Today: Friday 30 July 2021 , 7:25 am


advertisment
search




Rue Saint-Rémésy

Dernière mise à jour 4 Jour , 14 heure 12 Vues

Advertisement
In this page talks about ( Rue Saint-Rémésy ) It was sent to us on 25/07/2021 and was presented on 25/07/2021 and the last update on this page on 25/07/2021

Votre commentaire


Entrez le code
 
La rue Saint-Rémésy (en occitan : carrièra Sant Remesi) est une rue du centre historique de Toulouse, en France. Déjà désignée sous ce nom dans les chroniques de la croisade des Albigeois au début du , c'est une des plus anciennes voies de la ville. Elle suit un parcours relativement rectiligne, parallèle aux rues Pharaon et des Filatiers, à l'est, et à la rue de la Dalbade, à l'ouest.
Elle conserve plusieurs bâtiments anciens et des hôtels particuliers appartenant aux membres de l'aristocratie toulousaine, dont certains sont inscrits aux monuments historiques, tels l'hôtel Hébrard et l'hôtel Réquy. Au cours du et du , la rue a cependant connu de profonds bouleversements de son paysage, particulièrement du côté ouest.

Toponymie

en français et en occitan.
L'origine du nom de la rue Saint-Rémésy vient d'une chapelle, placée sous le vocable de saint Remi (en occitan : Remesi), qui se trouvait dans cette rue. Ce sanctuaire aurait été bâti par l'évêque de Toulouse Germier au . Dès le Moyen Âge, la rue porta ce nom, d'ailleurs connu au par la Canso de Eretges et la Chanson de la croisade albigeoise. Elle ne porta pas d'autre nom si ce n'est celui de Saint-Rémi. En 1794 seulement, pendant la Révolution française, la rue fut quelque temps désignée comme la rue Raisonnable, entre la rue Pierre-Brunière et la rue des Prêtres, et la rue de l'Estime entre la rue des Prêtres et la rue Henri-de-GorsseJules Chalande, 1914, ..

Description

La rue Saint-Rémésy est une voie publique située dans le centre-ville de Toulouse. Cette rue, dont la largeur varie entre 4 et , naît perpendiculairement à la rue Pierre-Brunière. Suivant un parcours presque rectiligne, elle reçoit à sa gauche la rue Saint-Jean et donne naissance à sa droite à la rue des Prêtres, puis se poursuit jusqu'au carrefour qu'elle forme, derrière l'abside de l'église de la Dalbade, avec la rue Henri-de-Gorsse, à sa gauche, et la rue des Polinaires, à sa droite. Elle est prolongée au nord par une partie de la rue Henri-de-Gorsse, puis par les rues des Paradoux, de la Bourse, Sainte-Ursule et Léon-Gambetta jusqu'à la place du Capitole.

Voies rencontrées

La rue Saint-Rémésy rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
  1. Rue Pierre-Brunière (d)
  2. Rue Saint-Jean (g)
  3. Rue des Prêtres (d)
  4. Rue Henri-de-Gorsse (g)
  5. Rue des Polinaires (d)

Histoire

Moyen Âge

Au Moyen Âge, la rue Saint-Rémésy appartient au capitoulat de la Dalbade. Son nom lui vient de l'église Saint-Rémi, construite à l'emplacement d'un premier sanctuaire élevé au par l'évêque Germier, à l'angle des rues Saint-Rémésy et Saint-Jean Nelly Pousthomis-Dalle, 2001, et 184.. La population de la rue est alors composée principalement de « mazeliers », c'est-à-dire de bouchers et de charcutiers, qui y ont leurs étals de viande (« https://fr.wiktionary.org/wiki/maisel#fro mazels ») à proximité de l'abattoir ou « affachoir » des cochons (actuel ). On y trouve également de nombreuses prostituées.
Au début du , les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem s'installent à Toulouse ː ils obtiennent en 1116 que l'église Saint-Rémi leur soit concédée, peut-être avec le soutien de l'évêque de la ville, Amelius Raymond du Puy, dont le frère, Raymond du Puy, est un futur supérieur de l'ordreJules Chalande, 1914, .. Ils occupent progressivement l'ensemble des maisons de la rue Saint-Rémésy entre la rue Saint-Jean et la petite rue de la Dalbade (actuelle rue Henri-de-Gorsse), réunissant tout le moulon entre ces rues et celle de la Dalbade, siège de leur commanderie. En 1160, ils obtiennent de l'évêque Raimond de Lautrec le droit d'avoir un cimetière pour les membres de leur ordre, connu comme le cimetière des Hospitaliers de Saint-Rémésy, et qui est aménagé à l'angle de la rue Saint-Rémésy et Saint-Jean ː normalement réservé aux hospitaliers, il accueille très tôt des laïcs donateurs de l’ordre« L'Hôtel des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem », sur le site de la DRAC Midi-Pyrénées, consulté le 19 octobre 2015.. À cette époque, l'église Sain-Rémi, progressivement désignée comme église Saint-Jean, aurait été déplacée plus à l'ouest, à l'angle des rues Saint-Jean et de la DalbadeNelly Pousthomis-Dalle, 2001, .. La grande richesse de la maison hospitalière toulousaine lui permet de recevoir en 1315 le rang de grand prieuréJules Chalande, 1915, . ː elle est placée à la tête de la langue de Provence.
Le quartier subit cependant des vicissitudes au début du , pendant la croisade des Albigeois. En 1216, durant l'occupation de la ville par les troupes de Simon de Montfort, un incendie est allumé par les soldats croisés près du quartier juif, dans la rue Joutx-Aigues, qui provoque des destructions jusque dans les rues de la Dalbade et du TempleJules Chalande, 1914, ..

Époque moderne

Le 7 mai 1463, un grave incendie se déclare dans une boulangerie, à l'angle des rues des Chapeliers (actuelle rue du Languedoc) et Maletache, qui provoque des destructions importantes dans toute la ville, et particulièrement dans le quartier de la DalbadeMaurice Bastide, 1968, .. En 1494, un petit oratoire, contenant une statue de saint Rémi, est construit par les Hospitaliers à l'angle des rues Saint-Rémésy et Saint-Jean, au chevet de la nouvelle église conventuelle Saint-Jean.
L'ampleur des destructions permet cependant aux élites locales de réunir de vastes emprises foncières pour faire bâtir leurs hôtels particuliersMaurice Bastide, « Toulouse après l'incendie de 1463 », . et c'est l'ensemble des maisons de la rue qui sont rebâties au cours du . Les hommes de loi, les parlementaires et les capitouls occupent alors presque toutes les maisons de la rueJules Chalande, 1914, .. En 1550, le capitoul Jacques de Borassol se fait construire une belle demeure (actuels et 3), dont subsiste une niche gothique (actuel ) et les fenêtres à croisillons Renaissance (actuel )Jules Chalande, 1914, .. Vers la même année, l'avocat Pierre Bartholomé élève sa maison dans la rue (actuel )Jules Chalande, 1914, .. Au début du , Jacques de Rivière, seigneur de Tournefeuille et conseiller au Parlement, fait bâtir un hôtel particulier à l'angle de la rue Pierre-Brunière et de la rue du Temple (actuelle rue de la Dalbade), qui occupe également une partie de la rue Saint-Rémésy (actuels et 7). Profitant de l'emplacement de l'hôtel de Rivière, les héritiers de Jacques de Rivière louent les bâtiments où s'installe une auberge à l'enseigne de Notre-DameJules Chalande, 1914, .. À l'angle de la rue Saint-Jean, deux maisons sont laissées aux prêtres de la douzaine de la Dalbade.
Dans la du , de vastes travaux sont entrepris par les Hospitaliers de Toulouse. La chapelle est restaurée en 1641Jules Chalande, 1915, ., puis le cimetière de la rue Saint-Rémésy est abandonné en 1655Nelly Pousthomis-Dalle, 2001, .. Les travaux les plus considérables commencent en 1665, lorsque l'hôtel Saint-Jean est complètement reconstruit à la demande du Grand prieur, Antoine de Roubin Graveson, sur les plans de l'architecte Jean-Pierre RivalzJules Chalande, 1915, ., quoique le petit oratoire de la fin du , dédié à saint Rémi, subsiste.

Période contemporaine


Au début du , le conseil municipal souhaite favoriser la circulation dans les rues les plus étroites de la ville et élargir la rue à . Plusieurs immeubles reçoivent de nouvelles façades, respectant le nouvel alignement (actuels ; 12, 30 à 36, 42, 44 et 54). En 1858, lors de travaux de voirie, l'ingénieur Guibal découvre la présence d'un aqueduc souterrain de la période romaine, en brique et haut de , à sous le sol actuelPierre Salies, 1989, ..
De nouvelles transformations interviennent dans les années 1930, avec la destruction de plusieurs maisons du côté ouest de la rue Saint-Rémésy. La municipalité socialiste d'Antoine Ellen-Prévot décide d'agrandir l'école élémentaire Fabre, trop à l'étroit. L'architecte en chef de la ville, Jean Montariol, est chargé du projet d'extension de l'école« École élémentaire Fabre », sur le site PSS-Archi, consulté le 16 octobre 2015.. Afin de réaliser les travaux, la maison de Borassol et les dépendances de l'hôtel de Rivière sont acquis par la ville en 1938, mais la démolition de ces bâtiments est finalement repoussée, grâce à une campagne de presse des Toulousains de Toulouse. Au lendemain de la Libération, le projet est repris par la municipalité socialiste de Raymond Badiou en 1945, qui ordonne la démolition en 1946Christian Maillebiau, https://www.ladepeche.fr/article/2001/03/06/304125-la-nouvelle-porte-de-la-prefecture-est-ancienne.html « La nouvelle porte de la préfecture est ancienne », La Dépêche du Midi, 6 mars 2001.. Dans la continuité de ces travaux, la municipalité ordonne également la construction de nouveaux bâtiments pour l'école maternelle ː le projet est confié à l'architecte Pierre Debeaux, qui, après destructions de plusieurs maisons (anciens à 23), réalise en 1951 un bâtiment en béton à l'angle des rues Saint-Jean et Saint-RémésyLouise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, http://patrimoines.midipyrenees.fr/fr/rechercher/recherche-base-de-donnees/index.html?notice=IA31131836 « école maternelle Fabre », sur le site du Patrimoine du conseil régional de Midi-Pyrénéesconseil régional Midi-Pyrénées, publié en 2007, mis à jour le 25 mars 2011..
Au début du , c'est au tour du nord de la rue de subir d'importants bouleversements. Après que l'École supérieure de commerce a quitté les bâtiments de l'ancienne commanderie hospitalière, l'hôtel Saint-Jean, en 1986, il s'agit de leur trouver une nouvelle affectation. Après rénovation, entre 2003 et 2005, ils accueillent finalement les bureaux de la DRAC Midi-Pyrénées. Les travaux de réhabilitation, s'ils prévoient de restaurer les parties anciennes de l'hôtel, et particulièrement la façade de la rue de la Dalbade, s'accompagnent de la destruction de toutes les maisons de la rue Saint-Rémésy, depuis la rue Saint-Jean jusqu'à la rue Henri-de-Gorsse (anciens à 33). Un bâtiment moderne est construit à leur emplacement par le bureau des architectes toulousains Jacques Munvez, Pierre-Luc Morel et Alain CastelPhilippe Emery, « L'hôtel Saint-Jean, palais de la culture régionale en 2005 », La Dépêche du Midi, 27 mars 2003..

Bâtiments et monuments remarquables


  • 1 : école élémentaire Fabre.
    L'école élémentaire Fabre est construite en 1946 sur les plans de l'architecte Jean Montariol. La porte à l'angle de la rue Pierre-Brunière servait d'entrée à l'école des garçons. Elle est surmontée d'un bas-relief représentant une mère et ses deux enfants.
    L'école Fabre remplace plusieurs bâtiments construits au milieu du dans le style Renaissance et détruits dans le même temps, l'hôtel du capitoul Borassol (anciens et 3) et les dépendances de l'hôtel Rivière (anciens et 7).
  • 2 : maison du capitoul Borassol.
    Cette maison, construite au milieu du , appartenait au capitoul Borassol, qui possédait également un hôtel en face (anciens et 3). Elle conserve à l'angle de la rue Pierre-Brunière une niche de style gothique, vide.

Ecole élémentaire Fabre Toulouse.jpgLe début de la rue et la façade de l'école élémentaire Fabre.
Rue Saint-Rémésy (Toulouse) - Maison Borassol.jpgAu N°2 la maison du capitoul Borassol.
  • 9 : hôtel Réquy. . ; annexe de l'école élémentaire Fabre.
    L'hôtel est édifié pour Pierre de Réqui en 1657. L'édifice se développe sur trois étages carrés, rythmé par six travées. Le portail, décentré, est encadré de deux consoles sur lesquelles sont sculptés deux atlantes. Les meneaux en pierre des fenêtres du sont ornés de grappes de fruits. Des remaniements au ont modifié les élévationsNathalie Prat et Karyn Zimmermann, « Fiche IA31116370 », 1996 et 2011..
  • 11 : hôtel Hébrard (ou de Claude de Saint-Félix). .
    L'hôtel est édifié pour le conseiller au Parlement Sanche Hébrard entre 1519 et 1541 : de cette période datent de belles fenêtres de style Renaissance et une porte surmontée par deux anges soutenant un écusson, dans l'aile ouest sur cour. En 1564, l'hôtel appartient à Claude de Saint-Félix. L'édifice est en grande partie reconstruit au , comme en témoignent la porte d'entrée et la corniche d'architecture classique. Des remaniements ont modifié l'aspect des élévations entre le et le Nathalie Prat, « Fiche IA31116368 », 1996..

Hotel Requy Toulouse.jpgFaçade de l'hôtel Réquy.
Hotel Claude de Saint Felix Toulouse .jpgFaçade de l'hôtel Hébrard (ou de Claude de Saint-Félix).
Toulouse Hotel Claude de Saint Felix 6.jpgCour intérieure de l'hôtel Hébrard.
  • 17-23 : école maternelle et bibliothèque Fabre.
    L'école maternelle Fabre est construite en 1951 par l'architecte Pierre Debeaux. D'un style moderne, elle est construite en béton. Au rez-de-chaussée, elle accueille la bibliothèque de quartier du même nom. Elle est agrandie par l'architecte Pierre-Jean Riera en 2003.
  • 18 : hôtel d'Aigna (ou Eygna). ..
    L'immeuble, de style classique, construit vers 1700, est un exemple de l'architecture aristocratique toulousaine. La façade sur rue est haute de deux étages plus un étage de comble, séparés par des cordons de brique. Au centre, la porte cochère en plein cintre est surmontée d'une corniche. Dans la cour, l'élévation nord est ouverte par des arcades en plein-cintre et séparées par des pilastres cannelés. Les étages sont desservis par un escalier de bois à balustresNathalie Prat et Annie Noé-Dufour, « Fiche IA31116371 », 1996..

  • Rue Saint-Rémésy (Toulouse) - Immeuble d'Aigna.jpgFaçade de l'immeuble d'Aigna.
    Rue Saint-Rémésy (Toulouse) - Maison de Jean Roguier.jpgN° 28 La maison de Jean Roguier
    Rue Saint-Rémésy (Toulouse) - Maison de l'avocat Dominique Baurens 1571.jpgN° 40 Maison de l'avocat Dominique Baurens
  • 26 : immeuble.
    L'immeuble est construit dans la du . La façade sur rue est dans le style Louis XVI de la fin de ce siècle. Les étages dégressifs sont séparés par des corniches moulurées. Les fenêtres sont rectangulaires et séparées par des motifs de tables. Au rez-de-chaussée et aux deux premiers étages, elles sont, comme la porte, surmontées de mascarons. Celles de l'étage noble possèdent de plus des garde-corps en fer forgéMarie-Luce Pujalte, « Fiche IA31116392 », 1996..
  • 28 : hôtel Roguier.
    Un hôtel particulier est construit dans la première décennie du pour Jean Roguier, avocat et capitoul. Il s'organise autour d'une cour centrale, encadrée de bâtiments qui ouvrent sur la rue Saint-Rémézy, la rue des Prêtres (actuel ) – et peut-être sur la rue Pharaon (actuel ). De ce premier bâtiment est conservée, dans la cour, la tour capitulaire de style gothique qui dessert le corps de bâtiment à l'est. L'escalier a été transformé au , mais il a conservé sa voûte d'ogives, dont les culots en pierre sont sculptés de choux frisés et d'animaux (chien, cochon, brebis, dragon, ange), et il est percé de fenêtres à meneaux.
    Le corps de bâtiment sur la rue Saint-Rémézy, de style classique, a été élevé au . Le portail, en brique et pierre alternée, possèdent des portes ornées de heurtoirs sculptés. Il donne accès à un passage couvert voûté d'arêtes, dont les retombées reposent sur des culots sculptésLouise-Emmanuelle Friquart et Laure Krispin, « Fiche IA31131838 », 2007.. Entre 1872 et 1887, l'hôtel est le domicile d'Eugène Trutat.
  • 40 : maison de l'avocat Dominique Baurens.
    La maison de l'avocat Dominique Baurens est construite en 1571 à l'emplacement d'un ancien abattoir (ou « affachoir ») de cochons, connu à la fin du . Elle conserve un escalier en boiseries Renaissance. La façade fut cependant complètement refaite dans la première moitié du .
  • Notes et références


    Voir aussi


    Bibliographie

    • Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome II, Toulouse, 1914, , et tome III, Toulouse, 1915, .
    • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
    • Maurice Bastide, « Un exemple de reconstruction urbaine : Toulouse après l'incendie de 1463 », Annales du Midi, t. 80, , 1968, .
    • Nelly Pousthomis-Dalle, « Toulouse (Haute-Garonne) : un programme de recherches sur l’ancien grand Prieuré des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem », Archéologie du Midi médiéval, vol. 19, , 2001, .

    Articles connexes

    • Liste des voies de Toulouse
    • Liste des monuments historiques de Toulouse

    Lien externe

  • « Fiches d'information détaillée Patrimoine Architectural », Inventaire général Région Occitanie, Ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le 21 octobre 2015).

  • Saint Rémésy
    Catégorie:Toulouse Les Carmes
    Catégorie:Implantation de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem
     
    commentaires

    Il n'y a pas encore de commentaires

    vu pour la dernière fois
    Most vists