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Coulogne

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Coulogne est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie

Situation

Coulogne est une petite ville française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région du Nord-Pas-de-Calais.
À proximité du littoral de la Côte d'Opale, la ville se trouve à la limite sud de la ville de Calais ainsi qu'à au nord-est de Boulogne-sur-Mer , à l'ouest de Dunkerque , au nord-ouest de Lille et au nord de Paris à vol d'oiseau.
La commune appartient à la communauté d'agglomération du Calaisis.

Communes limitrophes


Voies de communication et transports

Coulogne est située à proximité de l'entrée française du tunnel sous la Manche qui permet de rejoindre l'Angleterre.
Elle est également située à proximité de l'autoroute A16, qui relie la frontière avec la Belgique à la région parisienne via Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Abbeville, Amiens et Beauvais, et l'autoroute A26 qui relie Calais à Troyes via Arras, Saint-Quentin et Reims.
La ville est située à proximité de la gare de Calais-Fréthun (desservie par des Eurostar vers Londres, Bruxelles ou Paris, par des TGV, des TER, mais aussi des TERGV vers Lille-Europe et Boulogne-Ville).
Coulogne est également située à proximité du port de Calais, premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre.
Coulogne est desservie par la ligne du réseau Imag'in ainsi que par la , une navette fluviale.

La source aujourd'hui

En raison des pollutions issues de l'industrialisation des alentours de Calais, la source a été intégrée au réseau commun et se jette désormais dans le canal adjacent. Une plaque commémorative et indicative en bronze en marque encore l'emplacementDictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais, Commission départementale des monuments historique SUEUR-CHARRUEY, Libraire-Editeur, 31 Petite Place, 62000 ARRAS 1875.

Centre d'intérêt patrimonial

La source du Pont aux Etoupes près du lieu-dit des Marmoussets a longtemps servi comme « remède populaire ». Les habitants de la commune et des communes voisines venaient en puiser les eaux. Cette spécificité n'est pas propre à la commune puisqu'elle est courante dans les départements du nord de la France .. Un contrôle a été mis en place suite au succès qui induisit des débordements et parfois de la violence aux abords. Par la suite, le conseil municipal interdit toute commercialisation. La ferveur populaire et la croyances en des vertus miraculeuses ne sont pas propre à la source du Pont aux Etoupes mais communes aux sources de la région. .

Toponymie

  • Vient du latin colonicus « colonie, ferme » : Colonia Sancti Vulmari ( ), Colonia (1112), Couloigne (1276), Couloingne (1309), Coloigne (1296), Coln (1344), Colham ou Collam (1556), Collongne (1583), Haute et basse Coulogne (1584), Couloine ( ) .
  • Histoire

    Au tout début de son histoire, Coulogne n’était qu’une petite île, une sorte de banc de galets déposés par la mer qui occupait la région entre 5500 et 2000 avant J.C. Peu à peu, la mer se retire, laissant émerger des îlots où la terre est assez fertile. Plusieurs peuples s’y installent successivement et vivent de l’élevage, de la pêche et de l’artisanat. Mais à partir du , la mer envahit de nouveau la plaine.
    Au début du , l’intérieur du pays n’est plus submergé que par les marées d’équinoxe. C’est pourquoi l’agriculture se fera au moins jusqu’au au gré de la nature.
    Au Moyen Âge, les rivières du Calaisis étaient très réputées car on y pêchait abondamment des poissons d’eau douce mais aussi de mer. Au , les abbayes de Saint-Wulmer (Colonia Wulméris - d’où le nom de Coulogne) et de Saint-Bertin possédaient des pêcheries sur la rivière qui traversait Coulogne et s’estimaient donc en droits de réclamer une part de la pêche. Mais le jour où les moines vinrent percevoir la dîme sur le poisson auprès des pêcheurs coulonnois, ceux-ci refusèrent, ce qui provoqua une révolte difficilement maîtrisée.
    Coulogne possédait également un château féodal sur une motte artificielle. Il s’agissait d’une tour de bois entourée d’une palissade et d’un fossé protecteur.
    Au , Pierre li Frérons, sénéchal du Boulonnais, possède ce château ; il y rend la justice. Or en 1251, lors d’un différend opposant le baron de Marck à l’abbaye de Saint-Bertin au sujet d’une terre, Pierre li Frérons donne tort aux moines qui étaient pourtant dans leur plein droit. Afin de réparer cette injustice, les échevins convoquent Pierre li Frérons qui refuse de comparaître. L’assemblée locale décide en conséquence de lui appliquer le droit d’arsin ; c’est une coutume qui consiste à détruire l’habitation d’une personne ayant commis un acte répréhensible et qui n’a pas été soumis à la justice ordinaire.
    Le 24 octobre 1251, 390 hommes armés détruisent à coups de pioche et par le feu le château et le pillent pour venger les moines de Saint-Bertin. C’est ainsi que disparut le château féodal à Coulogne et que Pierre li Frérons devint le premier personnage de l’histoire du village.
    En septembre 1346, les troupes anglaises d’Édouard III arrivent à Calais et trouvent une ville solidement défendue. Ils leur faudra onze mois pour obtenir la reddition d’une population affamée : c’est l’épisode des Six Bourgeois. Mais la ville et le Pale, donc Coulogne, seront anglaises pendant un peu plus de deux siècles.
    L’année 1558 marque la fin de la présence anglaise dans le Calaisis. Nous sommes sous le règne du roi de France Henri II. À la suite d’une campagne audacieuse mais bien préparée et qui ne dura que huit jours, le duc François de Guise parvient à reconquérir Calais. Coulogne est également libérée ; une nouvelle ère commence.
    Il fallait repeupler rapidement le « pays reconquis ». Le roi de France propose des offres avantageuses et parvient à attirer d’abord d’humbles protestants fuyant les Pays-Bas où ils étaient persécutés pour leurs idées. Ils furent suivis par d’autres protestants possédant une grand savoir-faire dans les domaines artisanal, commercial, scientifique.
    Ceci contribua au développement économique du Calaisis dont le gouvernement avait été confié par Henri IV à Dominique de Vic, lui-même protestant.
    Aussi, la révocation de l’édit de Nantes (1685) fut-elle une véritable catastrophe pour notre cité. En effet, si le village ne connaît pas de persécutions cruelles, presque tous ceux qui avaient fait sa prospérité durent s’exiler.
    À partir de 1789, notre village apparaît largement épargné par le tourbillon des événements révolutionnaires. Et le début du confirme le calme antérieur de la petite bourgade à l’exception de quelques décisions dont les répressions n’eurent pas d’incidence durable.
    Tout le et le début du XXe furent bouleversés par l’invention de machines utilisées dans les usines et pour le transport ; c’est la révolution industrielle qui va changer le visage de notre commune. La première grande nouveauté à Coulogne fut l’inauguration de la ligne de chemin de fer Calais-Paris en septembre 1848 mais il faudra attendre 1890 pour qu’une halte soit établie à Coulogne.
    Entre temps, la cité devient une véritable petite ville d’autant que dans les années 1880, le tramway hippomobile, une voiture sur rail tirée par deux chevaux, fait son apparition. Le réseau est électrifié en 1901 et, sous le patronage de la STCE , il relie Coulogne à la gare des Fontinettes, la Planche Tournoire Guînes …
    Plus lent que le train, le tramway est moins coûteux, ce qui permet aux ouvrier de s’installer en banlieue (le Marais). La population augmente donc considérablement et l’ambiance de notre petite commune est très animée. On se réunit dans la bonne humeur, dans les cafés proches des passages à niveau, on donne régulièrement des bals les dimanches et jours de fête…À partir de 1932, le succès du bus comme nouveau moyen de transport vient à nouveau modifier le paysage communal.
    Pendant la guerre 1914-1918, nos alliés britanniques établirent une base stratégique dans la région. Ces installations sont connues sous le nom de « Camp Vendroux » car elles se trouvaient en grande partie à Coulogne, sur les terres de cette célèbre famille. Sur une surface considérable, des « baraques » en bois sont édifiées afin d’y déposer du matériel de guerre (munitions, fils de fer barbelés) mais aussi des céréales. En tout près de 35000 soldats, de toutes origines, s’affairèrent dans le Calaisis, transformant la modeste commune en une véritable petite cité cosmopolite. En effet, le Royaume-Uni est alors à la tête d’un empire colonial immense ; des coolies chinois, du Chinese Labour Corps, ont ainsi passé une partie de leur existence à Coulogne.
    Coulogne dépend du commandement d'étapes ayant son siège à Vieille-Église, (élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du groupement , en arrière du front) . La commune dépend également en 1917-1918 du commandement d'étapes installé à Frethun puis à Coulogne même. Elle a donc accueilli des troupes à ces différents titres. Coulogne dépend également du commandement d'étapes de Guînes.
    Quant à la seconde Guerre mondiale, la commune a subi l’occupation allemande en même temps que Calais et fut libérée le 30 septembre 1944 par des unités canadiennes. Pendant le conflit, les Allemands installèrent d’efficaces batteries anti-aériennes sur le terrain de la commune et comme partout, on déplore des victimes militaires et civiles et des prisonniers de guerre.
    Coulogne a également connu des concitoyens célèbres, même s’ils n’y ont passé qu’une partie plus ou moins brève de leur vie. Et dans cette tranquillité rurale, ce cadre paisible, les brillantes carrières militaires de deux personnages contrastent quelque peu.
    C’est le cas du capitaine Louis Laurent François Hippolyte Dutertre né le 10 août 1807 dans la maison de campagne de ses parents à Coulogne. Militaire, il fait partie du Bataillon des chasseurs d’Orléans et participe à la conquête de l’Algérie. Un jour de septembre 1845, lors d’un affrontement avec des hommes d’Abd-el-Kader, Dutertre et ses hommes tombent dans un piège. Notre capitaine blessé au ventre est remis à l’émir qui lui ordonne de demander à ses camarades qui résistent encore de se rendre sinon il sera décapité. Amené sur les lieux et devant son refus, il fut sur le champ abattu par ses gardiens puis comme promis eut la tête tranchée.
    Autre personnage célèbre de notre petite cité, Charles Oudinot de Reggio. Né le 10 mars 1819 à Paris, descendant d’une famille de la noblesse impériale (son père fut maréchal sous Napoléon), il fait des études militaires et demande à servir en Algérie. Chevalier de la Légion d’honneur, capitaine, commandant puis lieutenant-colonel en 1854, Charles Oudinot de Reggio a bien servi la France. Oui mais quel lien ce grand personnage entretient-il avec Coulogne ? En 1855, il demande la permission de se marier à une Calaisienne, Hermine Maressal de Marsilly. Les Oudinot ont fait construire à Coulogne une demeure aujourd’hui appelé château des Tourelles. La santé du général et comte se détériore rapidement et c’est au château des Tourelles qu’il décède le 10 décembre 1858. La sépulture du couple, restaurée en 2016, se trouve à proximité de l'église Saint-Jacques "Bulletin d'information de l'ACMN", vol. 18, n° 3-4, juillet-décembre 2016, p. 49.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Stéphane Curveiller (sous la direction de), De Colonia à Coulogne 2000, Lille, Editions le Téméraire, 2000.

    Liste des maires


    Démographie

    thumbCoulogne dans son canton et son arrondissement.

    Évolution démographique


    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %).
    À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
    • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 24,2 %, plus de 60 ans = 20,6 %) ;
    • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 23,6 %, plus de 60 ans = 25,1 %).
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    caption=Pyramide des âges à Coulogne en 2007 en pourcentage
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    90 ans ou +0.30.4
    75 à 89 ans5.58.7
    60 à 74 ans14.816.0
    45 à 59 ans24.223.6
    30 à 44 ans17.318.5
    15 à 29 ans19.416.1
    0 à 14 ans18.616.8
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    75 à 89 ans5.19.1
    60 à 74 ans11.112.9
    45 à 59 ans21.020.1
    30 à 44 ans20.919.6
    15 à 29 ans20.418.5
    0 à 14 ans21.318.9

    Clubs sportifs

    Plusieurs sports sont pratiqués dans cette commune, dont :
    • Le twirling
    • Le tir à l'arc
    • La danse
    • Le judo
    • Le football
    • Le basketball
    • Le tennis de table

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine historique

    thumbL'église Saint-Jacques.
  • L'église Saint-Jacques.
  • Espaces culturels

  • La médiathèque l'Octogone a ouvert ses portes le 19 mai 2015 et a été inaugurée le 23 et 24 mai 2015.
  • Personnalités liées à la commune

    • Dans le cimetière de Coulogne repose le sergent Fernand Devin (né à Coulogne le 27 avril 1913), radio mitrailleur d'un Bristol Blenheim du Groupe « Lorraine » qui, à court de carburant, disparut dans le désert le 5 février 1941, au retour d'une mission effectuée sur l'oasis de Koufra. L'appareil, intact, ne fut retrouvé – avec ses trois membres d'équipage décédés – qu'en 1959.
    • Charles Oudinot de Reggio (1819-1858)
    • l'abbé Émile Dupuy (1921-1969), fondateur du lycée agricole de Coulogne.
    • Camille Cerf (1994-), Miss France 2015.

    Héraldique

    {{Blason commune
    commune = Coulogne
    image = Blason Coulogne.svg
    blasonnement = D'azur au sautoir cousu de gueules* chargé en cœur d'une aigle de sable membrée d'argent.
    explications =
    statut = Adopté par la municipalité.

    Pour approfondir

    Bibliographie

  • Stéphane Curveiller (sous la direction de), De Colonia à Coulogne 2000, Lille, Le Téméraire, 2000, 192 p.
  • === Articles connexes ===
  • Liste des communes du Pas-de-Calais
  • === Liens externes ===
  • Site de la mairie
  • Notes et références

    Notes


    Références


    Catégorie:Commune dans le Pas-de-Calais
    Catégorie:Unité urbaine de Calais
    Catégorie:Aire urbaine de Calais
     
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