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Édouard-Charles Fabre

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Édouard-Charles Fabre (1827-1896) a été le troisième évêque du diocèse catholique de Montréal. Successeur de , il est né à Montréal le et il meurt dans la même ville le à l'âge de 69 ans.

Biographie

Famille et éducation

Édouard-Charles Fabre naît à Montréal le . Son père est Édouard-Raymond Fabre, libraire et homme politique patriote, et sa mère Luce Perrault, fille de Julien Perrault . Ses frères et sœurs sont Hector, journaliste, diplomate et sénateur, Hortense, qui épouse l'homme politique George-Étienne Cartier en 1846, Gustave-Raymond et Hectorine .
Après ses études de lettres à Saint-Hyacinthe, en 1843, il suit son père qui se rend à Paris pour affaires. Édouard-Charles reste chez sa tante Julie Fabre, épouse d'Hector Bossange, fils du libraire Martin Bossange. Son séjour à Paris ne le détourne pas de son intérêt pour la prêtrise et, en 1844, il commence ses études de philosophie au séminaire des sulpiciens d’Issy-les-Moulineaux. Il reçoit la tonsure des mains de le .
Ses études terminées, il visite Rome, où il a la chance d'être reçu en audience par le pape Pie IX. Il est de retour à Montréal en 1846 pour effectuer ses études de théologie, sous la direction de . Il est ordonné prêtre en la cathédrale Saint-Jacques de Montréal le à l'âge de 23 ans.

Vicaire, curé, chanoine, coadjuteur

Vicaire deux ans à Sorel, il fut ensuite curé de l'église de Pointe-Claire encore deux ans.
En 1854, le rappelait près de lui à l'évêché, et, l'année d'ensuite, il le créait chanoine titulaire de sa cathédrale. Dix-neuf ans plus tard, le , il était élu coadjuteur de Montréal, avec le titre d'évêque de Gratianapolis, et sacré dans l'Église du Gesù le mai suivant.

Évêque et archevêque de Montréal

Édouard-Charles Fabre devient le troisième évêque du diocèse de Montréal le , suite à la démission de . Il hérite d'un diocèse en difficulté financière, qui peine à répondre aux besoins du grand nombre de familles d'agriculteurs qui à cette époque d'industrialisation arrivent en ville pour se chercher du travail. En 1879, les dettes du diocèse de Montréal s’élèvent à 750 000 $. Plusieurs nouvelles paroisses sont établies sur le territoire diocésain: Saint-Louis-de-France en 1880, Saint-Charles en 1883, St Anthony of Padua en 1884, Saint-Léonard en 1885, Immaculée-Conception en 1887, Très-Saint-Nom-de-Jésus en 1888, Sainte-Élisabeth-du-Portugal en 1894 et Présentation-de-la-Sainte-Vierge à Dorval en 1895.
Bien que son épiscopat s'inscrive globalement dans la continuité avec la politique ultramontaine de son prédécesseur et mentor , il passera pour beaucoup plus pragmatique, arrivant à réaliser des compromis qui mettront notamment un terme au vieux conflit qui opposait son évêché à l'archevêché de Québec et réduiront les différends avec les sulpiciens de Montréal. Le , le pape Léon XIII le nomme archevêque de Montréal.

Fin de vie

C'est lors d'un séjour à Rome, en 1896, qu’il apprend qu'il a un cancer du foie. Il meurt à Montréal le de la même année. Il est inhumé le en la cathédrale Saint-Jacques.

Héritage et postérité

Selon Élie-J. Auclair, il sut s'entourer de jeunes collaborateurs talentueux, qui donnèrent à sa direction administrative «de l'équilibre et de l'éclat» avant de devenir eux-mêmes plus tard des évêques: , , et .

Notes et références


Bibliographie

  • Brian Young, « FABRE, ÉDOUARD-CHARLES », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003.
  • François Alary, «Vocation et vision du monde au XIX siècle le cas de Mgr Édouard-Charles Fabre (1839-1846)», dans Études d’histoire religieuse, volume 59, 1993, p. 43-64.
  • Rolland Litalien, « Monseigneur Édouard-Charles Fabre, troisième évêque de Montréal (1876–1896) », dans Église de Montréal : aperçus d’hier et d’aujourd’hui, 1836–1986, Montréal, Éditions Fides, 1986, p. 83–88.
  • Gérard Parizeau, La chronique des Fabre, Montréal, Éditions Fides, 1978, 352 p.
  • Nadia Fahmy-Eid, Le clergé et le pouvoir politique au Québec. Une analyse de l’idéologie ultramontaine au milieu du XIXe siècle, Montréal, Hurtubise HMH, 1978, 318 p.
  • Léon Pouliot, Trois grands artisans du diocèse de Montréal Montréal, Messager canadien, 1936, 118 p. (en ligne)
  • Elie-J. Auclair, Figures canadiennes. Première série, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1933, p. 61-68. (en ligne)

Liens externes


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