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Esprit (surnaturel)

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Un esprit serait un , un , l' , une ou l' .
Un esprit aurait donc une forme d'existence et une forme de pensée, il existerait sans pour autant être couramment visible ; souvent, les traditions populaires le dotent de pouvoirs merveilleux et d'influences plus ou moins occultes sur le monde physique.

Typologie

On peut classer les « esprits » en fonction de la science qui les étudie : anges et démons relèvent de la théologie, spectres et fantômes relèvent de la métapsychique, les fées, les gnomes relèvent du folklore, les âmes des morts relèvent du culte des morts, du spiritisme, de la magie, de la nécromancie… Mais, souvent, l'hésitation vient .{{citation nécessaire Justin, par exemple, au Apologie, 18, 4 considère que les démons dont parlent les Évangiles sont des âmes désincarnées.
peut aussi privilégier l'approche historique. Les textes médiévaux sont remplis d'esprits planétaires (qui résident dans les planètes), d'esprits angéliques (anges, archanges, anges gardiens…), d'esprits de la nature (ondines, sylphes…), d'esprits des lieux…
en fonction des mondes qu'ils habiteraient : le monde souterrain, la Terre, le monde atmosphérique ou le ciel.
les classe aussi en bons et mauvais ou neutres : le mot « diable » est péjoratif, mais le mot « démon » change de valeur.
Au , les esprits comprennent : anges, démons et âmes désincarnées. Dom Calmet, un spécialiste du sujet, déclare écrire . Le dictionnaire Lalande emboîte le pas : .
Les « esprits de la nature » seraient les élémentaux, les esprits liés aux quatre éléments (gnomes pour la terre, ondines pour l'eau, sylphes pour l'air, salamandres pour le feu), mais aussi les génies des lieux, car il peut y avoir des esprits malveillants.

Historique en Occident

Période antique

Grecs

Hésiode, au , dans sa Théogonie, distingue cinq catégories de puissances : les démons supérieurs ou dieux (race d'or), les démons inférieurs (race d'argent), les morts de l'Hadès (race de bronze), les héros sans promotion posthume, enfin les hommes du passé (race de fer).
{{citation blocC'est Hésiode qui, le premier, de manière nette et déterminée, a recensé quatre genres d'êtres doués de raison : les dieux, ensuite les démons, ensuite les héros, et, en plus de tous ceux-là, les hommes. Opérant un tri parmi eux, il semble bien qu'il admet une transformation de la race d'or en une multitude de bons démons et des demi-dieux en héros.PlutarqueDe la disparition des oracles, 10 : « Dialogues pythiques », Garnier-Flammarion, 2006, 161.
Pythagore voit des âmes ou esprits partout, elles sont des parcelles détachées de l'éther :
{{citation blocL'air en sa totalité est rempli d'âmes, et ces âmes sont appelées démons et héros.Diogène Laërce, VIII, 32, Le livre de poche 966.
Pythagore distingue quatre types d'entités spirituelles : dieux, héros, démons, humains. Les dieux sont des âmes immortelles, les humains des âmes mortelles. Les dieux habitent les astres, les héros glorieux l'éther, les démons la terre. Les héros sont des demi-dieux.
Platon, dans le Timée, un peu comme Hésiode, énumère dieux, démons, habitants de l'Hadès, héros et hommes du passé.

Romains

Les Romains admettent dieux, déesses, mânes (âmes des morts), lares (esprits tutélaires protégeant maisons, etc.), génies (esprits présidant à la destinée d'un lieu, d'un groupe, d'un individu), lémures (spectres de morts)…
Les théologiens portent leur réflexion sur les anges à partir du , avec Origène, les Cappadociens (Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse, Basile de Césarée).
Saint Justin ( ), le premier, voit dans les dieux du paganisme des envoyés du démon (Apologies, I, 5, 25-27). Il sera suivi par quantité de théologiens, dont Tertullien (De spectaculis), Lactance ( ).
Le néoplatonicien Porphyre de Tyr (vers 260) se demande avec prudence comment distinguer les êtres divins de haut rang (dieux, archanges, anges, démons, héros, archontes du cosmos ou de la matière) de simples âmes, sans parler des esprits malins (antitheoi).
Les anges et archanges païens sont perses d'origine.
Saint Augustin assimile les anges à la lumière incréée, issue du Verbe, il pense que les démons ont un corps aérien, il tient les faunes pour des enfants monstrueux entre femmes et diables.
Martianus Capella décrit au un monde peuplé d'esprits, satyres, etc. :
Dans son Commentaire sur le Timée (439), Proclus admet neuf niveaux de réalité : Un, être, vie, esprit, raison, animaux, plantes, êtres animés, matière première. Il pose une hiérarchie des dieux en neuf degrés : 1) l'Un, premier dieu ; 2) les hénades ; 3) les dieux intelligibles ; 4) les dieux intelligibles-intellectifs ; 5) les dieux intellectifs ; 6) les dieux hypercosmiques ; 7) les dieux encosmiques ; 8) les âmes universelles ; 9) les anges, démons, héros (selon Pierre Hadot).
Le pseudo-Denys l'Aréopagite, vers 490, influencé par Proclos et saint Paul, fait une classification des esprits célestes en trois triades constituant ainsi les neuf chœurs célestes (du haut vers le bas) : Séraphins, Chérubins, Trônes, Seigneuries, Puissances, Dominations, Principautés, Archanges et Anges.

Moyen Âge

Michel Psellos, grand savant byzantin du , énumère six catégories de démons dans un célèbre traité utilisé par Ronsard : Traité par dialogue de l'énergie ou opération des diables (trad. 1511). Il admet : esprits ignés, esprits aériens, esprits terrestres, esprits aquatiques, esprits souterrains, esprits ténébreux.
Honoré d'Autun (Honorius Augustodunensis) (1075-1157), dans son Elucidarium (traduit en français en 1954), admet comme esprits : anges, démons, âmes désincarnées. Il soutient que « les anges ont un corps d'éther, les démons d'air, les hommes de terre ».
Dans son roman en prose Merlin ( - ), Robert de Boron présente son héros comme fils d'une vierge et d'un diable, qui est donc un incube, un démon sexuel.
Le roman de Huon de Bordeaux (début du ) mêle deux catégories d'esprits : les esprits dont parlent les théologiens (anges, démons…), les esprits dont parlent les conteurs (nains, géants, ogres, animaux maléfiques…).
La faculté de théologie de Paris, en 1398, 1241, 1270, 1277, condamne la thèse selon laquelle, outre Dieu, existeraient d'autres entités éternellesChartularium Universitatis Parisiensis, édi. H. Denifle et A. Chatelain, 1891-1899, t. I, p. 171, 487, 548..

Renaissance

ParacelseParacelse, La grande astronomie. Astronomia magna (1537), trad., Dervy, 2000, ; Le livre des nymphes, des sylphes, des pygmées, des salamandres et de tous les autres esprits (Liber de Nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeteris spiritibus) (1535), trad. de l'all., Nîmes, Lacour, 1998, 308 p. compte sept races de créatures sans âme : les génies à forme humaine mais sans âme ni esprit (inanimata) des Éléments, les géants et les nains, les nains sur la terre.
Il croit aux génies des quatre Éléments. La Terre, par génération spontanée, produit des nains qui gardent les trésors sous la montagne ; l'Eau produit les ondines ; le Feu, les salamandres ; l'Air, les elfes. Ensuite viennent les géants et les nains issus de l'air, mais qui vivent sur la terre. Le livre s'appelle « Le livre des nymphes, des sylphes, des pygmées, des salamandres et de tous les autres esprits » (Liber de Nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeteris spiritibus)Paracelse, Liber de Nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeteris spiritibus), 1535, trad. de l'all., Nîmes, Lacour, 1998, 308 p.
Les Germains développent une : géants primordiaux (qui ont personnifié ), les nains (qui ), les elfes (alfes), les trölls ( ), les landvaettir ( ), les disir, la fylgja ( ), hamr ( ), hamingja (forme appliquée à la famille entière), hugr ( )Régis Boyer, dans Frédéric Lenoir et Jean-Philippe de Tonnac, La mort et l'immortalité, Bayard, 2004, ..
Jean Wier est un spécialiste de sorcellerie, avec son De praestigiis daemonorum ac incantationibus (1563). Il range les démons selon leur nature élémentaire (de feu, d'eau, d'air, de terre, souterrains), selon leur habitat (démons des quatre points cardinaux, démons diurnes, nocturnes, sylvestres, montagnards, champêtres, domestiques).

et suivants

L'abbé Henri de Montfaucon de Villars, dans son roman, Le comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences occultes (1670), met en correspondances démons et Éléments, et il simplifie Psellus, poursuit Paracelse. Les sylphes sont d'air, les ondins d'eau, les gnomes de terre, les salamandres de feu.
{{Citation blocL'air est plein d'une innombrable multitude de peuples les Sylphes de figure humaine, un peu fiers en apparence, mais dociles en effet : grands amateurs des sciences, subtils, officieux aux sages, et ennemis des sots et des ignorants. Leurs femmes et leurs filles sont des beautés mâles, telles qu'on dépeint les Amazones… Sachez que les mers et les fleuves sont habités de même que l'air ; les anciens Sages ont nommé Ondins ou Nymphes cette espèce de peuple… La terre est remplie presque jusqu'au centre de Gnomes, gens de petite stature, gardiens des trésors, des minières et des pierreries… Quant aux salamandres, habitants enflammés de la région du feu, ils servent aux philosophes.Henri de Montfaucon de VillarsLe comte de Gabalis ou Entretiens sur les sciences occultes, 45-48.
{ cellpadding="3px" style="margin: 0 0 1em 1em;border:1px solid #999; font-size:95%; background-color: #FFFFFF"
! bgcolor="#D1D1ED" align="center"Créature
! bgcolor="#D1D1ED" align="center"Élément
selon Paracelse
! bgcolor="#D1D1ED" align="center"Élément
selon l'Abbé de Villars
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Ondine
Eau
Eau
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Gnome
Terre
Terre
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Salamandre
Feu
Feu
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Phénix
Feu
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Elfe
Air
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Sylphe
Air
- bgcolor="#EFEFEF"
Nymphe
Eau
Descartes, rationaliste, entend par « esprits animaux » un terme de physiologie, des corpuscules composés des parties « les plus vives et les plus subtiles » du sang, et qui, en circulant du cerveau au muscle, meuvent le corps (Discours de la méthode, V) (1637). Ce ne sont donc pas des entités, c'est l'influx nerveux.
Dans le spiritisme codifiée par Allan Kardec, le mot désigne les âmes des défunts, avec lesquelles un médium peut entrer en communication. Le premier livre de Kardec a pour titre : Le livre des Esprits contenant les principes de la doctrine spirite sur l'immortalité de l'âme, la nature des esprits et leurs rapports avec les hommes ; les lois morales, la vie présente, la vie future et l'avenir de l'humanité. Selon l'enseignement donné par les Esprits supérieurs à l’aide de divers médiums recueillis et mis en ordre par Allan Kardec (1857). Il y affirme ceci :
Edward Tylor, un des fondateurs de l'anthropologie, a avancé, en 1871, la notion d'animisme pour donner, selon lui, , et il pose comme :

Hors Occident

Afrique noire

Selon Pierre Alexandre, en Afrique noire, {{citation blocle terme un peu vague d’"esprit" sert à désigner toute une collection d'entités immatérielles, possédant en général un certain nombre des attributs de la personne humaine, mais pas tous, et, d'abord, pas d'enveloppe corporelle concrète... Tout d'abord les "esprits des morts"... Une autre catégorie répandue est celle des "esprits de brousse", personnification fréquente des forces de la nature... Sahara, les frits (dangereux). Les "génies" sont une catégorie qui tient souvent des deux autres : il arrive qu'un mort puisse devenir génie. Ils sont plus personnalisés que les esprits de la nature... Les religions œcuméniques ont ajouté quelques nouveautés au catalogue des esprits africainsDictionnaire des civilisations africaines, Fernand Hazan, 1968, ..
Pour Ernst Dammann, aux esprits de la nature, qui comprennent , il faut ajouter (par exemple les esprits rattachés aux girafes chez les Nuers), ( ), certains héros civilisateursErnst Dammann, Les religions de l'Afrique (1963), trad. de l'all., Payot, 1964, ..

Amérindiens

Concernant les Amérindiens, selon A. Métraux :
En principe les mêmes représentations se retrouvent en Amérique du Nord, bien qu'elles n'y dominent pas la religion au même degré que dans les jungles tropicales de l'Amérique du Sud... La croyance en un génie tutélaire personnel, dont on peut hériter ou que l'on peut acquérir par une vision et qui dans certains cas s'achète ou se cède, existe dans les deux AmériquesAke Hultkrantz, "Les religions des Indiens d'Amérique", apud Henri-Charles Puech (dir.), Histoire des religions, vol. III, Gallimard, coll. "La Pléiade", 1976, ..
En Mésoamérique, le nahual, à la fois humain et animal (ou divin) est un esprit tutélaire. Esquimaux d' Alaska, filets à pêcher les esprits.
Chez les Lakotas, la pratique de la quête de vision permet d'entrer en communication avec les esprits.

Bouddhisme

Dans le Bouddhisme theravāda, le bouddhisme originel, celui du Bouddha historique et de la tradition des Anciens, theravâda (Sri Lanka, Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande), admet jusqu'à 31 plans d'existence avec, du plus bas vers le plus haut : les êtres des enfers, les esprits faméliques (petâ), les demi-dieux (asurâ), les divinités (devâ) dont les brahmâ (aux plans 12-14). S'ajoutent des divinités terrestres mineures comme les génies (yakkhâ et yakkhinî), les serpents (Nâgâ), ce sont les esprits associés à la nature, ou les esprits d'ancêtres ou les dieux indiens, les dieux locaux et les héros mythologiques ou historiquesDidier Treutenaere, 100 questions sur le bouddhisme theravâda, Paris, Soukha, 2017, p. 121-127..

Haïti

En Haïti (cas du vaudou) :

Islam

Dans l'Islam, le Coran a un verset évoquant la science de l'esprit comme une science réservée exclusivement à Dieu :

Japon

Au Japon : les kami. {{citation blocDans les cultes du Shintô, la religion originelle des Japonais, le mot de kami sert à désigner tous les esprits divins, considérés comme "supérieurs" à la condition humaine. D'après la tradition, ils seraient au nombre de 88 millions (chiffre indiquant l'infinité). La mythologie du Shintô distingue plusieurs sortes de kami, ceux qui sont réputés "célestes" (amatsu-kami) comme Amaterasu Ômmikami, et ceux qui sont qualifiés de "terrestres" (kunitsu-kami) comme Ôkuninushi no Mikoto. Sont également considérés comme kami les êtres d'exception, ainsi divinisés après leur mort, comme Sugawara no Michizane ou Ojin Tenno... Par ailleurs, les kami, qui sont normalement vénérés (non adorés) dans des sanctuaires peuvent habiter des sites naturels, rochers, montagnes, fleuves, etc. et protègent montagnes (yama no kami), champs (ta no kami), ou chemins (sae no kami). Ces "kami terrestres" demeurent donc dans le mondeLouis Frédéric, Le Japon. Dictionnaire et civilisation, Robert Laffont, coll. "Bouquins", 1996, .

Mésopotamie

En Mésopotamie, les Assyro-Babyloniens admettent dieux (ilum), génies des planètes, dieux des ancêtres (ilû abbêni), dieux personnels (ilîni), esprits des morts (etemmû), quantité de démons (utukkû)Jean Bottéro, La religion babylonienne, PUF, 1952 ; (avec Samuel N. Kramer, Lorsque les dieux faisaient l'homme, Gallimard, 1989. Histoire des religions, t. I, Gallimard, coll. "La Pléiade", 1970, p. 154-249..

Mongolie

En Mongolie (cas des Bouriates) : les spécialistes du chamanisme mongol ont proposé Roberte Hamayon, « Marchandage d'âmes entre vivants et morts », Systèmes de pensée en Afrique noire, 1978, ; Marie-Dominique Even, « Chants de chamanes mongols », Études mongoles et sibériennes, Labethno, 1992, ..
Les Mongols bouriates admettent : tenger (ciels atmosphériques et esprits qui y résident), ancêtres (maîtres des lieux et des eaux), zajaan (esprits des défunts victimes de mort non naturelle), esprits issus d'âmes des morts. De plus, les chamanes connaissent : les auxiliaires (esprits zoomorphes, protecteurs), les udxa (ces esprits protecteurs du chamane envisagés collectivement en tant que lignée ou ascendance chamanique), les fauteurs de trouble (ongon), les âmes errantes de morts récents, les fondateurs mythiques et ancêtres légendaires (tels Buxa Nojon, Dajan Deerx), les esprits-maîtres locaux (de la forêt, d'une localité).

Sibérie

En Sibérie (cas des Toungouses), dans le cadre du chamanisme et même , Laurence Delaby, apud Yves Bonnefoy (dir.), Dictionnaire des mythologies et des religions des sociétés traditionnelles et du monde antique, Flammarion, tome I, 1981, ..
Les Toungouses s'adressent à divers esprits, sans l'intermédiaire du chamane : esprit-maître du feu, esprit-maître de la forêt, esprit-maître de l'eau, esprits-maîtres des territoires claniques, esprits-maîtres des sites, esprits-maîtres des territoires mythiques. Le chamane toungouse, lui, s'adresse aux esprits chamaniques : ancêtres chamaniques, esprits zoomorphes serviteurs du chamane, esprits susceptibles d'être maîtrisés par le chamane (ce qui exclut la grande divinité céleste et les esprits-maîtres du feu, de la forêt et de l'eau).

Tibet

Au Tibet (cas du lamaïsme) : « Le bouddhisme tibétain. Les textes fondamentaux », Le Point Références, 2016, ..

Interprétation

Les théologiens chrétiens regardent les esprits comme des démons, des anges déchus. Ainsi, saint Augustin assimile les démons du paganisme gréco-romain aux anges déchus, rebellés contre l'autorité divine, qui veulent entraîner l'homme vers le malSaint Augustin, La Genèse au sens littéral ; La cité divine (410-427), livres VIII et IX..
Le positivisme d'Auguste Comte, selon sa loi des trois états, fait entrer la croyance aux esprits dans l'époque ou la conception les plus reculées, celle de l'état théologique, plus précisément dans sa deuxième phase, le polythéisme, où "la vie est enfin retirée aux objets matériels, pour être mystérieusement transportée à divers êtres fictifs, habituellement invisibles, dont l'active intervention continue devient désormais la source de tous les phénomènes extérieurs, et même ensuite des phénomènes humains"Auguste Comte, Discours sur l'esprit positif (1844), Vrin, 1995, p. 47..

Notes et références


Voir aussi

Bibliographie

  • Pseudo-Denys l'Aréopagite ( ), Hiérarchie céleste, trad. du grec, Le Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 1958.
  • Michel Psellos ( ), Traité par dialogue de l'énergie ou opération des diables, trad. du grec, 1511, 52 p. De la puissance des démons De la puissance des démons
  • Balthasar Bekker, Le monde enchanté, ou examen des communs sentiments touchant les esprits, leur nature, leur pouvoir, leur administration et leurs opérations (1691), trad. de De Betovere Weereld, Amsterdam, 1694, 4 vol. Nie le Diable.
  • Dom Augustin Calmet, Traité sur les apparitions des esprits et sur les vampires ou revenants de Hongrie, de Moravie, etc. (1746), éd. 1751, 2 vol., XXII-486 et X-483 p.
  • Dictionnaire de théologie catholique, A. Vacant et E. Mangenot dir., éd. Letouzey, 1903-1950, . en 30 vol.
  • James George Frazer, Le Rameau d'or (1911-1915), trad., Robert Laffont, coll. « Bouquins », t. I : Le Roi magicien dans la société primitive, chap. IX : « Le culte des arbres », 268-289 (esprits des arbres), 289-296 (pouvoirs bienfaisants des esprits des arbres).
  • S. Thompson, Motif-index of the folk literature, Bloomington, Indiana, 1932-1936, 6 vol.
  • Dictionnaire de spiritualité ascétique et mystique, M. Viller dir., éd. Beauchesne, 1937 ss.
  • J. A. Fourche-Tiarko et H. Morlighem, Les communications des indigènes du Kasaï avec les âmes des morts, Institut royal colonial belge, Bruxelles, 1939. Afrique centrale.
  • Van der Toorn, Karel ; Becking, Bob ; Van der Horst, Pieter Willem, Dictionary of deities and demons in the Bible (DDD), Brill, 1995, XXXVI-1774 p.
  • P. A. Riffard, Nouveau dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 2008, 111-115.

Articles connexes


  • Ange
  • Animisme
  • Chamanisme
  • Démon (esprit)
  • Élémentaire (esprit) ; Gnome ; Ondine ; Elfe ; Salamandre (animal légendaire)
  • Esprit tutélaire
  • Fée
  • Nymphe
  • Spiritisme
  • Théurgie

Liens externes

  • Dieux, démons, héros dans la Grèce antique sur antiquite.ac-versailles.fr

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