Today: Sunday 9 May 2021 , 7:27 am


search


Camp de concentration de Dachau

Dernière mise à jour 4 Jour , 1 heure 12 Vues

In this page talks about ( Camp de concentration de Dachau ) It was sent to us on 05/05/2021 and was presented on 05/05/2021 and the last update on this page on 05/05/2021

Votre commentaire


Entrez le code
 
vignetteLa porte principale du camp (en 1947).Image:Bundesarchiv Bild 152-01-22, Dachau, Konzentrationslager.jpgvignetteLes premiers gardiens SS de Dachau en 1933.
Le camp de Dachau est le premier camp de concentration mis en place par le régime nazi. Il est créé sur le site d'une ancienne fabrique de munitions à au nord-ouest de Munich .. Son ouverture est annoncée par Heinrich Himmler le et des prisonniers y sont amenés dès le lendemain. Le camp reste en service jusqu'à l'arrivée des soldats américains, le 29 avril 1945.

Contexte

C'est le premier camp de concentration important construit en Allemagne, et l'un des rares construits avant la mort du président von Hindenburg en 1934. Il est tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, essentiellement communistes, puis par la suite des Juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels574 déportés à Dachau au titre du paragraphe 175 entre 1934 et 1945 ont pu être identifiés à partir des fiches individuelles. Voir Albert Knoll, « Homosexuelle Häftlinge im KZ Dachau », in Olaf Mussmann (dir.), Homosexuelle in Konzentrationslager, Westkreuz Verlag, 2000, 158 p. , ainsi que emplacements 946-954 sur 6260. et Tsiganes. Chacun y connaît la souffrance, la faim et y côtoie la mort. Dachau compte plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regroupent détenus. Son existence est connue en dehors des frontières dès 1933 (le magazine VU lui consacre son numéro du 3 mai 1933, de même qu'au camp d'Orianenburg). Les plans sont dus au commandant Theodor Eicke qui devient inspecteur en chef de l'ensemble des camps.
en visite au camp de Dachau (1936).
droitevignetteLes prisonniers à leur repas, en 1933.
De l'extérieur, le camp semble être un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordent l'ensemble. Le portail d'entrée (cf. image ci-dessous) porte l'inscription Arbeit Macht Frei (le travail rend libre). Dans le camp se trouvent en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers sont entassés dans 34 baraques, chacune devant en principe contenir 208 prisonniers ; au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient cependant détenus dont la plupart dans un état squelettique. Le camp reçoit plus de prisonniers venus de plus de 30 pays. Ceux-ci sont confrontés à des conditions de vie extrêmement dures : travaux forcés, froid, chaleur, sévices, manque de nourriture, manque d'hygiène, maladies (typhus), vols entre détenus etc.
En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arrive à Dachau. Le , un convoi part de Compiègne avec plus de détenus : plusieurs centaines sont morts à son arrivée, le 5 juilletCe train emportait René Carmille, chef du Service National des Statistiques (futur Insee), ainsi que son adjoint, qui mourut durant le voyage. Description du convoi du 2 juillet 1944, par Arnaud Boulligny et Thibault Letertre, site de la Fondation pour la mémoire de la déportation, bddm.org..
Selon les enregistrements répertoriés, plus de personnes périssent dans le camp même. À l'automne 1944, une épidémie de typhus se déclare, entraînant environ décès page 71 : « d'après des sources incomplètes, morts » du typhus selon les registres du camp.. Les malades et les inaptes au travail sont transférés au château de Hartheim, où des milliers sont assassinés au gaz. À l'intérieur du camp se trouve une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments sont expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De sont transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.
vignetteCamp de Dachau.
droitevignetteL'entrée principale de Dachau en 1945
Les prisonniers dorment dans des lits superposés et se disputent les lits supérieurs, afin de ne pas recevoir les excréments qui suintent vers le bas. Ceux qui tentent de s'échapper et qui sont repris subissent un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la Gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissent souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps sont jetés dans les fosses communes.
Les nazis pénètrent peu dans les lieux et l'état-major reste cantonné à la Kommandantur. La discipline est assurée par des Kapos, eux-mêmes détenus et choisis par les nazis pour leur absence d'empathie envers les prisonniers.

Le camp sous le commandement de Theodor Eicke


{{Citation blocHimmler nomma le 26 juin 1933 commandant de Dachau un homme qui, à ce moment, tant du point de vue d'une carrière bourgeoise que dans la perspective de la SS, passait pour un raté : Theodor Eicke, sans emploi, patient psychiatrique avec des antécédents judiciaires, rayé des listes de la SS au motif de diverses querelles en son sein. Himmler donna à Eicke une chance de se réhabiliter, parce qu'il se sentait responsable des combattants de la première heure. Eicke s'en saisit, et se révéla comme un maître de la politique des ressources humaines.Karin OrthDie Konzentrationslager-SS. Sozialstrukturelle Analysen und biographische Studienréférence=
Si le camp de concentration de Dachau, ouvert en , n'est pas le premier camp de concentration nazi, il est cependant particulier à plus d'un titre. D'abord parce que confié début avril à la police bavaroise, il passe dès le sous la juridiction de la SS, sous le commandement d'Hilmar Wäckerle. Ensuite parce que Himmler incite très tôt Wäckerle à mettre en place des directives particulières, qui garantissent au camp un état d'exception permanent, fait de brimades, punitions et traitements dérogatoires. Si le camp est financé par l'État bavarois, et par le Reich, Himmler souhaite qu'il soit entièrement soumis à la domination de la SS. L'absence de véritables bases légales amène la justice à se pencher sur sept premiers décès de prisonniers, en mai 1933. Le , lors d'une réunion avec le ministre de la Justice Hans Frank, Himmler doit consentir à démettre Wäckerle de ses fonctions de commandant. Le même jour, il demande la libération de Theodor Eicke de son asile psychiatrique .
Eicke passe trois semaines à Ludwigshafen, avant d'être nommé par Himmler le commandant du camp , où sont alors détenus deux mille prisonniers .

Le camp de Dachau, ou l'école de la violence

{{Citation blocQuiconque fait de la politique, tient des discours ou des réunions de provocation, forme des clans, se rassemble avec d'autres dans le but d'inciter à la révolte, se livre à une nauséabonde propagande d'opposition ou autre sera pendu en vertu du droit révolutionnaire ; quiconque se sera livré à des voies de fait sur la personne d'un garde, aura refusé d'obéir ou se sera révolté sous quelque forme que ce soit, sera considéré comme mutin et fusillé sur-le-champ ou penduExtrait du règlement régissant la discipline et la répression des détenus, rédigé par Theodor Eicke .Les détails de la passation de pouvoir entre Wäckerle et Eicke restent mal connus. La nomination officielle d'Eicke comme commandant du camp est postérieure, le , ce qui suggère qu'Himmler attendait d'abord d'Eicke qu'il fasse ses preuves dans l'administration du camp. À partir des directives particulières élaborées par Wäckerle, Eicke met en place jusqu'en un « règlement régissant la discipline et la répression des détenus », dont l'introduction indique que . Ce catalogue disciplinaire, qui prévoit exercices punitifs, travaux de peine, exposition au pilori et peine de mort, , vise d'abord à faire de l'enceinte du camp un espace extra-judiciaire, ensuite à uniformiser le comportement des SS envers les détenus, enfin à intimider ces derniers : {{citationle but est de briser psychologiquement, moralement et physiquement les prisonniers . On passe à Dachau de la brutalité indisciplinée et arbitraire des gardiens à la terreur planifiée de la SS. Dans les faits, l'arsenal disciplinaire et punitif n'entraîne pas un usage normé de la violence : il devient l'instrument d'une terreur systématique. Au même moment, l'euphémisme remplace le terme de camp de concentration, et Eicke réduit drastiquement l'accès de la presse au camp de Dachau .

Le « modèle Dachau »

{{Citation blocEn peu de temps, Theodor Eicke développa au camp de concentration de Dachau une forme spécifique de domination, qui permettait de centraliser et systématiser la terreur. Cette organisation, qui servirait plus tard de modèle à l'ensemble des camps de concentration, est communément appelée aujourd'hui le modèle de Dachau.Niels WeiseEickeréférence= La spécificité du camp de Dachau se révèle dans l'opposition au modèle développé conjointement dans les camps de l'Ems : dans ces camps s'exerce une double tutelle, celle du commandement SS responsable des gardiens, et une direction civile relevant du Ministère de l'Intérieur. Afin d'éviter toute éventuelle intervention d'offices judiciaires ou civils, Eicke développe un arsenal disciplinaire qui donne l'apparence d'une légalité, il coupe le camp du monde extérieur, introduit le travail forcé des détenus. Surtout, il organise les SS en Kommandantur locale, distincte du camp lui-même, ce qui porte en germe le système des Kapos, de l'administration des détenus par les détenus eux-mêmes. Cette organisation facilitera, après-guerre, la défense des membres des SS-Totenkopfverbände, qui indiqueront avoir été uniquement responsables de la surveillance extérieure du camp, et n'être pas mêlés au fonctionnement interne du camp .
Plus tard, à l'automne 1934, Eicke parviendra à soustraire les gardes SS de l'organisation commune de la SS ( ), et les rattachera à son autorité de commandant des unités Totenkopf. Eicke ne dépendra donc plus, à titre personnel, que de Himmler, à la fois comme chef de la police politique en Bavière, que comme Reichsführer SS .

Meurtres sous l'autorité d'Eicke

Dans la période qui suit immédiatement le renvoi de Wäckerle, aucun détenu du camp n'est décédé. Cependant, deux mois après l'arrivée d'Eicke, le député communiste Franz Stenzer est abattu lors d'une tentative de fuite mise en scène par les gardes. Un journaliste communiste est abattu, vraisemblablement par Eicke lui-même, le , son cadavre transporté dans l'auto d'Eicke et noyé dans le lac Walchen. Eicke indique à la presse que le détenu a disparu. À l'automne 1933, la justice bavaroise ordonne l'exhumation du corps d'un artisan, torturé et assassiné. Le , le procureur demande à Eicke de lui fournir les éléments matériels relatifs au prétendu suicide de deux détenus, étranglés en réalité par les gardes du camp. Si les détenus exécutés le sont en vertu de l'arsenal disciplinaire et punitif édicté par Eicke, ce dernier recourt cependant systématiquement, envers l'extérieur, au prétexte du suicide. Himmler, puis Ernst Röhm le , encouragent Eicke et ses troupes à refuser aux autorités judiciaires l'accès au camp. Les procédures sont alors abandonnées, et les camps de concentration deviennent des espaces proprement extrajudiciaires .
Les meurtres de détenus ne tiennent pas tant à l'origine des gardes, qu'à une politique systématique d'éducation à la haine menée par Eicke. Il suscite un état de guerre permanente contre le détenu, , fait preuve lors de nombreuses séances d'endoctrinement d'un antisémitisme et d'un antibolchevisme radicaux. Il impose aux gardiens, qui le surnomment « Papa Eicke » une obéissance aveugle et inconditionnelle envers lui, en tant que commandant du camp, mais aussi envers la SS et le Führer. Il indique que tout SS doit veiller à l'éducation de son compagnon, et propage lui-même par l'exemple « sa haine contre tout ce qui est non allemand et non national-socialiste ». Ainsi, sous sa direction, le supplice d'un détenu devient le rite d'initiation informel de tout nouveau gardien SS, qu'Eicke recrutait de préférence jeunes, afin de pouvoir les former comme des instruments dociles et leur interdire toute faiblesse envers les détenus. Cette devait notamment former de nombreux commandants de camps de concentration, tels Hans Aumeier, Richard Baer, Johannes Hassebroek, Paul Werner Hoppe, Rudolf Höss, Max Koegel, Josef Kramer, Karl Künstler, Hans Loritz, Jakob Weiseborn, Martin Weis et Egon Zill .

Libération

Image:Sculpture - Dachau.JPGvignetteLe Sto za jednog, mémorial à tous ceux morts en tentant de s'enfuir du camp. Une sculpture semblable est exposée au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Camp principal

Dès janvier 1945, les prisonniers s'organisent en créant le Comité international clandestin qui rassemble un représentant de chacune des seize nationalités présentes dans le camp. Ce comité désigne pour président Patrick O'Leary, un officier de la Royal Navy (en réalité Albert Guérisse, un officier médecin de l'armée belge ) qui a dirigé une filière d'évasion en France occupée ayant permis le rapatriement de plus de 600 aviateurs anglais et américains. Il a pour vice-présidents le général soviétique Michailovitch et le Belge Arthur Haulot. Lorsque les Américains approchent du camp, l'État-major allemand donne l'ordre par représailles de tuer tous les prisonniers. Mais le politicien communiste , alors membre du comité de résistance du camp, décide de libérer en cachette au nom de la Croix-Rouge internationale quelques prisonniers afin d'avertir les soldats américains de l'endroit exact du camp et de l'urgence qu'il y a à intervenir.
Le matin du , le du de la d’infanterie de la US reçut l’ordre de prendre le camp de Dachau. L’officier commandant le bataillon, le colonel Felix L. Sparks transmit l’ordre à sa compagnie I et en prit lui-même le commandement. Il libère le camp. La 7e Armée en confie la direction à Pat O'Leary et à son Comité pour l'organisation interne du camp, tant pour assurer la discipline interne que pour garantir un ravitaillement équitable.
René Lévesque (1922-1987), qui devient par la suite premier ministre du Québec, est le correspondant de guerre « américain » qui accompagne la première patrouille découvrant le camp.

Camps annexes

La plupart des détenus de Dachau sont affectés au travail obligatoire. Le camp de Dachau, l'un des plus grands et des plus ramifiés de l'Allemagne nazie, compte extérieurs et fait profiter de cette main-d'œuvre forcée , pour la plupart dans le secteur de l'armement. Outre Agfa, des entreprises allemandes comme BMW et Messerschmitt bénéficient de ces travailleurs déportés.

Principaux Außenkommandos

  • Kommando Agfa
  • Meurtres des gardes du camp


    Lors de la libération, plusieurs dizaines de gardes du camp, ainsi que peut-être quelques SS, sont exécutés par des soldats américains, alors que les gardes se rendent et que certains sont blessés. Bien que les autorités militaires soient informées de ces crimes de guerre, aucune poursuite n'est engagée. Certaines sources font état de centaines d'exécutions, mais sans apporter de témoignages crédibles. La déclassification en 1992 du rapport d'enquête de l'armée américaine permet d'affirmer que probablement moins de cinquante personnes furent exécutées.

    Le baraquement X de Dachau


    Un crématorium

    vignetteLe grand crématorium de Dachau.
    La direction du camp avait le dessein de reconstruire le crématorium, sous l'appellation baraquement X . En mai 1943, on met en marche les quatre fours du grand crématorium et à partir de l'été 1944 une corvée de désinfection travaille dans les quatre chambres du crématorium.

    Possibilité d'une chambre à gaz

    vignetteLa chambre à gaz de Dachau, , indique le panneau.
    Le médecin SS Sigmund Rascher avait écrit à Heinrich Himmler le 9 août 1942 : « on a construit au camp les mêmes installations qu'à Linz. Puisque les convois d'invalides finissent d'une manière ou d'une autre dans les chambres qui leur sont destinées, ne serait-il pas possible de vérifier sur ces personnes l'efficacité de nos gaz de combat ? Jusqu'ici nous ne disposons que d'essais faits sur des animaux ou de rapports relatifs à des accidents qui se sont produits lors de sa fabrication. ... j'envoie ma lettre sous la mention secret ».
    Dans un film tourné en mai 1945 par un correspondant de guerre américain, la chambre à gaz se présente ainsi : pièce sans fenêtres, des chapes de métal percées de trous fixées au plafond en béton, sur les portes d'entrée l'inscription douches, sur des pièces plus petites adjacentes figure l'inscription : attention gaz !, danger de mort - ne pas ouvrir .
    Au cours du procès des SS du camp fin 1945, le médecin des détenus Frantisek Blaha déclare que des gazages expérimentaux ont eu lieu dans le camp. Un rapport de l'armée américaine, constitué avant le procès sur la base de témoignages de survivants, avait référencé la chambre à gaz dans la rubrique exécutions. Puis le 9 janvier 1946, au Procès de Nuremberg, il déclare : .. Toutefois, la preuve formelle que la chambre à gaz de la Baraque X a été utilisée n'a pu être établie. Les déportés malades ou trop affaiblis pour travailler étaient assassinés au centre de Hartheim près de Linz ..

    Personnel du camp

    Commandants du camp de concentration

    { />. Cette différence de traitement crée des tensions avec les autres détenus qui persistent bien après la libération .
    À partir de la fin 1942, les prêtres peuvent recevoir des colis de nourriture . En mars 1943, les prêtres étrangers, notamment polonais, sont à nouveau autorisés à officier. Quelques religieux disposent toutefois d'un régime dérogatoire, avec pour principal avantage une cellule individuelle, mais aussi la possibilité de lire et écrire, et l'absence de violence physique, comme en témoigne J. Neuhäusler, évêque auxiliaire de Munich .
    Dachau est le camp central où sont envoyés les religieux chrétiens, essentiellement des catholiques bavarois et polonais, mais aussi des protestants, essentiellement en raison de leur résistance spirituelle ou active. Dans ce "Bloc des prêtres" se trouvent prêtres (dont catholiques). La majorité est polonaise ( ) ; sont morts au camp .
    Himmler avait demandé d’y regrouper les prêtres dispersés jusque-là dans différents camps, afin de diminuer leur influence “nuisible” sur les autres prisonniersGuillaume Zeller, La Baraque des prêtres, Dachau 1938-1945, Paris, éd. Tallandier, 2015, 320 p..

    Prisonniers notoires

    Vers la fin de la guerre, de nombreux « détenus spéciaux » (sonderhäftlinge) furent regroupés dans le camp de Dachau. Par exemple, Kurt Schuschnigg, chancelier d'Autriche avant l'Anschluss de 1938, fut convoyé hors de sa prison de Vienne jusqu'à Dachau en 1944, après un bref passage au camp d'Oranienburg-Sachsenhausen près de Berlin.
    Parmi les prisonniers les plus connus du camp figurent la famille royale de Bavière (Wittelsbach), Georges Charpak, les ducs de Hohenberg, Fritz Gerlich (journaliste, 1883-1934), Edmond Michelet, Louis Terrenoire, journaliste, secrétaire du Conseil national de la résistance (CNR) en 1943, puis ministre de De Gaulle), le général Charles Delestraint, chef de l'Armée secrète en France, assassiné d'une balle dans la nuque le , Georg Elser, qui tenta de tuer Hitler à l'aide d'une bombe le à Munich, Bruno Bettelheim, Adam Kozlowiecki (futur cardinal polonais), Victor Dillard (jésuite français), René Carmille, les peintres Chris Lebeau et Zoran Mušič, Titus Brandsma (religieux carme néerlandais, béatifié en 1985).
    Beaucoup de religieux catholiques polonais, des politiques dont des communistes (Alexandre Drevet, Oskar Müller) et aussi de nombreux écrivains et cinéastes comme Ernest Genval périrent dans le camp. Parmi les internés rescapés, figura Piguet, évêque de Clermont ; l'abbé Édouard Froidure, résistant bruxellois ; ainsi que le patriarche orthodoxe serbe Gabriel (Dojitch) et l'évêque Nicolas Velimirovitch, canonisé par l'Église orthodoxe serbe; l'archéologue Jean Lassus ; André Verchuren célèbre accordéoniste français. Y figure également Hans Litten, procureur lors du procès de Hitler à la suite du putsch de la Brasserie.
    Plusieurs écrivains ont également été détenus à Dachau, dont Robert Antelme, écrivain français, Raoul Auernheimer, écrivain, qui a passé 4 mois à Dachau, Tadeusz Borowski, écrivain, qui a survécu mais s'est suicidé en 1951, Viktor Frankl, psychiatre et écrivain autrichien, Fritz Gerlich, journaliste allemand, Heinrich Eduard Jacob, écrivain allemand, 6 mois à Dachau en 1938, transféré à Buchenwald, Boris Pahor, écrivain slovène, Friedrich Reck-Malleczewen, écrivain allemand, Franz Roh, critique d'art allemand et historien de l'art, pendant quelques mois en 1933.
    Parmi les responsables politiques incarcérés, se trouvent notamment Kurt Schuschnigg, le chancelier autrichien, et sa famille, Níkos Zachariádis, secrétaire du KKE (Parti Communiste Grec).
    Les détenus de confession juive sont nombreux à Dachau. Parmi eux, on recense notamment Zvi Griliches, économiste américain, Hans Litten, un avocat anti-nazi, mort en 1938 officiellement par suicide, Henry Morgentaler, qui a également survécu au ghetto de Łódź, plus a tard émigré au Canada et devient responsable du mouvement en faveur du droit à l'avortement, Moshe Sanbar, plus tard gouverneur de la Banque d'Israël, Bruno Bettelheim, emprisonné en 1938, libéré en 1939, Viktor Frankl, neurologue et psychiatre de Vienne, Vladek Spiegelman, survivant dont l'histoire a été dépeinte dans le livre Maus par son fils Art Spiegelman.
    Les membres de la noblesse incarcérés comptent par exemple Antonia de Luxembourg, Albert de Bavière, François de Bavière, Kira Kirillovna de Russie, Louis-Ferdinand de Prusse, Max Emmanuel von Wittelsbach, prince de Bavière et duc en Bavière, Philippe de Hesse-Cassel, Maximilien de Hohenberg, Ernest de Hohenberg, Sophie de Hohenberg.
    De nombreux résistants ont également été détenus au camp. Parmi eux, Robert Antelme, résistant français, qui a survécu, Walter Bassan résistant français, qui a survécu, Roger Cazala (1906-1944) résistant français mort au Camp de concentration de Flossenbürg (reconnu Juste parmi les nations) ., Auguste Chantraine, résistant français, membre du SOE, André Chauvat résistant français, qui a survécu, Jean-Baptiste Daviais résistant français, mort en , Georg Elser, résistant allemand envoyé à Dachau à la suite d'un attentat manqué contre Hitler, et mort à Dachau, Roland Foras, résistant français, qui a survécu, René Filhol résistant français, membre du Front national (Résistance), Albert Guérisse (alias Pat O'Leary) , résistant, chef du réseau d'évasion Pat (MI9), qui a survécu, Arthur Haulot résistant socialiste belge, journaliste, écrivain et poète, qui a survécu, Adolf Maislinger, résistant allemand qui a survécu, Sepp Plieseis, résistant autrichien, qui a survécu, Jean de Riquer, résistant français, qui a survécu, Rosa Stallbaumer résistante autrichienne, transférée ensuite à Auschwitz où elle meurt en 1942, Edith Wolff, résistante allemande, qui a survécu; Charbonneau Robert, résistant français, a survécu, déporté le 6 juillet 1944 au 27 mai 1945.
    Parmi beaucoup d'autres scientifiques, 183 professeurs ainsi que le personnel des universités de Cracovie furent arrêtés le 6 novembre 1939, au cours de l'opération Sonderaktion Krakau.
    Parmi les détenus, on trouve l'italienne Lucy Salani, déportée pour désertion mais également classée comme homme homosexuel.

    Après la Libération


    Jugement


    Après la guerre, les Américains installèrent au sein de l'enceinte du camp un tribunal militaire chargé de juger les Allemands auteurs de crimes de guerre considérés comme « mineurs ».

    Le site de mémoire


    Vol du portail

    Le la police bavaroise annonce dans un communiqué que le portail en fer forgé portant l’inscription Arbeit macht frei a été dérobé. Le ou les auteurs ont dû escalader une porte principale avant de l’emporter, sans doute à l’aide d’un véhicule, selon la même source , Libération, 2 novembre 2014.
    Ce vol a suscité l'indignation des organisations juives et de déportés en Allemagne. Dieter Graumann, président du Conseil central des Juifs d'Allemagne a déclaré que . La directrice du Mémorial du camp, Gabriele Hammermann, a affirmé qu'il s'agissait d'une et qu'il et qu'il fallait protéger et préserver de tels sites qui ont une portée éducative. Le ministre régional de l’Éducation et des Cultes de Bavière, Ludwig Spaenle s'est rendu sur place et a dénoncé dans un discours prononcé devant le lieu du vol « un acte odieux ». Max Mannheimer, survivant de l'Holocauste et vice-président du Comité international de Dachau s'est dit , quant à la chancellière Angela Merkel, elle dénonce un acte abominable dans ce lieu qui est devenu un lieu contre l'oubli, à destination des générations futuresVol au camp nazi de Dachau : Merkel condamne un acte "abominable", Le monde, 4 novembre 2014.
    En , la même inscription métallique avait été dérobée à l'entrée de l'ancien camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne. Le responsable, un néonazi suédois, Anders Högström, avait été condamné en décembre 2010 à deux ans et huit mois de prison. L'inscription qui avait été retrouvée scindée en trois morceaux a été ressoudéeVol à Dachau: indignation des organisations juives et de déportés en Allemagne, AFP, 3 novembre 2014.
    Le , la police bavaroise annonce que la police de Bergen en Norvège, alertée par un renseignement anonyme, a trouvé et saisi le portail, d'après les clichés qui lui ont été transmisLe portail volé de Dachau retrouvé en Norvège, 24 heures, 2 décembre 2016. Le , le portail est de retour à Dachau, mais ne retrouve pas sa place initiale, à l'entrée de l'ancien camp, mais dans un musée du site par mesure de sécurité. Malgré ce dénouement, le mystère plane toujours sur l'identité des voleurshttp://www.24heures.ch/monde/europe/portail-vole-arbeit-macht-frei-revient-dachau/story/14635831 Le portail volé «Arbeit macht frei» revient à Dachau, 24 heures, 22 février 2017.

    Galerie


    File:Dachau-040.jpgLa cour du camp
    File:Dachau-001.jpgInscription sur la route menant à l'entrée
    File:Dachau Krematorium.jpgDes fours crématoires
    File:Dachau Krematorium sign.jpgInscription à l'extérieur du Crématorium qui dit en allemand « Pensez à la façon dont nous sommes morts ici »
    File:16JUN2005_Munich_054.jpgÉglise protestante
    File:16JUN2005_Munich_053.jpgChapelle catholique
    File:16JUN2005_Munich_064.jpgMémorial juif
    File:16JUN2005_Munich_044.jpgUne tour
    File:Dachau Perimeter Fence.JPGLa clôture du périmètre
    File:16JUN2005_Munich_079.jpgMarqueur qui indique l'emplacement de la caserne
    File:16JUN2005_Munich_089.jpgCour d'appel vue d'un bâtiment
    File:16JUN2005_Munich_120.jpgCouchettes des détenus
    File:Dachau Barracks Sleeping.JPGCouchettes des détenus
    File:16JUN2005_Munich_126.jpgLavabos des détenus
    File:16JUN2005_Munich_128.jpgToilettes des détenus
    File:KZ_Dachau_-_The_Bunker.jpgEntrée nord du bunker
    File:Dachau_Bunker.JPGL'aile est du bunker, normalement fermée aux visiteurs
    File:Cámara de gas, nuevo crematorio, campo de concentración de Dachau, Alemania, 2016-03-05, DD 32-34 HDR.jpgChambre à gaz du camp de concentration.

    Bibliographie

    • Du Mont Mouchet à Dachau - Vie et mort des déportés dans le bagne nazi. Jean Fanguin Ancien Déporté de la Résistance - Témoignage - Imprimerie Gerbert à Aurillac (Cantal) 28 novembre 1984 -
    • Sursitaire de la mort lente, Louis Terrenoire (PARIS, Seghers, 1976)
    • .
    • .
    • Entre vos mains, Pierre Cariou, prêtre finistérien, ancien déporté, imprimerie Joubert, 06517 Carros - 1991
    • .
    • .
  • .
  • Notes et références

    ;Notes
    ;Références

    Liens externes


    • Vue satellite du camp de concentration sur WikiMapia
    • GoogleEarth

    Dachau
    Catégorie:Monument en Bavière
    Catégorie:Dachau
     
    commentaires

    Il n'y a pas encore de commentaires




    vu pour la dernière fois
    Most vists