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Canal de la Haute-Seine

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Le canal de la Haute-Seine est un cours d'eau artificiel français traversant les départements de l'Aube et de la Marne entre la confluence de l’Aube et de la Seine, près de Romilly-sur-Seine, et Troyes.
Projeté dès le mais décidé sous l’Empire, le canal est mis en service en 1846. Il est intégralement fermé à la navigation depuis 1968.

Présentation et localisation

Le canal de la Haute-Seine est situé en région Champagne-Ardenne. Long de , seuls furent utilisés pour la navigation .
Ce cours d'eau est composé de deux parties :
  • Le canal de la Haute-Seine proprement dit traverse la ville de Troyes jusqu'à celle de Marcilly-sur-Seine,
  • La partie dite du , située entre Bar-sur-Seine et Troyes, n'a jamais été mise en service.
Des projets de raccordement au canal de Bourgogne et au canal latéral à la Marne ont été abandonnés.

Histoire

Ancienne navigation


À la fin du , la navigation ne pouvait remonter la Seine au-delà de Nogent-sur-Seine. En 1655, une compagnie formée par Hector Boutheroüe de Bourgneuf obtient de Louis XIV des lettres patentes qui sont renouvelées en 1676, lui accordant l'exclusivité de la navigation sur la partie du fleuve qu'elle aurait rendue navigable . En 1703, la liaison est établie jusqu'à Troyes au moyen de onze canaux de dérivation . À cette occasion sont expérimentées des portes de pertuis à secteurs, inventées par Artus Gouffier de Roannez, dont la manœuvre est facile et rapide .. Le succès ne fut qu'éphémère. Les ouvrages réalisés furent gravement endommagés pendant l'hiver de 1709 et en 1746 ils étaient en ruines . Plusieurs projets de rétablissement de la navigation échouèrent jusqu'à la fin du .

Le vœu de l'empereur


En visite à Troyes le , Napoléon déclare : . Cette annonce est rapidement confirmée par un décret du précisant les aménagements à réaliser jusqu'à Châtillon-sur-Seine .
Les travaux démarrent en 1806 par la construction de l'écluse de descente dans la Seine à Méry-sur-Seine . Cependant le projet de l'administration s'arrête à Troyes. Il comprend la réalisation entre Troyes et Marcilly-sur-Seine, de sept dérivations ainsi que d'une branche alimentaire navigable de rejoignant l'Aube à Anglure . Pour satisfaire au décret de l'empereur, les écluses auront de grandes dimensions ( x ) comme sur la Seine en aval . Par manque de pierres disponibles à proximité, elles seront édifiées entièrement en bois. Afin d'accélérer la construction, on ne réalisera le plus souvent que des pertuis (écluses simples fermées par une seule paire de portes){{Ouvrage
auteur1 = Napoléon
titre = Correspondance de Napoléon
éditeur = Plon, Dumaine
année = 1862
tome = X
pages totales = 622
titre chapitre = à M. Champagny,
passage = 281-282
lire en ligne = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62954782/f291.image
consulté le = 11/07/2020
.. Il faudra franchir 39 écluses se décomposant en 33 pertuis et 6 écluses à sas. Ce système, extrêmement consommateur d’eau, n’autorisera que la navigation par convois en alternat. Les terrassements des dérivations entre Troyes et Méry-sur-Seine sont réalisés de 1808 à 1812. Sept ponts en bois sont construits. Le premier bassin du canal à Troyes est creusé en 1812. Retardé par la chute de l'Empire, le projet ne fut réalisé que partiellement et finalement abandonné en 1823 .
Par une loi du , l'État tente la concession de la navigation de la Haute-Seine depuis Courcelles-les-Rangs jusqu'à Nogent-sur-Seine. Cette loi restera sans exécution.

Achèvement


vignetterightLe port de Troyes en 1860
Autorisé avec un budget de par la loi du {{Ouvrage
auteur1 =
titre = Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'Etat
éditeur = A. Guyot et Scribe (Paris)
année = 1840
volume = 4
pages totales = 568
passage = 212
lire en ligne = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54907834/f219.image.r=Haute-Seine
titre chapitre = Monarchie constitutionnelle; Louis-Philippe ; 8-22 juillet 1840.
consulté le = 07/06/2019
, le projet est repris par l'ingénieur Pierre-Olivier Lebasteur. Il renonce à l’ancien système et opte pour un indépendant du cours de la Seine. Deux nouveaux biefs sont construits entre Vallant-Saint-Georges et Saint-Oulph évitant la traversée de Méry dans le lit de la Seine . À l'exception de la branche d'Anglure qui est abandonnée, les dérivations déjà creusées sont élargies et raccordées pour former un canal continu comprenant 15 écluses. Cinq ponts-canaux sont édifiés. Les dimensions des écluses sont réduites à x , mais les bateaux peuvent se croiser en tout point du canal. Ce gabarit, un peu plus long que celui défini par le plan Becquey, a été choisi pour sa compatibilité avec le canal de Bourgogne auquel le canal pourrait être raccordé à l'avenir. Les écluses sont construites en pierre avec des portes métalliques. Les travaux commencent en 1840. L'architecte troyen Louis-Henri Boulanger , alors jeune conducteur des ponts et chaussées, y prend part. Le canal est ouvert à la navigation de Méry à Marcilly le .
L’entrée de l'eau de la Seine en 1846 à Troyes signe la fin des travaux. Le canal est mis en service le .

L'échec du prolongement


vignetterightÉcluse disparue des Bas-Trévois à Troyes. Aucun bateau ne l'a jamais franchie.
Fichier:Ancien canal à Bar-sur-Seine.jpgvignetterightExtrémité amont à Bar-sur-Seine comblée pour faire place à la route nationale 71.
En 1844, les travaux entre Troyes et Marcilly-sur-Seine sont en voie d’achèvement et déjà sont envisagés le prolongement et la liaison avec le canal de Bourgogne. Au sein du conseil général de l'Aube, deux options s’affrontent. L’une recommande que la liaison s’opère au port de Charrey (Marolles-sous-Lignières), l’autre que le canal de jonction soit dirigé par Polisy, Les Riceys, Laignes et Ravières .
Cette dernière a la préférence de l'administration qui entreprend les études . La préparation du projet est terminée en 1847 entre Troyes et Polisy et a été approuvée par l’administration supérieure entre Troyes et Bar-sur-Seine .
Pour faire face à la crise économique consécutive à la révolution de 1848, l'État affecte un crédit de au prolongement amont du canal de la Haute-Seine par un décret du . Dès le , au chômage, issus des ateliers nationaux, partent pour le chantier . Jusqu'à sont progressivement affectés aux travaux de terrassement du canal entre Troyes et Bar-sur-Seine. En 1849, les travaux sont bien avancés sur toute la longueur, mais les ateliers sont dissous et le chantier est abandonné.
Le Ministre des Travaux publics approuve en principe, par décision du , les projets présentés pour l'achèvement du canal entre Troyes et Bar-sur-Seine . La dépense totale est estimée à , mais aucun crédit n’est affecté .
Un décret du autorise l'exécution de l'avant-projet dressé pour le prolongement du canal de la Haute-Seine jusqu'aux Maisons-Blanches (Buchères) seulement . Son coût est évalué à , et la construction sera échelonnée suivant les ressources disponibles . En 1862, un premier crédit de permet de commencer les travaux . Ils seront poursuivis, au gré des financements obtenus, jusqu’à leur achèvement en 1876. Lors des premiers essais de mise en eau, d’importantes infiltrations sont constatées . Il ne pourrait y être remédié qu’au prix de couteux travaux d’étanchement.
Par décision ministérielle du , le projet d'achèvement du canal de la Haute-Seine entre les Maisons-Blanches et Bar-sur-Seine, est approuvé et financé à hauteur de . Les travaux reprennent.
La circulaire du préconise un nouveau gabarit (gabarit Freycinet). Or les écluses, en aval de Troyes ainsi que sur la partie terminée entre Troyes et les Maisons-Blanches, ont des dimensions insuffisantes . Sur cette dernière partie, les travaux d’étanchéité à l’étude, nécessitent en certains endroits le bétonnage de la cuvette ( ) . Ils ne peuvent être envisagés que simultanément à l’allongement des écluses et à l’approfondissement de la cuvette. Sur la partie en construction, les nouvelles dimensions de la cuvette et des écluses conduisent à des augmentations de coûts. Pour y faire face dans le budget prévu, l'administration a décidé l’ajournement de certains travaux. La construction des perrés dans les ports, du pont-canal de la Sarce, de l’écluse de L’enclos qui le jouxte (Virey-sous-Bar) et des portes des écluses sont différés sine die .
En 1881, les travaux sont interrompus car les crédits sont épuisés, mais le canal n’est pas terminé entre Troyes et Bar-sur-Seine. L'administration a pris conscience que le canal nécessite aussi des travaux d’amélioration depuis les Maisons-Blanches jusqu'à Marcilly-sur-Seine pour le porter au gabarit Freycinet. Un avant-projet global est étudié pour l’achèvement et l’amélioration du canal sur toute sa longueur. Son coût est évalué à . Les travaux ne seront pas entrepris et la partie inachevée entre Troyes et Bar-sur-Seine sera nommée ironiquement .

Un canal en impasse

Fichier:Carte canal de grande ceinture 1878.jpgvignetterightCarte de 1878 montrant le projet de canal de grande ceinture.
Depuis la mise en service du canal, la navigation ne peut se poursuivre en amont de Troyes. Cette situation ne permet pas un développement considérable de l'activité ; aussi la nécessité d'une liaison à d'autres voies navigables est apparue immédiatement. Le choix initial de poursuivre le canal latéral jusqu'à Bar-sur-Seine, conduisait à prévoir la jonction au canal de Bourgogne. Les études préliminaires de l'administration envisageaient en 1845, le raccordement à Ravières par un canal à bief de partage. La région de Chatillon-sur-Seine serait desservie par une branche alimentaire navigable partant de Sainte-Colombe-sur-Seine. Le bief de partage comprendrait un tunnel de . De Troyes à Ravières, le canal aurait une longueur de et comporterait 66 écluses. Inachevé de Troyes à Bar-sur-Seine et non entrepris au-delà, le projet fut abandonné.
Le , un projet d'envergure nationale dit « canal de grande ceinture » intégrant le canal de la Haute-Seine est présenté à l'assemblée nationale . Cette grande artère passerait
par ou près de Chauny, Laon, Reims, Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François, Arcis-sur-Aube, Troyes, Joigny et Montargis . Une partie à construire, longue de , relierait le canal de Bourgogne à Germigny au canal latéral à la Marne à Vitry-le-François. Les ouvrages d'art notables en seraient 36 écluses seulement, une tranchée de et un tunnel de . Le nouveau canal croiserait le canal de la Haute-Seine à Verrières, lui offrant un débouché à la fois vers le nord et vers le sud. Ce projet, discuté jusqu'après la première Guerre mondiale, ne recevra aucune exécution.

Amélioration de la navigation sur la Seine en aval

Fichier:Barrage mobile de Conflans-sur-Seine02.jpgvignetterightBarrage mobile sur la Petite-Seine à Conflans-sur-Seine
Au , le canal de la Haute-Seine favorisa le développement du transport fluvial mais n’apporta pas la prospérité espérée.
Après des débuts encourageants, l'activité du canal fut pénalisée par son envasement, par la mauvaise navigabilité de la Petite-Seine entre Nogent-sur-Seine et Montereau-Fault-Yonne et subit la concurrence du chemin de fer après l'ouverture en 1848 de la ligne de Montereau à Troyes.
La navigabilité de la Petite-Seine et du canal seront améliorées progressivement par la réalisation de nombreux ouvrages.
  • En 1850, barrage mobile de Courbeton ( ).
  • En 1854, barrage mobile de la Grande-Bosse ( ).
    • En 1856, barrage mobile du Vezoult ( ).
    • En 1858, dérivation de Bernières à Conflans, commencée en 1848 par les ateliers nationaux et barrage mobile de Conflans ( ).
    • En 1864, barrage mobile de Beaulieu ( ).
    • En 1886, dérivation de Beaulieu à Villiers et barrage éclusé de Jaulnes ( ).
    • De 1889 à 1891, dévasement du canal de la Haute-Seine.
    • En 1895, barrage mobile de Marolles ( ).
    • De 1896 à 1897, dragage et mise à profondeur de la dérivation de Bernières à Conflans.
    • En 1899, dérivation de Bray à La Tombe.
    À la fin du siècle, la navigation peut remonter la Petite-Seine, dans des conditions satisfaisantes, jusqu'à l'entrée du canal de la Haute-Seine à Marcilly-sur-Seine, mais le gabarit du canal (Gabarit Becquey) est désormais insuffisant pour les bateaux modernes.

    L'abandon au

    Fichier:Écluse de Troyes.jpgvignetterightÉcluse disparue de Troyes, située à côté de l'actuel théâtre de Champagne.
    À cause de son gabarit insuffisant, qui ne permet pas la circulation des péniches du Nord dont l'emploi se généralise , et en l'absence de débouché au sud, l'activité du canal devient si faible que la ville de Troyes demande, par une délibération du conseil municipal du , la restitution de son emprise sur tout son territoire, en vue de la création de nouvelles artères .
    La Première Guerre mondiale, par la pénurie des transports qu'elle engendre, induit un regain d'activité du canal.
    L'État s'est ainsi rendu compte que les canaux peuvent encore rendre des services et reprend dès 1919, l'étude d'un projet devant relier Vitry-le-François à Montargis . L'un des tracés possibles joindrait le canal de Bourgogne vers Saint-Florentin au canal latéral à la Marne à Vitry-le-François et rencontrerait le canal de la Haute-Seine aux Maisons-Blanches . Le canal de la Haute-Seine retrouverait une utilité et l'aliénation envisagée est ajournée.
    Le projet étant abandonné, le est rayé de la nomenclature des voies navigables, mais maintenu dans le domaine public, entre Troyes et Bar-sur-Seine par un décret du {{Ouvrage
    auteur1 =
    titre = Journal officiel de la République française. Lois et décrets
    éditeur = Journaux officiels (Paris)
    année = 1927
    volume =
    pages totales = 128
    passage = 45
    lire en ligne = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6521151x/f51.image.r=seine
    titre chapitre = janvier 1927
    consulté le = 08/06/2019
    . La ville de Troyes obtient le , la remise de la partie située en amont du port aux bois et y établit le boulevard Jules Guesde . La commune de Saint-Julien-les-Villas procède de même pour construire l'avenue des Sapins qui le prolonge.
    Le canal connaît encore une certaine activité à partir du port de Méry-sur-Seine vers l'aval, qui justifie l'allongement au gabarit Freycinet de ses 5 dernières écluses en 1936 .
    En 1942, le canal est radié des voies navigables de Troyes à La Chapelle-Saint-Luc , puis en 1957 jusqu'à Méry-sur-Seine . En 1968, la section comprise entre Méry-sur-Seine et Marcilly-sur-Seine, bien que toujours classée navigable, est fermée à la navigation . En 1974, il fut décidé par arrêté la fin du canal de TroyesL’Héritage troyen du , de Gabriel Groley, La Renaissance, 1984. . L'avenue Chomedey de Maisonneuve, l'avenue Georges Vanier et la pénétrante nord sont construites sur son emprise. Sous les voies, a aussi été établie la conduite d'évacuation des égouts de Troyes jusqu'à la station d'épuration de Barberey-Saint-Sulpice. À Troyes, seuls l'ancien port, nommé à présent bassin de la préfecture, et une partie du premier bief aval, situés dans le secteur sauvegardé, seront maintenus en eau{{Lien web
    url=http://www.aube.fr/include/viewFile.php?idtf=3908&path=2e%2F3908_1422354359_LA-VIE-EN-CHAMPAGNE_Le-canal-de-la-Haute-Seine.pdf
    titre=Le canal de la Haute-Seine, dans La vie en Champagne, , janvier/mars 2015
    site=L'AubeServeur
    consulté le= 01 août 2016.
    À Bar-sur-Seine, l'extrémité amont est comblée en 1956 pour faire place au contournement du centre-ville par la route nationale 71 . La partie amont du canal jusqu'à Troyes ne sera intégralement et officiellement déclassée que tardivement en 1976 . Au sud-est de Troyes, une partie de la rocade entre Bréviandes et Buchères empreinte le tracé de l'ancien canal sur depuis 1985 . Deux anciens ponts routiers du canal y ont été conservés et le pont-canal de l'Hozain a été converti en pont routier.

    Un espace de loisir redécouvert

    Fichier:Canal Troyes06.JPGvignetterightLes quais du canal à Troyes
    Dans le but de rendre le canal plus touristique, des aménagements ont été effectués par le Conseil général de l'Aube depuis 2000. Il a été décidé :
    • de préserver la possibilité de réouverture du canal à la navigation entre Marcilly-sur-Seine et Barberey-Saint-Sulpice,
    • l'aménagement de chemins de randonnées et de voies vertes le long du canal .
      Le département de l'Aube obtient de l'État, le transfert de propriété de la partie du canal située sur son territoire jusqu'à Méry-sur-Seine, par un arrêté préfectoral du {{Lien web
      url=https://vertigo.revues.org/11447#bodyftn55
      titre=Le transfert de propriété du domaine public fluvial aux collectivités en France, note
      auteur=Mathilde Kernéis
      site=Vertigo
      consulté le= 03 août 2016. Les travaux de la voie verte entre Barberey-Saint-Sulpice et Saint-Oulph, sont réalisés de 2008 à 2010 pour un montant de . La voie verte est inaugurée le .
      En 2010, la ville de Troyes propose la réouverture du canal sur une longueur de dans la partie comprise entre les quais Dampierre et des Comtes-de-Champagne .. Ce projet, financé pour , est achevé fin 2011.
      Du à l'été 2014, le Conseil général de l'Aube rénove les 7 écluses situées entre Barberey-Saint-Sulpice (écluse de Vannes) et Méry-sur-Seine (écluse de Méry) . Le coût des travaux, s'élève à .
      Du à , le Conseil général de l'Aube prolonge la voie verte du canal depuis Barberey-Saint-Sulpice jusqu'à La Chapelle-Saint-Luc, la raccordant à la voie verte de la Seine de l'agglomération troyenne. Ces travaux d'un montant de comprennent la restauration du pont-canal de Barberey-Saint-Sulpice .
      De à la fin de l'année 2019, le conseil départemental de la Marne prolonge la voie verte du canal depuis Saint-Oulph vers l'aval sur . Cet aménagement complète la véloroute jusqu'à l'extrémité du canal à Marcilly-sur-Seine et la poursuit sur les berges de la Seine, puis le long du canal de dérivation de Bernières à Conflans jusqu'à Crancey. Le coût des travaux s'élève à .

      Fonctionnement du canal


      Les embarcations


      Fichier:Écluse de Villacerf.jpgvignetterightUne flûte de Bourgogne de la compagnie HPLM à l'écluse de Villacerf en 1910.
      Les bateaux circulant sur le canal étaient de type margotat . . ou flûte de bourgogne .. Ils portaient jusqu'à . Ils étaient tirés depuis la berge. Le halage humain (à la bricole) était parfois pratiqué. La traction animale utilisait des chevaux qui étaient logés dans une écurie à bord du bateau ou était effectuée par des charretiers indépendants . À partir de 1913, des tracteurs motorisés ont été utilisés par la Compagnie Générale de Navigation Le Havre-Paris-Lyon-Marseille pour le halage de ses bateaux . .. Le voyage de Troyes à Paris durait de 4 à 5 jours à la descente et 7 jours à la remonte.
      Le flottage était également pratiqué. Les bois de charpente ou de chauffage étaient assemblés en quatre brelles formant un train de flottage. Le voyage de Troyes jusqu'à Paris durait de 20 à 25 jours ..
      De 1855 . à 1876, des bateaux automoteurs à vapeur ont assuré une liaison rapide de Troyes à Paris. Ils effectuaient le parcours en deux jours dans chaque sens ..
      À partir de ., la compagnie générale de navigation HPLM assure un service régulier entre Troyes et Paris. Elle dispose d'une halle de stockage dans le port de Troyes et propose deux départs par semaine dans chaque sens.
      Le , automoteur à vapeur, chargé d'une cargaison de sucre sera le dernier bateau à atteindre le port de Troyes le .

      Le personnel du canal

      Pendant son exploitation commerciale, le canal employait le personnel nécessaire à son fonctionnement.
      La police et l'administration du canal étaient assurées par deux garde-ports basés à Troyes et Méry-sur-Seine .
      Quatorze éclusiers étaient chargés du fonctionnement des écluses. Ils étaient logés dans de petites maisons toutes identiques comprenant un séjour, une cuisine, deux chambres à l'étage, une cave et un four à pain. Ils disposaient également d'un jardin et d'un puits. Les écluses étaient souvent tenues par des femmes qui bénéficiaient d'un salaire modeste et du logement de leur famille dans la maison éclusière .
      L'entretien du canal était réalisé par sept cantonniers qui effectuaient notamment trois faucardages par an.

      Communes desservies

      Dans la Marne

      Clesles, Bagneux, Saint-Just-Sauvage, Saron-sur-Aube, Marcilly-sur-Seine

      Dans l'Aube

      Partie qui fut naviguée

      Troyes, La Chapelle-Saint-Luc, Barberey-Saint-Sulpice, Sainte-Maure, Saint-Lyé, Saint-Benoît-sur-Seine, Payns, Savières, Chauchigny, Rilly-Sainte-Syre, Saint-Mesmin, Vallant-Saint-Georges, Droupt-Sainte-Marie, Méry-sur-Seine, Saint-Oulph

      Partie dite du jamais mise en service

      Bar-sur-Seine, Bourguignons, Virey-sous-Bar, Fouchères, Chappes, Saint-Parres-lès-Vaudes, Vaudes, Clerey, Saint-Thibault, Buchères, Bréviandes, Saint-Julien-les-Villas, Troyes.

      Ouvrages d'art

      Écluses

      Les écluses sont au nombre de 32 (15 dans la partie mise en service et 17 dans le ). Certaines ont disparu. Le tableau ci-dessous les présente de l'aval vers l'amont Les documents suivants donnent les noms des écluses du .
      . Les écluses du ont été vendues à des particuliers, ce qui a permis la préservation des maisons éclusières. Elles sont pour la plupart, toujours habitées.
      Fichier:Ecluse St Just.JPGÉcluse double de Saint-Just.
      Fichier:Ecluse Saint-Mesmin.JPGÉcluse de Saint-Mesmin.
      Fichier:Ecluse Vannes.JPGvignetterightÉcluse de Vannes.
      { />.
      { />.
      • La première apporte l’eau de la Seine et le trop-plein du canal des Trévois au bassin de Troyes ( ).
      • La deuxième prend son origine dans la retenue d’un moulin sur la Seine et aboutit en dessous de l’écluse inférieure de Barberey, en suivant le tracé originel de la dérivation de Payns sur ( ).
      • La troisième prend son eau dans le Melda (dérivation de la Seine) près du pont-canal homonyme, en amont d’un petit barrage, et la donne au canal en dessous de l’écluse de Saint-Mesmin par une rigole de ( ).
      • La quatrième est établie dans l’ancienne dérivation de Clesles sur depuis la Seine jusqu’à l’aval de l’écluse de Saint-Oulph ( ).
      • Le canal du Docteur, aboutissant en dessous de l'écluse inférieure de Saint-Just, aurait constitué, s'il avait été terminé, une alimentation supplémentaire ( ).

      Vestiges du

      Le canal a été en grande partie comblé en amont de Troyes. Cependant de nombreux vestiges subsistent le long de la route RD 671 de Troyes à Bar-sur-Seine. On peut encore voir douze maisons éclusières, six ponts ainsi que quelques tronçons encore en eau.
      Fichier:Ancien pont-canal de Troyes.jpgPont routier Boulevard Jules Guesde. Le tablier a été reconstruit sur la base du pont-canal de Troyes.
      Fichier:Pont Nord sur l'ancien canal à Bréviandes 02.jpgPont nord sur la rocade RD610 à Bréviandes daté de 1870.
      Fichier:Pont sur l'ancien canal à Bréviandes.jpgPont sud sur la rocade RD610 à Bréviandes daté de 1869.
      Fichier:Pont canal Hozain.JPGPont-canal de l'Hozain, daté de 1868, converti en pont routier de la rocade RD610 à Bréviandes.
      Fichier:Écluse Villebertin.JPGÉcluse inachevée de Villebertin.
      Fichier:Ecluse de Saint-Thibault 02.jpgÉcluse inachevée de Saint-Thibault.
      Fichier:Ecluse de Saint-Thibault 01.jpgAncienne maison éclusière de Saint-Thibault.
      Fichier:Pont sur l'ancien canal à Fouchères.jpgPont à Fouchères. Porte la voie d'accès au Château de Vaux.
      Fichier:Pont sur l'ancien canal à Virey-sous-Bar 01.jpgPont sur l'ancien canal à Virey-sous-Bar.
      Fichier:Pont sur l'ancien canal à Virey-sous-Bar 03.jpgUn bief encore en eau vu du pont de Virey-sous-Bar.
      Fichier:Écluse de Foolz.jpgÉcluse inachevée de Foolz.

      Environnement naturel


      Zones naturelles

      Le canal longe ou traverse quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique délimitées dans les vallées de la Seine et de l'Aube .
    • La ZNIEFF de type 1 intitulée . d'une superficie de .
    • La ZNIEFF de type 2 incluant la précédente intitulée . d'une superficie de .
    • La ZNIEFF de type 2 intitulée . d'une superficie de .
    • La ZNIEFF de type 2 intitulée . d'une superficie de .

      Flore

      Le milieu traversé est essentiellement forestier. Des frênaies et chênaies sont généralement rencontrées. Des frênes à feuilles étroites, ormes, peupliers, érables sycomore et platanes sont également présents. Les rives du canal comprennent de nombreuses roselières ..

      Faune

      Les mammifères rencontrés sont les ragondins. Les oiseaux sont représentés par les rousseroles, fauvettes, colverts, hérons cendrés, poules d'eau et cygnes. Les eaux du canal sont peuplées de perches, brèmes, brochets et sandres ..

      Véloroute et voie verte

      Les départements intéressés ont aménagé pour les loisirs des berges du canal sur toute sa longueur. Dans l'Aube l'itinéraire est nommé « Voie verte du canal de la Haute-Seine » ; dans la Marne, la « Véloroute du canal de la Haute-Seine » le prolonge. Les deux parcours font partie de la Véloroute V16.

      Voie verte du canal de la Haute-Seine

      Fichier:Pont à Vallant-Saint-Georges.jpgvignetterightLa voie verte à Vallant-Saint-Georges
      Le canal, resté à l'abandon pendant soixante-dix ans sur cette section, a nécessité d'importants travaux réalisés par le département de l'Aube. Six ponts, busés ou vétustes, ont été reconstruits à neuf et quatre autres ont reçu une rénovation esthétique .. Sept écluses ont été restaurées.
      La voie verte s'étend de Barberey-Saint-Sulpice à Saint-Oulph sur en site propre. Une piste avec revêtement enrobé lisse est accessible à bicyclette, en rollers ainsi qu'aux personnes à mobilité réduite. Elle suit le chemin de halage en rive gauche. Le chemin de contre-halage en rive droite est enherbé. Il est réservé aux marcheurs, aux cavaliers et aux pêcheurs. Grâce au passage sous les ponts, les croisements routiers à niveau sont évités. Le parcours est agrémenté de quarante bancs, deux pontons d’observation et trente-et-un pontons pêcheurs. Le canal peut être parcouru en canoë. Seize escaliers permettent la mise à l’eau des embarcations et le franchissement des écluses .
      Sept zones de stationnement sont réparties sur le parcours.
      • À Barberey-Saint-Sulpice ( ).
      • À Payns ( ).
      • À Savières ( ).
      • À Saint-Mesmin ( ).
      • À Vallant-Saint-Georges ( ).
      • À Droupt-Sainte-Marie ( ).
      • À Saint-Oulph ( ).
      La voie verte est raccordée au sud à la voie verte de la Seine conduisant jusqu'à Troyes.
      La continuité rétablie du canal ainsi que les écluses rénovées préparent à terme, une réouverture à la navigation de plaisance.

      Véloroute du canal de la Haute-Seine

      Fichier:Véloroute à Clesles.jpgvignetterightLa véloroute à Clesles
      La partie aval du canal de Saint-Oulph à Marcilly-sur-Seine est fermée à la navigation depuis 1968, mais demeure dans le domaine public fluvial géré par Voies navigables de France. De Marcilly-sur-Seine à Crancey, la voie d'eau est toujours en service. Les travaux réalisés par le département de la Marne ont nécessité la consolidation des berges sur ainsi que la construction de deux passerelles, l'une à Marcilly-sur-Seine et l'autre à Conflans-sur-Seine.
      La véloroute s'étend de Saint-Oulph à Crancey sur en site propre. La piste avec revêtement enrobé lisse est réservée aux modes de déplacement doux. Elle suit le chemin de halage du canal en rive gauche jusqu'à Marcilly-sur-Seine puis les berges de la Seine et se poursuit sur le chemin de halage du canal de dérivation de Bernières à Conflans en rive droite jusqu'à Crancey. Grâce au passage sous les ponts, les croisements routiers à niveau sont peu nombreux.
      Cinq aires de repos sont réparties sur le parcours.
      • À Conflans-sur-Seine ( ).
      • À Marcilly-sur-Seine ( ).
      • À Saron-sur-Aube ( ).
      • À Saint-Just-Sauvage ( ).
      • À Clesles ( ).
      Trois zones de stationnement sont prévues.
      • À Conflans-sur-Seine ( ).
      • À Marcilly-sur-Seine ( ).
      • À Saint-Just-Sauvage ( ).
      Le prolongement jusqu'à Nogent-sur-Seine par le département de l'Aube est en projet.

      Pêche de loisir

      Le canal est ouvert à la pêche de loisir sur toute sa longueur . C'est un cours d'eau de deuxième catégorie. Le peuplement piscicole est composé de brochets, perches, carpes, sandres et cyprinidés. L'achigan à grande bouche a été introduit sur le premier bief du canal à Barberey-Saint-Sulpice qui constitue un parcours en no-kill. Différentes associations agréées de pêche et de protection des milieux aquatiques gèrent les parcours de pêche.
      { class="wikitable"
      + Liste des parcours de pêche.
      -
      !AAPPMA gestionnaire!!Limite amont!!Limite aval!!Longueur
      du parcours!!Peuplement piscicole
      -
      rowspan="4"TroyesBassin de la Préfecture
      Rond-point Pierre-Olivier Lebasteur
      Brochet, perche, carpe, sandre, cyprinidés
      -
      Prise d’eau de Barberey
      RD 91
      Brochet, perche, cyprinidés
      -
      RD 91
      Écluse de Vannes
      Brochet, perche, carpe, cyprinidés,
      achigan (parcours no-kill)
      -
      Écluse de Vannes
      Écluse de Villacerf
      rowspan="6"Brochet, perche, carpe, cyprinidés
      -
      Vallant-Saint-GeorgesÉcluse de Villacerf
      Pont-canal de Beauregard
      -
      Romilly-sur-Seine/MéryPont-canal de Beauregard
      Limite départements Aube/Marne
      -
      La noquette de Sézanne
      Sézanne/AnglureLimite départements Aube/Marne
      Écluse double de Saint-Just
      -
      L'épuisette Saint Justoise
      Saint-Just-SauvageÉcluse double de Saint-Just
      Pont de Saron-sur-Aube
      -
      La noquette de Sézanne
      Sézanne/AnglurePont de Saron-sur-Aube
      Écluse de Marcilly

      Voir aussi


      Bibliographie

    • .

    • {{Ouvrage
    • auteur1 = Napoléon
      titre = Correspondance de Napoléon
      éditeur = Plon, Dumaine
      année = 1862
      tome = X
      pages totales = 622
      titre chapitre = à M. Champagny,
      passage = 281-282
      lire en ligne = https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62954782/f291.image
      consulté le = 11/07/2020
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    • Articles connexes

      • Seine
      • Liste des canaux de France
      • Canal de Sauvage
      • Canal Saint-Étienne

      Liens externes

      • le Canal de la Haute-Seine sur le site du conseil général de l'Aube

      Notes et références


      Catégorie:Canal dans le Grand Est
      Catégorie:Canal du XIXe siècle
      Catégorie:Tourisme dans l'Aube
 
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