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Sanctuaire à répit

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Un sanctuaire à répit est un type de lieu saint rencontré en pays de tradition catholique. Selon la croyance populaire en certaines provinces, le « répit » est, chez un enfant mort-né, un retour temporaire à la vie le temps de lui conférer le baptême avant la mort définitiveStéfan Tzortzis et Isabelle Séguy , « Pratiques funéraires en lien avec les décès des nouveau-nés », Socio-anthropologie En ligne, n° 22 2008, mis en ligne le 14 octobre 2009, consulté le 10 novembre 2011.. Ayant été baptisé, l’enfant pourra de ce fait entrer en paradis au lieu d’errer éternellement dans les limbes où il serait privé de la vision de Dieu. Le répit n’est possible qu’en certains sanctuaires, le plus souvent consacrés à la Marie de NazarethVierge dont l’intercession est nécessaire pour obtenir un miracle.

Répartition géographique et religieuse des sanctuaires à répit

Les sanctuaires à répit ont fonctionné de la fin du à la Première Guerre mondiale en Europe occidentale. Il en a été comptabilisé 277 en France, 56 en Belgique, 14 en Allemagne du Sud, 38 en Autriche, 30 en Suisse, 42 en Val d’Aoste et Piémont. La Réforme ayant condamné cette pratique, cela explique l'absence totale de ces sanctuaires en pays protestantJacques Gélis, Mort-nés et parents dans l’Europe chrétienne.
Alors que le dogme catholique du baptême demeure le même qu'ailleurs, la France occidentale ne connaît pas le répit (sauf à Sainte-Anne-d'Auray ou Saint-Martial de Limoges), tout comme la péninsule Ibérique et une grande partie de l'Italie. Jacques Gélis explique cet état de fait par la pratique d'autres rites, comme celui du qui était en usage en GaliceJacques Gélis, Les enfants des limbes en ligne.. Des femmes enceintes, qui avaient une grossesse à risque, se retrouvaient, à minuit, sur un pont, au pied d'une croix pour y être Ondoiementondoyées d'eau bénite.

La pratique du répit

.alt=
Fichier:Pilgrimage to Longeborgne IMG 4930.JPGthumbPèlerinage à Longeborgne (Valais), en 1868.alt=
Fichier:St Pantaleon necropolis, France by JM Rosier.jpgthumbleftNécropole rupestre pour les enfants morts après suscitation à l'église Saint-Pantaléon (Vaucluse).alt=
: rare représentation du limbus puerorum (limbe des enfants) dans le Couronnement de la Vierge (1454).alt=
{{CitationLes croyances religieuses jusqu'au , permettent de donner une signification positive à la perte d'un enfant. Si Dieu choisit parfois de reprendre l'enfant, dès l’âge le plus tendre, c’est paradoxalement pour son bien, parce qu’il veut en faire un saint explique l'historienne Marie-France Morel. Car, expliquait-on, tout enfant baptisé avant sept ans n'avait pas péché et son âme allait directement au ciel. Devenu un ange proche de Dieu, il pouvait alors assurer le salut de ses parents. L'Église avalisait cette croyance. La mort d'un enfant était un gage d’espérance célébré par des chants d'action de grâces. Dans le rituel pas de noir, mais du blanc, pas de glas, mais un carillon joyeux. Il en va tout autrement lorsque la mort surprenait le petit qui n'avait pas reçu le baptêmeMarie-France Morel, , en ligne.
.
Au chagrin de perdre un enfant s'ajoutait pour les parents l'impossibilité de le faire baptiser. Ce refus du baptême était grave puisqu'il condamnait le petit mort aux Limbes et l'interdiction de le faire inhumer dans le cimetière paroissial. Les Limbes étaient ce lieu intermédiaire entre le Purgatoire et le Paradis inventé par les théologiens au .
Les supplications de la mère poussaient des proches, accompagnés d'un parrain et d'une marraine, à transporter le petit cadavre jusqu'à un sanctuaire à répit. L'enfant mort-né était souvent apporté dans les heures suivant l’accouchement. Arrivé au sanctuaire, le corps du bébé était exposé sur un autel, le plus souvent celui de la Vierge. Dès lors, des prières ferventes étaient psalmodiées par tous les assistants, auxquels se joignent généralement un ou plusieurs prêtres attachés au sanctuaire. Tout le temps de l’exposition, l'assistance guettait un signe de vie : un épanchement, une chaleur, une couleur vermeille qui montait au visage, un membre qui semblait bouger. Quelquefois, on plaçait une plume sur les lèvres du bébé et le mouvement de l'air provoqué par la chaleur des cierges laissait croire qu'il se mettait à respirer . Si l'un de ces événements survenait, le répit ne durant que quelques minutes, l'enfant était immédiatement baptisé par un des prêtres présents et l'enfant, devenu chrétien, entrait dans le sein de l'Église.
La mort définitive survenait peu après, mais l'assistance était soulagée : l’âme de l’enfant, sortie du limbus puerorum, était désormais en paradis. L'ensevelissement du corps, après cette « seconde mort », reste moins détaillé car les sources sont fort discrètes sur ce point. Après que le curé du lieu ait consigné le miracle dans ses registres, il était enterré en général sur place. À Avioth et à l'église Saint-Pantaléon (Vaucluse), par exemple, un coin particulier du cimetière était consacré aux enfants ayant bénéficié d’un répit.
Le premier sanctuaire à répit semble avoir été celui de Blandy-les-Tours où les archéologues ont découvert autour du chevet d'une chapelle anonyme qui se situait à l’emplacement de l'actuel château plus de 70 tombes de fœtus et de nouveau-nés datées du Château de Blandy-les-Tours. Comme à l'église de Kintzheim, au moment d'un baptême, les parents enterraient le petit corps sous le chéneau de la gouttièrehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5446205p/texteBrut La mort et le salut spirituel du nouveau-né. Essai d'analyse et d'interprétation du « sanctuaire à répit » ( ) August Lamb, Uber den Aberglauben im Elsass, Strasbourg, 1880., l'eau de pluie étant censée le baptiser. Quant à la première manifestation reconnue, elle date de 1387, et eut lieu à Avignon, sur le tombeau du cardinal Pierre de Luxembourg. Les archives des sanctuaires à répit les plus célèbres ont conservé des centaines de témoignages de ces faits jugés miraculeux, consignés par des prêtres : 459 cas à Faverney, de 1569 à 1593 ; 138 cas entre 1573 et 1625 à Notre-Dame d'Avioth ; 336 entre 1666 et 1673 dans la chapelle Notre-Dame de Beauvoir, à Moustiers-Sainte-Marie, le chiffre descendit à 63 enfants à Notre-Dame du Noyer à Cuiseaux, entre 1702 et 1867, quand l'attitude de l'Église s'assouplit.
Les fouilles archéologiques apportent des renseignements inédits. Selon l'évêque de Constance Otto von Sonnenberg (1450-1491), qui n'était pas favorable au répit, plus de petits défunts furent amenés à Oberbüren, près de Berne. Ce sanctuaire ayant été rasé de 1528 à 1532, après le passage des Bernois protestants, cela a permis aux archéologues de faire, dans le cimetière qui jouxtait l'église, des fouilles de 1992-1997. Ils exhumèrent seulement 250 squelettes d'enfant mesurant entre 15 et 47 centimètres et purent dresser une statistique des âges des mort-nés, un tiers étaient des prématurés ou des avortons.
Il ne semble pas qu’il y ait eu supercherie ou hallucination collective dans ces récits, mais interprétation erronée de phénomènes physiques dus au processus de décomposition des petits cadavres bien étudié par la médecine légale du : ramollissement, coloration, saignements, bruit des viscères. Pour les témoins, quelque chose d’extraordinaire se produisait.

Quelques sanctuaires à répit

Alsace

{
+ Sanctuaires à répit en Alsace
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" width="100px" Illustration
-
Collégiale Saint-Thiébaut
Haut-Rhin
Thann
150px
-
Ancienne église Saint-Maurice
aujourd'hui église Saint-Martin
Bas-Rhin
Kintzheim
150px

Auvergne

{
+ Sanctuaires à répit en Auvergne
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Notre-Dame de Layre
dite des Sept Douleurs
Puy-de-Dôme
Ambert
150px
-
Tombeau du Père Gachon
à la chapelle de l'hôpital
Puy-de-Dôme
Ambert
150px
-
Notre-Dame d'Arfeuilles
Allier
Arfeuilles
150px
-
Notre-Dame-de-la-Faye
Haute-Loire
Aurec-sur-Loire
150px
-
Notre-Dame de Vassivière
Puy-de-Dôme
Besse-et-Saint-Anastaise
150px
-
Notre-Dame de la Fontsainte
Puy-de-Dôme
Égliseneuve-d'Entraigues
150px
-
Notre-Dame de Banelle
Allier
Escurolles
150px
-
Oratoire de Notre-Dame-de-Bel-Air
Puy-de-Dôme
Fournols
150px
-
Notre-Dame Trouvée
Haute-Loire
Lavoûte-Chilhac
150px
-
Notre-Dame du Puy
cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation
Haute-Loire
Le Puy-en-Velay
150px
-
Notre-Dame de La Roche
Puy-de-Dôme
Mayres
150px
-
Notre-Dame-de-la-Bonne-Nouvelle
Puy-de-Dôme
Montaigut
150px
-
Basilique Notre-Dame d'Orcival
dite Notre-Dame des Fers
Puy-de-Dôme
Orcival
150px
-
Abbaye Saint-Gilbert de Neuffontaines
Allier
Saint-Didier-la-Forêt
150px
-
Notre-Dame de Beaune-le-Chaud
Puy-de-Dôme
Saint-Genès-Champanelle
150px
-
Prieuré Saint-Mayeul
Allier
Souvigny
150px

Bourgogne

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Bourgogne
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Notre-Dame du NoyerPierre Saintyves, p. 73.
Saône-et-Loire
Cuiseaux
150px
-
Petite Notre-Dame de Saint-BégninePierre Saintyves, p. 72.
Cathédrale Saint-Bénigne
Côte-d'Or
Dijon
150px
-
Notre-Dame
Saône-et-Loire
La Chaux
150px
-
Notre-Dame-du-Chemin
Côte-d'Or
Ladoix-Serrigny
150px
-
Notre-Dame-de-la-Roche-d'Hys
Côte-d'Or
Massingy-lès-Vitteaux
150px
-
Église de Saint-Vit
Saône-et-Loire
Mouthier-en-Bresse
150px
-
Grotte de Notre-Dame de Romay
Saône-et-Loire
Paray-le-Monial
150px
-
Abbatiale Notre-Dame-et-Saint-Edme
Yonne
Pontigny
150px
-
Sépulture de Magnance
dans l'église de Sainte-Magnance
Yonne
Sainte-Magnance
150px
-
Église Saint-Rémy
Côte-d'Or
Recey-sur-Ource
150px

Centre

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en région Centre
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Notre-Dame de Grâce
Cher
Charenton-du-Cher
150px
-
Chapelle Notre-Dame de Pitié
Loir-et-Cher
Salbris
150px
=== Champagne-Ardenne ===
{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Champagne-Ardenne
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Notre-Dame des Masmes
Ardennes
Buzancy
150px
-
Chapelle du Saint-Lieu
Ardennes
Gespunsart
150px
-
Église Notre Dame en sa NativitéJ. Ch. Didier, Un sanctuaire à répit au diocèse de Langres, l'église de Fayl-Billot (Haute-Marne), Mélange de science religieuse, 1968.
Haute-Marne
Fayl-Billot
150px

Franche-Comté

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Franche-Comté
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
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-
Notre-Dame de l'Isle
Jura
Bletterans
150px
-
Abbaye Notre-Dame
Haute-Saône
Faverney
150px
-
Église Saint-Martin
Haute-Saône
Faucogney-et-la-Mer
150px
-
Sanctuaire Notre-Dame de Mont-Roland
Jura
Jouhe
150px
-
Notre-Dame des Bois,
dite des Affligés
Jura
Rahon
150px
-
Notre-Dame du Haut
Haute-Saône
Ronchamp
150px

Île-de-France

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Île-de-France
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Chapelle castrale
Seine-et-Marne
Blandy-les-Tours
150px
-
Notre-Dame de Pringy
Seine-et-Marne
Pringy
150px

Lorraine

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Lorraine
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
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-
Basilique Notre-DameLes enfants mort-nés - Avioth
Meuse
Avioth
150px
-
Notre-Dame-de-la-Brosse
Vosges
Bains-les-Bains
150px
-
Notre-Dame-du-Bois-Banny
Vosges
Fontenoy-le-Château
150px
-
Collégiale de Notre-Dame des Vertus
Meuse
Ligny-en-Barrois
150px
-
Notre-Dame-de-la-Bonne-NouvellePierre Saintyves, p. 67.
chapelle démolie de la collégiale Saint-Georges
Meurthe-et-Moselle
Nancy
150px
-
Notre-Dame-de-Benoite-Vaux
Meuse
Rambluzin-et-Benoite-Vaux
150px
-
Chapelle de la Mer
du lac de la Maix
Vosges
Vexaincourt
150px

Nord-Pas-de-Calais

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Nord-Pas-de-Calais
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Calvaire d'Arras dans la
Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-VaastSuscitation dans le Pas-de-Calais.
Pas-de-Calais
Arras
150px
-
Notre-Dame-de-Boulogne
Pas-de-Calais
Boulogne-sur-Mer
150px
-
Chapelle Notre-Dame de Grâce
et des Trois-Vierges
Nord
Caëstre
150px
-
Église de la Nativité-de-Notre-Dame
Nord
Fournes-en-Weppes
150px
-
Notre-Dame de Grâces
de l'abbatiale de Saint-Saulve
Pas-de-Calais
Montreuil
150px

Picardie

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Picardie
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Retable de Nicolas Blasset, 1655
dans la Cathédrale Notre-DameSuscitations à Amiens en 1629.
Somme
Amiens
150px
-
Basilique Notre-Dame de Liesse
Aisne
Liesse
150px

Provence-Alpes-Côte d'Azur

{ class="wikitable sortable"
+ Sanctuaires à répit en Provence-Alpes-Côte d'Azur
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Couvent des Servites de l'AnnonciadeM. Bernos, Réflexions sur un miracle à l’Annonciade d’Aix-en-Provence. Contribution à l’étude des sanctuaires à répit, Annales du Midi, 1970, pp.5-19.,
édifice détruitLes rues d'Aix-en-Provence, rue de l'Annonciade
Bouches-du-Rhône
Aix-en-Provence
150px
-
Église des Célestins
tombeau de Pierre de Luxembourg
Vaucluse
Avignon
150px
-
Chapelle Saint-Jean
Hautes-Alpes
L'Argentière-la-Bessée
150px
-
Notre-Dame de Nazareth,
dite Notre-Dame-la-BrunePierre Saintyves, , p. 69.
Vaucluse
Le Barroux
150px
-
Notre-Dame de la Roquette,
dite Notre-Dame des Spasmes
Var
Le Muy
150px
-
Chapelle Saint-OursJudith Devlin, The Superstitious Mind : French Peasants and the Supernatural in the Nineteenth Century
Alpes-de-Haute-Provence
Meyronnes
150px
-
Chapelle Notre-Dame-de-Vie
Alpes-Maritimes
Mougins
150px
-
Chapelle Notre-Dame de Beauvoir
Alpes-de-Haute-Provence
Moustiers-Sainte-Marie
150px
-
Notre-Dame de l'Ortiguière
Alpes-de-Haute-Provence
Revest-du-Bion
150px
-
Notre-Dame des Langes,
dite Notre-Dame des Faisses André Jean Marie Hamon,
Notre-Dame de France, ou Histoire du culte de la Sainte Vierge en France, vol. 7.
Hautes-Alpes
Ribiers
150px
-
Église Saint-Pantaléon
Vaucluse
Saint-Pantaléon
150px
-
Notre-Dame-de-VieP. F. Hilarion-Tissot,
L'Éclaireur du Midi, Bagnols-sur-Cèze, 1842, pp. 301-308..
Vaucluse
Venasque
150px

Rhône-Alpes

{ class="wikitable sortable"
+
Sanctuaires à répit en Rhône-Alpes
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Tombeau de saint François de Sales
Haute-Savoie
Annecy
150px
-
Notre-Dame-des-Grâces
Savoie
Bessans
150px
-
Notre Dame de la Délivrance
Savoie
Bramans
150px
-
Notre-Dame de Nazareth
Drôme
Buis-les-BaronniesPierre Varlet,,
Une suscitation au Buis-les-Baronnies sous le règne de Louis XIV, Revue Drômoise, t. LXXXIII, n° 418, déc. 1980, pp. 237-245 Marcel Bernos, Une suscitation au Buis-les-Baronnies en 1669, Annales du Midi, n° 146, 1980, pp. 87-93.
150px
-
Chapelle du Mont-Provent,
dite Notre-Dame de la Visitation
Haute-Savoie
Châtillon-sur-Cluses
150px
-
Chapelle Notre-Dame-de-Beaumont
Ain
La Chapelle-du-Châtelard
150px
-
Notre-Dame de Charmaix
Savoie
Modane
150px
-
Chapelle Notre-Dame de Beaurevert
Savoie
Montaimont
150px
-
Chapelle Notre-Dame de Pitié
de la cathédrale Saint-Pierre
Savoie
Moûtiers
150px
-
Chapelle de la Bonne Nouvelle
Savoie
Saint-Jean-de-Maurienne
150px
-
Chapelle de Notre-Dame-de-la-Vie
Savoie
Saint-Martin-de-Belleville
150px
-
Notre-Dame du RhônePierre Saintyves, , p. 69 sur le
pont de la Vierge noire,
enjambant le Rhône
Ain et Haute-Savoie
entre Seyssel (Ain) et
Seyssel (Haute-Savoie)
150px
-
Notre-Dame de la Visitation,
dite Notre-Dame-du-Poivre
Savoie
Termignon
150px
-
Chapelle de l'Hôtel-Dieu
Isère
Tullins
150px
-
Tombeau de Dame Philippe de Chantemilan
dans le cloitre détruit de la
cathédrale Saint-Maurice de Vienne
Isère
Vienne
150px

Ouest de la France

{ class="wikitable sortable"
+
Sanctuaires à répit dans l'ouest de la France
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Département
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Abbaye Notre-Dame
Orne
Almenêches
150px
-
Chapelle Notre-Dame de la Consolation,
dite Notre-Dame de Pitié,
ou Notre-Dame des Flots,
ou Notre-Dame de Bon-SecoursAndré Jean Marie Hamon,
Notre-Dame de France ou Histoire du culte de la Sainte Vierge en France, vol. 5.,
dans l'église Saint-Martinhttp://patrimoine-de-france.com/seine-maritime/harfleur/eglise-paroissiale-saint-martin-12.php Église Saint-Martin à Honfleur
Seine-Maritime
Harfleur
150px
-
Abbaye Saint-Martial
Haute-Vienne
Limoges
150px
-
Basilique Sainte-Anne
Morbihan
Sainte-Anne-d'Auray
150px

Belgique

{ class="wikitable sortable"
+
Sanctuaires à répit en Belgique
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Province
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Église Notre-DamePierre Saintyves, p. 66.
Province du Brabant flamand
Alsemberg
150px
-
Notre-Dame-de-la-FontaineNotre-Dame de la Fontaine à Chièvres
Province de Hainaut
Chièvres
150px
-
Statue de Notre-Dame,
Basilique Saint-Martin
Province du Brabant flamand
Hal
150px
-
Notre-Dame-aux-Bois
Province de Hainaut
Houdeng-Gœgnies La Louvière
150px
-
Chapelle du Monument
Province de Luxembourg
Marche-en-Famenne
150px
-
Notre-Dame du Rosaire
La Vierge dans la tradition cistecienne, Bulletin de la société française d'études mariales, Éd. Mediaspaul, 1999.
Province de Liège
Moha
150px
-
Église Notre-DameUn répit survenu en 1479, fut régulièrement commémoré par la ville par de grandes fêtes jusqu'en 1979..
Province de Flandre-Occidentale
Poperinge
150px
-
Notre-Dame des Récollets en
l'église Notre-Dame-des-Récollets
Province de Liège
Verviers
150px
-
Notre-Dame de la Sarte en
l'église Notre-Dame-de-la-Sarte
Province de Liège
Huy
150px
-
Chapelle du Bonlieu
Province de Luxembourg
Virton
150px

Italie

{ class="wikitable sortable"
+
Sanctuaires à répit en Italie
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Province
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Sanctuaire de Notre-Dame du Pont
Province de Turin
Suse
150px
-
Chapelle de la Vigne
Province de Turin
Villar Focchiardo
150px
-
Église Saint-Pantaléon à la Tour du Villair
Vallée d'Aoste
Valpelline
150px

Suisse

{ class="wikitable sortable"
+
Sanctuaires à répit en Suisse
-
! scope="col" Sanctuaire à répit
! scope="col" Canton
! scope="col" Commune
! scope="col" Géolocalisation
! scope="col" Monument historique
! scope="col" class="unsortable" width="100px" Illustration
-
Notre-Dame de Longeborgne
Canton du Valais
Bramois
150px
-
Église Saint-Maurice-et-Saint-Pancrace
Canton de Vaud
Châtillens
150px
-
Notre-Dame de Bourguillon ou de la CollineNotre-Dame de Bourguillon Pierre Saintyves, p. 68..
Canton de Fribourg
Fribourg
150px
-
Notre-Dame de Tours
Canton de Fribourg
Montagny
150px
-
Image de Notre-Dame
église des Augustins,
édifice disparu.
Canton de Genève
Genève
150px
== En Savoie et en Haute-Provence : deux sanctuaires à répit ==
Même la solution des limbes (
limbus puerorum) devint insupportable puisque l'innocent ne pourrait jamais entrer en paradis. De plus le clergé rigoriste refusant aux mort-nés d'être baptisés ou enterrés en terre consacrée rendait nécessaire le recours à ces sanctuaires à répitNotre-Dame-de-la-Vie II. En certains lieux furent retrouvées les traces et le souvenir de cultes agro-pastoraux préchrétiens : sanctuaires antiques à proximité de sources, de pierres ou d'arbres, où l'on découvrait une statue, le plus souvent une Vierge noire, de mystérieuses sculptures ou une antique divinité.
À Saint-Martin-de-Belleville, une ancienne déesse de pierre était liée à une source sacrée. Remontant au néolithique, elle drainait vers elle, depuis des siècles, des milliers de gens sont venus là pour boire ses eaux, faire des ablutions, et demander guérison et autres bienfaits. Elle dut être christianisée sous le vocable de Notre-Dame-de-la-VieNotre-Dame-de-la-Vie I. Il n'en fallut pas plus pour que l'antique lieu de culte devint, à la fin du Moyen Âge, un sanctuaire à répit. Ce fut au cours des années 1600 que cette pratique culmina, comme en attestent les procès-verbaux. Un témoignage de 1664 dit que le curé a déclaré que le bébé a été vu en train d'ouvrir sa bouche et son poing et que cela a permis de le baptiser en prononçant la formule
Si vous êtes en vie, je vous baptise.
Mais le clergé, assez réticent face à de telles pratiques, déplaça la déesse de sa position d'origine pour l'intégrer dans le mur de fondation de la plus récente des chapelles. Ce qui n'empêcha point la Dame de la vie à continuer de recevoir les dévotions des Savoyards. Son culte culmina jusqu'au . Dans cette période, des dizaines de peintures murales ont été peintes dans la chapelle illustrant des histoires de guérisons miraculeuses de Notre-Dame-de-la-Vie. Un témoin oculaire de 1930 décrit l'un des pèlerinages annuels au sanctuaire. Il a vu les femmes mettre des draps propres à tremper dans l'eau et éponger leurs visages, les yeux et les seins. Il est à souligner que dans plusieurs sanctuaires, et jusqu'au , il était pratiqué des bains rituels puisqu'on plaçait le corps de l'enfant sous le jet d'une fontaine ; parfois même il était plongé plusieurs fois dans l'eau glacée de la source recueillie dans une vasque ou un bassin comme à Frôlois ou à Venasque. Mais les autorités ecclésiastiques durent attendre 1960, pour enlever définitivement l'antique statue de sa place et la mettre à l'abri des dévotions dans une galerie couverte et fermée de l'église.
La chapelle provençale de Notre-Dame de l'Ortiguière, située sur le plateau d'Albion, entre la montagne de Lure et le mont Ventoux, est devenue un sanctuaire à répit plus tardivement. Rattachée à la paroisse du Revest-du-Bion, elle est mentionnée, pour la première fois en 1274, sous le vocable de
ecclesia beatae Mariae de Silva in AlbioneRevest-du-Bion sur le site archeoprovence.com, soit Notre-Dame-de-la forêt-d'Albionhttp://revestdubion.pagesperso-orange.fr/patrimoine/ortiguiere.htm Notre-Dame de l'Ortiguière, Alpes-de-Haute-Provence. Elle fut détruite en 1392 par les bandes armées de Raymond de Turenne qui ne laissèrent rien subsister de la chapelle primitive. La chapelle fut reconstruite en 1665 à la suite de la découverte dans les orties qui envahissaient ses ruines, d'une statue de Vierge noire rayonnante de lumière. C'est de là que viendrait le nom de l'Ortiguièrehttp://chapelles.provence.free.fr/revestdubionnddelortiguiere.html Chapelle de Notre-Dame de l'Ortiguière au Revest-du-Bion. Dans ce sanctuaire furent réutilisées dans le chœur quatre consoles en forme de têtes d’atlante de la chapelle primitive. d'autant qu'il est à souligner que leurs thèmes se rattachent à la mythologie scandinave, .
Chapiteau 4.JPGPaysan, vêtu d'un bliaud, enfonçant un épieu dans la gueule d'un énorme dragon
Chapiteau 2.JPGFace humaine crispée provenant d'une métamorphose végétale
Chapiteau 3.JPGFigure féminine naissant de l'arbre de vie
Chapiteau 1.JPGSerpent, symbole du Mal, lové sur lui-même
Ce lieu de culte fut désormais confié à la garde d'un ermite. Bientôt celui-ci signala des miracles et les consigna dans des procès-verbaux. La chapelle devient alors un lieu de pèlerinage très fréquenté. La tradition rapporte que les enfants morts-nés qui y étaient présentés reprenaient vie ou bénéficiaient d'un sursis suffisant pour pouvoir être baptisés après avoir montré signe de vie. Ce phénomène de
répit ou suscitation était attesté aussi dans deux sanctuaires proches du Revest : la chapelle Notre-Dame de Beauvoir à Moustiers-Sainte-Marie et l'église Saint-Pantaléon au pied des monts de Vaucluse. La statue de la Vierge noire disparut au , très certainement volée, ce qui mit fin au rite de suscitation.

Saints intercesseurs


Friesach - Dominikanerkirche - Hochaltar - Hl Thomas von Aquin1.jpgThomas d'Aquin
Heilige Kunigunde.jpgSainte
Portrait du Bienheureux Pierre de Luxembourg - Musée du Petit Palais d'Avignon.jpgPierre de Luxembourg
Пантелеймон чудотворная Пантелеймонов мрь Афон.jpgSaint Pantaléon
Vitrail St-Nicolas-de-Port 02.jpgSaint Claude
Château de Bussy-Rabutin - Saint François de Sales, évêque de Genève (bgw19 0375) (cropped).jpgFrançois de Sales
Santa Rosalia - ícone votivo.jpgSainte Rosalie
Tomás de Villanueva.jpgThomas de Villeneuve
Dans la recherche d'un efficace répit, outre la cardinal Pierre de Luxembourg et François de Sales, dont les cultes étaient spécifiques au Comtat Venaissin et à la Savoie, le recours à des saints intercesseurs fut sollicité comme celui de saint Pantaléon des deux côtés des Alpes, mais aussi localement ou régionalement ceux d'élus comme saint Étienne, sainte Cunégonde, saint Léonce, sainte Rosalie, saint Thomas de Villeneuve, saint Thomas d'Aquin, saint Viventius, saint Edme et saint ClaudePierre Saintyves, , p. 65..

L'attitude de l'Église face au répit

File:Lucas Cranach d.Ä. - Christus in der Vorhölle (Hallwylska museet).jpgthumbleftLes limbes, par Lucas Cranach l'Ancien, 1530
Fichier:Ursberg Klosterkirche Madonna.jpgthumbVierge de l'église abbatiale d'Ursberg
Cette pratique de longue durée s'étala sur au moins sept siècles. Ce qui fait que des milliers de familles ont été concernées, , précise Jacques Gélis. L'Église, elle-même, encouragea les répits à la fin du Moyen Âge en réaffirmant que seul le baptême pouvait assurer le salut. {{CitationC'est donc l'avancée de la christianisation, une pastorale plus exigeante, voire intransigeante et les restrictions apportées à la pratique de certains rites autour de la naissance, qui sont à l'origine du recours au répit. L'apogée de cette pratique se situe pendant la Réforme catholique, du Concile de Trente jusqu’à la fin du .
Mais cette envolée, que l'Église crut un temps pouvoir contrôler, finit par lui échapper. Le magistère, fut à la fois débordé par la ferveur populaire et par l'activisme de certains ordres religieux. Les miracles purent et furent quelques fois provoqués pour assurer la réputation spirituelle du sanctuaire et asseoir sa richesse matérielle. La méfiance des autorités ecclésiastiques vis-à-vis des répits provoqua leur rejet. Suivant les époques et les lieux, les évêques condamnèrent ou tolérèrent leur pratique. Localement, il fut condamné par le synode de Langres de 1452 et le synode de Sens de 1524. Les évêques de Lyon (1577), de Besançon (1592 et 1656), de Toul (1658) dénoncèrent eux aussi ces répits, mais dans la pratique les fidèles passaient outre. L'interdiction du répit dans un sanctuaire réputé entraînait, soit des expositions dans des lieux de substitution, soit tout simplement la continuation de cette pratique mais en l'absence de tout procès-verbal dans le registre de ce lieu de cultePierre Saintyves, , p. 74..
C'est seulement en 1729, après une succession massive de répits en Bavière et en Souabe, que la hiérarchie romaine émit une première condamnation, renouvelée quatre fois dans les années suivantes. Depuis le début du , les prémontrés, qui étaient à Ursberg, en Souabe, voyaient leur sanctuaire, rayonner à plus de cent kilomètres. En 1750, la curie, voulant faire le point sur les conditions des répits dans ce grand sanctuaire, y envoya enquêter le bénédictin bavarois Eusebius Amort. C'était un théologien de renom. Il put assister à une suscitation qui se termina par un baptême sous condition. Même s’il fut ébranlé par ce qu’il venait de voir, il resta persuadé que la plupart des bébés miraculés restaient sans vie. S’appuyant sur les conclusions de son enquête, en 1755, Benoît XIV réitéra l'absolue nécessité de preuves manifestes. En particulier, fit-il remarquer, personne n’avait jamais observé de cris ou de gémissements, qui sont des signes indiscutables de vie.
La position intransigeante de la papauté après 1729 fut plus ou moins bien relayée localement. Les évêques n’eurent pas un comportement unanime. Les pratiques traditionnelles perdurèrent en beaucoup d’endroits. Au , les répits connurent une nouvelle de popularité, attestée par le grand nombre de tableaux et de vitraux qui représentent ce miracle ; mais la pratique déclina au fur et à mesure que la doctrine de l'Église se fit moins rigoureuse, au milieu du siècle avec le développement du culte marial (apparitions de la Vierge Marie à la Salette - Notre-Dame de la Salette - et à Lourdes), on nota un certain assouplissement. Néanmoins, les sanctuaires à répit périclitèrent face au développement du rationalisme. Les derniers sanctuaires à répit cessèrent d’être fréquentés au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Désormais la question se pose de manière beaucoup moins vivace puisque le Vatican a rangé le concept de limbes comme une hypothèse théologique parmi d'autres. Le , la commission théologique internationale de l'Église catholique romaine déclare que les limbes reflètent une vue indûment restrictive du Salut, et ne peuvent pas être considérées comme une « vérité de foi » Philip Pullella, « Catholic Church buries limbo after centuries »,
Reuters. News.Yahoo.com. Consulté le 20 avril 2007.. Mais perdure le mystère de

Notes et références


Bibliographie

  • Pierre Saintves, Les résurrections d'enfants morts-nés et les sanctuaires à répit en ligne
  • Jacques Gélis, L’arbre et le fruit. La naissance dans l’Occident moderne, XVIe-XIXe siècle, Paris, Fayard, 1984.
  • Jacques Gélis, Les enfants des limbes. Mort-nés et parents dans l’Europe chrétienne, Paris, Audibert, 2006 en ligne.
  • Fiorella Mattioli Carcano, Santuari à répit.Il rito del ritorno alla vita o " doppia morte " nei santuari alpini, Priuli & Verlucca -Ivrea 2009.
  • Marie-France Morel, La mort d'un bébé au fil de l’histoire, en ligne
  • Francesco Teruggi e Fabio Casalini, Mai Vivi, Mai Morti, Giuliano Ladolfi Editore -Borgomanero 2015.

Voir aussi


  • Ondoiement
  • Liens externes

    • Angoisse collective et miracles au seuil de la mort : résurrections et baptêmes d'enfants mort-nés en Dauphiné au
    • Jacques Gélis, Le cas des sanctuaires à répit''
    • Notre Dame de Pringy, sanctuaire à répit

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