soixante-cinq biographies et études historiques sur les grandes figures de l'histoire, particulièrement celles des , . Sa biographie de L'Aiglon : , Paris, Perrin, 1959. est la première à utiliser les lettres découvertes dans une malle cachée dans un grenier viennois ( ) et adressées à l'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de et mère de l' . .
Aux côtés de son complice et ami, l'écrivain Alain Decaux, il a fondé et produit à partir d'octobre 1951 l'émission radiophonique hebdomadaire de France Inter La Tribune de l'Histoire, avec un succès d'écoute jamais démenti jusqu’à son arrêt en 1997.
À la télévision nationale, les deux auteurs ont également présenté, de 1956 à 1966, la série Énigmes puis La caméra explore le temps, réalisée par Stellio Lorenzi.
Il a écrit des spectacles « son et lumière », notamment pour Chambord et pour Compiègne, mais aussi à Athènes, à Villandry, aux îles de Lérins, à Coppet, à Tours, à Madrid, à Persépolis, Porto-Rico, à Ajaccio, à Fontainebleau, aux Invalides, aux hospices de Beaune. Il a présenté en 1984 sur la scène du théâtre du Palais-Royal une évocation de « le Magnifique ». Il a aussi collaboré avec le metteur en scène et comédien Robert Hossein pour les spectacles Jésus était son nom et Je m'appelais Marie-Antoinette.
Il était membre du comité de soutien du mouvement L’Unité capétienne, où on trouve les noms de Jean Dutourd, Marcel Jullian, Reynald Secher, Gonzague Saint Bris et Georges Bordonove.

Hommages et postérité

Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, des Arts et des Lettres et de l’ordre de Léopold (Belgique), André Castelot a reçu de nombreuses distinctions, notamment, en 1984, le grand prix d’Histoire de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
Le prix d'histoire André-Castelot, récompensant un ouvrage de vulgarisation ou un roman historique, a été créé pour honorer sa mémoire.

Publications

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  • Louis XVII : L’énigme résolue, Paris, Perrin, 1948.
  • Le Secret de Madame Royale, SFELT, 1949détails de l'édition de 1949 sur le catalogue de la BNF..
  • Philippe Égalité, le prince rouge, Paris, Perrin, 1951, ouvrage couronné par l'Académie française.
  • Marie-Antoinette, Paris, Perrin, 1953, ouvrage couronné par l’Académie française.
  • Les battements de cœur de l'histoire, Paris, Le livre contemporain, 1960.
  • L'Aiglon : Napoléon II, Librairie Perrin, 1959, prix Richelieu 1959 et prix des Mille lecteurs 1967.
  • Vers l'exil, Paris, Perrin, 1962.
  • Joséphine, Paris, Perrin, 1965, prix du Plaisir de lire, destins hors séries de l'histoire 1966.
  • La Belle histoire des vacances, Perrin, 1965.
  • Bonaparte, Paris, Perrin, 1967.
  • Napoléon, Paris, Perrin, 1968.
  • Napoléon et l'amour, Club de la Femme, 1968.
  • La Duchesse de Berry ou la Mère persécutée, Paris, 1969.
  • Napoléon III (2 volumes), Librairie Perrin, 1974, prix des Ambassadeurs.
  • My Friend Lafayette - Mon Ami Washington, Paris, Perrin, 1975.
  • Maximilien et Charlotte du Mexique : La Tragédie de l'ambition, Paris, Perrin, 1977.
  • Talleyrand ou le Cynisme, Paris, Perrin, 1980.
  • François , Paris, Perrin, 1985.
  • Henri IV, le passionné, Paris, Perrin, 1986, grand prix de la ville de Paris.
  • La Révolution Française, Paris, Perrin, 1987.
  • Charles X : La Fin d’un monde, Paris, Perrin, 1988.
  • Madame du Barry, Paris, Perrin, 1989.
  • Fouché, le double jeu, Paris, Perrin, 1990.
  • La campagne de Russie 1812, Paris, Perrin, 1991.
  • Napoléon raconté aux enfants, Paris, Perrin, 1992.
  • Louis-Philippe, le méconnu, Paris, Perrin, 1993.
  • La Reine Margot, Paris, Perrin, 1994.
  • Marie de Médicis : Les Désordres de la passion, Paris, Perrin, 1995.
  • Madame de Maintenon, la reine secrète, Paris, Perrin, 1996.
  • Diane, Henri, Catherine : Le Triangle Royal, Paris, Perrin, 1997.
  • Les Grandes Heures des cités et châteaux de la Loire, Paris, Perrin, 1997.
  • Marie Louise, impératrice malgré elle, Paris, Perrin, 1998.

Bibliographie

  • Yannick Dehée, Agnès Chauveau (dir.), Dictionnaire de la télévision française, Nouveau Monde éditions, 2013
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Liens externes

Notes et références


Catégorie:Écrivain français du XXe siècle
Catégorie:Biographe français
Catégorie:Animateur de télévision français
Catégorie:Nom de plume
Catégorie:Collaborateur français pendant la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Personnalité royaliste française du XXe siècle
Catégorie:Collaborateur de Carrefour (hebdomadaire)
Catégorie:Officier de la Légion d'honneur
Catégorie:Commandeur de l'ordre national du Mérite
Catégorie:Commandeur de l'ordre de Léopold
Catégorie:Collaborateur de La Gerbe
Catégorie:Naissance en janvier 1911
Catégorie:Naissance à Anvers
Catégorie:Décès en juillet 2004
Catégorie:Décès à 93 ans
Catégorie:Décès à Neuilly-sur-Seine
Catégorie:Personnalité inhumée dans l'Eure
 
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