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Économie de la Nouvelle-Calédonie

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L'économie de la Nouvelle-Calédonie repose sur trois piliers :
  • l'extraction de minerai, de nickel, de magnésium, de fer, de cobalt, de chrome ou de manganèse. Issues du manteau terrestre, ces roches sont remontées à la surface lors d'un processus géologique survenu à la fin de l'Éocène, il y d'années. Or, alors qu'elles ne couvrent que 1 % des terres émergées dans le monde, les roches ultramafiques occupent ici , soit près du tiers de la surface de la Grande Terre, l'île principale,
  • les transferts financiers depuis la métropole (16 % du PIB),
  • le tourisme et une augmentation du prix alimentaire.
Le Produit intérieur brut du territoire est estimé, pour l'année 2010, à de francs CFP soit d'euros environ.
La Nouvelle-Calédonie connaît, après plusieurs années de croissances plus faibles entre 1998 et 2002 du fait essentiellement des mauvais chiffres du nickel liés à la crise asiatique et même une légère récession apparente entre 2000 et 2001, un dynamisme économique particulièrement important depuis 2003 quoiqu'atténué à partir de 2008. Le dernier chiffre définitif du PIB date de 2007 : il s'établissait alors à de francs CFP soit d'euros. Son taux de croissance réel est ainsi depuis lors généralement compris entre 4 et 5 %, avec des pics à 4,8 % en 2003, à 5,7 % en 2006 et à 4,2 % en 2007, retombant ensuite à des estimations plus modestes (0,8 % en 2008, 2,3 % en 2009), avant de remonter par la suite (3,7 % en 2010) Résultats économiques généraux de la Nouvelle-Calédonie sur le site de l'ISEE http://www.isee.nc/compteco/cpteco.html Comptes économiques définitifs, ISEE. Encore une fois, cette recrudescence est due avant tout à l'envolée du cours du nickel sur les marchés internationaux dont l'économie calédonienne reste encore largement tributaire.
La Nouvelle-Calédonie est fortement atteinte par les inégalités sociales ; les 10 % les plus riches ont un niveau de vie huit fois supérieur aux 10 % les plus pauvres .

Monnaie


thumbleftBillet de Pacifique (verso, face néo-calédonienne).
La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en termes usuels, ou XPF en termes bancaires) dont la parité est fixe par rapport à l'euro ( = ). Il fut créé en , après les accords de Bretton Woods.
L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Paris, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna).
La graphie actuelle des billets de banque, définie par l'IEOM, est actuellement commune aux trois collectivités, et cela depuis 1992.
La monnaie est l'une des compétences régaliennes qui ne peut être transférée à la collectivité de Nouvelle-Calédonie et restera donc dans le champ de compétence de l'État français, sauf si jamais l'archipel vote en faveur de son indépendance lors des différents référenda d'autodétermination prévus à la fin de la période de transition de l'accord de Nouméa (entre 2014 et 2019).
Toutefois, l'accord de Nouméa définit le graphisme des billets, au même titre que le drapeau, la devise, le nom et l'hymne de la Nouvelle-Calédonie, comme un signe identitaire « être recherché en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous »Art. 1.5. de l'Accord de Nouméa sur le site http://www.legifrance.gouv.fr/ www.legifrance.gouv.fr. En , un comité de pilotage chargé de réfléchir sur la question des signes identitaires a été formé, étant présidé par la vice-présidente indépendantiste du gouvernement local Déwé Gorodey et comprenant des personnalités des différentes tendances politiques, de la société civile, du monde associatif et religieux. Plusieurs propositions de billets de banque ont été présentées au gouvernement et au public, en même temps qu'un hymne et une devise, le http://www.info.lnc.nc/articles/article_70469_218338_70185.htm « Où en sommes-nous ? », Les Nouvelles Calédoniennes, 26/06/2008.
Après le vote « oui » de la Polynésie française en faveur d'un futur passage à l'euro en 2006, une réflexion a également été lancée en Nouvelle-Calédonie pour abandonner le franc pacifique au profit de la monnaie européenne, idée largement combattue par le camp indépendantiste et qui reste encore à ce jour qu'à l'état d'hypothèse« Passage à l’euro : année décisive pour la Calédonie », Les Nouvelles Calédoniennes, 03/02/2006.

Industrie

Nickel

Image:Laterit.jpgthumbright250pxLes étagements d'une mine à ciel ouvert de nickel, à Kouaoua sur la côte est de la Grande Terre (Nouvelle-Calédonie).
L'extraction du nickel, (initiée par Jules Garnierhttp://www.mncparis.fr/uploads/Nickel_MNC.pdf au ), dont les gisements calédoniens représentent entre 20 et 40 % des réserves mondiales et 9 % de la production mondiale{{Notetexte=En 2009 (donc pendant la crise économique mondiale), d'autres publications estiment la production de nickel calédonien à , soit 6,6 % de la production mondiale de nickel, estimée à . Les réserves calédoniennes sont estimées à , soit 9,3 % des réserves mondiales, estimées à .group=note ( mondial avec une part de 8,62 % en 2007, soit une production alors estimée à de minerai contenu à partir de de tonnes de minerai brutActivité minière sur le site de l'ISEE), est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise (avec un cours record de la tonne au ), et même si depuis, notamment à la suite de la crise financière de l'été 2008, les cours des matières premières (et donc du nickel) ont eu tendance à chuter (le cours descendant jusqu'à la tonne le http://metaux.decolletage.fr/index.php?view=article&catid=90%3A24hgold&id=247%3Acours-du-nickel&option=com_content&Itemid=73 Cours du nickel depuis 2007 sur http://metaux.decolletage.fr). Et si de 1990 à 2004, le secteur du nickel représentait moins de 10 % du PIB local (alors qu'il était entre 25 et 30 % durant la période dite du « Boom du nickel », de 1966 à 1976), cette part a particulièrement augmenté depuis 2006 et était en 2007 d'environ 18 %http://www.isee.nc/tec/ecofinances/ecoresultateco.html Résultats économiques généraux sur le site de l'ISEE. La mine employait sinon en 2007 , et la métallurgie un peu moins de , le secteur du nickel représentant alors environ 3,5 % de la population active.
Il représente 90 % des exportations du territoire, mais son exploitation intensive est de plus en plus remise en question en raison de son incidence sur l'environnement. Ainsi, tous les nouveaux projets actuellement en cours comportent d'importants volets écologiques, tandis que les différentes autorités institutionnelles de la Nouvelle-Calédonie s'investissent de plus en plus dans le domaine du développement durable : le Centre national de recherche technique « Nickel et son environnement » (CNRT) a notamment été créé en 2007Présentation du CNRT Nickel-Environnement sur le site de l'Ifremer en Nouvelle-Calédonie et un DEUST en géosciences appliquées aux mines, à l'eau et à l'environnement existe à l'Université de la Nouvelle-Calédoniehttp://www.univ-nc.nc/-DEUST-Geosciences-.html Présentation du DEUST Géosciences sur le site de l'Université de la Nouvelle-Calédonie.
Actuellement la moitié du nickel exporté l'est sous forme de minerai brut ( de tonnes de minerai brut exportées en 2007, à savoir de nickel contenu, soit 43,5 % de la production locale). L'autre moitié, exportée sous forme de produits métallurgiques (ferro-nickels et mattes), est produite par la fonderie Eramet-SLN de Doniambo située à Nouméa, fondée en 1910. La Société le Nickel produit ainsi environ de nickel par an ( de nickel contenu, soit en 2007) et l'usine a subi depuis la dernière décennie d'importants travaux de modernisation afin de porter à terme cette production à . En 2007, la production de ferro-nickels était de et celle de mattes était de .
La construction de nouvelles usines métallurgiques devrait augmenter l'exportation des produits métallurgiques et donc la valeur ajoutée résultant de l'exploitation des ressources de nickel. L'usine métallurgique en construction dans le Sud produira du nickel et du cobalt (qui est associé au nickel dans les minerais extraits). La société canadienne Inco est en passe de ravir le marché du nickel à son concurrent français, la société française Eramet : à la suite de la promesse de construction d'une gigantesque usine, les autorités lui ont accordé une concession sur plusieurs décennies, appelé projet Goro NickelCalédonie: État accusé de complicité de "désastre écologique" à Goro-Nickel ( )(article du Monde). La construction du complexe industriel de production nickel - cobalt de Goro Nickel, dit « usine du Sud », après avoir subi de nombreux rebondissements, s'est achevée en 2008. Elle est mise en service au cours de l'année 2009 et doit arriver à une pleine capacité de production (prévue à par an) d'ici 2013http://www.goronickel.nc/pages/en_bref.htm Présentation du projet Goro Nickel sur son site officiel.
Cependant le développement de ces activités se heurte, surtout dans la Province Sud, à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kanaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif corallien du monde, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui implique la nécessité de respecter un nombre important de normes environnementales.
Au contraire l'assemblée de la Province Nord, à travers la Société minière du Sud Pacifique (SMSP) dont elle est actionnaire majoritaire, est l'initiatrice d'un projet d'usine métallurgique sur le massif de Koniambo, près de Koné, dit « usine du Nord » (qui renferme des réserves de minerais estimées à plus de de tonnes) devant produire du ferro-nickel ( par an dès 2013). Cette usine, dont la construction est financée initialement avec le groupe canadien Falconbridge depuis 1998 puis depuis le rachat de ce dernier en 2005 avec le groupe anglo-suisse Xstrata, devait être achevée en 2011Présentation du projet Koniambo sur son site officiel et opère ses premières coulées en 2013. Elle est destinée à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la Province Sud, au titre du rééquilibrage prévu par les Accords de Matignon en 1988 et confirmé par ceux de Nouméa en 1998, mais aussi à permettre le développement de la zone urbaine « Voh - Koné - Pouembout » (VKP) censé contrebalancer la macrocéphalie de Nouméa (notamment par la création d'environ 870 emplois directs et de plus de induits).
L'entreprise sud-coréenne POSCO est désormais le principal acheteur de minerai de nickel de Nouvelle-Calédonie, pour l'unité de Gwangyang. L'autre pays grand importateur est le Japon (Nippon Yakin, Sumitomo, Noshin Steel), via les sociétés locales Maï Kouaoua Mines (MKM), Montagnat, Ballande et SMST. Les autres sociétés multinationales concernées sont Xstrata, Vale, Eramet, BHP Billiton. L'exportation (SLN & Ballande) vers la Chinehttp://www.mineralinfo.fr/ecomine/prix-nickel-situation-lembargo-indonesien-exportations-minerai-brut-en-janvier-2014 https://documentation.outre-mer.gouv.fr/Record.htm?idlist=10&record=19122904124919401869 est à nouveau en discussion en 2016 pour extension. L'usine française de Sandouville se reconvertit pour traiter un autre nickel. Enfin, les projets Weda Bay (WBN, Indonésie, île de Halmahera)http://www.eramet.com/projets/weda-bay-nickel-indonesie, et de la Province de Palawan (Philippines) peuvent paraître aux investisseurs plus prometteuses à mi-2016. Pour contrer les limitations d'exportation de minerai pur depuis l'Indonésie, la société chinoise Tsingshan Bintang Delapan ouvre, en 2016, en Indonésie, une usine d'acier inoxydable, pour traiter le pig iron, qui va servir à utiliser le minerai indonésien, philippin, et peut-être aussi du minerai néo-calédonien ..
Un fonds d'autonomie contra-cyclique du cours du nickel, nécessaire, dépend de la redevance minière pour les années 2014-2019 (Édouard Léoni, dans la Revue juridique, économique et politique de Nouvelle-Calédonie, 22ː32, 2013/2) . ..

Autres industries minières terrestres

D'autres substances ont été exploitées dans le passéhttps://documentation.outre-mer.gouv.fr/Record.htm?record=19105690124919238729&idlist=1 notamment du chrome sous forme de chromite, du cobalt, du fer, du cuivre, du plomb, du manganèse et même de l'or (qui n'a été exploité en très faible quantité qu'au )http://www.transfertsdecompetences.gouv.nc/portal/page/portal/transfert/transfert/rappeltransferts/mines.
  • antimoine : Nakéty (Canala, 1878),
  • charbon ( extraites) :
    • Dumbéa, Nondoué, Yahoué Ermitage, Tonghoué, Koé Karigou, Nondoué, îlot Ndé,
    • Moindou (1922-1930), Uaraï, Nouvelle-Anzin, Audaces, Loyalty, Bechtel, Levat, Carret, Huiyard... dont une partie alimente l'usine de Doniambo, en lignite de piètre qualité, mais moins chère que le charbon australien,
    • MontDore, Saint-Louis Treizième, Bully, Boulari...
    • Nouméa, Portes de Fer, Brigitte, Sainte-Cécile...
    • La Foa, Paula...
  • chromite, chrome : premier producteur mondial de 1895-1904,
    • Tiébaghi (Koumac), dès 1877 : Paagoumène, Chagrin, Fantoche, Vieille Montagne, Bellacoscia, exploitation en 1902-1963 et 1980-1990, à ciel ouvert seulement au départ, exportation majoritairement vers les USA au moins jusqu'en 1960,
    • Nakéty, Mont-Dore (1884-),
  • cobalt : 1890-1910 surtout, Nakéty, Belep, Touho, Koné, jusqu'à 90 % du marché mondial en 1905, exportation vers l'Allemagne, concurrence canadienne, fermeture en 1959, puis comme sous-produit (à venir) à Goro,
  • cuivre : Balade, Pilou Nemou, Tao, jusqu'en 1931,
    • Ouégoa : La Balade (1873-1884), La Bruat, La Murat,
    • Poum : Pilou (Balaguet) (1886-1930),
  • étain : MontDore La Coulée, 1883,
  • fer :
    • Goro, 1938-1941, pour le Japon, puis la France 1950-1960
    • baie de Prony, Carénage, 1955-1967, pour l'Australie,
  • manganèse : côte ouest, dont Bourail, 1918-1922 et 1949-1953, jusqu'à un total de tonnes,
  • or : dès 1863 :
    • Ouégoa : Manghine (1874), Fern Hill 1875-1878, peut-être jusqu'en 1900,
    • Ao (Ouégoa, Diahot), 1887-1899,
    • Galarino (1877-1879),
    • Queyras (La Foa),
    • Grosses gouttes (Saint-Louis),
    • Edison (Pouembout),
    • Honfleur (Poya),
    • Nakéty,
  • pétrole : forages à Ouen Toro (1907-1911), Koumac (1896, 1913-1921), Gouaro (Bourail)(1951)...
  • plomb argentifère : La Mérétrice, 1884-1929,
  • zinc : La Mérétrice, 1884-1929,
Et de grands espoirs dans le sous-sol marin...

Ressources minérales dans les grands fonds calédoniens

La géo-diversité exceptionnelle de la Nouvelle-Calédonie est un enjeu de développement économique pour le territoire. La Zone économique exclusive (ZEE) de Nouvelle-Calédonie se compose de 98,5 % d'océan, donc de fonds marins.
La connaissance et les technologies associées aux ressources marines profondes relèvent de l'Ifremer, de la DCSN, de Technip, du SNGC. Les impacts d'une exploitation font l'objet de travaux de l'ESCO et de la CPS . Le Parc naturel de la mer de Corail, créé en 2014, permet d'améliorer la réflexion sur la biodiversité régionale.
Les ressources envisagées sont de quatre types :
  • les nodules polymétalliques, riches en manganèse, cuivre, nickel, cobalt, etc.,
  • les encroûtements ferromagnésiens, riches en fer, manganèse, cobalt, et surtout en platine, titane, yttrium, lanthane, cérium, nickel, thallium, zirconium, molybdène,
  • les sulfures hydrothermaux, riches en cuivre, zinc, argent, or, cobalt, etc.,
  • le phosphates, anciennement exploités sur l'île de Walpole.

Énergies

Fichier:Lac de Yaté 03.jpgvignette300pxLe barrage de Yaté ( , à dr.) et son lac de rétention.
Historiquement, la ville de Nouméa, peuplée alors d'environ , est éclairée par à gaz à partir de 1883, grâce à une usine à gaz installée en fond de la baie de l'Orphelinat. L'électricité publique est possible dès 1932 grâce à l'usine Enelco, et se développe à partir de 1934, avec l'ingénieur Jean Maurault, pour alimenter alors jusqu'à .
Le taux de dépendance énergétique de la Nouvelle-Calédonie était en 2008 de 94,9 % et était estimé pour 2009 à 95,7 %. Il a toujours été supérieur à 90 % (son minimum, atteint en 1988), et est depuis 1991 égal ou au-dessus de 94 % Bilan énergétique, ISEE. La consommation d'électricité est d'environ GWh chaque année depuis 2005, dont environ les deux tiers concernent la seule SLN. La qualité du service de distribution publique s'est améliorée depuis les années 1980, avec une puissance de pointe d'environ 120 MW en 2009 (elle était d'un peu moins de 50 MW en 1988, 80 MW en 1997 et 100 MW en 2003) http://www.isee.nc/tec/systemeproductif/telechargements/fab-22-4.pdf Électricité - consommation, ISEE. Les deux distributeurs sont EEC (filiale de GDF Suez, concessionnaire à Nouméa, au Mont-Dore, à Dumbéa, Lifou, Bourail, Koumac et Kaala-Gomen) et Enercal (pour le reste du territoire, soit 26 Liste des communes de la Nouvelle-Calédoniecommunes).
La production d'électricité (hors photovoltaïque) était en 2009 de . Plus des trois quarts (77,4 %) est issue de ( : SLN-Doniambo à fioul et Ducos avec TAC kérosène à Nouméa, Jacques-Iekawé de Népoui avec fioul à Poya et Prony-Énergies à charbon au Mont-Dore, et centrales thermiques autonomes à moteur diesel : Comagna à l'île des Pins, île Ouen au Mont-Dore, Nouméa, Borendy et Kouaré à Thio, Katricoin à Moindou, Wé à Lifou, Tadine à Maré, Ouenghé à Ouvéa, Waala aux îles Belep, Tiari et village à Ouégoa, Tiabet, Arama et village à Poum, Pouébo, Caavatch à Hienghène, Ouaté à Pouembout). Ceci, ainsi que la consommation des particuliers liée notamment à un parc automobile important, explique de fortes importations d'hydrocarbures ( de Francs pacifique CAF en 2009, et environ 13 % du coût des marchandises entrant en Nouvelle-Calédonie) et de charbon ( CAF en 2009) Produits pétroliers - charbon, ISEE. Vient ensuite l'hydroélectrique qui représente un peu plus du cinquième (20,4 %) de la production avec (dont le principal, avec une puissance de et une production annuelle moyenne de , à Yaté, suivi de ceux de Néaoua et de la Tû à Houaïlou et de hydroélectriques MCH : Ouégalé et village à Pouébo, Borendy et Kouaré à Thio, Gohapin à Poya, Caavatch à Hienghène, Wadiana à Yaté, Katricoin à Moindou et Ouaté à Pouembout).
L'éolien pour sa part constitue 2,1 % de ce total avec (Mont Négandi avec et Éole-Prony I, II, III et Mont-Mau de respectivement de 10, 21, 20 et au Mont-Dore ; Lexö à Lifou avec Parc éolien d'EEC-GDF Suez sur son site officiel ; Mwiré à l’île des Pins avec http://www.enercal.nc/la-production-d-electricite/autres-moyens-de-production-d-energie-renouvelable.html Autres moyens de production d'énergie renouvelable, site d'Enercal ; Kafeate I et II de Voh avec respectivement 22 et http://www.thewindpower.net/champ-eolien-334-kafeate-i-vergnet-gev-mp-275.php Parc éolien de Kafeate, site thewindpower.net). Une centrale au biocarburant (huile de coprah) existe depuis 2004 à Ouenghé sur l'île d'Ouvéa : sa production était de (0,01 %) en 2005, (0,005 %) en 2006, (0,00005 %) en 2007, et de très faible teneur par la suite. La puissance totale de ces installations électriques était en 2009 de près de http://www.isee.nc/tec/systemeproductif/telechargements/fab-22-3.pdf Électricité - Production, ISEE.
Le photovoltaïque reste souvent limité aux sites isolés ou habitations de particuliers et peu raccordés au réseau général. Des centrales hybrides ont été installées à l'île Ouen (N'Gi et Ouara) par EEC « Le photovoltaïque a du mal à se raccrocher », Environnement Nouvelle-Calédonie, n°12, p. 66-67 et sur les îlots de Yenghébane et Yandé à Poum par Enercal. Cette dernière exploite également une petite ferme solaire à Tadine sur Maré ( ). Mais la principale infrastructure, première centrale solaire au sol de Nouvelle-Calédonie, est celle Helios-Bay de La Tontouta à Païta ( solaires et pour de capteurs, une puissance installée de et une capacité de production de par an)http://www.enerzine.com/1/9681+la-1ere-centrale-solaire-au-sol-de-nouvelle-caledonie+.html « centrale solaire au sol de Nouvelle-Calédonie », Enerzine.com, 11/05/2000.
Une étude de 2012, réalisée par Gérard Marty, analyse les possibilités des énergies renouvelables en Nouvelle-Calédonie ..

Agroalimentaire

L'industrie agroalimentaire avait une valeur ajoutée de de Francs Pacifique en 2011, soit 1,5 % du PIB néo-calédonien La contribution des différents secteurs économiques au PIB, ISEE, 2003-2011. Les exportations de produits alimentaires représentent la même année de Francs Pacifique, soit seulement 0,9 % de l'ensemble des exportations néo-calédoniennes. Comparativement, les importations dans ce même secteur étaient de de Francs Pacifique (8,18 % de toutes les importations de l'archipel). Toutefois, la valeur de la production locale vendue à l'extérieur a augmenté depuis le début des années 2010 pour être estimée à de Francs Pacifique en 2014 (1,42 % des exportations) http://www.isee.nc/component/phocadownload/category/82-donnees?download=569:les-importations-et-exportations-de-biens-et-services Les importations et exportations de biens et services par produits, ISEE, 2004-2015e. Quoi qu'il en soit, l'essentiel de la production reste en très grande partie destiné à la consommation locale.
La grande majorité des entreprises et emplois du secteur le sont dans des activités artisanales ou liées à des aliments spécifiques de la gastronomie européenne : boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, confiserie... Une chocolaterie et confiserie industrielle domine, Biscochoc, avec environ , qui produit sous licence des marques issues de gammes d'entreprises extérieures (Cémoi, Cadbury, Lutti, The Natural Confectionery Company) ou de sa propre création (Biscochoc, Noisetty, Cagou, Clowny, Zip-Zap)Site officiel de l'entreprise Biscochoc. Depuis 2010, la Société Socalaithttp://www.jeco.nc/vitrines/socalait commercialise une petite production de chocolat de qualité, sous la marque Chocolats Lapita, le chocolat des origines. Plusieurs artisans chocolatiers locaux ont acquis une réputation de qualité (Chocolats Morand, La Cabosse d'or, etc.). Pour ce qui est de la boulangerie, deux producteurs industriels fournissent la grande distribution comme de nombreuses épiceries. Il s'agit tout d'abord de Sceb, avec environ , et plus de tranchés produits chaque jourhttp://www.un-stage.com/view.php?company_id=6904 Fiche de la société Sceb, www.un-stage.com. Suit la Boulangerie Saint-Christophe (BSC), avec environ et types de pain par jourhttp://www.jeco.nc/vitrines/boulangerie-saint-christophe Fiche de la Boulangerie Saint-Christophe sur le site jeco.nc. S'y ajoutent plus de artisanales, dont une vingtaine sur la seule commune de Nouméa, dont certaines réputées (Perfecta, Le Paradis Gourmand, etc.).
Vient ensuite la production de boissons, un secteur dominé par deux principales entreprises industrielles concurrentes qui produisent chacune des bières, sodas, sirops ou jus de fruits de marques internationales sous licence ou de leur propre création : la Société Le Froid (environ , licences de la Coca-Cola Company, d'Orangina, du groupe Carlsberg, des boissons lactées australiennes Paul's ou de Monster Energy, ainsi que les marques locales des sirops et sodas Tulem, des jus de fruit Oro et de la bière Manta)Site officiel de la Société Le Froid ; la Grande brasserie de Nouvelle-Calédonie (GBNC, environ , licences de PepsiCo, Schweppes, Red Bull, du groupe Heineken, Affligem, de la bière tahitienne Hinano, ainsi que le produit phare de l'entreprise et bière locale la plus consommée, la Number One, sa variante en panaché Panach One ainsi que la bière ambrée Havannah)http://www.gbnc.nc/ Site officiel de la GBNC. Pour la production d'eau en bouteille (eau plate, aromatisée ou gazeuse), le marché est dominé par l'entreprise locale des Eaux du Mont-Dore, avec environ . À une plus petite échelle, la Maison Ridolfi à Païta est spécialisée dans la production de liqueurs et de spiritueux, tandis qu'un des restaurants et microbrasserie Les 3 Brasseurs existe à Nouméa. Enfin, s'ajoutent des petits producteurs spécialisés dans la production artisanale de boissons : les Délices des îles à Païta pour les alcools, la Distillerie du Soleil au Mont-Dore qui produit depuis 2016 la première marque locale de rhum sous le nom de « Terre du Sud », ou encore le producteur de jus de fruits pressés de La Foa Les Oranges locales.
S'appuyant sur un élevage local historiquement développé, l'industrie de la viande est la troisième filière la plus développée de l'agroalimentaire néo-calédonien, avec près d'un cinquième des emplois et des entreprises de ce secteur . L'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique (OCEF), organisme public dépendant du gouvernement, joue dans ce domaine un rôle majeur en tant que régulateur du marché, du traitement à la commercialisation de la viande (ainsi que des pommes de terre et des squashs). Elle s'appuie sur plus de permanents, deux abattoirs à Bourail (productions bovines, caprines, ovines et de cervidés) et à Païta (production porcine), un atelier de stockage et de découpe à Tipenga sur le territoire de la commune de Pouembout et des entrepôts de commercialisation des viandes à côté du siège social à NouméaSite officiel de l'OCEF. Parmi les principales entreprises industrielles privées figurent la Société française des viandes et salaisons du Pacifique SFVSP - La Française ( , fabrication de charcuterie, de viande transformées en 2006 pour fabriqués) , SODEVIA (créée par Alain Conan en 1990, , découpe et transformation de la viande, commercialisation de steaks hachés congelés) , SELVI ( , découpe de viande en gros et demi-gros) et CALEDOVIA ( , viande découpée et conditionnée) . Enfin, l'archipel compte une trentaine de boucheries-charcuteries artisanales, dont une dizaine à Nouméa et quatre sur la commune de Bourail qui apparaît comme un des principaux centres de production .
L'élevage laitier étant traditionnellement peu pratiqué en Nouvelle-Calédonie, l'industrie laitière est donc plutôt limitée, avec à peine plus d'une . L'archipel s'approvisionne chez les deux gros producteurs laitiers voisins : l'Australie et la Nouvelle-Zélande. La distribution de produits laitiers locaux et importés est dominée par Socalait du groupe Calonne qui, {{Contradavait plus de , produit des marques sous licence (Yoplait, Miko, Nestlé) ou de sa propre création (Tennessee farm, camembert Le Broussard, chocolats Lapita, jus de fruits Tarumba), et en importe d'autres pour les distribuer localement (La vache qui rit, Kiri, Président, Andros, la marque néo-zélandaise Anchor, marques de la gamme Unilever comme Fruit d'or, Planta Fin, Carte d'Or ou Magnum). Viennent ensuite de plus petites entreprises : Mikonos (fabrication et importation de glaces, à Nouméa), Les délices du caillou (fabrication artisanale de yaourts, fromages blancs et autres produits dérivés du lait, à Nouméa), etc .
Parmi les entreprises innovantes (en 2016) :
  • Pacific Tuna, depuis 2007,
  • Innov'Aquaculture, depuis 2012,
  • Ridolfi, pour son laboratoire 4G ( ), depuis 2008, de transformation de légumes crus, lavés, désinfectés à l'ozone, parés, découpés, conditionnés, prêts à l'emploi, pour un volume de par an,
La Restauration française . (Sodexo) sert , chaque jour, sur (écoles, garderies, maisons de retraite, centres de loisirs, etc).

Activités primaires

L'agriculture et la pêche sont peu développées, et essentiellement vivrières. Elles représentent 1 % à 2 % du produit intérieur du territoire et emploient 5 % de la population active, mais contribuent à limiter l'exode rural vers la province Sud. De plus, la Nouvelle-Calédonie réussit à produire à peine plus qu'elle n'importe en matière de produits agricoles ( de francs CFP de produit contre importés).
Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.
Globalement, en 2015, la valorisation de la production agricole commercialisée est assurée par la Province Sud à 76 %, par la Province Nord à 20 %, et la Province des Îles à 4 %.
La population agricole familiale, au recensement général de l'agriculture de 2012, compte , soit 5,2 % de la population totale (9,7 % en 2002).
Le taux d'autosuffisance alimentaire, toutes filières agricoles confondues, en forte baisse, est de 15 % (45 % à La Réunion).

Élevage

Fichier:Troupeau de bovins à Koumac.jpgthumbright250pxTroupeau de bovins, dans la région de Koumac
L'élevage est de type extensif et à pâturage, généralement dans les grandes plaines herbeuses et de savanes de la côte Ouest, et reste essentiellement du fait d'Européens souvent appelés Caldoches ou Broussards. Les exploitations, ou stations, étaient au nombre de en 2002 pour de bétail cette même année, soit une moyenne de par exploitation.
Les autres élevages sont beaucoup moins développés et nettement moins productifs.

Bovins

La production de viande bovine ( en 2004, en 2005, pour environ de bétail sur environ ) permet au territoire d'être autosuffisant dans ce domaine (seulement ont été importées en 2004 et 634 en 2005). Toutefois, le bétail est essentiellement destiné à la consommation locale (le marché étant fortement régulé par une institution dépendant du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique OCEF), un peu à la reproduction (la vente de reproducteurs a concerné en 2005, contre seulement importés la même année) mais très peu à l'exportation (à l'exception des années 1998, 2000 et 2004, la Nouvelle-Calédonie n'a exporté aucune tête de bétail).
En 2014, la production est estimée à , pour abattues, et une importation de .
En 2015, la production est estimée à , pour abattues, d'une valeur de , avec une importation de pour une valeur de .
La production laitière est très faible ( en 2005, en 2015) et nécessite une importante importation de lait ou d'autres produits laitiers, notamment d'Australie (environ importés en 2005, en 2015).

Volaille

Il existe beaucoup de basses-cours et poulaillers vivriers non destinés à la commercialisation. Il y avait en 2002 de volaille (soit le principal élevage en nombre de tête) avec une production en 2005 de de viande alors que plus de sont importées, et de douzaines d'œufs avaient été produits en 2005 ( d'œufs en 2015). L'importation est en 2014 de http://www.davar.gouv.nc/portal/pls/portal/docs/1/30592252.PDF. En 2015, sont importés , ( de coqs, poules et pintades, et en pintades), et .

Cervidés

C'est véritablement le deuxième élevage (autorisé en 1985, pour cet animal introduit vers 1850), hors volaille, du territoire. En 2002, on compte , pour une production de de viande en 2003. Il s'agit de l'un des rares produits agricoles calédoniens destinés à l'exportation. Également principal gibier de chasse, le cerf est considéré comme l'une des viandes typiques de la « cuisine broussarde ». En 2014, la production est de d'une valeur de . En 2015, la production est de pour une valeur de , sans importation signalée, avec une exportation de d'une valeur de , .

Porcins

L'élevage de porcs s'est particulièrement développé au sein des populations océaniennes, principalement Wallisiens et Futuniens. Il y avait un peu plus de en 2002, ce qui permettait d'être autosuffisant en matière de consommation de viande porcine, ayant été produites en 2005 contre (en viande et en reproducteurs). En 2014, la production, avec abattues, est de , d'une valeur de , complétée par une importation résiduelle de . En 2015, la production porcine commercée est de , pour abattues, au prix moyen de 555 XPF/kg ressué, d'une valeur totale de , avec une importation de pour une valeur de .

Caprins et ovins

Avec de caprins et environ pour les ovins en 2002, la Nouvelle-Calédonie ne produit toutefois presque rien dans ce domaine avec seulement de viande de ce type en 2005. Elle doit importer l'essentiel de sa consommation en la matière, notamment le mouton de Nouvelle-Zélande. En 2014, l'importation est estimée à d'une valeur de . Une graminée locale est dommageable aux ovins.
En 2015, la production est estimée à , pour une valeur de , avec une importation de pour une valeur de .

Lapins

élevés ont été recensés en 2002, mais il s'agit en règle générale d'un élevage vivrier ou destiné aux animaleries.

Équins

thumbrightLe cheval est emblématique de la « culture broussarde ».
avaient été recensés en 2002, le cheval étant un animal fortement associé à l'image de la « brousse », les éleveurs utilisant bien souvent le cheval pour encadrer le bétail. Il y a également quelques haras, notamment dans le nord mais aussi à Dumbéa ou à Païta, destinés à l'entraînement de chevaux de concours ou de course.
En 2015, le cheptel est estimé à , avec déclarées (133 en Province sud, 52 en province Nord, et 23 suite à une insémination artificielle). L'importation est de pour une valeur de

Apiculture

L'apiculture, introduite en 1848, se porte bien.
en 2002 ont permis aux Calédoniens d'être autosuffisants en matière de miel, avec produites en 2005 contre seulement .
En 2014, on estime la production des à (d'une valeur de ) pour importées (d'une valeur de ). En 2015, on estime la production des ruches à (d'une valeur de ) pour importées (d'une valeur de ).

Agriculture

La Nouvelle-Calédonie dispose de 3,5 % de terres arables, exploitées intensément par «les Mélanésiens en cultures drainées ou irriguées avant l'arrivée des Européens » (Jean Guiart 2000ː116). La reconstitution de la géographie traditionnelle kanak tient beaucoup au problème foncier.

Céréales

Les cultures céréalières sont très peu développées, la surface totale affectée à cette culture n'étant que de en 2002 (dont 423 en Province Nord où elle représente 5,8 % de la production agricole finale provinciale et 52,9 % du chiffre d'affaires de la filière céréales de la Nouvelle-Calédonie en 2006Présentation de l'agriculture de la Province Nord sur son site officiel, et 530 en Province Sud). Toutefois, elle a constitué la principale production végétale commercialisée du territoire de 2000 à 2008, avec produites en 2005. Elle est en perte de vitesse entre 2005 et la fin des années 2000 : en 2008, la production est seulement de de maïs, passant derrière celle de légumes frais, tandis que sa valeur commercialisée la même année représentait de Franc PacifiqueFrancs pacifique soit seulement 3,7 % de la valeur totale de la production végétale commercialisée.
La production repart dans les années 2010. En 2014, elle est estimée à , et l'importation à . En 2015, la production est de (370.6 M-XPF), l'importation à (2248.9 M-XPF).

Fruits et légumes

Fichier:Noumea Market.jpgthumbrightFemme vendant des légumes locaux, dont des patates douces, au marché de Nouméa.
Fichier:Foire alimentation.JPGthumbrightFruits et légumes tropicaux sur un stand de la Foire de Bourail en 2011.
L'essentiel des exploitations agricoles sont affectées à la culture maraîchère et des fruits de plein champ, avec hectares exploités en 2002 pour plus de de légumes frais produits, de courges (qui est le principal produit végétal exporté, elles sont appelées en Nouvelle-Calédonie sous leur dénomination anglaise, à savoir « squash »). En 2014, en sont produites.
En 2014, la production commercialisée de légumes est estimée à ( ), et l'importation à ( ). En 2015, la production commercialisée de légumes est estimée à ( ), l'exportation à (squashs) ( ), et l'importation à ( ).
En 2014, la production commercialisée de fruits est estimée à ( ), et l'importation à ( ). En 2015, la production commercialisée de fruits est estimée à ( ), l'exportation à ( ), et l'importation à ( ).
En 2014, la production commercialisée de pommes de terre est estimée à et l'importation est à .
En 2015, la production commercialisée de pommes de terre est estimée à ( ), et l'importation à ( ).
En 2015, la production commercialisée d'oignons secs est estimée à ( ), et l'importation à ( ).
En 2015, la filière squash produit en commercialisation locale ( ), et autant en exportation pour le Japon principalement ( ).
Les populations mélanésiennes, en tribu, maintiennent des agricultures vivrières et coutumières de tubercules tropicaux dont surtout l'igname et les taros. Entre 300 et seulement de ces tubercules sont commercialisées chaque année environ. En 2015, la production est estimée à ( ).
Il existe environ de bananes originaires des îles du Pacifique, peu ou plus commercialisées, de trois groupes majeurs, pour le Cirad et l'IAC : Maoli (banane chef), Popoulou (banane poingo ou banane plantain), Iholena. La Maoli a conservé un sens culturel, et n'a pas subi d'érosion génétique. Par contre la banane Cavendish est exposée à des fléaux, dont le virus de Bunchy Top (au moins depuis 1999), véhiculé par le puceron du bananier. Sur les de bananes produites annuellement, seul un millier serait commercialisé.

Autres productions

Fichier:Vanilla plantation, Mucaweng, Lifou, New Caledonia, 2007 (4).JPGthumbrightVanille à Mucaweng, Lifou.
Fichier:Export-essence.svgthumbrightÉvolution des exportations d'essences néo-calédoniennes depuis 1999.
On peut également citer une très faible production de coprah, de vanille (à Lifou) et de café.
Le café calédonien, ou plutôt le meilleur du café calédonien, une variété dArabica Laurana, d'exceptionhttp://www.royal-pacifique.nc/francais/hist%5bre1nc.htm., notamment de la variété « Leroy », avait acquis une réputation mondialehttp://www.asterducaillou.nc/cafe.htm, mais la production locale a presque entièrement disparu depuis les années 1960 à la suite du boom du nickel, à la prolifération du champignon Hemileia vastatrix responsable d'une maladie du caféier dite de la rouille orangée, à l'apparition d'une espèce agressive de fourmis originaires d'Argentine et appelées « fourmis rouges » et au départ des travailleurs indonésiens à la suite de l'indépendance de leur pays. Depuis les années 1990, certains producteurs tentent de relancer le café Leroy calédonien, en partie à la suite des travaux à l'île de la Réunion de Yoshiaki Kawashima, directeur d’un centre de recherche spécialisé dans le café .. La production en 2014 n'est que de , d'une valeur de . En 2015, elle est montée à , d'une valeur de , avec l'exportation de ( ) de haute qualité, et l'importation de ( ).
Le coprah (amande de noix de coco) est une forme d'énergie renouvelable possible dans les milieux isolés. Ainsi, sur l'île d'Ouvéa, un quart des de cocoteraie est utilisé pour la production d'huile de coprah ( , par ), destinée à la fabrication de savon et de biocarburant pour groupe électrogène. La production 2014 est de , pour une valeur de . En 2015, le pays produit ( ).
La production de vanille reste confidentielle, mais de qualité supérieure. Depuis 1850, elle est implantée à Lifou, où elle ferait vivre , dans les tribus de Jokin, Jozip, Mucaweng. Elle se développe également sur Maré, à partir de Tenan. Sur la Grande-Terre, un hybride de
vanilla planifolia commence à produire de l'excellente qualité, en Haute-Karikoué, sur les contreforts du Mont Mou (Païta). La production totale en 2014 est de , d'une valeur de . En 2015, le pays produit ( )
La production d'essence (niaouli ou goménol, santal, gingembre...) a une forte valeur ajoutée et est exportée de façon croissante depuis la fin des années 1990. Elle est estimée à en 2014, pour une valeur de . En 2015, le pays produit ( )
En 2015, la production en horticulure est estimée à , et l'importation à .

Productions agricoles résiduelles

La
canne à sucre a été cultivée commercialement vers 1868-1898, avec une main d'œuvre réunionnaise.

Filière bois

Fichier:Intsia bijuga sciage.jpgthumbrightScierie à l'île des Pins.
En 2015, la production est estimée à .

Engrais et produits phytosanitaires

En 2015, la consommation d'engrais commercialisés est estimée à à destination du maraîchage, des céréales, des suashs, des fruits, des pâturages, de l'aquaculture, des pommes de terre, des pépinières pour reboisement, etc.
Les produits phytosanitaires importés ( ) consistent en herbicides ( ), insecticides ( ), fongicides ( ), et autres ( ).

Pêche

L'essentiel de la pêche est vivrière et de plaisance, avec pêchées de cette manière en 2003 pour un total de produits de la pêche maritime destinés à la consommation humaine de cette année-làhttp://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers12-08/010051819.pdf http://umr-entropie.ird.nc/index.php/team/marc-leopold ..
La pêche professionnelle est hauturière (thonidés), côtière (vivaneau, etc), ou lagonaire (crustacés (dont trocas), céphalopodes, holothuries, etc). En 2010, elle concerne (directs ou induits), dont pêcheurs professionnels déclarés, 613 en artisanale (récifo-lagonaire), et 154 en hauturière.
Vient ensuite la pêche professionnelle au large par palangriers, plutôt stagnante ( produites en 2003, en 2005, en 2008, en 2009), dont essentiellement du thon blanc ou germon ( en 2003, en 2005, en 2009) et un peu moins de thon jaune bien que cette pêche soit en perte de vitesse ( en 2003, 448 en 2005, 487 en 2009), mais aussi du thon obèse (
bachi), désormais très réduite ( en 2003, 76 en 2005, 51 en 2009). Le thon est destiné en partie au marché local, mais est aussi un produit d'exportation de première importance. Peuvent également être cités quelques marlins ( en 2003, 124 en 2005, 114 en 2009), requins makos ( en 2003, 26 en 2005, 10 en 2009) - surtout pour les ailerons très prisés par les Asiatiques - et espadons pêchés ( en 2003, 12 en 2005, 7 en 2009). Les exportations de la pêche hauturière néo-calédonienne a connu un record en 2001 ( , soit les trois cinquièmes, ou 61,8 %, du total des poissons pêchés par palangriers cette année-là, et de Francs Pacifique rapportés). En 2009, la quantité exportée se rapproche à nouveau de la barre des dont elle s'était éloignée les trois années précédentes ( et 37,2 % de la production, et de Francs CFP, le plus haut montant depuis 2003). En 2010, le germon, qui représente 70̬ % des captures, représente écoulées, dont sur le marché local, et 700 en export, dont 100 en poisson entier frais par avion pour le marché japonais.
La pêche professionnelle lagonaire, avec de produits en 2003 et en 2004En comptant les holothuries en poids frais., est la troisième source de production dans ce domaine. Il s'agit surtout de la pêche d'holothuries (dites bêches de mer : en poids frais en 2003, 811 en 2004 et 510 en 2010, mais un poids sec ramené à respectivement 52, 81 et , puis à en 2007 et 77 en 2009) qui elle aussi a vocation à l'exportation vers l'Asie du Sud-est, la Chine ou le Japon. Les poissons récifaux-lagonaires (maquereaux, mulets, becs-de-cane et bossus, vivaneaux, loches, dawas, perroquets, rougets, picots, notamment) représentaient pêchées en 2003, 308 en 2005, 428 en 2006 et 506 en 2008.
En production non destinée à la consommation humaine, la Nouvelle-Calédonie produit également entre cent et deux cents tonnes de
coquille de troca ( en 2003, 153 en 2005, 1999 en 2008), un coquillage qui permet surtout la fabrication de boutons Fiche sur la pêche en Nouvelle-Calédonie, ISEE, 2006 http://www.isee.nc/tec/systemeproductif/telechserielongue/20-peche.xls Tableaux statistiques sur la pêche en Nouvelle-Calédonie, ISEE.

Aquaculture

Fichier:OBSIBLUE-crevette-bleue.jpgthumbright250pxCrevette bleue ou
Obsiblue de Nouvelle-Calédonie, de plus en plus prisé des chefs étoilés de France métropolitaine et du monde.
L'un des secteurs en plein essor de l'économie calédonienne est celui de l'aquaculture de la
crevettehttps://www.province-sud.nc/sites/default/files/print_pdf/Classeuraquaculture.pdf http://www.isee.nc/economie-entreprises/entreprises-secteurs-d-activites/agriculture-peche-aquaculture. C'est un phénomène récent, les fermes aquacoles représentant moins de jusqu'en 2003, pour en 2005. La production était de en 2005, dont plus de la moitié destinée à l'exportation ( , de francs CFP de revenus à l'exportation). C'est devenu un produit de qualité qui sut s'implanter sur plusieurs marchés porteurs, bien que d'une manière encore assez marginale. Et pour certains d'entre eux, notamment au Japon, où elle est très demandée, elle est vendue assez chère (presque de francs CFP la tonne).
Les principaux importateurs sont:
  • : pour un revenu de de francs CFP ( d'euros) en 2005.
  • : importées mais un revenu très élevé étant donné ce chiffre de de francs CFP ({{nombre6.754millions d'euros) en 2005.
  • : pour un revenu de de francs CFP ( d'euros, de dollars US) en 2005. Les exportations vers les États-Unis sont assez irrégulières : elles ont connu ainsi deux pics importants (en 2002 avec exportées pour de francs CFP, et en 2005). Les autres années, elles ont été assez faibles.
  • : pour un revenu de de francs CFP ( environ) en 2005. Il s'agit d'un marché en train de se fermer, l'aquaculture de la crevette s'étant développée en Australie. C'est ainsi que les exportations vers ce pays ne cessent de chuter (de en 1999, il s'agissait alors du de la crevette calédonienne derrière la France, aux de 2005), de même que les prix (d'environ de francs CFP la tonne en 1999 à seulement environ la tonne en 2005).
  • : pour un revenu de de francs CFP en 2005. Ce marché ne s'est ouvert qu'en 1999.
  • : pour un revenu de de francs CFP en 2005.
  • : pour un revenu de de francs CFP en 2005.
En 2014, la production de crevettes d'élevage est estimée à . La commercialisation relève de la SOPAC,
Société des productions aquacoles calédoniennes.
En 2015, la production de crevettes d'élevage est estimée à (d'une valeur de ), pour exportées (d'une valeur de ).
En 2015, la production d
'huîtres' est marginale, avec importation de ( de naissains d'huîtres et d'huîtres).

Fermes aquacoles

Du nord au sud :
  • Webuihoone, Blue Lagoon Fram, Montagne Blanche, SARL Ponacri, Aquawa, Kapuidea, Nessaquacole, Tournier, Pointe monot,
  • Aquamer, Sodacal, April, Styli Bleue, Pénéide de Ouano, Sea Farm, Aigue Marine, Ouenghi, Gwenguy, Aquamon,
  • Bassin de Dumbéa.
Écloseries : du Nord, d'Eori, de Mara, de Montagne, de Dumbéa.

Transport


DITTT : Direction des Infrastructures, de la Topographie et des Transports Terrestreshttps://dittt.gouv.nc/.

Tourisme


Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombreuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif corallien (pêche sous-marine). Le secteur employait en 2005 , soit environ 6 % de la population active totale, et produisait un chiffre d'affaires de de francs CFP en 2000 (soit d'euros) et une valeur ajoutée de de francs CFP, soit environ 4 % du PIB du territoireISEE de Nouvelle-Calédonie. Le nickel a pu âtre considéré comme un obstacle historique au développement du tourisme sur la Grande-Terre ; ce n'est plus le cas, depuis l'exigence partagée d'un développement économique global durable.
{ align="center" rules="all" cellspacing="0" cellpadding="4" style="border: 1px solid #999; border-right: 2px solid #999; border-bottom:2px solid #999"
+ style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em" Touristes (hors croisiéristes)Source: Police aux frontières jusqu'en 1999, ISEE à partir de 2000, repris par B. Fadda, « Le Tourisme en Nouvelle-Calédonie », Académie de Nouméa, 11/2006 pour les chiffres de 1996 à 2005 et http://www.isee.nc/chiffresc/telechargement/chiffrescl.pdf ISEE en Nouvelle-Calédonie pour 2002 à 2007
! 1996 !! 1997 !! 1998 !! 1999 !! 2000 !! 2001 !! 2002 !! 2003 !! 2004 !! 2005 !! 2006 !! 2007 !! 2008 !! 2009 !! 2010 !! 2011
- bgcolor="#efefef"
align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center
Le tourisme calédonien avait commencé à se développer au début des années 1980, atteignant son niveau record pour la décennie en 1984 avec . Seulement, les événements politiques opposant partisans et opposants de l'indépendance de 1984 à 1988 ont fortement handicapé le secteur touristique jusqu'au début des années 1990. Depuis lors, le tourisme a connu deux nouvelles crises : en 1998 et 1999, à la suite de la crise asiatique, et en 2001 ou en 2003-2004 dans un contexte de crise généralisée du tourisme international à la suite des attentats du 11 septembre 2001 puis de ceux de Bali en 2002. En 2004, le nombre de visiteurs a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Le tourisme a faiblement repris entre 2005 et 2008 tout en restant loin de son précédent record de 2000, et connaît deux faibles années en 2009 et 2010, tombant en dessous de la barre des . L'activité dans ce domaine connaît toutefois un net rebond en 2011 avec un nouveau record de fréquentation, porté par la hausse des touristes venant de France métropolitaine et des retombées de l'organisation des Jeux du Pacifique.
Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de la France métropolitaine, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Toutefois, la fréquentation japonaise, qui n'avait cessé d'augmenter au début des années 2000 au point de dépasser celle des métropolitains de 2004 à 2006 en atteignant un niveau record en 2005 avec , connaît depuis ces dernières années une légère baisse dans un contexte de chute du yen, dont le taux par rapport au dollar et à l'euro est plus faible désormais que celui du franc CFP ce qui rend alors la Nouvelle-Calédonie moins compétitive. En revanche, le nombre de touristes venus de métropole, qui globalement stagne entre et depuis une dizaine d'années mais qui a connu deux années maigres en 2004 et 2005, est reparti à la hausse sans avoir encore retrouvé totalement son niveau de 2003. Le tourisme de proximité, australien ou néo-zélandais, a bénéficié d'une croissance spectaculaire entre 2006 et 2007. Voici les arrivées de touristes, hors croisiéristes, par pays de résidence en 2011, sur au total:
  • : (30,97 % du total des touristes)
  • : (16,5 %)
  • : (15,23 %)
  • : (5,78 %)
  • autres (autres pays de la zone Asie-Pacifique, pays européens, ): (31,52 %).
Une large majorité de ces touristes viennent pour les vacances, toutefois le tourisme familial ou amical reste assez important ( en 2011, essentiellement des Métropolitains, des Wallisiens et des Polynésiens), de même que pour le tourisme d'affaire ou professionnel ( en 2011). La durée moyenne des séjours est ainsi de , mais celle des Métropolitains par exemple est nettement plus élevée ( en moyenne), du fait justement qu'il s'agit là surtout d'un tourisme familial ou amical. Les Japonais quant à eux sont ceux qui restent le moins longtemps, avec en moyenne passés sur le territoire (beaucoup de Japonais viennent se marier et en lune de miel). Quoi qu'il en soit, cette durée de séjours est assez longue. Ainsi, si le tourisme calédonien est nettement moins développé que celui de la Polynésie française (avec deux fois moins de touristes par an environ), cette durée de séjour est plus élevée en Nouvelle-Calédonie (elle est de en Polynésie).
Fichier:Pacific Sun Lifou.jpgthumbright200pxLe bateau de croisière Pacific Sun près des côtes de Lifou,
Les provinces Nord et des îles Loyauté ont développé depuis le début des années 1990 des projets immobiliers et hôteliers (le Novotel Malabou Beach Resort de Poum et le Club Méditerranée Koulnoué de Hienghène pour la première en 1992, le Drehu Village de Lifou et le Nengone Village de Maré pour la seconde en 1996, suivi en 2000 du Paradis d'Ouvéa) destinés à mieux accueillir les visiteurs et à rattraper leur retard en infrastructure touristique par rapport au Province Sud. Cependant cette dernière continue à concentrer l'essentiel des équipements (74,4 % des chambres d'hôtels disponibles sur le Territoire fin 2006 s'y trouvent), notamment en matière de tourisme haut de gamme (les trois seuls hôtels cinq étoiles ainsi que les trois golfs du Territoire)Infrastructures hôtelières de la Nouvelle-Calédonie, ISEE.
Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales. Toutefois, de nouvelles lignes ont été ouvertes récemment par la compagnie locale Aircalin, dont une vers la Corée du Sud en partenariat avec Korean Air en 2008 et une autre vers La Réunion en association avec Air Austral en 2009, dans le but de s'ouvrir à de nouveaux marchés.
Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté. Il faut ainsi ajouter aux chiffres cités ci-dessus ceux des croisiéristes faisant escale en Nouvelle-Calédonie, nombre en constante augmentation et désormais plus importante que celle des touristes « traditionnels » (non croisiéristes) :
{ align="center" rules="all" cellspacing="0" cellpadding="4" style="border: 1px solid #999; border-right: 2px solid #999; border-bottom:2px solid #999"
+ style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 0.5em" Nombre de croisiéristes par année
! 1996 !! 1997 !! 1998 !! 1999 !! 2000 !! 2001 !! 2002 !! 2003 !! 2004 !! 2005 !! 2006 !! 2007 !! 2008 !! 2009 !! 2010 !! 2011
- bgcolor="#efefef"
align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center align=center
Les croisiéristes sont essentiellement australiens (81,5 %), puis néo-zélandais (7,6 %). ont fait escale sur le territoire en 2004, 60 en 2005, puis 87 en 2006, 83 en 2007, 99 en 2008, 79 en 2009, 115 en 2010 et 121 en 2011« Tourisme : Repères », Les Nouvelles Calédoniennes, 24/06/2008.

Banques

Autrefois

  • 1870 : Compagnie de la Nouvelle-Calédonie, réorientée en 1874 en Banque de Nouvelle-Calédonie,
  • 1887 : Banque de l'Indochine succursale de Nouvelle-Calédonie, devenue en 1975 la Banque de l'Indochine et de Suez puis Indosuez en 1978.

Aujourd'hui

Le système bancaire néo-calédonien est décalqué du système bancaire français, mais avec une monnaie spécifique, le Franc Pacifique, émis par l'Institut d'émission d'outre-mer, pour une économie non-métropolitaine. Enfin, la fiscalité en Nouvelle-Calédonie est également spécifique.
  • Banque calédonienne d'investissement, BCI, groupe BRED,
  • Banque de Nouvelle-Calédonie, BNC, groupe BPCE
  • Banque nationale de Paris Paribas, BNP-Paribas-NC,
  • Crédit agricole Mutuel-NC,
  • Office des postes et télécommunications-Services Financiers, OPT,
  • Société générale calédonienne de banque, SG, avec ses filiales pour le crédit Credical et Nouméa Crédit,
  • Indosuez Wealth Management.
  • OCÉOR Lease Nouméa, OLN,
  • SOCALFI (Ex-GE MONEY)
  • Agence française de développement, AFD, et sa filiale la Société de gestion de fonds de garantie d'Outre-mer, SOGEFOM,
  • Bureau de représentation de l'Australia and New Zealand Banking Group, ANZ.

Le soutien de la métropole et de l'Union européenne

Les dépenses de l'État

La métropole assure le soutien économique du territoire grâce à des transferts financiers massifs, représentant 16 % du PIB du territoire, soit de francs CFP (environ d'euros) en 2007. Ces transferts concernentDépenses de l'État en Nouvelle-Calédonie sur le site de l'ISEE :
  • l'administration de l'État : de francs CFP (environ d'euros, 69,8 % du total), dont :
    • les dépenses faites aux ménages (salaires de la fonction publique d'État, qui emploie, selon la CAFAT, , traitements et prestations sociales) : de francs CFP (environ d'euros, 84,7 % des dépenses de l'administration d'État et 59,1 % du total),
    • les dépenses pour les biens et services publics de l'État : de francs CFP (environ d'euros, 10,9 % des dépenses de l'administration d'État et 7,6 % du total),
    • les dépenses d'équipement : de francs CFP (environ d'euros, 4,4 % des dépenses de l'administration d'État et 3,1 % du total).
  • transferts financiers vers les collectivités et établissements publics locaux : de francs CFP (environ d'euros, 29,9 % du total), dont :
    • vers la Nouvelle-Calédonie et ses établissements publics (comme l'OPT, le CHT, la CAFAT) : de francs CFP (environ d'euros, 6,6 % des transferts, 2 % du total),
    • vers les Provinces : de francs CFP (environ d'euros, 40,4 % des transferts, 12,1 % du total),
    • vers les Communes : de francs CFP (environ d'euros, 29,2 % des transferts, 8,7 % du total),
    • vers les Établissements publics nationaux : de francs CFP (environ d'euros, 15,2 % des transferts, 4,5 % du total),
    • vers les Établissements publics locaux et d'autres organismes publics ou privés : de francs CFP (environ d'euros, 8,6 % des transferts, 2,6 % du total).
  • solde des emplois non ventilés : de francs CFP (environ d'euros, 0,3 % du total).

Les subventions européennes

L'Union européenne intervient également dans les finances du territoire, notamment à travers le Fonds européen de développement (FED) alloué à chaque Pays et territoires d'outre-mer (PTOM). La FED, défini lors de la révision des Accords de Cotonou en 2008 et valables pour la période 2008-2013, prévoit ainsi une dotation initiale de de Francs CFP (environ d'euros) à quoi s'ajoutent les transferts de de Francs CFP (environ d'euros) des FED précédents, soit un total de de Francs CFP (environ d'euros)Aides européennes sur le site de l'ISEE.

Commerce extérieur

Fichier:Bateau SLN (société ERAMET).jpgthumbright330pxUn minéralier de la SLN dans le lagon nouméen en 2012
Le commerce extérieur reste déficitaire. En effet, l'essentiel des exportations concernent le minerai de nickel et les ferro-nickels, alors que le territoire reste largement dépendant de l'extérieur en matière de produits de consommation, d'alimentation et de transport.

Exportations

La Nouvelle-Calédonie est le mondial de minerai de nickel. L'essentiel du commerce dépend donc de cette matière première. En dehors du secteur minéral, le deuxième secteur de revenu à l'exportation est celui des produits de la mer, et notamment de la crevette calédonienne, de plus en plus recherchée surtout par les marchés asiatiques mais aussi européens.

Pendant le « boom du nickel » des années 2000

Les exportations atteignent leur plus haut niveau, au cœur de l'envolée que connaissent les cours du nickel et plus généralement des matières premières entre 2004 et 2008, en 2007, avec de francs CFP ( d'euros), dont (96,4 % du total) pour les produits miniers ( pour les ferro-nickels, pour le minerai de nickel, pour les mattes) et pour les produits de la mer (soit une baisse significative d'environ par rapport à 2006, il s'agit surtout de la crevette qui a rapporté en 2007 de francs CFP, l'exportation de poissons ne représentant que de francs dont 202 pour le thon, tandis que les exportations d'holothuries, très recherchées sur les marchés asiatiques, a pratiquement doublé en un an pour s'établir à de francs CFP). Ensuite viennent, de manière beaucoup moins rentable, les chauffe-eau ( en 2004, 509 en 2005), les huiles essentielles (dont l'huile de santal ou l'huile de niaouli, aussi appelée gomenol, de francs CFP en 2005), la viande de cerf ( de francs CFP en 2005), les produits maraîchers ( également, dont de francs pacifique pour l'exportation de la squash en 2005), des peaux brutes d'animaux ( de francs pacifique en 2005), du chocolat ( de francs CFP en 2005) et des fruits tropicaux ( également en 2005).
Les principaux partenaires à l'exportation sont en 2007Exportations sur le site de l'ISEE http://www.isee.nc/tec/ecofinances/combalancecom.html Balance commerciale sur le site de l'ISEE :
  • : 21,68 %
  • (hors France métropolitaine) : 18,34 % dont :
    • : 7,67 %
    • : 6,17 %
    • : 4,16 %
    • : 0,29 %
  • : 14,07 %
  • : 11,74 %
  • : 10,91 %
  • : 4,64 %
  • : 4,15 %
  • : 2,32 %
  • : 0,32 %
  • : 0,29 %

Pendant la crise

La crise mondiale débutée en 2008 entraîne une forte baisse des matières premières, et donc du nickel. Cela se retrouve dans les chiffres des exportations de la Nouvelle-Calédonie, qui retombent à de Francs CFP en 2008 ( d'euros) et à en 2009 ( d'euros), retombant à son niveau de 2003 (soit juste avant le « boom » de 2004-2007). Les revenus de la vente des produits miniers sont presque divisés par deux par rapport à 2007, s'élevant en 2009 à de Francs pour le minerai de nickel (contre en 2007 et en 2008), à pour les ferro-nickels (contre en 2007 et en 2008) et à pour les mattes (contre en 2007 et en 2008). La tonne de minerai néo-calédonien a été vendu en moyenne en 2009 à ( ), contre ( ) en 2007. S'y ajoute une vente en baisse des crevettes (déjà visible en 2007), avec exportées en 2008 et en 2009. En revanche, les exportations de thons et d'holothuries augmentent.
La répartition entre les principaux partenaires à l'exportation de la Nouvelle-Calédonie se trouve également bouleversée par la conjecture internationale. Le Japon, très frappé par la crise, importe presque quatre fois moins de produits néo-calédoniens en 2009 par rapport à 2007 et passe du rang de premier acheteur de l'archipel à la troisième place du classement. En revanche, la croissance très soutenue de la Chine durant ses années, et notamment son développement industriel, en fait d'année en année un plus gros demandeur de produits miniers de nickel et, après une année creuse en 2008 et un chiffre 2009 deux fois moins important qu'en 2007, se place désormais comme le deuxième client de la Nouvelle-Calédonie, après la France métropolitaine qui pour sa part n'a vu ses importations provenant de l'archipel baisser que très légèrement. Les autres pays clients de l'Union européenne (dont les principaux avant 2008 ont connu une très forte récession à la suite de la crise, comme l'Espagne par exemple) achètent pour leur part beaucoup moins à la Nouvelle-Calédonie. La répartition en 2009 se répartit comme suitChiffres des exportations sur le site de l'ISEE :
  • : 24,6 %
  • : 13,28 %
  • : 12,99 %
  • (hors France métropolitaine) : 11,48 %
  • : 10,42 %
  • : 9,7 %
  • : 7,17 %
  • : 2,62 %

Importations

La Nouvelle-Calédonie est largement dépendante de l'importation pour tout ce qui est produit alimentaire, de consommation (notamment les appareils électro-ménagers, Hi-Fi, téléviseurs) ou de transports (les voitures).
Les importations représentaient en 2007 de francs CFP (environ d'euros). Les machines, appareils et matériels électroniques reviennent le plus cher au Territoire (près de de francs CFP), suivi, de manière assez paradoxale pour un gros producteur minier, des produits minéraux ( de francs CFP, essentiellement des matériaux servant aux alliages avec le nickel) et du matériel de transport ( , surtout des automobiles particulières avec plus de importés en 2005 et immatriculations de véhicules neufs en 2007). Viennent ensuite les produits alimentaires ( de francs CFP, beaucoup de fruits et légumes tempérés d'Europe mais aussi d'Australie et de Nouvelle-Zélande, des surgelés, des conserves, etc.), des métaux et ouvrages en ces métaux ( de francs CFP), des produits chimiques ( de francs CFP), des produits plastiques et caoutchouc ( de francs CFP), textiles ( de francs), papeterie ( de francs) et bois ( de francs).
Les principaux partenaires à l'importation sont en 2007Importations sur le site de l'ISEE :
  • : 26,63 %
  • (hors France métropolitaine) : 16,28 % dont :
    • : 4,97 %
    • : 2,74 %
    • : 2,26 %
    • : 1,61 %
    • : 1,48 %
    • : 0,49 %
  • : 13,61 %
  • : 10,74 %
  • : 5,5 %
  • : 4,55 %
  • : 3,98 %
  • : 3,43 %
  • : 3,23 %
  • : 2,97 %
  • : 1,89 %
  • : 0,63 %
  • : 0,52 %

Richesse et pauvreté

La Nouvelle-Calédonie est riche (niveau de vie, indice de développement humain, emploi dynamique), et inégalitaire.
La pauvreté y est prégnante, géographiquement marquée, ethnicisée. Le taux de pauvreté (au seuil de 50 % du revenu médian) est à 9 % en Province Sud, 35 % en Province Nord, 52 % aux Îles Loyauté. (Revue Juridique Politique et Économique de Nouvelle-Calédonie, , 2013/2)http://rjpenc.nc/index.php/hikashop-menu-for-products-listing-2/category/37-n22
L'approche strictement monétaire « révèle particulièrement ses limites en Nouvelle-Calédonie en n'intégrant pas les ressources non monétaires, cruciales tant pour assumer l'existence que comme facteur de lien social (autoconsommation, dons, échanges). Le non-monétaire représenterait environ 30 % des ressources totales des groupes domestiques vivant en tribu. Au total, le non-monétaire c'est 8 % des ressources des Calédoniens, soit de francs.» (rjpenc/22/2013ː72) « En terre mélanésienne, traditionnellement, le pauvre est partie intégrante du groupe et bénéficie à ce titre de la solidarité clanique et tribale. » (rjpenc/22/2013ː74)
Selon Les synthèses de CEROM (Comptes Économiques Rapides de l'Outre-Mer, ) ., globalement, les prix sont 234 % plus élevés en Nouvelle-Calédonie qu'en métropole, les prix des produits alimentaires le sont de 89 %.

Notes et références

Notes


Références


Voir aussi

Bibliographie

  • Benoît Delvinquier, Le Nouvel-Anzin des Antipodes, espoirs et déconvenues des charbonnages calédoniens (1846-1959), La Découvrance, 2003,
  • Catherine Buttet, Histoire d'un échec ? Nouvelle-Calédonie 1870-1914, Université de Provence, 1996, thèse,
  • Isabelle Leblic, Les kanak face au développement, la voie étroite, Grenoble, 1993, PUG,

Articles connexes

  • Nouvelle-Calédonie
  • Histoire de la Nouvelle-Calédonie
  • Niveau de vie en Nouvelle-Calédonie
  • Fiscalité en Nouvelle-Calédonie
  • Liste de mines en Océanie

  • Extraction du nickel
  • Liens externes

    • Site du Conseil économique et social de NC
    • Site de l'Institut de la Statistiques et des Études Économiques de NC
    • Analyse du CESE sur l'illettrisme en NC (2015)
    • Site de la Chambre d'Agriculture de la Nouvelle-Calédonie (CANC)
    • Site de Formagri.nc (Formations agricoles)
    • AFD (NC) Observatoire des communes 2016
    • Rapport de l'IEOM sur l'état de l'économie en NC en 2014
    • CIA world fact book pour la Nouvelle-Calédonie
    • Chiffres officiels de l'économie Site ISEE ː Institut de la Statistique et des Études Économiques (NC)
    • DAVAR ː Direction des Affaires Vétérinaires, Agricoles et Rurales
    • Étude 2010 sur la filière pêche en NC
    • Dossier sur le tourisme calédonien
    • Rapport d'information Tavernier-Carrez à l'Assemblée Nationale, 2000
    • Site de Koniambo Nickel
    • IAC ː Institut Agronomique néo-calédonien

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