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Le Faou

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Le Faou est une commune du Finistère, dans la région administrative Bretagne. Elle abrite le siège du parc naturel régional d'Armorique dont elle est membre.
Le Faou est un ancien port important de la rade de Brest, au carrefour entre le Léon et Brest au nord, la Cornouaille et Quimper au sud et la presqu’île de Crozon à l'ouest. Homologuée « petite cité de caractère{{Lien weblangue=frtitre=Le Faou Petites cités de caractèreurl=http://petitescitesdecaractere.com/fr/nos-petites-cites-de-caractere/le-faousite=petitescitesdecaractere.comconsulté le=2018-08-05 » depuis 2016, elle est aujourd'hui réputée pour ses maisons à pan de bois recouvertes d'ardoises, son église Saint-Sauveur et la ville de Rumengol qui lui est rattachée.

Étymologie et origines

Le Faou vient du breton faou (hêtre) ; ou du latin pou, pagus (pays), ou de fagus (hêtre). On trouve les appellations suivantes : Le Fou en 1173, Fagus en 1225. En français, ce nom se prononce le fou : le mot « faou » est en effet prononcé fou pour tous les noms de lieux (Le Faou, Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, rivière du Faou) et fa-ou pour tous les noms de personnes, assez répandus dans la région, (Faou, Le Faou).
Le Faou est issu du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive d'Hanvec, qui fut divisée en deux trèves, celles d'Hanvec et celle de Rosnoën, dont Le Faou dépendit jusqu'en 1803InfoBretagne.com. La commune de Rumengol fut rattachée au Faou en 1970.

Géographie

Localisation

Le Faou est située au fond d'une ria de la rade de Brest, sur la « rivière du Faou », en face de Landévennec et au croisement des routes RN 165 (E 60) et D 42, à d'altitude.
Les grandes villes les plus proches sont Plougastel-Daoulas à , Brest à , Quimper à , Crozon à .
Le Faou est géométriquement le lieu central du département du Finistère. En 1970, l'ancienne commune de Rumengol a été annexée par celle du Faou.
La commune reste de modeste superficie : . Elle est le chef-lieu du canton du Faou.
La commune comprend également une petite exclave au sud, sur la route de Châteaulin, où se situe le hameau de Pen ar Vern.
{{Communes limitrophes
élision = oui
commune = du Faou
nord = Hanvec
nord-est = Hanvec
est = Rumengol, Hanvec, Forêt du Cranou, Monts d'Arrée
sud-est = Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
sud = Rosnoën
sud-ouest = Rosnoën, Aulne
ouest = Landévennec, Presqu'île de Crozon
nord-ouest = L'Hôpital-Camfrout, Rade de Brest

Un site remarquable et une situation privilégiée


de la région du Faou et de l’Aulne maritime.
Du port et du faubourg Saint-Joseph au champ de foire, sur la route qui relie le pays de Léon à celui de la Cornouaille, s'étire une longue rue commerçante. Entre deux rives, un pont sur l'emplacement d'un gué ancien rappelle la notion de « point de passage obligé », à l'origine du développement de la cité, dont la création remonte au . Le Faou était alors un important relais de poste à cheval. Foires et marchés y étaient fréquents : en 1890, Adolphe Joanne en indique chaque dernier samedi du mois, ainsi que les , , , Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, consultable sur Gallica.
De tout temps, Le Faou est situé sur l'axe routier, voie romaine puis route royale, Quimper-Brest qui passait traditionnellement par Quéménéven, Châteaulin, Saint-Ségal, Le Faou, Irvillac, Saint-Urbain, Landerneau, Saint-Divy et GuipavasRené Kerviler, Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine, 1874, consultable sur Gallica. La voie romaine allant de Vorgium (Carhaix à la pointe de Dinan dans la presqu'île de Crozon, via Brasparts, évitait Le Faou, passant par Rosnoën, l'Aulne étant traversée par un bac à Térénez. Ce rôle de carrefour explique la tradition artisane et commerçante de la petite cité, qui contraste avec les villages ruraux avoisinants, y compris par les costumes traditionnelshttp://www.broarstergoz.com/rubrique,costume-annees-1850,662786.html Site du cercle celtique Bro ar Ster goz du Faou ; http://www.broarstergoz.com/rubrique,costume-annees-1900,662796.html Ibid. portés par ses habitants. La couleur rousse du costume des hommes explique l'appellation de pays Rouzic donné à la région du Faou, incluant Argol, Châteaulin, Dinéault, Gouézec, Landévennec, Le Faou, Lopérec, Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h, Port-Launay, Rosnoën, Saint-Coulitz, Saint-Rivoal, Saint-Ségal et Trégarvanhttp://www.broarstergoz.com/rubrique,le-pays-rouzig,30570.html Site du cercle celtique Bro ar Ster goz du Faou.
Le relief de la commune est assez accidenté, les altitudes allant du niveau de la mer à d'altitude, la mairie se trouvant à d'altitude.
Le Faou est aussi caractérisé par des affleurements de grauwacke (dits « grauwacke » du Faou) datés du dévonien, noyau schisto-gréseux et de schistes argileux intercalés dans les quartzites de Plougastel, mais plus tendre, ce qui explique la dépression topographique du Faou par rapport aux hauteurs avoisinantes.
vignetteupright=2.5centerLe Faou : vue panoramique depuis la route Rosnoën-Quimerc'h.

La forêt du Cranou


La forêt du Cranou est en majeure partie sur le territoire communal d'Hanvec mais une partie se trouve sur le territoire de l'ancienne commune de Rumengol, désormais annexée par Le Faou (elle est située à à l'est du bourg du Faou).

La rivière du Faou

La « Rivière du Faou » (ou Ster Goz) est un petit fleuve côtier (nommé le Coatalan dans sa partie amont) qui prend sa source près du hameau de Labou en Quimerc'h, traverse la forêt du Cranou et se jette dans la rade de Brest par une ria de de large. Sa longueur est d'environ . À marée basse, on peut la considérer comme un affluent de l'Aulne, ce qu'elle fut par le passé en permanence lorsque le niveau de la mer était plus bas de plusieurs dizaines de mètres lors des dernières grandes glaciations quaternaires de Riss et de Würm.
« Rien de ce qu'on croit trouver en Bretagne (…). Ni rochers, ni vue grandiose de l'océan. Un port à l'embouchure d'une calme rivière, un coin tout à fait ignoré » : c'est ainsi que Le Faou est décrit en 1922La mort d'Hippolyte, La Revue hebdomadaire, avril 1922, consultable sur Gallica.
Philippe Le Guillou décrit ainsi les marées au Faou : la mer « ne bouge vraiment que les jours de tempête (...). Elle monte, elle descend, au moment de l'équinoxe et de ce qu'on appelle d'un mot magique les grandes marées, elle inonde l'esplanade du quai trop rectiligne construit au siècle dernier ; le port, aujourd'hui déserté, délimité par la terrasse bombée de l'église, ledit quai et le pont plutôt bas sous lequel passe la rivière du Faou, se vide ou se remplit, c'est tantôt un champ de vase travaillé de replis et de rigoles tantôt un plan d'eau lisse et calme »Philippe Le Guillou, "Les marées du Faou", 2003..
File:178.Le Faou.La rivière du Faou à marée basse.JPGLa « Rivière du Faou » à marée basse : une ria.
File:Le Faou et la Rivière du Faou à marée basse.JPGLe Faou et l'estuaire de la « Rivière du Faou » à marée basse.
File:Le Faou Rivière du Faou vue vers l'amont depuis le pont.JPGLe Faou : la « Rivière du Faou » (vue vers l'amont depuis le pont).
File:Le Faou Rivière du Faou vue vers l'aval depuis le pont.JPGLe Faou : la « Rivière du Faou » (vue vers l'aval de l'estuaire depuis le pont et le quai du port).
File:045 Île d'Arun.jpgL'Île d'Arun.

Un port longtemps actif


Image:Le port du Faou en 1776 (dessin de Louis-François Cassas).jpgthumbrightLe port du Faou en 1776 (dessin de Louis-François Cassas).
Longtemps, l'incommodité des transports terrestres témoigne de leur caractère secondaire au regard du dynamisme des voies navigables. Bénéficiant de la création de l'arsenal de Brest, Le Faou a longtemps assuré notamment le trafic du bois de la forêt de Cranou (située dans le prolongement des monts d'Arrée à Hanvec) vers les chantiers navals de Brest du à la fin du . Impliqué dans toutes les activités qui animent la rade, le port accueille aussi les bateaux qui naviguent sur l'Aulne et rejoignent le canal de Nantes à Brest.
Armand du Châtellier écrit, évoquant le : « Il y a une belle forêt d'arbres de haute futaie qui descend jusqu'à la mer, et il y a au Faou, sur la rivière qui coule au pied de l'abbaye, des marchands de bois »Armand du Châtellier, Étude de quelques anciens couvents de la Bretagne, Mémoires de la Société académique de Maine-et-Loire, Société académique de Maine-et-Loire, 1896, consultable sur Gallica. Le transport du bois de chêne et surtout de hêtre (ar faou en breton), provenant de la forêt du Cranou, constitua longtemps l'essentiel du trafic. La « légende des Sept-Saints » donne une explication mythique à la qualité et à l'abondance du bois d'œuvre de la forêt du Cranouhttp://www.wiki-brest.net/index.php/L%C3%A9gende_des_Sept-Saints Légende des Sept-Saint sur Wiki-Brest.
Une cale-embarcadère fut construite en 1835 (quai de l'ouest) et un autre quai en 1840 (quai de Quélern, du nom de son constructeur) ; ce dernier fut prolongé jusqu'au pont en 1878-1879Patrimoine région Bretagne.
Havre tranquille et protégé au fond d'une des nombreuses rias de la rade de Brest où se déverse la rivière du Faou, Le Faou s'est développé en tant que lieu d'échange. Le faible tirant d'eau pouvant remonter la ria ( maximum), uniquement à marée hauteRevue Annales de géographie, janvier 1901, consultable sur Gallica, a toutefois limité le trafic par le passé et explique que le port soit en désuétude désormais. Le port est ainsi décrit en 1890 : « Le port, qui se trouve à trois kilomètres de la mer, peut recevoir des navires calant de profondeur d'eau. L'échouage a lieu sur un fond de vase, et les embarcations sont exposées à un fort clapotis par les vents d'ouest. (…) Exportations : ardoises, beurre, bestiaux, grains, chanvre, lin, volailles, etc. (…) Les 41 navires ( ) du port sont affectés, 40 à la petite pêche, 1 ( ) au cabotageAdolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, 1890, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k733913/f119.image.pagination.r=Rumengol.langFR Gallica. » À la fin du , Le Faou est le de la rade de Brest, après Brest bien sûr, possédant même des chantiers navals.
B. Girard décrit ainsi le port en 1883 :
{{Citation blocLe Faou a un port d'échouage qui donne lieu à un trafic maritime relativement important. (...) Il a environ 600 m de longueur, sur une largeur moyenne de 80 m, et est pourvu de quais. Voici quels ont été, en 1883, les mouvements de ce port. Entrées : 214 navires, dont 3 provenant de l'étranger et 211 de divers ports français ; tonnages : tonneaux ; équipages : 615 hommes. Les trois navires susdits ont importé de l'étranger 215 tonneaux de houille, etc. ; les 211 autres, parmi lesquels figurent 49 navires au lest, ce qui réduit à 162 le nombre de ceux chargés, ont importé tonneaux de marchandises diverses, provenant notamment des ports de Dunkerque, Brest et Loix-en-RéB. Girard, La Bretagne maritime, 1885, consultable sur Gallica.
Malgré la situation en fond de rade de Brest, les parages et les accès au port du Faou sont dangereux si l'on en croit la fréquence des naufrages ; pour la seule période allant de 1890 à 1910, quatre au moins sont recensés. Le , la chaloupe Bonne Espérance sombre en baie de Daoulas (l'équipage est sauvé)Journal Le Petit Parisien du 21 décembre 1893, consultable sur Gallica. Le la Marianne, qui draguait du sable près du fort du Minou est englouti par une lame de fond (le patron Le Lann est noyé, les quatre hommes d'équipage sont sauvés)Journal la Croix du 16 juin 1896 et le , un bateau du Faou, La Jeanne sombre en merJournal la Croix du 11 octobre 1896. En , l'abbé Roy, curé du Faou, meurt noyé lors du chavirage d'un canot à voiles pris dans une tempête dans la rivière du Faou (les matelots et les trois jeunes prêtres qui l'accompagnaient sont sauvés)Journal Le Figaro du 20 février 1907, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2876385/f4.r=La+Faou.langFR Gallica et Le Petit Parisien du 21 février 1907, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k562428z/f2.r=Le+Faou.langFR Gallica. En mai 1910 un canot à vapeur, l'Express, venant de Brest et transportant sept voyageurs dont le commandant Pignault, qui commandait la place forte de Brest, se rendant au pardon de Rumengol chavira à l'entrée de la rivière du Faou, précipitant les voyageurs à la mer, mais tous furent sauvésJournal La Croix du 24 mai 1910, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k257690g/f5.r=La+Faou.langFR Gallica.
Au début du , le port du Faou était encore actif : « L'essentiel du trafic était assuré par le commerce du bois de feu et de construction, par le sable d'amendement et par diverses marchandises : vin, conserves, grain, pierres de taille, ardoises, etc. Pour assurer ce trafic le port était fréquenté par une cinquantaine de sloops de la rade (caboteurs) et par les bagou-minou, chaloupes sablières. (…) Une grande activité régnait sur les quais : des diables tirés par deux chevaux amenaient les grumes de la forêt du Cranou, des poteaux de mines de même provenance étaient expédiés au pays de Galles. Plus de la moitié des bateaux étaient la propriété de leur patron, les autres appartiennent à des armateurs ou à des négociantsLe ChasseMarée. »

Urbanisme

Typologie

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Le Faou est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaineUne commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines. .
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brest, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de .

Histoire

thumb50pxLe poignard du Faou.

Antiquité

Un poignard « lame et soie en fer, fourreau et poignée en bronze, ornementés en fort relief » a été trouvé près du Faou. Il se trouve au Musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye. Attribué dans un premier temps aux Romains, il s'agit probablement d'un poignard celte bretonPaul Couissin, Revue archéologique, juillet 1924, consultable sur Gallica.

Moyen Âge

Saint Guénolé et ses disciples dont saint Jaoua

Selon le cartulaire de Landévennec, vers 490, saint Guénolé semble avoir débarqué avec ses disciples près de Landévennec pour y fonder une abbaye. Il aurait, selon la légende, d'abord vécu dans l'île de Tibidy. Par la suite certains de ses compagnons comme saint Ethbin, saint Balay (ou Walay) et saint Martin (à ne pas confondre avec Martin de Tours) se retirèrent avec sa permission « pour vivre en solitude à Ploërmellac près du Faou et qu'avant leur procession ils étaient seigneurs de Rosmeur et de Rosmadeuc »Dom Gui-Alexis Lobineau, Les vies des saints de Bretagne et des personnes d'une éminente piété qui ont vécu dans la même province, avec une addition à l'Histoire de Bretagne, 1725, consultable sur Gallica.
La légendeHippolyte Violeau, La maison du cap, Revue étrangère de la littérature, des sciences et des arts, 1848, consultable sur Gallica dit qu'un seigneur du Faou, encore païen, avait commis un double crime dans l'église de Daoulas (Finistère)Daoulas :
{{Citation blocDieu, dit la vieille chronique, ne tarda pas à punir ce chef sacrilège qui fut bientôt après possédé du démon, au point que ses serviteurs furent obligés de le lier. De plus un horrible dragon sortit de la mer et vint ravager ses domaines, dévorant hommes et bestiaux. Les principaux habitants reconnurent dans ces évènements l'effet de la vengeance divine et députèrent vers saint Pol pour le prier de faire cesser ces fléaux. Le saint prélat, touché du sort de ces païens, se rendit au Faou, où son neveu Jaoua vint le trouver. Là, il ordonna au dragon de comparaître devant lui sans faire de mal à personne. Le monstre obéit : saint Pol lui passa une étole autour du col et l'attache après son bourdon qu'il avait planté en terre. Le dragon demeura dans cette situation aussi paisiblement que si c'eût été un animal domestique. Frappés de ce miracle, tous les habitants du pays demandèrent le baptême et se convertirent à la foi chrétienne. Le seigneur du FaouLe culte de saint Jaoua ne s'est pas maintenu au Faou, mais on y montrait encore au , ainsi qu'à l'île-de-Batz d'ailleurs, une tanière dénommée le trou du serpent, voir Albert Le Grand, Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches... (5e éd.), note de Alexandre-Marie Thomas, consultable sur Gallica(...), en expiation des meurtres de saint Judulus et saint Tadec fonda l'abbaye de Daoulas (...). Saint Jaoua fut nommé premier abbé de ce monastèreÉdouard Vallin, Voyage en Bretagne, Finistère : précédé d'une notice sur la Bretagne au XIX siècle, Comptoir de la Librairie de province, 1859, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5652145c/f146.image.r=Jaoua.langFR Gallica.

Le haut Moyen Âge

La région de Daoulas - Le Faou - Châteauneuf-du-Faou formait le pagus en Fou, un pays historique, c'est-à-dire un pagus ; c'était une subdivision administrative de la CornouaillePhilippe Jouët et Kilian Delorme, "Atlas historique des pays et terroirs de Bretagne", Skol Vreizh, 2007, .
« La ville du Faou n'a jamais été murée, mais elle avait un château très fort, dont il reste une portion de tour croulante, entourée de douves à demi comblées »Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889, page 283.

Le pagus du Faou


Le pagus (pays) du Faou, cité pour les premières fois dans des actes du cartulaire de Landévennec (vers 1050) ou encore dans la charte de fondation de l'Abbaye Notre-Dame de Daoulas en 1173, sous le nom de Fou, Pou ou Fago, trouverait son origine dans un démembrement du pagus antérieur plus vaste du PoherBernard Tanguy, Les pagi bretons médiévaux, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXX, 2001. Ce « pays du Faou » s'étendait de la rade de Brest aux monts d'Arrée, ce qui explique que le toponyme se retrouve dans le Finistère intérieur associé au nom de deux localités : Plonévez-du-Faou et Châteauneuf-du-Faou. Les limites de ce pagus, qui dépendait du comté de Cornouaille, restent floues, en particulier vers le nord et l'est : si, selon le cartulaire de Landévennec, Irvillac en faisait certainement partie, on ignore ce qu'il en était précisément pour des localités comme Plougastel, La Martyre, Sizun ou Ploudiry par exemple, un dicton en langue bretonne (« ») disant d'ailleurs qu'entre Le Faou et Landerneau, vous n'êtes ni en Léon, ni en CornouailleLouis François de Sauvé, Proverbes et dictons de Basse-Bretagne, F. Vieweg, Paris, Trübner and Co, London, 1876-1878, pages 220-221, . Revue celtique, Tome III.

Les vicomtes du Faou

Fichier:Notre-dame11.jpgvignetteLa tombe de Jothane de Trésiguidy, vicomtesse du Faou (1324, chapelle Notre-Dame de Châteaulin).
La vicomté du Faou s'étendait depuis la mer jusqu'aux portes de Carhaix-Plouguer et était l'une des plus puissantes seigneuries de Cornouaille.
C'est en 1047, dans un acte du cartulaire de RedonCartulaire de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon, op. cit., tome 1, Les noms d'hommes et de lieux, page 58, et tome 2, Index des noms, , 104, qu'est mentionné pour la première fois un seigneur du Faou, assimilé par certains historiensA. Chédeville, N.-Y. Tonnerre, La Bretagne féodale. , Rennes, 1987 à Morvan, vicomte du Faou, qui aurait vécu au P. Le Baud, Histoire de Bretagne avec les Chroniques des maisons de Laval et de Vitré, éd. P. d'Hozier, Paris, Alliot, 1638, , 157. et qui a aussi donné son nom à Roc'h Morvan (Rupe Morvan dans un texte de 1263), devenu par la suite La Roche-Maurice
Le premier vicomte du Faou ayant une date certaine était en guerre en 1163 avec son voisin, le vicomte de Léon .. Vers 1180, Morvan, vicomte du Faou figure comme témoin dans des accords entre l'évêque de Quimperet la comtesse Constance. En 1203, Soudan, vicomte du Faou, assiste à la réunion des seigneurs bretons assemblés à Vannes après l'assassinat du duc Arthur; en 1218, Morvan vicomte du Faou part pour la croisade; en 1364, Guy vicomte du Faou fut fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1364 alors qu'il combattait sous la bannière de Charles de Blois; Jehan du Faou, combattit dans les rangs de l'armée du duc de Bretagne en 1393 et pris part à la croisade contre les Turcs en 1396 et il fut fait prisonnier à Nicopolis, avant d'être relâché et de décéder à Avignon en 1397. Son frère cadet, Even, lui succéda, mais il décède en 1405 devant la ville de Yarmouth alors qu'il participe à une expédition menée par Guillaume du Chastel.
La maison du Faou semble s'être éteinte vers le seizième siècle ; depuis cette époque, l’histoire est-elle muette sur les membres de cette maison qui tomba probablement en quenouilleJean François Brousmiche, Voyage dans le Finistère, Morvran, 1977, page 10..
La branche aînée se fondit dans la Famille du Quélennec par le mariage en 1371 de Typhaine du Fou avec Jehan du Quélennec qui après la mort de son beau-frère Even vicomte du Faou, devint à son tour vicomte du Faou et un des plus grands seigneurs de Bretagne. La vicomté du Faou passa ensuite successivement aux Beaumanoir (1572), aux Guemadeuc, aux Vignerot (1626), aux Rohan-Chabot (1736) et aux Magon de la Gervaisais (1762) pour qui elle fut érigée en marquisat en 1768 ..
Les vicomtes du Faou portaient d'azur au léopard d'or à partir du XIIIe siècle ; la combinaison or et azur étant le marqueur ducal de la Maison de Dreux. Avant cette époque, ils portaient de gueules au léopard d'or ; le léopard étant quant à lui le marqueur des Plantagenêt. Avant le XIIe siècle, ils portaient une combinaison or et gueules, combinaison typique de la Cornouaille.
Pol Potier de Courcy écrit que la famille du Parc, du pays de Dinan est un ramage du Faou . et E. Le Gal de kerlinou indique « Ramage du Faou » pour la famille du Fou dans le Bulletin mensuel de la société polymathique du Morbihan ..
René Kerviler écrit qu'il ne faut pas confondre la famille des vicomtes du Faou avec la famille du Fou, originaire de la paroisse de Mûr-de-Bretagne ..

Époque moderne

Les guerres de la Ligue

En , une troupe d'Anglais ravage la région. « Il y a eu toujours grand nombre de soldats, comme à Craouzon Crozon, Douarnenez ou Le Faou, qui ordinairement viennent à l'abbaye de Landévennec, ravagent et pillent tout ce qui s'y trouve, comme ils le font dans le plat pays, de façon que tout le canton est dénué des hommes qui y demeurent obstant la cruauté et tyrannie des gens de guerre, tellement que le cartier quartier est demeuré en friche sans estre semé, travaillé ny labouré»"Procès-verbal de la descente d'un conseiller au présidial de Quimper à l'abbaye de Landévennec pour y constater l'état des ruines", 20 novembre 1597, cité par Armand du Châtellier, Étude sur quelques couvents de la Bretagne, Mémoires de la Société académique de Maine-et-Loire, 1886, consultable sur Gallica.
Pendant les guerres de la Ligue (1562-1598), Anne de Sanzay, comte de la Magnane, connu pour être « un bon voleur tant sur mer que sur terre »Chanoine Jean Moreau, Henri Wacquet (publié par), Mémoires du chanoine Jean Moreau sur les guerres de la ligue en Bretagne, Quimper, 1960 et qui était du parti de la Ligue, « profitant de la licence des guerres civiles pour exercer toutes sortes de brigandages », « pille Le Faou, bat les habitants des communes voisines, indignés de ses excès et leur tue plusieurs centaines d'hommes »Louis Grégoire, La ligue en Bretagne, J. B. Dumoulin, 1856, consultable sur Gallica. Il en tua même entre et en deux combats si l'on en croit Eugène BonnemèreEugène Bonnemère, Histoire des paysans, depuis la fin du Moyen Âge jusqu'à nos jours, 1200-1850, F Chamerot, Paris, 1856, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k29766d/f529.image.pagination.r=Le+Faou.langFR Gallica. Il soumit aussi la ville du Faou à rançon (prix)rançon.
Le chanoine Jean Moreau raconte les exactions commises ensuite par Anne de Sanzay, par exemple cet épisode daté de :

Le


Au , les terres de la vicomté du Faou appartiennent à Armand-Jean de Vignerot du PlessisPetit-neveu du cardinal de Richelieu, et général de galères en 1642, duc de Fronsac, pair de France, chevalier d'honneur de Madame la Dauphine, seigneur propriétaire de la juridiction et vicomté du Faou, Irvillac, Logonna et Villeneuve, voir Comptes-rendus, procès-verbaux, mémoires…, Association bretonne, Agriculture, Archéologie, Session de Moncontour, 1912, consultable sur Gallica, duc de Richelieu avant de passer à la maison de Rohanfamille de Rohan.
Gaspard Carmel, d'origine bretonne et neveu par alliance d'un prédicateur de la Réforme protestante dénommé Guillaume Farel, aurait prêché en breton en faveur de la religion réformée au Faou au L. Bastide, Encore l'ancienne Bible bretonne, L'Ouest protestant, septembre 1930, cité dans Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français, études, documents, chronique littéraire, 1930, consultable sur Gallica.
Dans l'église paroissiale du Faou, construite en 1640, existe une porte (désormais murée) qui était réservée aux cacous (groupes d'habitants exerçant le métier de tonneliers ou de cordiers, considérés comme des descendants de lépreux)Démétrius Alexandre Zambaco Pacha, Anthologie. La lèpre à travers les siècles et les contrées, Masson, Paris, 1914, consultable sur Gallica. Le clocher de l'église paroissiale est construit en quatre campagnes de travaux échelonnées de 1628 à 1647Yves-Pascal Castel, Jean-Luc Deuffic, La construction du clocher du Faou en quatre campagnes de travaux de 1628 à 1647, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXII, année 1982.
Anthyme-Denis Cohon, célèbre représentant de l'éloquence religieuse, émule de Michel Le Nobletz, devenu un temps évêque de Léon, aurait évangélisé Le Faou ainsi que d'autres villes avoisinantes (Landerneau, Quimper) et les îles (Sein, Ouessant, Batz) dans le deuxième quart du Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1908, consultable sur Gallica, inventant cantiques nouveaux et peintures symboliques (taolennou) pour toucher le cœur des fidèles. Pierre TourmelOriginaire du village de Benniel en Brasparts, surnommé le « Cicéron breton », disciple de Julien Maunoir, curé de Guitelmezeau (Ploudalmézeau), prêcha aussi une mission (christianisme)mission au Faou dans les dernières années du .
Des habitants du Faou ont participé à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 et trois d'entre eux furent même exclus de l'amnistie de 1676 .
En 1686 l'ambassade du roi de Siam débarquée à Brest passa par Le Faou puis Châteaulin pour se rendre à la cour de Versailles rencontrer le roi Louis XIV. Bernard Roy écrit : « Cahin-caha, le convoi bigarré serpente à travers la Bretagne. Les bonnes gens, dans les champs, n'ont jamais salué par-dessus les haies pareille procession, et la rumeur d'étonnement court de bourg en bourg, devançant les pelotons de cavaliers et les litières poussiéreuses »Bernard Roy, Il était une fois en Bretagne des ambassadeurs siamois, journal Le Figaro du 24 septembre 1938, consultable sur Gallica.
Un établissement des religieuses Ursulines exista un temps à la fin du , fondé vers 1672, mais il fut supprimé dès 1690.

Le


En 1715, le port du Faou exporte 100 tonneaux de blé et 100 tonneaux de seigleArchives départementales d'Ille-et-Vilaine, citées par Travaux juridiques et économiques de l'Université de Rennes, Libraire Plihon, 1908, consultable sur Gallica.
En 1756, au décès de Louis Auguste de Rohan-Chabot (1722-1753) (un des fils de Louis II de Rohan-Chabot), mort sans descendance, les terres et seigneuries du Faou, de la Villeneuve, de la châtellenie d'Irvillac et Logonna, correspondant aux paroisses de Rosnoën, Hanvec, Guimerch Quimerc'h, Lopérec, revinrent aux familles de Châtillon, d'Enrichemont, de Broglie et de Pouyanne et louées pour quelques années au sieur du PontoisRené Le Pontois, sénéchal et
premier magistrat de la vicomté du Faou, marié en 1666 avec Catherine Derrien, décédé le à Landerneau, puis à Joseph Le Roy, greffier de la cour royale de Lesneven et de la principauté de Landerneauhttp://www.adu-brest.fr/Des%20LE%20PONTOIS.pdf. En 1762, ces terres sont vendues à Messire Nicolas Magon de La Gervaisais, seigneur de la Gervaisais et de la Gicquelaye, lieutenant général des armées du roi entre 1761 et 1765. C'est alors qu'elles portèrent le nom de « marquisat de la Gervaisais et du Faou »Comptes-rendus, procès-verbaux, mémoires… de l'Association bretonne, Agriculture, Archéologie, 1912, consultable sur Gallica.
En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse du Faou de fournir 9 hommes et de payer 59 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2.

Révolution française

En , les citoyens de la ville du Faou « adressent à l'Assemblée nationale une offrande patriotique que ses trésoriers ont reçue le dernier, consistant en dix-sept marcs quatre gros et demi d'argent, deux gros d'or, une paire de boucles d'oreilles, une paire de bracelets, un mouvement de montre et trois livres 12 sols en argent »Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 8-17, 19, 21-33, Assemblée nationale constituante, du 21 avril 1790 au 30 mai 1790, consultable sur Gallica.
Louis-Alexandre Expilly, premier évêque constitutionnel du Finistère, fit donner fin 1791 une grande fête patriotique au FaouRené Kerviler, Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux états généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789, 1885-1889, consultable sur Gallica.
En 1793, Le Faou est la plus petite des communes du département à être pourvue de deux études de notairesArchives parlementaires de 1787 à 1860, Assemblée nationale législative, série 1, tome 47, consultable sur Gallica.

Les épidémies

En 1741, une épidémie de dysenterie fait des ravages dans toute la Bretagne. Le subdélégué du Faou écrit que « la maladie se fait sentir en plusieurs paroisses et qu'il est mort à Crozon seul plus de 420 personnes et 150 au moins au Faou » ; en 1758 une nouvelle flambée épidémique se répand dans la subdélégation du Faou, particulièrement à Plonévez-Porzay, Plomodiern, PloévenA. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au , Annales de Bretagne, novembre 1886, consultable sur Gallica.
Deux épidémies de choléra font quinze morts au Faou en 1850 et 31 en 1855-1856. Lors de cette dernière épidémie, Le Faou est la quatrième commune du Finistère par le nombre de morts dus à l'épidémie derrière Brest (715 morts), Moëlan (83 morts) et Le Guilvinec (52 morts)Henri Monod, Le choléra : histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886, Imprimerie administrative, Melin, consultable sur Gallica.
thumbuprightEscorte de leurs majestés impériales entre Landerneau et Le Faou (auteur inconnu).
En août 1895, un réseau de distribution d'eau potable ouvre au FaouHenri Monod, " L'alimentation publique en eau potable de 1890 à 1897 devant le Comité consultatif d'hygiène publique de France", 1901, Imprimerie administrative, Melun, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64841429/f40.image.r=Tudy.langFR, ce qui contribue fortement à l'amélioration des conditions sanitaires.

La visite de Napoléon III

thumbleftLe Faou en 1844 (dessin).
Dans le cadre de son voyage en Bretagne, Napoléon III, venant de Landerneau et se rendant à Quimper, s'arrête un moment au Faou le . Jean-Marie Poulain-Corbion en fait le récit suivant :
Un bureau télégraphique municipal est créé au Faou en 1879Journal Le Temps du 23 juin 1879, consultable sur Gallica.
thumbleftLe Faou en 1857 (photo de Charles Paul Furne).

Description du Faou au milieu du

Fichier:Homme du Faou vers 1850 (Louis Caradec).jpgthumbuprightHomme du Faou vers 1850 (tableau de Louis Caradec).
Édouard Vallin dans son Voyage en BretagneÉdouard Vallin, Voyage en Bretagne, Finistère, Comptoir de la Librairie de province, Paris, 1859, consultable sur Gallica publié en 1859 écrit à propos du Faou :

Descriptions du Faou à la fin du

thumbleftVieilles maisons du Faou en 1903.
Le peintre Eugène Boudin a décrit ainsi en 1867 la foire du Faou : « C'était aujourd'hui la grande foire du Faou (…). La petite ville aux pignons du est bondée de Bretons descendus de tous les coins de Bretagne. Les Plougastels qui ressemblent aux Napolitains : bonnets phrygiens, culottes serrées par le bas ; les « brayons-bras » des montagnes avec leurs habits en pillon pillou faits de tous les fragments de laine achetés comme chiffons, espèces de colosses souvent vêtus de peaux de mouton, ils vont jusqu'aux confins de la Loire vendre et acheter (pilhaouer). On les voit sur les routes derrière de grands troupeaux, montés à la façon des amazones. Ils ont un vaste chapeau de feutre tout dégingandé qui leur sert de toiture. On voit aussi les gros bouchers de Brest, de Châteaulin et d'autres moindres villes. (…) Mais voici les premières gouttes d'un orage violent : c'est un sauve-qui-peut général, on s'enfourne dans tous les bouchons = cafés. Toutes les maisons se changent pour la circonstance en débits de boisson »Eugène Boudin, Notes d'un voyage en Bretagne (1867), publié par le Mercure de France du 15 juillet 1924, consultable sur Gallica.
Benjamin Girard décrit ainsi le port du Faou en 1889 :
{{Citation blocLe Faou a un port d'échouage qui donne lieu à un trafic maritime relativement important ; il est situé à l'extrémité du petit estuaire connu sous le nom de Rivière du Faou, qui débouche au fond de la rade de Châteaulin estuaire de l'Aulne, vis-à-vis de la pointe de Landévennec (...). Il a environ 600 mètres de longueur, sur une largeur moyenne de 80 mètres, et est pourvu de quais. Voici quels ont été en 1885 les mouvements de ce port : Entrées : 214 navires, dont 3 venant de l'étranger et 211 de divers ports français. Tonnage : tonneaux. Équipages : 615 hommes. Les trois navires susdits ont importé de l'étranger 243 tonneaux de houille, etc.. ; les 211 autres, parmi lesquels figurent 49 navires au lest, ce qui réduit à 162 le nombre de ceux chargés, ont importé tonneaux de marchandises diverses, provenant notamment des ports de Dunkerque, Brest et Loix-en-Ré. La rivière du Faou a 6 kilomètres environ de longueur et 250 mètres de largeur moyenne ; l'accès en est facile et l'on y rencontre ni courants, ni alluvions, qui puissent gêner la navigation. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f287.item.r=Daoulas%20Benjamin%20Girard
thumb160pxMarchandes de pommes au Faou en 1903.
Albert ClouardAlbert Clouard, Tro Breiz (Tour de Bretagne), éditeur Fischbacher, Paris, 1892, consultable sur Gallica, venant en bateau de Landévennec, visite Le Faou en 1892. Voici sa description de la petite ville :
{{citation bloc C'est aujourd'hui dimanche. En ce matin doré et joyeux, la petite ville est en fête, les paysans ont arboré leur chupen de beau drap lustré, les femmes leur grande couëffe coiffe empesée aux ailes recourbées, la collerette large aux rebords de gouttière, et l'on se dispose à se rendre au pardon de Landévennec. Les cloches tintent gaiement dans l'air serein. Le Faou possède un grand nombre de maisons en bois, recouvertes d'ardoises et remontant au . L'église qui se mire dans la rivière présente quelques sculptures curieuses, notamment un singe de gargouille s'ouvrant la bouche avec les mains. Tout près se trouve un ossuaire en ruine.
Le port du Faou est alors actif : « Le bétail, les céréales, le bois, très abondant car une forêt est proche la forêt du Cranou, assurent au port un fructueux trafic » écrit Valentine Vattier d'Ambroyse en 1892Valentine Vattier d'Ambroyse, Le littoral de la France, 2, éditeur V. Palme, Paris, 1890-1892, consultable sur Gallica.

L'agriculture à la fin du

Émile Souvestre a écrit à propos de la campagne avoisinant Le Faou : « Vous êtes en Arcadie ( = synonyme de « région prospère »), au lieu des ruisseaux gazouillants, des vergers ombrageant les fontaines, des ombrages où retentit la trompe de sureau des pâtres. »
Le géographe Louis Gallouédec décrit ainsi la région en 1893 :

Le

La séparation des Églises et de l'État

Sous le titre Une journée de sacrilège, le journal Le Gaulois relate l'expulsion des prêtres des presbytères de Rumengol et du Faou en 1907, en application de la loi de séparation des Églises et de l'État : « À Rumengol, pèlerinage célèbre, les mêmes scènes odieuses qu'à Saint-Urbain, décrit précédemment dans l'article du journal se reproduisent. Cette fois, le commissaire est obligé d'employer la force et c'est en le poussant violemment qu'il expulse le curé. L'expulsion du vicaire est plus mouvementée encore. À ce moment, le curé, s'adressant au commissaire, lui crie : « Vous êtes un vrai bandit et un voleur ! ». L'opération n'a pas demandé moins d'une heure. À Moëlan, à Clohars-Carnoët, à Locunolé, au Faou, le commissaire a dû également employer la force »Journal Le Gaulois du 16 octobre 1907, consultable sur Gallica. Quelques jours plus tard, le même journal écrit : « C'est par une pluie torrentielle que la colonne d'expulsion a quitté Le Faou ce matin à quatre heures pour Rosnoën, distant de sept kilomètres. Le tocsin a sonné et les habitants sont accourus. Le curé ayant refusé de livrer passage aux expulseurs, les sommations légales ont été faites et les portes enfoncées. Le recteur a été expulsé par la force et les meubles jetés dans la boue »Journal Le Gaulois du 17 octobre 1907, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5337573/f2.r=Le+Faou.langFR Gallica.

Faits divers et vie quotidienne

En 1908, une hutte habitée par cinq bûcherons brûle dans le bois de sapins de Kervez, à trois kilomètres du Faou et deux d'entre eux périrent dans l'incendieJournal La Croix du , consultable sur Gallica.
Dans les décennies 1920 et 1930 se tient chaque semaine au Faou une « petite foire pour chevaux de races postières et de traits légers »Journal L'Ouest-Éclair du 11 janvier 1920 et nombreux autres exemplaires et une « vieille foire » chaque mois.
En , un incendie ravage l'hospice du FaouJournal L'Ouest-Éclair du 20 avril 1933, consultable sur Gallica. « La ville n'a pas de pompiers et les efforts des habitants, qui durent aller puiser de l'eau dans la rivière à l'aide d'ustensiles de ménage, sont demeurés stériles, l'hôpital ayant été complètement détruit. (…) Les malades furent évacués à temps » écrit le journal La CroixJournal La Croix du 20 avril 1933, consultable sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k413653k/f6.r=La+Faou.langFR Gallica.

Les deux guerres mondiales

vignetteuprightLe monument aux morts du Faou.
Le monument aux morts du Faou porte les noms de 99 soldats morts pour la FranceMémorialGenWeb.org - Le Faou : monument aux morts dont 64 pendant la Première Guerre mondiale, 31 pendant la Seconde Guerre mondiale, un pendant la guerre d'Indochine, un en Tunisie et deux pendant la guerre d'Algérie.
Quinze résistants, membres du réseau Vengeance, furent arrêtés au Faou et à Quimerc'h le par le kommando de Landerneau, condamnés à mort par un tribunal militaire allemand siégeant à Quimper et firent partie des fusillés du à Mousterlin en Fouesnant (voir le monument commémoratif des « fusillés de Mousterlin »)MemorialGenWeb.org - Fouesnant : monument commémoratif des fusillés de Mousterlin ; parmi ces victimes se trouvent plusieurs personnes originaires du FaouJean-René Canévet, La guerre 1939-1945 à Fouesnant, 2007, consultable sur https://books.google.fr/books?id=igwqd8jAvQUC&pg=PA259&lpg=PA259&dq=Le+Faou+guerre&source=bl&ots=JadymeocJz&sig=2sJLM2ntTSU4jxbcnynWLcAI3gU&hl=fr&ei=8hhFTdazJaaShAfD6IGeCw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=11&ved=0CGQQ6AEwCg#v=onepage&q=Le%20Faou%20guerre&f=false Google Books, leurs noms se trouvent sur une plaque commémorative située Place des fusillés et des résistantshttp://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29053&dpt=29&idsource=52003&table=bp08 MemorialGenWeb.org - Le Faou : plaque commémorative des résistants fusillés :
  • Louis Kerhoas, 23 ans, né le au Faou ;
  • Maxime Dubois, 22 ans, étudiant, né au Faou le ;
  • Joseph Le Velly, 39 ans, né à Plabennec le , habitant au Faou ;
  • Henri ArnalHenri Arnal, né le à Béziers. ;
  • Louis GuillouLouis Guillou, né le à Châteauneuf-du-Faou, habitant au Faou.
D'autres résistants membres du même réseau et victimes de cette même rafle, également fusillés à Mousterlin, étaient originaires de communes voisines comme Jean Brosset de la Chaux (de Rosnoën), Roger Guéguen et Jean Le Foll (de Quimerc'h), Jacques Guillou (de Brest).
Un autre résistant, Alexandre Nédélec, né le au Faou, fut arrêté le à Landerneau, incarcéré à la prison de Pontaniou à Brest et probablement fusillé quelques jours plus tard. Son corps n'a jamais été retrouvéBrest-ouVert. Jean Bernard, né le au Faou, gravement blessé lors d'opérations militaires contre les Allemands et le kommando de Landerneau à Scrignac, est mort des suites de ses blessures le à Commana.
Par ailleurs Pierre Le Berre, né le au Faou, décédé le à Berthecourt (Oise), fut aussi un résistant appartenant, ainsi que son épouse, au réseau d'évasion « Bourgogne »Pierre et Geneviève Le Berre - Résistants .

Rumengol, ancienne paroisse et ancienne commune

Rumengol est un hameau situé à environ du bourg du Faou et qui dépend de cette commune depuis 1970, célèbre pour son église Notre-Dame-de-Rumengol et son pardon.

Démographie

L'analyse de l'évolution démographique de la commune du Faou est perturbée par les évolutions administratives survenues : la création de la commune de Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h prive le Faou d'une petite partie de son territoire communal ; à l'inverse l'annexion en 1970 de la commune de Rumengol agrandit son territoire et ajoute des habitants supplémentaires (RumengolRumengol, Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui avait 268 habitants lors du recensement de 1968).

Évolution démographique du Faou (y compris Rumengol depuis 1970)


;Commentaire
La commune du Faou a doublé sa population en un peu plus de deux siècles entre 1793 et 2006, mais cette augmentation globale masque des évolutions contrastées selon les époques : une stagnation initiale et même un déclin pendant la Révolution française et le Premier Empire (effet des guerres et du blocus continental ?), un premier essor démographique sous la Restauration, momentanément arrêté sous la Monarchie de Juillet certes, mais qui globalement se poursuit jusqu'à la fin du , un premier maximum démographique étant atteint en 1891 avec , la population communale ayant en gros doublé entre le minimum de 1800 et le pic de 1891. Dans les deux décennies précédant la Première Guerre mondiale, la population communale évolue en dents de scie, mais parvient toutefois à son maximum absolu, hors Rumengol, en 1911 à la veille de la Première Guerre mondiale. La population stagne pendant la majeure partie du , atteignant un minimum secondaire pendant l'entre-deux-guerres en 1931 avec et ne dépasse la population atteinte en 1911 qu'en 1968. L'essor démographique qui suit n'est qu'illusoire puisque la population du Faou inclut à partir de 1970 celle de Rumengol, localité peuplée de 284 habitants en 1968. Hors Rumengol, il semble bien qu'il faille attendre 2006 pour que la population communale ne dépasse, et de peu, celle atteinte en 1911. Le a donc correspondu à une remarquable stagnation démographique, les évolutions étant en fait très faibles d'un recensement à l'autre.
En raison de la petitesse de la superficie communale, la densité de population est relativement élevée (144 habitants au km en 2007). Le solde naturel reste régulièrement négatif depuis plusieurs décennies (-0,2 % par an entre 1999 et 2007) ; entre 2002 et 2008, en 7 ans donc, le nombre des décès (201) l'emporte largement sur celui des naissances (152) en raison du vieillissement de la population (les 65 ans et plus représentent en 2007 26,6 % de la population contre 22,5 % pour les 0 à 19 ans) ; par contre le solde migratoire, longtemps négatif, est redevenu positif depuis 1975 (+1,3 % l'an entre 1999 et 2007)Insee.
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Politique et administration

Les maires du Faou


{{ÉluDébut= 1792Fin= Identité= Yves Jacques NouvelYves Jacques Nouvel, baptisé le à Saint-Renan, receveur des devoirs
impôts sur les boissons alcoolisées au Faou, décédé le au FaouParti= Qualité=Receveur des devoirs impôts sur les boissons alcoolisées
au Faou, premier maire du Faou
{{EluDébut=?Fin=1944Identité=Yves BourhisParti=Qualité=Déclaré démissionnaire d'office par le Gouvernement de Vichy .
{{Elu actuelDébut=mars 2014Identité=Geneviève TanguyParti=DVDQualité=Agent immobilierFin=mars 2018 https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/le-faou-retour-aux-urnes-apres-sept-demissions-5496417 https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-faou-29590/le-faou-l-election-municipale-aura-lieu-les-18-et-25-fevrier-5518923

Héraldique

{{Blason-ville-fr
img1=Blason ville fr LeFaou (Finistere).svg
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legende=Blason du Faou
texte=Blason du Faou :
D'azur au léopard d'or.
Armes de la famille du Faou ( ).
Déposé en préfecture le .

Langue bretonne

À la rentrée 2018, 57 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 28,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm.

Jumelages


Lieux et monuments


Le village a fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France », mais n'est plus labellisé à ce jour.
  • Les maisons en pan de bois :
  • Le Faou possède la plus grande densité de maisons en pan de bois du département. 23 maisons sont protégées et une classée. La rue principale est bordée de maisons bâties de schiste et de granit, à encorbellement datant du . Occulté par des parements d'ardoise après la Révolution, le colombage du premier étage et du comble est garni de quenouille, petite pièce de bois maintenant un remplissage en torchis. Le colombage en croix de Saint-André répétées empêche la façade de « rouler ». Bien que ce mode de construction ait été interdit après 1561 à cause des risques d'incendie, la plupart des maisons de ce type, bâties au Faou, datent de la fin du et début du . La maison située 2, rue de Rosnoën appartint aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et fut un temps fin une aumônerie.
  • L'église Saint-Sauveur est décrite ainsi en 1928 : « Voici la petite église du Faou, Saint-Sauveur, sur son rempart en terrasse ! Moisie sous ses ormes, gris-pommelée de lichens »Joseph Creach, Maudez le Léonard, Revue hebdomadaire, Paris, 1928, consultable sur Gallica.

  • L'église Notre-Dame de Rumengol : c'est un monument historique classé qui date du .

    • l'ancienne chapelle Saint-JosephFilets bleus, située à la sortie du bourg du Faou sur la route de Landerneau, a été démolie en 1954. Plusieurs autres anciennes chapelles ont disparu.
    • la chapelle Saint-Jean-Baptiste se situe à à l'est du bourg de Rumengol, en direction de la forêt du Cranou. Construite en 1829 d'après le projet de l'architecte Dumoutier, son pignon ouest s'écroule dès 1830 à cause de la mauvaise qualité des matériaux de soubassement. Elle est reconstruite en 1844 par l'entrepreneur Félix Caron de PlouayActuacity. Elle était ouverte aux pèlerins les jours de pardon. En ruine, il en subsiste le clocher et la partie basse des murs.
    • La croix de Kergadiou, situe entre les bourgs de Rumengol et du Faou, date de 1871 et est l'œuvre du sculpteur morlaisien Yann Larc'hantec.
    • La croix du cimetière du Faou date de 1876 .
    • Quatre moulins se trouvent sur le territoire communal à Dréan, Coat-Nabat, Touloudou et Kermoal.
    • La motte féodale de l'ancien château de la Motte.

    Tourisme

    • La maison de pays ( , s) présente une exposition permanente consacrée à l'histoire de la ville et accueille des expositions temporaires (ouverte de juillet à début septembre).
    • Festival Noz Ar Ster Goz.
    • Depuis 2016, Le Faou est homologuée Petite Cité de caractère.

    Contes, légendes et dictons

    Fichier:Le village du Faou au clair de lune (Eugène Boudin).jpgthumbLe village du Faou au clair de lune (Eugène Boudin).
    • La Noël de Jean Rumengol : conte écrit par Anatole Le Braz (histoire d'un vagabond trouvé nouveau-né dans l'église de Rumengol, d'où son nom)Anatole Le Braz, La Noël de Jean Rumengol, dans Vieilles histoires bretonnes, H. Champion, Paris, 1905, consultable sur Gallica.
    • La Légende du Roi Brieg (inventeur du denier) écrit par Karon Stefan en 1874.
    • Rumengol, le pardon des chanteurs, conte écrit par Anatole Le BrazAnatole Le Braz, Au pays des pardons, H. Caillère, Rennes, 1894, consultable sur Gallica.
    • La Légende des Sept-Saints concerne pour partie Le Faou.
    • Le petit sorcier gris est un conte qui raconte l'histoire de Yann, paysan très pauvre d'un village près du FaouÉmile Hamon, Le petit sorcier gris, Revue des traditions populaires, septembre 1909, consultable sur Gallica.
    • La fascination du loup : quand on rencontre un loup dans un bois, si nous le voyons d'abord, le loup ne pourra pas ouvrir sa gueule pour nous mordre ; mais si le loup nous voit d'abord, il pourra nous manger, et nous ne pourrons ni crier ni fuir devant luiÉmile Hamon, Revue des traditions populaires, juillet 1906, consultable sur Gallica.
    • Les étoiles des Rois : Si le soir de la Fête des Rois, il y a beaucoup d'étoiles dans le ciel, il y aura une grande sécheresse en été, et les poules pondront beaucoup.

    Tableaux et gravures représentant Le Faou

    • Fermier du Faou (assiette de la manufacture de Sarreguemines, collection « types bretons »)Ministère de la Culture et de la Communication
    • Eugène Boudin : Foire en Bretagne (le Faou ?) (collection particulière)
    • Eugène Boudin : Foule dans une rue du Faou (crayon et aquarelle, collection particulière)
    • Eugène Boudin : Le village du Faou au clair de lune (Southampton City Art Gallery)
    • Eugène Boudin : Marché sur la place du Faou (musée du Louvre, département des arts graphiques)

    Personnalités liées à la commune

    Fichier:Le Faou 1 A la mémoire de MM de Pompery.JPGredressevignetteÀ la mémoire de MM. de Pompéry, statue de Mathurin Moreau.
    • Théophile de Pompéry, agriculteur et homme politique.
    • Édouard de Pompéry, journaliste politique et essayiste.
    • Hippolyte Caurant, né au Faou le , fut nommé sous-préfet. Il est élu député de la circonscription de Châteaulin.
    • Eugène Boudin, peintre, fit de nombreux séjours en Bretagne entre 1867 et 1897 près du Faou au manoir de Kerhoan.
    • Philippe Le Guillou, né au Faou le , est un romancier français.

    Notes et références

    Notes


    Références


    Voir aussi


    • Liste des communes du Finistère
    • Liste des anciennes communes du Finistère
    • Pardon de Rumengol

    Bibliographie

  • Christel Douard, Erwan Le Bris du Rest, Catherine Toscer-Vogel, Entre mer et fleuve, Le Faou et son canton ; Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. Images du Patrimoine, Rennes, 1998.
  • Liens externes

    • Site officiel de la mairie
    • Inventaire du patrimoine

    Catégorie:Commune dans le Finistère
    Catégorie:Petite Cité de Caractère
    Catégorie:Commune abritant une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem
     
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