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Bardot (équidé)

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Le bardot, ou bardeau, est un équidé hybride issu du croisement d'un étalon et d'une ânesse. Il est parfois confondu avec le mulet et la mule, issus du croisement inverse entre un âne mâle et une jument. Hormis par la taille, le bardot est un peu plus proche du cheval que de l'âne, notamment en raison de ses caractéristiques physiques et de sa préférence pour le hennissement.
Le bardot est statistiquement stérile, en raison du nombre impair de ses chromosomes, hérités de ses deux parents. Les cas de bardots ayant donné des naissances, relatés dans la littérature depuis des siècles, étaient considérés avec scepticisme par la communauté scientifique. Depuis les années 1980, plusieurs études ont prouvé qu'une minorité de bardots femelles est capable de se reproduire, certainement grâce à la grande proximité génétique entre le cheval et l'âne.
Bien qu'il soit théoriquement apte aux mêmes utilisations que le mulet, le bardot n'a jamais eu d'importance économique particulière. Il résulte généralement d'un accident pour ses éleveurs. Le faible taux de fécondité d'un croisement entre étalon et ânesse le rend inintéressant. Il est réputé pour posséder moins de qualités que le mulet, n'ayant ni la force du cheval, ni la robustesse de l'âne.

Description


Le bardot est un hybride interspécifique de la famille des équidés , répartie en trois sous-genres, celui des ânes, celui des chevaux et celui des zèbres . Tous sont capables de se reproduire entre eux , ces croisements étant réciproques . C'est le cas du croisement entre Equus caballus (le Cheval domestique) et Equus asinus (l'Âne commun), qui donne le bardot dans le cas d'une reproduction entre l'étalon (cheval mâle) et l'ânesse (âne femelle). Un croisement réciproque donne le mulet, issu d'un baudet (âne mâle) et d'une jument. L'hybridation relativement facile entre les chevaux et les ânes, exempte généralement d’anomalies de développement, laisse à supposer une distance génétique courte entre ces deux espèces . Tous les hybrides équins héritent d'un phénotype intermédiaire entre leurs deux parents. Le bardot possède des caractéristiques physiques issues de l'étalon et de l’ânesse. Il n'existe pas de moyen certain, en dehors du test ADN, permettant de le différencier à coup sûr d'un mulet.
Il n'existe qu'un nombre réduit d'études consacrées à cet hybride (généralement au sujet de sa fertilité et de la reproduction de ses parents), de nombreuses légendes et des opinions invérifiables circulent à son sujet .

Morphologie

Les bardots sont assez proches extérieurement des mulets, hybrides d'âne et de jument, et peuvent se révéler difficiles à distinguer de ces derniers. Seule une minorité de personnes, généralement des experts des mulets, sont capables de les distinguer sur leur aspect physique. Quelques caractéristiques les rapprochent davantage du cheval. En particulier, le bardot présente un corps légèrement plus arrondi et une croupe qui l'est également davantage à son extrémité, comme chez le cheval. Ses oreilles, un peu plus longues que celles du cheval, sont néanmoins plus courtes en moyenne que celles du mulet, et constituent le moyen le plus sûr de le reconnaître. Son garrot est aussi plus large, et ses jambes plus droites que chez le mulet . Sa queue est recouverte de crins sur toute sa longueur ..
Mangalarga Marchador.jpgUn étalon, parent mâle de l'hybridation.
Katalanischer-esel-weiblich-25-jahre-alt.jpgUne ânesse, parent femelle de l'hybridation.

Taille

Fichier:Mulo 20110718 2.jpgvignetteLe mulet, comme ici, est généralement un peu plus grand que le bardot, et se distingue aussi par des oreilles plus longues et par une croupe moins ronde.alt=Animal quadrupède de couleur foncée.
La taille du bardot dépend de celle de ses deux parents, ânes et chevaux pouvant présenter une large variation, de pour les plus petites races d'ânes à pour les plus grands chevaux. Le bardot est toutefois plus petit en moyenne que le muletHoméric, Dictionnaire amoureux du Cheval, Plon, 2012, , (livre numérique, pas de n° de page visible). La question de la détermination de sa taille a fait couler beaucoup d'encre. La plupart des spécialistes arguent que cette différence est purement physiologique, en raison de la taille plus réduite de l'ânesse comparativement à la jument, l'ânesse ne pouvant mettre bas qu'un animal plus petit que celui que ferait naître une jument. Une autre possibilité est d'ordre génétique, mais l’American Donkey and Mule Society pense que l'héritage génétique du bardot est exactement le même que celui de la mule. Sa taille serait avant tout déterminée par celle de l'ânesse qui le met basManuel pour les agents vétérinaires communautaires. Guide pratique, recommandations aux moniteurs, principes directeurs pour l'adaptation, Food & Agriculture Org., 1995, , .

Robe

Fichier:St-Guyomard - Bardot (6).jpgvignettegaucheBardot de petite taille, à Saint-Guyomard en Bretagne.alt=Animal quadrupède de couleur sa.
{{Article connexeRobe (animal) Robes des animaux
La robe du bardot semble être le plus souvent claire, proche visuellement du blanc, bien qu'en théorie toutes les combinaisons de robes héritées des deux parents soient possibles . Ainsi, au , Louis Gossin les décrit au contraire comme de robe baie claire à baie-brun foncé, avec une raie de mulet sur le dosLouis Gossin, Principes d'agriculture, appliqués aux diverses parties de la France: l'agriculture française, édition 2, Lacroix et Baudry, 1858, . La robe pie tobiano est impossible, puisque sa transmission ne s’effectue pas de manière complète entre le cheval et le bardot, ce dernier héritant le plus souvent de quatre hautes balzanes et d'une queue blanche .

Cri

Selon certains auteurs, le bardot préfère vocaliser sur le hennissement du cheval plutôt que sur le braiment de l'âne. Homéric, entre autres, signale qu'il emploie le hennissement plus fréquemment, tandis que le mulet braie plus volontiers. D'autres auteurs affirment que son cri est un mélange de celui de ses deux parents. De manière générale, le cri du bardot, même son braiment, serait différent à l'oreille de celui du mulet.

Écologie et comportement


Le bardot est l'un des équidés les moins connusMasters of Foxhounds Association of America, Chronicle of the Horse, Volume 49, Numéros 14 à 26, Incorporated, 1986, . Bien que des naissances puissent se produire exceptionnellement dans la nature lorsque des troupeaux de chevaux et d'ânes partagent un même territoire, la plupart de ces animaux sont issus d'élevages par l'homme, généralement de manière accidentelleAlain Giret, Le quaternaire: climats et environnements : Biologie, écologie, agronome, L'Harmattan, 2009, , pas de n° de page, consulté en ligne. Le bardot est réputé moins résistant que l'âne et le mulet, de santé plus fragile . Comme ses deux parents, c'est un herbivore non-ruminant, qui se nourrit de petites quantités de végétaux tout au long de la journée. Il préfère la compagnie des ânes à celle des chevaux, comportement vraisemblablement issu de l'influence de sa mère.

Reproduction des parents

Les bardots sont plus difficiles à obtenir que les mulets, et ce pour diverses raisons.

Accouplement


vignetteLe rituel d'accouplement de l'âne, animal très actif sexuellement, est peut-être un frein à la naissance des bardots.alt=Deux ânes, l'un étant en train de chevaucher l'autre avec une érection très visible.
L'une d'elles est l'existence d'un rituel d'accouplement propre aux ânes, durant lequel le baudet mord sa partenaire, braie et explore son corps. Si ce rituel ne semble pas être un obstacle à la naissance des mulets, il est possible qu'il freine celle des bardots . Les étalons refusent le plus généralement de saillir des ânesses . Dans tous les cas, l'éleveur qui fait le choix d'une naissance de bardot doit bien veiller à ne pas faire saillir son ânesse par un étalon trop grand ni trop lourd pour elle, le poids de l'étalon sur le dos de l'ânesse pendant l'acte reproducteur pouvant entraîner une déformation permanente, un creusement du dos nommé l'« ensellement » .

Fécondité

La fécondité de l'ânesse est inférieure à celle de la jument, il en résulte une importante différence de fertilité entre naissances de mulets et de bardots . Plusieurs études des universités de Cambridge et Cornell, sur des ânesses et des étalons (dont des étalons poneys) hautement féconds, montrent un taux de fécondité de seulement 14,4 % pour obtenir un bardot W. R. Allen, J.H. Kydd et Zak D. F. Antc, « Interspecies and extraspecies
equine pregnancies » dans McKinnon, Voss, Equine reproduction, Ed. Philadelphia : Lea and Fediger, Chapitre 63, 1993, . Un autre ouvrage, non scientifique, affirme qu'une saillie sur dix seulement aboutira à la naissance d'un bardot.
Cette difficulté peut provenir de la différence dans le nombre de chromosomes du cheval et de l'âne. Selon l'ADMS (American donkeys and mules society) et d'autres sources, l'hybride est plus facile à obtenir quand l'espèce ayant le plus petit nombre de chromosomes, en l’occurrence l'âne, est le mâle reproducteur .

Gestation et mise bas

La durée de gestation est de 350 jours en moyenne, légèrement inférieure à la durée habituelle chez l'ânesse, qui est de 374 jours D. Fielding, Reproductive characteristics of the jenny donkey (Equusasinus) : a review, Trop. Animal Health Production, 1988, , . Une nouvelle difficulté est la fréquence élevée des avortements. La gestation d'un bardot entraîne des modifications immunologiques et hormonales chez l'ânesse, par rapport à une naissance d'ânon . La sécrétion de progestérone augmente, et entraîne une hypertrophie des ovaires F. Stewart et Wr. Allen, « Biological functions and receptor binding activities of equine chorionic gonadotrophins » dans J. Reprod. Fert., , 1981, . L’ânesse gestante produit ses anticorps cytotoxiques contre les antigènes de lymphocytes issus de l’étalon vers le . Elle produit également six à huit fois plus d'hormones gonadotropes chorioniques que lors d'une gestation asine , avec un pic entre 50 et 60 jours .
La naissance d'un bardot trop gros par rapport à la mère, en plus de poser de nouvelles difficultés (césarienne, etc), peut se produire avant son terme.

Stérilité

Comme la plupart des hybrides, le bardot est statistiquement stérile en raison du nombre impair de ses chromosomesJ. Kobozieff et Zieff M. Pomriaskinsky-Kobo, « Stérilité et
génétique » dans Précis de génétique appliquée à la médecine vétérinaire
, éditions Vigot frères, 1943, Paris, 143 p.. Le cheval possédant soixante-quatre chromosomes (trente-deux paires) et l'âne soixante-deux (trente-et-une paires), le bardot en a soixante-trois ; il hérite d'un système reproducteur incomplet . En termes scientifiques, cette stérilité résulterait « des irrégularités d’appariement des chromosomes au stade pachytène, dues aux différences de caryotypes entre les espèces parentales » A.C. Handley, R.V. Short, et W. R. Allen, « Cytogenetic studies of three equine hybrids » dans J. Reprod. Fert., Suppl. 23, 1975, .. Le bardot mâle possède un faible nombre de cellules germinales dans ses testicules et donc très peu de spermatozoïdesCitation : Résultat de la détérioration de la méiose et de la dégénérescence des cellules germinales à partir du stade spermatocyte. La structure de l’épithélium séminifère et des testicules se modifie. Voir F. C. Landim et J. Bortolozzi, « Ultrastructure of the hinny (Equus asinus x Equus caballus) seminiferous epithelium » dans Anat. Histol. Embryol., , 1994, , toujours plus petits que ceux des étalons et des baudets. La femelle peut présenter des cycles œstraux et exceptionnellement, des ovulations, mais la probabilité pour qu'un ovocyte de bardot trouve un complément de chromosomes qui lui permette le développement d'un embryon apparaît très faible M. J. Taylor et R. V. Short, « Development of the germ cells in the ovary of the mule and hinny », J. Reprod. Fert., , 1973, .
Des ouvrages littéraires et historiques relatent depuis longtemps des cas de mulets et de bardots qui auraient pu se reproduire, de l'ordre de un sur un million. Les scientifiques considèrent ces cas avec scepticisme. Les observations peuvent provenir d'adoptions spontanées de bébés équidés par des mules et des bardots capables d'allaiter . Des analyses effectués sur des animaux prétendument hybrides et fertiles ont d'ailleurs montré qu'il s'agissait de chevaux ou d'ânes à la morphologie inhabituelle .
Plusieurs cas étudiés scientifiquement, notamment en Chine (en 1988 R. A. Rong, A. C. B. Chandley, J. A. Song, S. B. McBeath, P. P. A. Tan, Q. A. Bai et R. M. B. Speed, « A fertile mule and hinny in China » dans Cytogenet Cell. Genet., vol. 47, No. 3, 1988, , DOI:10.1159/000132531 et 1989) et aux États-Unis, prouvent toutefois que la reproduction de ces animaux est possible, bien qu'extrêmement rare Max King, Species Evolution: The Role of Chromosome Change, Cambridge University Press, 1995, , . Une femelle bardot chinoise a donné un petit avec un père âne, il possède un mélange de chromosomes d’âne et de cheval, sa viabilité suggère que Equus caballus et Equus asinus sont très proches génétiquement . De nouvelles études sont nécessaires pour connaître le mécanisme qui donne des hybrides fertiles , mais les études les plus récentes mettent en évidence différents degrés de fertilité possibles chez des femelles bardot, qui pourraient donner naissance à un petit par accouplement avec un étalon ou un âne E. Zong et G. Fan, « The variety of sterility and gradual progression to fertility in hybrids of the horse and donkey », Heredity, , 1988, .
Bien qu'aucune étude ni aucun cas n'ait été documenté chez les mâles, la possibilité de bardots mâles fertiles n'est pas à écarter . Il est cependant déconseillé de garder les bardots mâles entiers (la stérilité n'empêchant pas le comportement typique des mâles), puisque l'animal ne sera a priori pas un reproducteur, et peut présenter un comportement sexuel dangereux pour l'homme.

Le bardot et l'homme

vignettegaucheBardot tel que représenté dans Les races chevalines, 1898
Les hybrides issus de croisements entre Equus caballus et Equus asinus, bardots et mulets, sont les seuls parmi la famille des équidés qui aient été réellement exploités par l'homme . L'animal est toutefois très peu mentionné par les sources historiques. Il semblerait que les anciens Égyptiens, connus pour avoir produit des mulets, aient également employé des bardots à la traction. Mais l'animal est si rare que l'hippologue du Eugène Gayot pense qu'il est un mythe « puisqu'on n'en voit nulle part ». En 1834, l'hippologue Louis-Furcy Grognier le décrit comme :

Dénomination

Le nom français « bardot » est attesté en 1367 pour désigner une « bête de somme, petit mulet, produit du cheval et de l'ânesse ». Autrefois, le muletier qui passait en tête était exempté de droit de péage, d'où l'expression du « passer pour bardot », qui signifie « passer sans payer ». On trouve également la forme « bardeau » . Le nom pourrait provenir de l'italien bardotto et de l'espagnol albarda, « bât », avec influence possible du provençal bardo, désignant une sorte de bât . En latin, l'animal porte un nom très différent, « », probable emprunt au grec qui désigne un cheval défectueux, avec influence du verbe , qui désigne le hennissement, en raison de son criSylvie Mellet, Les zoonymes: Actes du colloque international tenu à Nice les 23, 24 et 25 janvier 1997 sous la responsabilité scientifique de J. Ph. Dalbera, C. Kircher, S. Mellet et R. Nicolaī, Centre de Recherches Comparatives sur les langues de la Méditerranée ancienne, 1997, , .
En français, le mâle est appelé bardot, la femelle (plus rarement) « bardote », ou « bardine » . D'autres sources affirment qu'il n'existe pas de nom précis pour la femelle, d'autant moins que le sexe de l'animal a peu d'importance du fait de sa stérilité.
En anglais, le bardot est nommé , le mâle étant un et la femelle une .

Utilisations

Du fait de ses qualités au travail réputées inférieures à celles du mulet José M. Trujillo, Susumu Ohno, John H. Jardine et N. B. Atkins, « Spermatogenesis in a Male Hinny: Histological and Cytological Studies » dans Journal of Heredity, 1969, vol. 62, , , le bardot ne semble pas avoir eu de réel rôle dans l'économie humaine et n'a jamais fait l'objet d'un élevage spécifique. Au , quelques-uns sont employés par les charbonniers, les mineurs et les marchands de bois, qui lui préfèrent généralement le mulet.
Il se révèle peu populaire puisqu'il est réputé ne posséder ni la force du cheval, ni le caractère placide de l'âne , d'autres réticences tiennent probablement à sa taille plus réduite que celle du mulet, ou à sa moindre rusticité.
Toutefois, au début du , certains éleveurs et spécialistes le décrivent comme comparable au mulet quant au caractère, plus rapide et plus amical que le cheval . Du point de vue des utilisations équestres, le bardot peut théoriquement participer aux mêmes compétitions que celles qui sont réservées aux mulets aux États-UnisLes compétitions pour mulets sont une spécificité américaine, qui n'existe pas en Europe où le mulet ne fait l'objet d'un élevage que pour le travail., puisqu'il est classé dans la même catégorie que ces derniers : bardots et mulets n'y sont pas distingués sur le papier .

Diffusion de l'élevage

Fichier:Old hinny in Oklahoma.jpgvignetteVieux bardot dans l'Oklahoma.alt=Petit animal quadrupède gris-brun.
Le bardot n'est que rarement produit volontairement, réputé peu rentable et donc peu apprécié, sa naissance relève le plus souvent de l'accident de pâture . Aucune association ne s'est jamais constituée pour défendre la production ou l'utilisation de ces animaux hybrides.
Au , l'hippologue Eugène Gayot affirme que la saillie d'une ânesse par un étalon « ne peut être que le résultat du hasard » . André Sanson la qualifie lui aussi d'« accidentelle » . Certains auteurs, comme Louis Gaussin, signalent leur présence ponctuelle « dans les pays pauvres » où les ânesses semi-sauvages sont parfois saillies par des étalons de passage. Le bardot possède alors « plus de valeurs que ses deux parents, bien qu'il reste médiocre ». Au début du , le professeur Dechambre signale leur présence en SicileSociété Centrale de Médecine Vétérinaire, Académie vétérinaire de France et École nationale vétérinaire d'Alfort, Recueil de médecine vétérinaire, volume 95, Vigot Éditions, 1919, et d'après Lætitia Bataille, il s'en trouvait dans tout le bassin méditerranéen .
La difficulté à en faire naître ( de taux de fécondité) est un frein à la diffusion de son élevage, tout comme la rareté (notamment aux États-Unis) des ânes par rapport aux chevaux dans certains pays, un baudet pouvant servir un grand nombre de juments, tandis que les naissances de bardots sont limitées par le nombre d'ânesses disponibles . Toutefois, l'attirance des propriétaires d'équidés pour tout ce qui est « rare et difficile à obtenir » peut laisser supposer que des naissances continueront à se produire.

Dans la culture

En Russie, Le bardot enchanté est un conte merveilleux issu des traditions orales des communautés Roms. Ce petit animal, accroché à la queue d'un cheval, est acheté par un nomade pour son fils. Il le sauve de sa belle-mère puis gagne un royaume enchanté où son jeune cavalier vient en aide à une princesse qu'il épouseJames Riordan, An Illustrated Treasury of Fairy and Folk Tales, Methuen Australia, 1986, , 413 p. chap. 7.
Le bardot est mentionné dans la pièce Tous ceux qui tombent de Samuel Beckett, le charretier Christy utilise l'un de ces animaux pour tracter son fumier et le frappeSamuel Beckett, Tous ceux qui tombent, éditions de minuit, Paris, 1957, et 70-71. Il croise le personnage de Maddy Rooney, qui ressent une sorte de jouissance (probablement de nature sexuelle) à voir l'animal ainsi battu Dirk Van Hulle et Mark Nixon, All Sturm and No Drang: Beckett and Romanticism : Beckett at Reading, vol. 18, Rodopi, 2007, , . Maddy raconte ensuite que le Christ a fait son entrée à Jérusalem sur le dos d'un bardot et s'identifie à l'animal, car comme lui elle ne peut procréerArnaud Beaujeu, Matière Et Lumière Dans Le Théâtre de Samuel Beckett: Autour Des Notions de Trivialité, de Spiritualité Et D'"autre-là", volume 36 de Modern French Identities Series, Peter Lang, 2010, , . Beckett traite donc le bardot comme une « convergence ratée » entre l'âne et le cheval Daniel Albright, Beckett and Aesthetics, Cambridge University Press, 2003, , .
Dans le roman de Fred Vargas Sans feu ni lieu, le bardot est au centre d'un quiproquo puisqu'un homme croit obtenir un mulet en croisant un étalon avec une ânesseFred Vargas, Sans feu ni lieu, coll. Chemins nocturnes, ed. Viviane Hamy, . Il est également au centre du roman pour la jeunesse de Heather Grovet, Beanie, the Horse that was Not a Horse Heather Grovet, Beanie, the Horse that was Not a Horse, Livre 11 de Julius and Friends, Pacific Press Publishing, 2004, , 95 p., et dans quelques romans paysansLucienne Zinant, Graine de paysan, coll. Les chants de la terre, La Fontaine de Siloë, 1992, , .

Notes et références


Notes


Références


Annexes


Articles connexes

  • Mulet ;
  • Zébrâne.

Bibliographie

Source universitaire

  • Sources historiques

  • Ouvrages de vulgarisation


    Catégorie:Hybride équin
    Catégorie:Âne
    Catégorie:Cheval
    Catégorie:Mammifère (nom vernaculaire)
    Catégorie:Mammifère domestique
     
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