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Projet du lac de Noirgueux

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thumb Le lac et villes périphériques
thumb Le plan d’eau selon les niveaux retenus
Le projet de réalisation d’un lac baptisé « lac de Noirgueux », puis Lac du Val Moselle et enfin Lac nautique de Remiremont88200 Saint-Étienne-lès-Remiremont, Noirgueux, Hydrographie, localisation sur Géoportail http://www.openstreetmap.org/index.html?mlat=48.050278&mlon=6.580556&zoom=17&layers=M Localisation de l'environnement de Saint-Nabord-Saint-Étienne-lès-Remiremont http://www.cadastre.gouv.fr/scpc/rechercherPlan.do Parcelle - Feuille 000 A 04 - Commune : SAINT-NABORD (88200), dans les Vosges, a été imaginé sur la Moselle au nord-est de la France.
Géographiquement, le projet se situe aujourd'hui au cœur de la nouvelle « Communauté de communes de la Porte des Vosges Méridionales » : Dommartin-lès-Remiremont, Éloyes, Girmont-Val-d'Ajol, Plombières-les-Bains, Remiremont, Saint-Étienne-lès-Remiremont, Saint-Amé, Saint-Nabord, Le Val-d'Ajol et Vecoux, et vise à générer des retombées touristiques et économiques sur l'ensemble des villages du Massif vosgien.
Le projet, qui fait l’objet de débats depuis 1963, a été relancé en septembre 2014 par Bernard Godfroy, nouvel élu maire de Remiremont14 septembre 2014 : Bernard Godfroy, alors nouveau maire de Remiremont, précise ses priorités (Extraits des propos recueillis par Estelle Lemerle-Cohen, journaliste, Vosges-matin) : Bernard Godfroy respire un bon coup : Quel projet pourrait marquer votre mandat ? « L’emploi étant notre cheval de bataille, on a un grand projet touristique porteur d’espoir : on va remettre à flot le lac de Noirgueux (…), Président de la Communauté de communes de la Porte des Hautes-VosgesBernard Godfroy élu président de la communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges le 10 avril 2014 et Président du Pays de Remiremont et ses vallées . Le débat est concrètement engagé avec l’accord de principeLe lac de Noirgueux emporté par la houle, Vosges Matin du 06-01-2014 de la Communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges pour la « poursuite de la réflexion de la faisabilité de ce projet », par ceux qui sont en l’attente des éléments de réflexion, et par ceux qui manifestent leur oppositionhttps://www.vosgesmatin.fr/vosges/2014/11/15/le-lac-de-noirgueux-seme-le-trouble Le lac de Noirgueux sème le trouble, Vosges matin du 15-11-2014.
Innovant, déjà dès 1963, en matière écologique, puis au fur et à mesure des implications des différents acteurs, ce projet de plan d'eau intégrait des objectifs de production d'énergies renouvelables, mais aussi des contraintes de traitement des eaux usées sur tous les cours d'eau en amont afin d'assurer la qualité des eaux, l'intégration d'un tel projet dans le réseau des lacs existants, etc.
La dimension du projet s'est, au fil des années, tout naturellement élargie aux questions d'environnement, de désenclavement intéressant l'ensemble des vallées et de préservation et de mise en valeur de la Moraine de Noirgueux, élément majeur offrant une identification spécifique du plan d'eau dans la « route des lacs » du massif vosgien. Tous ces enjeux, avec les contraintes importantes qu'elles induisent, contribuent finalement à enrichir le programme initialement prévu.
L'étude de faisabilité que la Communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges, a décidé de mener à bien avant son élargissement à dix communes au lieu de six au sein de la nouvelle « Communauté de communes de la Porte des Vosges Méridionales »  ne préjugeait pas de la suite à donner à l'actualisation des études préalables car les élus conditionnaient tout engagement ultérieur éventuel à la nécessité de démontrer « l'intérêt général » que présente l'inscription de ces projets au Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), dispositif essentiel de la gestion des cours d'eau. Cette procédure s'impose pour l'obtention éventuelle d'une dérogation pour la création d'un barrage hydroélectrique et la mise en œuvre d'un programme d'interventions pluriannuelles pour la préservation ou la restauration des continuités écologiques des différents cours d'eau.
Le projet de construction d'un barrage hydroélectrique sur la Moselle se révélait de fait, dès l'origine, très précurseur dans sa démarche. D'une part - tout naturellement - avec la production d'énergies renouvelables, mais aussi en initiant des préalables écologiques conditionnant les modalités de réalisation des équipements sportifs et de loisirs et en veillant par ailleurs à la gestion des rejets industriels et des assainissements collectifs aussi bien de la part des industriels que des communes.
Comme le rappellent les services de l'État « la valorisation de l'énergie hydroélectrique est un atout majeur de la France dans la lutte contre les gaz à effet de serre. L’ensemble des ouvrages hydroélectriques permet d’éviter chaque année l’émission dans l’atmosphère de plusieurs millions de tonnes de . Ce bénéfice réel et mesurable ne doit pas occulter l'impact des ouvrages sur les milieux aquatiques. Ainsi, la recherche d’un nouvel équilibre entre intérêts énergétiques, environnementaux et économiques a été, ces dernières années, au cœur des débats sur la réglementation de l’exploitation de la force motrice des cours d’eau »L'environnement au cœur des préoccupations.
Ce lac de barrage et les actions induites devraient donc prendre également prendre en compte les contraintes réglementaires d'environnement, encourager des actions écologiques en faveur de la protection-restauration des cours de rivières, et veiller à la définition d'aménagements et équipements bénéficiant de la palette de techniques innovantes dont on dispose désormais.
Les perspectives s'inscrivaient dans la « route des lacs », comme un atout important de relance de l'activité économique et touristique des villages très durement sinistrés par les fermetures d'usines.
En cela les principes de base de ce projet anticipaient sur les impératifs et objectifs fixés 50 ans plus tard par :
  • le Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) nom du document de planification nommé « plan de gestion » par la Directive-cadre sur l'eau (DCE), directive cadre européenne sur l’eau (DCE) adoptée le qui établit un cadre pour une politique globale communautaire dans le domaine de l'eau. C'est l'élément majeur de la réglementation européenne concernant la protection des ressources en eau ;
  • la directive européenne de 2001 relative à la promotion de l'électricité produite à partir de sources d'énergies renouvelables sur le marché intérieur de l'électricitéDirective 2001/77/CE du Parlement européen et du Conseil:
  • Le potentiel d’exploitation des sources d’énergies renouvelables est actuellement sous-utilisé et la promotion de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables sont au premier rang des priorités de la Communauté;
  •  L’utilisation accrue de l’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables constitue un volet important de l’ensemble des mesures requises pour respecter le protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, contribuant de manière significative aux objectifs de réduction du gaz à effet de serre ;
  •  la Loi du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiquesTitre : Préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques ;
  • le règlement du Plan de Prévention des Risques (P.P.R.) du 18 novembre 2008 Règlement PPRi « Moselle Amont », de Bussang à Arches (17 communes), Dispositions applicables en zone rouge, pages 7 à 10;
  • le Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE), instauré par l’article 68 de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 fixant des orientations pour des objectifs à l’horizon 2020Loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement;
  • et, plus récemment, la circulaire du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie du 18 janvier 2013, relative à l’application des classements de cours d’eau en vue de leur préservation ou de la restauration de la continuité écologiqueCirculaire du 18 janvier 2013, non publiée au journal officiel, relative à l’application des classements de cours d’eau en vue de leur préservation ou de la restauration de la continuité écologique. Article L.214-17 du code de l’environnement, Liste 1 et liste 2, veut s'imposer comme une redéfinition des termes de la Loi du 30 décembre 2006 (article 6 du Code de l'environnement). Cette intention est louable en l'attente des mesures que le législateur, seul compétent en la matière, sera amené à prendre au regard des enseignements de la phase de constatation et de mise en application des mesures concrètes préconisées (les classements en listes 1 et 2 seront révisés à l’horizon 2018)Arrêté du 19 juillet 2013 établissant la liste des cours d'eau mentionnée au 2° du I de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le bassin Rhône-Méditerranée et décret  du 27 décembre 1999 consolidé au 20 janvier 2015, complétant la liste des cours d'eau classés en application de l'article 2 de la loi du 16 octobre 1919 modifiée, relative à l'utilisation de l'énergie hydraulique lors de l’adoption du Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) 2016-2021. Cette circulaire insiste aussi sur certains risques, parfois sous estimés, tout en énonçant quelques objectifs prioritaires en raison des enjeux économiques locaux et des risques pour la protection de l'eau et de l'environnement ;
  • l'article L214-17 du Code de l'environnement modifié par la loi du 17 août 2015 – art 113) relative à la transition énergétique pour la croissance verteJORF du 18 août 2015 pages 14263 et s..
Le projet de révision des classements des cours d'eau au titre de l'article L.214-17 du code de l'environnement instaurant la mise en place de deux listes respectivement pour la préservation et la reconquête de la continuité écologique (Fragmentation écopaysagère). En outre les engagements du Grenelle de l'Environnement pour la préservation et la restauration de la biodiversité passent, entre autres, par la trame verte et bleue qui met en place des objectifs de maintien et/ou de reconquête de corridors écologique, avec en particulier « le rétablissement ou l'amélioration de leur fonctionnalité.
Elle s'effectue notamment par des actions de gestion, d'aménagement ou d'effacement des éléments de fragmentation qui perturbent significativement leur fonctionnalité et constituent ainsi des obstacles ». Toutefois, ces actions doivent aussi « tenir compte du fonctionnement global de la biodiversité et des activités humaines ». L'estimation donnée en 2011 par l’étude d’impact des classements de nombreux cours d'eau en liste 2 dans le référentiel des obstacles à l'écoulement(ROE)Référentiel des obstacles à l’écoulement fournit un dimensionnement à mettre en regard des objectifs du 10° programme de l’Agence de l'eau en France (agence de l’eau Rhône-Méditerranée), avec dédiés à la restauration des milieux, destinés à la continuité écologique avec un objectif de 600 ouvrages à traiter selon un scénario « passes à poissons »http://www.france-hydro-electricite.fr/fichiers/question-reponse_classt%20RMC%20avril2013.pdf Classement des cours d’eau (article L214.17 du code de l’environnement). Document question-réponse : 31 - Les enjeux « énergies renouvelables » sont-ils pris en compte ? ( ).
Concernant la production hydro-électrique, selon André Gravier, polytechnicien auteur du projet initial, il existe deux solutions possibles :
  • Une usine sur barrage avec une retenue en dessous de la cote 380, laquelle aurait une production annuelle de  . Dans ce cas la rigole d'alimentation du réservoir de Bouzey ne subirait aucune modification et la dépense moyenne par kWh produit serait réduite au minimum ;
  • Une usine avec canal d’amenée jusqu’à Pouxeux, avec une retenue à la cote 380, pour utiliser une chute beaucoup plus importante qui produirait en moyenne   , mais à un coût plus élevé.

Départements et principales communes traversés par la Moselle


En France, dans la région Lorraine :
  • Vosges : Le Thillot, Remiremont, Éloyes, Saint-Étienne-lès-Remiremont, Saint-Nabord, Épinal, Thaon-les-Vosges, Châtel-sur-Moselle, Charmes ;
  • Meurthe-et-Moselle : Bayon, Neuves-Maisons, Pont-Saint-Vincent, Toul, Liverdun, Pompey, Dieulouard, Pont-à-Mousson, Pagny-sur-Moselle ;
  • Moselle : Novéant, Ars-sur-Moselle, Metz, Maizières-lès-Metz, Hagondange, Bousse, Guénange, Uckange, Bertrange-Imeldange, Yutz, Thionville, Cattenom, Sierck-les-Bains ;

Affluents principaux de la MoselleLe Réseau Hydrographique : La Moselle http://www.avuxon.fr/Espaces%20et%20Nature%20Hydro1.html Le Réseau Hydrographique : La Haute Moselle


  • en France : la Moselotte, la VologneVologne désigne à la fois la rivière « La Vologne » (ancien nom de la Moselotte jusqu'à la fin du Moyen Âge), la vallée de « la Vologne » et le hameau situé à l'est de La Bresse, « Vologne », limitrophe avec l'Alsace, la Niche, le Durbion, l'Avière, l'Euron, le Madon, la Meurthe, les Bouvades, l'Ingressin, le Terrouin, l'Esch, le Trey, le Rupt de Mad, la Seille, l'Orne, la Fensch, la BibicheLes crues de la Bibiche en octobre 1981, Pages 11 à 13, la Canner, la Boler, l'Altbach, la Gander, la Kiesel (rivière)Kiesel, la Manse, la Sée.

  • Source Moselle Bussang 05 20070708 FRA Vosges Misson Didier.JPG Source de la Moselle à Bussang.
    Moselotte dérivation.jpg La Moselotte, dérivation alimentant une petite turbine à La Bresse.
    Saulxures Moselotte.jpg Le lac et le village de Saulxures-sur-Moselotte.
    Fontenoy en 200 photo 059.JPG Le canal avant le port de plaisance de Fontenoy-le-Château.
    Bv vologne modifié.jpg Bassin versant de la Vologne. Sa source est située sur le domaine du jardin d'altitude du Haut-Chitelet
    Tendon, Grande cascade.jpg Grande cascade de Tendon, vallée du ScouetSous-affluent de la Vologne par le Barba Eloyes et Arches.jpgLa Moselle entre Éloyes et Arches.
    Épinal - Pont couvert.jpg Le « Pont couvert » d'Épinal par-dessus la Moselle.
    Schengen Moselle 01.jpg Barrage Schengen-Apach. La frontière entre la France et le Luxembourg est au milieu de la Moselle.
    Moselblick.jpg Metz : vue sur la Moselle et sur l'Ile du Saulcy.
    Koblenz - Panorama von Festung Ehrenbreitstein.jpg Confluence du Rhin Coblence/ Koblenz (Allemagne).

    Communes traversées par la Moselotte

    Elle traverse, d'amont en avalL'information selon laquelle la commune de Metzeral dans le Haut-Rhin serait traversée par la Moselotte n'est pas confirmée : source : Communes traversées par La Moselotte, dans les Vosges (département), les communes de La Bresse, Cornimont, Saulxures, Thiéfosse, Vagneyhttp://www.hydro.eaufrance.fr/stations/A4050620,A4140202,A4142010&procedure=synthese SYNTHESE : données hydrologiques de synthèse (1968 - 2014) : La Moselle à Rupt-sur-Moselle ; La Moselotte à Vagney (Zainvillers), Saint-Amé, Le Syndicat, Dommartin-lès-Remiremont et Saint-Étienne-lès-Remiremont face à la ville de Remiremont.

    Affluents principaux de la MoselotteLe Réseau Hydrographique : La Moselotte http://les-vosges-en-aquarelles.e-monsite.com/pages/communes/localisation-geographique-du-bassin-versant-de-votre-commune-de-a-a-m.html Localisation géographique des bassins versants des communes http://sierm.eaurmc.fr/l-eau-pres-de-chez-vous/eau-vosges-88.php L'eau dans le département des Vosges


    • Le ruisseau de Vologne,
    • Le ruisseau de Blanchemer, qui traverse le lac éponyme,
    • La goutte du Régit à La Bresse,
    • la goutte de Machey, exutoire d'une tourbière classéeTourbière de Machais. La réserve naturelle de la tourbière de Machais a été créée initialement en 1988, à la suite de l'immersion de la tourbière des Fagnes de la Lande par la construction d’un barrage hydroéléctrique sur la commune de La Bresse.,
    • la goutte de la Vierge à La Bresse,
    • la goutte du Pont d'Air,
    • la goutte du Pré Guéry,
    • la goutte de Séchemer à La Bresse,
    • la goutte du lac des CorbeauxLe Lac des Corbeaux est un lac "post-glaciaire", conséquence de l'action ancienne d'un glacier,
    • la goutte des Betches,
    • la goutte des Ecorces,
    • le Chajoux, émissaire du lac de Lispach,
    • la Grande Goutte,
    • la goutte de la Louvière,
    • la goutte du Brabant,
    • la goutte du ReucySource et confluent La Moselotte : Goutte de Reucy (Code : A4110400),
    • la goutte du Raindé,
    • la goutte du Couchetat,
    • la goutte de Parfongoutte (Col de la Croix des Moinats),
    • la goutte du Droit à Basse-sur-le-Rupt,
    • le Xoulces,
    • le ruisseau de Ventron,
    • le ruisseau du Géhant,
    • le ruisseau de Morbieux,
    • le rupt de Bâmont (affluent de rive droite à Saulxures-sur-Moselotte),
    • le ruisseau des Amias,
    • le ruisseau de Grettery,
    • le ruisseau de l'Envers des Graviers,
    • le ruisseau de l'Envers de Thiéfosse,
    • le ruisseau du Droit de ThiéfosseZNIEFF 410030360 - Ruisseau du Droit de Thiéfosse,
    • le Rupt,
    • le Ruisseau du Solem,
    • le ruisseau de Demixard à Dommartin-lès-Remiremont,
    • le ruisseau des Pennecières,
    • le Bouchot,
    • le ruisseau de Lémont,
    • la Cleurie,
    • le ruisseau de Franould (Dommartin-lès-Remiremont).

    L'histoire des vallées en perpétuelle évolution

    Un peu d'histoire

    thumb Carte géologique de la Lorraine (cliquer sur l'image pour la légende des couleurs)

    La Moraine de Noirgueux

    Dans son exposé, sur le Peuplement des "Vallées de haute Moselle"La vallée de la Haute Moselle et de la Moselotte au Moyen Âge, Charles Kraemer rappelait "que les Vosges tirent leur nom de "Vosegus" divinité gauloise de la chasse et des forêts, dont le culte s'étendait du Nord de l'Alsace au plateau de Langres et que les Vosges sont composées pour l'essentiel d'un môle hercynien, progressivement recouvert à l'ère secondaire par des formations détritiques fluviatiles et fluviales (du Trias notamment) qui fut remodelé par l'orogenèse alpine du Tertiaire, avant de subir l'action érosive des glaciers quaternaires, lesquels donnèrent aux vallées leur profil actuel en auge, dont le fond plat fut longtemps marécageux avant d'être, plus récemment irrigué" http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/28637/ALS_1937_3_0.pdf;jsessionid=F6C150CDB2302770D5572C6A0978808B?sequence=1 Bulletin mensuel de la faculté des sciences de Nancy, mars 1937, nouvelle série : Excursion géologique ayant pour but l’étude du glaciaire des Vosges Occidentales, du fluvio-glaciaire et des terrasses de la Moselle. http://www.terraegenesis.org/Accueil.html Centre de géologie Terrae Genesis. Le Centre comporte 4 grands départements : Centre historique du Granit ; L’étude des roches du Massif Vosgien, unique en Europe ; L'exposition des Minéraux du monde, dont l’Ancienne collection de la Moineaudière ; Les Fossiles, Histoire de la Vie.
    Les géologues présentent les vallées de la Moselle et de la Moselotte comme "3 vannes"La vie dans les Vallées. Les larges vallées sont le fruit du travail de l'érosion des glaciers puis de l'eau, contribuant à creuser dans le granite ces sillons immenses. La vallée de la Cleurie est très représentative de la géomorphologie glaciaire. À Noirgueux la moraine témoigne de l'avancée maximale du glacier wurmien La Moraine a été classée au titre des sites naturels par décret du 26 juin 2013. Ce classement concerne un complexe morainique formant une sorte de barrage naturel, qui correspond à l’extension maximale de l’ancien glacier de la Moselle à l’époque würmienne (glaciation du quaternaire)..
    Les points les plus bas sont d'une part au pied de la "Roche Gouttière", sous la ferme d'Henri Guyon. Ce qui expliquait que la Moselle recouvrait la route à chaque grande inondation, et d'autre part sur la voie de contournement qui mène à Vagneyle réseau hydraulique http://www4.ac-nancy-metz.fr/base-geol/fiche.php?dossier=081&p=3descrip SVT Lorraine Géologie Lorraine.
    À la Suche, sur la commune de Saint-Étienne-lès-Remiremont, le ruisseau de Purifaing vient lui aussi buter sur le pied de la moraine, ouvrant des brèches, creusant le sable au pied des rochers de Noirgueux et entraînant les remblais qui forme bouchon.
    C'est la conséquence du lac depuis la moraine frontale d'un glacier durant la dernière période glaciaire survenue entre - et – , appelée glaciation de Würm, qui s'étendait sur près de de longueur en recouvrant en totalité ou en partie 8 communesSaint-Nabord, Remiremont, Vecoux, Dommartin-lès-Remiremont, Saint-Amé, Le Syndicat et Vagney, dont le professeur Dominique Harmand estimait "le retrait et donc la formation du paléo-lac de Noirgueux-Vecoux-Vagney, il y a approximativement . Son extension réelle, avec une cote maximale atteignant alors d'altitude, soit au-dessus du niveau actuel de la MoselleConférence du 15 mars 2015 organisée par le Centre de Géologie Terrae Genesis, et la vidange de celui-ci il y a environ ".
    Après le retrait du glacier, il y a environ, en amont du barrage de la vallée par les dépôts de Noirgueux, s'est formé un grand lac qui a occupé tout le fond de la vallée, en amont de Saint-Nabord, jusqu'à Vecoux et Saint-Amé. Avec plus de de longueur, ce fut le plus grand lac qui ait existé dans les VosgesSources : panneau signalétique sur le « sentier de la moraine de Noirgueux ».
    La moraine butait sur les roches de Noirgueux, la Moselle prenant alors pour déversoir un passage à Raon-aux-Bois qui devint "La Niche". C'est la ferme du lieudit Noirgueux de ce paléo-lac qui a donné son nom à ce qui est en réalité le plus remarquable complexe terminal du glacier de la Moselle, associant arcs morainiques et cône pro-glaciaire Le site de Noirgueux : Le sentier pédagogique aménagé sur ce site vous permet d'observer et de comprendre l'origine de ce qui est communément appelé "la moraine de Noirgueux", les caractéristiques des aménagements qui y ont été réalisés dans les siècles passés et son environnement naturel..

    La vie religieuse et son rayonnement sur les vallées


    La montagne a-t-elle donné une spécificité au culte des saints de l’abbaye du Saint-Mont (ou abbaye du mont Habend) ?, de nombreux historiens se sont penchés sur cette question. Une chose est certaine, c'est que Claire, Romaric et Amé ont donné une âme à la haute-vallée de la Moselle en s'identifiant nettement à la zone montagneuse du massif vosgien. Après les possessions que Romary a transmises à son monastère, la grande abbaye Saint-Pierre de Remiremont, chapitre de chanoinesses nobles a rayonné sur cinquante-deux bans placés sous sa dépendanceVoir en « bibliographie sur l’histoire des vallées », ci-avant, l’analyse de Nicole Lemaître dans les actes du colloque « Religions et montagnes ». Voir en « bibliographie sur l’histoire des vallées », ci-avant, l’historiographie de J. J. Bammert, Les Nobles Dames de Remiremont, 620-1791, L’histoire du Chapitre des Nobles Dames de Remiremont, Chapitre 1 Le pays des eaux.

    La maîtrise de l'eau et son usage

    Image:Passe à poisson renaturée Wallonnie.jpgthumb Exemple de passe intégrée dans une opération de renaturation et "réméandrage", limitant l'effet "artificiel" du passagevidéo : Reméandration de l'Eau Blanche à Couvin Canal C 20/03/2012 (dans le cadre du projet Life "http://www.walphy.be/ WALPHY" en Wallonie ; dans le cadre d'un outil d'aide à la décision (projet Life (http://www.walphy.be/ Walphy plus largement consacré à la restauration hydromorphologique des masses d'eau en Région Wallonne)http://ec.europa.eu/environment/life/publications/lifepublications/lifefocus/documents/soil_protection.pdf Commission européennesoil and water challenges simultaneously : LIFE projects have demonstrated the importance of connecting the practical application of soil and water policy ; voir aussi https://www.youtube.com/watch?v=-l9WR7bXS5w aménagement terminé en vidéo (You tube)
    Comme le rappelait la note sur le classement des Cours d'eauNote de la DREAL de bassin Rhône-Méditerranée sur le classement des Cours d'eau « De nombreux seuils et barrages ont été construits depuis l'antiquité afin de rendre possible la navigation, le transport de l'eau pour la consommation ou l'irrigation, la production d'énergie, la création d'étangs de pisciculture ou de loisirs, la stabilisation du lit des cours d'eau ou pour se prémunir contre les inondations ».
    L'histoire industrielle des villages des vallées de la Moselotte et de la Moselle s'est articulée autour de l'utilisation de la force motrice de l'eauL’inventaire du patrimoine architectural textile, mars 2013. Les sites sont répartis dans les vallées au fil des cours d’eau où filatures et tissages puisaient l’énergie nécessaire au fonctionnement des machines. L’eau pouvait servir également dans le processus de fabrication du tissu. http://www.vosges.gouv.fr/malvoyants/fichiers/sante-environnement/Loi+PoliceEau/LoiSurEau/SommaireAutoriss-arrete.asp "Loi et Police de l'Eau " Autorisations - Arrêté 2012 : 758 / 2010 : concernant les barrages dans les communes du département des Vosges.
    Si des vestiges de turbines (turbine Francis, et turbine Kaplan fabriquée par les Ets Négri)Production industrielle de l'énergie, ensemble de turbines hydrauliques sont encore visibles mais parfois à l'abandonhttp://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=88218 Inventaire des scieries hydrauliques à cadre du canton de Corcieux par le service régional de l'inventaire, la production hydroélectrique contribue encore aujourd'hui à une démarche de développement durable. Pour l'entreprise « BleuForêt » de Vagney, par exemple, l’eau dérivée de la Moselotte, alimente la turbine hydroélectrique et une machine à vapeur, permettant à l’entreprise d’autoproduire près de 60 % de l’énergie nécessaire à ses activités. C'est pourquoi le label européen « Motor Challenge »Le Motor Challenge est un programme européen d'engagement volontaire et de labellisation, proposé aux entreprises par la Commission Européenne. Son objectif est de les aider et de les encourager à améliorer l'efficacité énergétique de leurs systèmes à fort potentiel d'économie a été décerné à « l'entreprise BleuForêt » pour ses choix énergétiques exemplairesBleuForêt a été remarquée par l'ADEME qui lui a attribué un label européen "Motor Challenge". L'entreprise adhère par ailleurs à l'association " Made in respect" dont la mission est de reconnaître les sociétés dont l'impact de la production est nul sur l'environnement.
    Tout au long des vallées, de petits barrages hydroélectriques, des minoteries ou meuneries, moulin à huile, papeteries, scieries, taillandiers, usines de filature textile et de tissages jalonnent la rivière et ses affluents en tirant parti du potentiel hydraulique des valléesLes Burger : Les mille et une vies du bois.
    Comme le souligne le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, « Au milieu du , presque chaque cours d’eau de la montagne vosgienne produisait de l’énergie par l’intermédiaire de roues à eau. Cette technique fut progressivement abandonnée avec l’industrialisation ». Dans les Vosges on peut visiter par exemple les installations ci-après qui ont été rénovées : Scierie du Lançoir à Ban-sur-Meurthe ; Haut-Fer de Ban-de-Laveline ; Haut-fer du Rupt-de-Bâmont à Saulxures-sur-Moselotte ; Haut-Fer de Mandray Tout sur... Le réseau force hydraulique, PNRBV, septembre 2008...
    Mais la modernisation des moyens de production et de transformation des activités a abouti à l’abandon préjudiciable, voire dangereuxCommission barrages dangereux : Liste des barrages sous arrêté préfectoral depuis 1995, des ouvrages qui avaient alimenté les industries (barrages, canaux…) et peu de mesures sont intervenues pour favoriser la libre circulation des poissons migrateurs et des activités sportives (canoë...)http://www.eau2015-rhin-meuse.fr/dce/site/medias/_documents/paot/88/paot_88.pdf Directive Cadre sur l’Eau Déclinaison des programmes de mesures adoptés par les comités de bassins Rhin Meuse et Rhône-Méditerranée & Corse dans le département des Vosges - année 2010. La réalisation, remarquable, de l'effacement du barrage de l’ancien moulin Maurice sur le "Ruisseau du Grand Ventron"http://www.onema.fr/IMG/Hydromorphologie/21_21_rex_r1_ventron_vbat.pdf Effacement du barrage de l’ancien moulin Maurice sur le Ventron, sur la commune de Cornimont (Vosges)Cornimont est une référence encourageant des initiatives étudiées au cas par cas, pour entretenir et adapter les ouvrages hydrauliques existants.
    Le Lac de Lispach, sur la commune de La Bresse, occupe lui une cuvette glaciaire d'altitude traversée par un affluent droit de la Moselotte , le Chajoux, de . Sa superficie est de . La première retenue d’eau au bénéfice des tissages et des scieries de la vallée du Chajoux a été réalisée en 1914, mais après l’arrêt de l'utilisation des eaux du lac à des fins industrielles, le niveau du lac a été stabilisé.
    C’est pourquoi, André Gravier considérait que la prise en compte du projet de création du lac de Noirgueux se devait de constituer une opportunité de programmation d'un ensemble d’interventions ne négligeant aucun des différents types d'ouvrages (canaux, déversoirs, barrages, seuil (barrage)... Cette réflexion et ces mesures ont à la fois un objectif certes écologique mais aussi économique en raison de l'augmentation régulière de la pratique intense du Canoë et d'activités touristiques qui en découlent. Mais, comme le concluait le compte rendu de la commission barrage du 11 mai 2010... "cette pratique concerne des sportifs qui connaissent mal la rivière et ses dangers. De ce fait, tout obstacle devient potentiellement dangereux. Ces remarques nous conduisent à proposer l'aménagement de tous les barrages situés sur la Moselle à partir de Remiremont et sur la Meurthe à partir de Saint-Dié-des-Vosges. D'autres tronçons de rivières offrent des parcours intéressants pour la pratique sportive. C'est le cas de la Vologne à partir de Beauménil, de la Moselotte qui est déjà équipée depuis la Bresse et de la Plaine" III-Estimation de la fréquentation des rivières.
    Un projet de cette nature ne peut donc être apprécié isolément mais doit intégrer l'ensemble des contraintes permettant de maintenir ou de rétablir les continuités hydrogéologiques et écologiques sur l'ensemble des cours de la Moselle et la Moselotte, continuités voulues par le législateur à travers l'application de l'article L.214-17 du code de l'environnementL. 214-17 du code de l'environnement (Loi du 30 décembre 2006, article 6) http://www.ineris.fr/aida/consultation_document/23727 Circulaire du 18/01/13 relative à l’application des classements de cours d’eau en vue de leur préservation ou de la restauration de la continuité écologique – article L. 214-17 du code de l’environnement – liste 1 et liste 2.

    La connaissance de la Moselle et de la Moselotte et l'évaluation des risques d'inondation

    Image:Lac de Pierre-Percée-2.JPGthumb220px Lac de Pierre-Percée, vu depuis le château de Pierre-Percée
    Image:Panoramic view from Butte de Montsec on Lac de Madine.jpgthumb220px Vue panoramique sur le Lac de MadineMis en eau en 1965, le lac a une triple vocation de réserve d'eau potable pour l'agglomération voisine de Metz, de réserve nationale de chasse et de faune sauvage, et de zone de loisirs (plages, port de plaisance) dont la particularité est d'être réservé aux voiliers et donc interdite aux bateaux à moteur thermique
    Les études d'élaboration des Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi)PPRi « Moselle Amont », de Bussang à Arches (17 communes), août 2008, 3R Dispositions applicables en zone rouge, pages 7 à 10 ː 3.R.2 Sont autorisés sous réserve : Les travaux in dispensables pour l'exercice des activités liées à la voie d'eau et aux activités portuaires ; Les aires de jeux, de sport, de loisirs ou de stationnement sous certaines conditions) ont permis de retracer les crues les plus fortes crues mettant en évidence la vulnérabilité (pertes humaines, dégâts matériels, dommages économiques) des communes riveraines de la Moselotte vis-à-vis de l’aléa inondation, ce sont notamment les crues :
    • du 26 juillet 1770 : connue sous le nom de « déluge de la Saint Anne »,
    • du 25 octobre 1778 : Cette inondation épouvantable est plus connue sous le nom de déluge de la Saint Crépin.
    Au cours du La révision du PSS (plan des surfaces submersibles de la Moselle) a été prescrit, par arrêté /04/DDE en date du 12 mai 2004, en vue de la réalisation d’un PPRi (Plan de Prévention des Risques inondation)pour les communes de Saint-Étienne-lès-Remiremont à Arches. L’arrêté du 14 mars 2001 a également prescrit un PPRi sur les communes suivantes concernant les crues de la Moselle : Bussang à Vecoux., les crues importantes de la Moselotte et de la Moselle sont relevées à La Bresse, Le Syndicat, Remiremont et Saint-Étienne-lès-Remiremont, celles :
    • des 28 et 29 décembre 1947, au cours de laquelle 77 ménages, représentant 267 personnes avaient subi des dégâts à la suite de ces inondations ;
    • des 9 au 11 avril 1983 ;
    • des 14 et 15 février 1990 a eu notamment pour conséquence d'inonder le site industriel des filatures de la Madelaine, provoquant ainsi d'importants dégâtsLes crues de la Moselle dans l’histoire des valléesl.
    Pourtant les premières mesures n'ont été prises qu'après les importantes crues dans le Vaucluse qui, le , avaient causé des dommages très importants dans la région de Bollène et de Valréas pour que soit engagée une réflexion plus générale sur les politiques de prévention des inondations incluant nos valléesLes Politiques publiques de prévention des inondations : rapport au Premier ministre, La Documentation française, novembre 1999, 56 pages. Descriptif : Rappel des caractéristiques spécifiques ou non des crues (gestion du risque, nécessité d'information et de formation au risque, besoins de structures de débat). Le rapport rappelle la nécessité d'intégrer la notion de risque aux réflexions et aux attitudes des décideurs et des planificateurs, recense les structures de concertation au niveau local et national et propose d'en créer d'autres avec des objectifs, des missions et une organisation administrative précisés. Enfin il propose des ajustements législatifs sur l'indemnisation des catastrophes naturelles.
  • Page 11. Yves Dauge a été placé auprès de la ministre de l’aménagement du territoire et de l’environnement pour l’exercice de sa mission. Il s’est appuyé sur un groupe de travail validé par la ministre, composé d’élus et d’experts compétents dans le domaine des inondations et composé notamment de MM Philippe Duron, député du Calvados, rapporteur de la loi d’orientation et aménagement durable du territoire ; Thierry Mariani, député maire de Valréas, rapporteur de la commission d’enquête sur les inondations ; Jean Valroff, maire de Saint-Étienne-lès-Remiremont, vice-président de l’association nationale des élus de montagne; Michel Durand, France nature environnement ; Daniel Duband, société hydrotechnique de France ; GIP hydrosystèmes….
  • Les Plans de prévention des risques d’inondations (PPRi) approuvés pour les communes d’Éloyes ; Saint-NabordSAINT-NABORD Carte générale et cartes 1, 2 et 3 : Extraits du plan de prévention des risques naturels "Inondations" de la Moselle sur la Commune de Saint-Nabord ; Saint-Étienne-lès-Remirement ; Remiremont recouvrent d'ailleurs aujourd'hui les zones dites "inondables" déterminée par l'aire d'étude du lac de Noirgueuxhttp://www.vosges.gouv.fr/Politiques-publiques/Informations-des-acquereurs-et-locataires-IAL/Liste-des-communes-couvertes-par-un-PPR-ou-classees-en-zone-sismique Liste des communes couvertes par un Plan de Prévention des Risques d’inondation (PPR) approuvé : communes d’Eloyes ; Saint-Nabord ; Saint-Étienne-lès-Remirement ; Remiremont http://www.bussang.fr/mairie/PPRI/PPRi_Bussang_Reglement.pdf Règlement PPRi « Moselle Amont », de Bussang à Arches (17 communes), août 2008, 3R Dispositions applicables en zone rouge, pages 7 à 10 3.R.2 Sont autorisés sous réserve : Les travaux indispensables pour l'exercice des activités liées à la voie d'eau et aux activités portuaires, Les aires de jeux, de sport, de loisirs ou de stationnement sous certaines conditions http://jurisprudence.prim.net/jurisprud2011/19_fiche.php Réglement du Plan de Prévention des Risques (P.P.R.) A. Dispositions applicables aux constructions et aménagements ; B. Dispositions applicables aux activités ; C. Limites des prescriptions pouvant être imposées.
    Toujours selon André Gravier, l'autre avantage du lac de NoirgueuxSon rapport du 4 janvier 1963, page 7 serait sa contribution à la lutte contre les crues, et également :
    • le maintien d'un niveau des eaux stables (assurant la pérennité de la faune et la flore) de juillet à septembre puisque le niveau serait maintenu,
    • les crues qui seraient écrêtées, pendant les trois autres saisons, par le jeu des vannes,
    • l'écoulement des hautes eaux à l'entrée dans la retenue qui serait amélioré considérablement par le creusement artificiel direct évitant la boucle de la Moselle et les deux barrages d'irrigation de Saint-Nabord. On réduirait ainsi la zone marécageuse qui se forme généralement à l'amont des lacs tout en maintenant le passage des poissons par des dispositifs adaptés : L'Échelle à poissons, ou « passe à poissons », à gauche de l’ouvrage (Elévation - vue aval vers CD 42) est un dispositif permettant aux poissons de franchir le barrageCe sont des structures de différents types, formes, tailles ou matériaux qui permettent aux poissons (et conjointement à d'autres organismes aquatiques) de remonter (montaison) ou descendre (dévalaison) un cours d'eau en passant des obstacles naturels ou artificiels (tels que barrages, :fr:écluses, seuils ou cascades)..

    La procédure de révision des listes de cours d'eau

    La révision des listes de cours d'eau classés au titre de l'article L.214-17 du code de l'environnement est prévue au R.214-107 afin de les adapter aux objectifs du SDAGELa procédure de révision des classements sera initiée dès l'adoption du SDAGE 2016-2021 et les listes 1 et 2 seront révisées à l'horizon 2018. Cette révision tiendra compte des projets inscrits dans le SDAGE et de les rendre compatibles avec ses dispositions. Elle sera également nécessaire pour tenir compte notamment de l'émergence des projets d'aménagement d'intérêt général nécessitant de nouveaux obstacles à la continuité dans des secteurs classés en liste 1.
    En principe la « liste 1 de classement des cours d'eau » ne devrait pas évoluer de manière significative, sauf dans le cas précis de projets d'intérêt général. Les services de l'État admettent qu'« en pratique l'impact de la liste 1 a été quelque peu maximalisé dans le sens où la réglementation n'interdit pas de nouveaux ouvrages mais uniquement ceux qui font obstacle à la continuité »Classement des cours d'eau, Article L214-17 du Code de l'environnement. Document question-réponse. III - Classement et prise en compte des usages. 30. Pourquoi l'impact des classements n'a pas été évaluée localement ? p. 20). C'est pourquoi un projet global d'inscription des projets dans le SDAGE permettrait au porteur de ceux-ci de s'engager plus avant, dans les meilleures conditions, dans l'élaboration en amont d'actions ciblées à prévoirL'exemple du « Moulin Cotant » avec sa micro-centrale électrique sur le Côney (commune de Fontenoy-le-Château), démontre l'évidence de redéfinition des classements pour permettre la réalisation de projets bien ciblés, et pas seulement sur les cours d'eau des vallées de la Moselle et la Moselotte et des actions en faveur de la protection où la restauration de l'ensemble des cours de rivières.

    Le déclin de l'agriculture et le développement de la forêt


    Comme l'a rappelé Aurélien Tavella « Les montagnes des Vosges étaient anciennement de vastes déserts entièrement inhabités. Les ducs de Lorraine, pour y attirer des habitants et utiliser une partie de leurs États, accordèrent à titre d'acensement les terres à ceux qui contractaient l'obligation de défricher et de bâtir... »Chronique d'une fin annoncée. La disparition de la forêt usagère au . Étude des droits forestiers dans les Vosges. Tome 2 – Annexes, 284 pages, par Aurélien Tavella, 13 décembre 2012 (Thèse en vue de l'obtention du grade de Docteur en Droit - mention Histoire du Droit). Annexe ,  : Rapport du préfet du département des Vosges au ministre des Finances, 25 septembre 1833 « Questions domaniales et forestières soulevées dans le département des Vosges. Droit d'usage..
    Le déclin de l'agriculture, qui s’est accentué durant le , et plus particulièrement au début des années 1970, avec l'abandon des fermes au profit de l'industrie, a eu comme corollaire le développement de la forêt dans les massifs environnants, générant la relance des activités liées à l'exploitation et la transformation du boisLes Vosges, le département du bois Des entreprises se sont développées en se spécialisant notamment pour la construction en bois : chalet, maison arboricole (maison dans les arbres)...
    À cette occasion, les termes de "désertification rurale", de "déprise agricole" sont nés en même temps que les premières interrogations sur les problèmes écologiques et le devenir des paysagesPays Paysans Paysages dans les Vosges du sud, Numilog, J. Bonnemaire, J. Brossier, A. Brun, J.P. Deffontaines, Y. Houdard, P.L. Osty, M. Petit, M. Roux.
    Le canton de Remiremont est le canton le plus boisé du départementLes Vosges : département français en termes de récolte de bois, après les Landes et le Var Surnommé « La Wood Valley » par les experts (littéralement « la vallée du bois », est le terme anglophone), le territoire vosgien dispose de tous les atouts pour faire de l'industrie du bois (la filière bois vosgienne) une filière complète. Contrairement aux idées reçues, la forêt vosgienne ne cesse de croître. Elle est passée de en début du siècle dernier à aujourd’hui représentant un taux de boisement de 48 %. (65,7 % du territoire est occupé par la forêt ; Vosges : 47,6 %)http://www.vosges.fr/LinkClick.aspx?fileticket=cnXViAeT0C4%3D&tabid=301 Le canton de Remiremont, .
    L'impact de l'exploitation forestière est d'ailleurs suivi avec beaucoup d'attention par les acteurs concernés tous soucieux d'améliorer la connaissance des milieux aquatiques notamment dans les forêts publiquesInventaire des cours d’eau Vosges alsaciennes & Jura alsacien. Les chercheurs, gestionnaires et praticiens savent parfaitement, aujourd'hui, concilier des solutions « naturelles » transsectorielles (par mise en cohérence des différents référentiels) et intégrées, prenant en compte la préservation ou la restauration des écosystèmes et de la biodiversitéhttp://www.natureparif.fr/agir/colloques/1525-clip-la-nature-une-solution-au-changement-climatique-en-ile-de-france Focus sur « La nature, sur solution au changement climatique ».

    L'activité du bois

    Parallèlement à la disparition progressive du pastoralisme, favorisant l'exode vers les vallées, les forêts avaient été massivement défrichées. La création de l’École forestière de Nancy en 1824 et la promulgation du code forestier en 1827 marquent la naissance d’une administration des Eaux et ForêtsVoir ː Histoire du service forestier public en France. Le code précise que « la conservation des forêts est l'un des premiers intérêts des sociétés » notamment du fait qu'elles « protègent et alimentent les sources et les rivières » et « exercent sur l'atmosphère une heureuse et salutaire influence » qui s’est opposée au pâturage en forêtLes grandes périodes de l'histoire forestière, De 1827 à 1918.
    C’est ainsi qu’au cours du , les exploitations agricoles en montagne sont progressivement abandonnées. Les paysans deviennent ouvriers, parfois paysans - bûcherons, c’est le début du processus d’abandon des terresHistorique de la forêt.
    La forêt a alors repris ses droits en se développant naturellement ou par le plantage massif de résineux à croissance rapide. De nombreuses ruines témoignent d’un habitat pastoral ou agriculteur forestier à l'abandonLes ruines du Pays de Remiremont, 2008 – 2015, Jonathan Chaumont.
    thumbrightZones boisées soumises à régime forestier et zones boisées privées sur le site environnant
    L’exploitation forestière est dès lors devenue également un atout importantGrand Est, 1ère Région de France à signer un contrat de filière forêt-bois http://www.vosges.com/fr-fr/Investir/Un-territoire-industriel/a-399-Industrie-du-bois.html L’industrie du bois dans les Vosges sous réserve de veiller au principe de multifonctionnalité de la gestion forestièrehttps://sosforets.wordpress.com/2011/06/10/les-16-propositions-du-collectif-sos-forets/ Les 16 propositions du collectif SOS Forêts : Pour une multifonctionnalité de la gestion forestière ; Pour une filière bois au cœur de la ressource ; Pour une sylviculture raisonnée ; Éducation – Culture. Les communes et les exploitants forestiers du département des Vosges ont d'ailleurs quasiment tous sollicités leur labellisation dans le nouveau schéma de certification forestière PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) visant à améliorer la gestion durable des forêts françaiseshttp://www.pefc-france.org/ Le système PEFC.
    Dans son rapport avec l'agriculture, l'aspect économique majeur de la répandise témoigne par ailleurs de la complémentarité et du juste équilibre de l'exploitation du bois par les marcaires. Le marcaire peut se servir d'un quota mesuré chaque année précédente dans la répandise, uniquement pour l'entretien des bâtiments (chaume, chalet, Schopf, laiterie...) essentiellement en sapin, le chauffage et surtout la cuisson du lait pour réaliser le fromage essentiellement en hêtre.
    Mais les politiques mises en œuvre ont néanmoins assuré la continuité d'un juste équilibre entre le maintien des terres agricoles et la gestion durable de la forêt. Les méthodes de sylviculture ont par ailleurs permis d'éviter le report non maîtrisé des achats de bois vers le béton, l’aluminium ou les plastiques, matériaux à empreinte écologique problématique, car faisant appel à des ressources non renouvelables.
    La complémentarité de l'activité agricole et de la sylviculture a par ailleurs prouvé son efficacité avec l'agroforesterieAgroforesterie : Produire autrement, Collectif SOS Forêts, qui est un mode d’exploitation des terres agricoles associant des plantations d'arbres dans des cultures ou des pâturages.
    Loin d'opposer forêt et agriculture, l'agroforesterie instaure une logique de co-bénéfice. "Dans la parcelle en agroforesterie, les arbres plus espacés poussent mieux et la culture qui se trouve entre les arbres bénéficie d'un meilleur recyclage des nutriments avec l'activité intense des mycorhizes associées aux arbres". Avec seulement 10% de surface arborée dans une parcelle agricole on peut considérer celle-ci comme répondant aux critères de l'agroforesterie sans oublier la valeur additionnelle du carbone qu'elle intègre .

    File:Musée vue intérieure.JPGthumbright Musée du Bois, dans l’ancienne « scierie Haut Fer du Rupt de Bâmont », à Saulxures-sur-Moselotte.
    Les formations aux métiers du bois dans les VosgesLes formations aux métiers du bois dans les Vosges se sont alors développées et hautement spécialisées. On est loin de la simple scierie de laquelle on a produit de beaux films, comme « Les Grandes Gueules » avec Lino Ventura en 1965, qui donnent une tonalité agréable comme tirée de certaines images d'Épinalhttp://www.imagerie-epinal.com/index/boutique-contemporaines-fiche-produit-274.html La forêt vosgienne…
    À Saulxures-sur-Moselotte, le Musée du Bois, présenté dans l’ancienne « scierie Haut Fer du Rupt-de-Bâmont » conservée en « Maison de la forêt et du bois des Vosges », retrace l'histoire de l'exploitation du bois et sa contribution dans l'activité économique des vallées. Ses installations centenaires encore en place, dont le célèbre haut fer vosgien, et la roue à augets de de diamètre en fonctionnement, restaurée en 1996 par les élèves du Lycée professionnel de Saulxures-sur-MoselotteLe Lycée Professionnel de la Haute-Moselotte, créé en 1977, est devenu une Section d'Enseignement Professionnel du lycée général et technologique André Malraux de Remiremont et a été labellisé « lycée des métiers du bois et de la productique mécanique ». Il propose 3 Bac Pro : Technicien de Scierie ; Technicien Constructeur Bois ; Technicien de Fabrication Bois et Matériaux Associés., ainsi qu’une collection d'outils anciens, illustrent bien l'évolution des métiers du bois de la montagne vosgienne.

    L'activité agricole en zone montagne et la spécificité de l'agriculture dans le massif vosgien

    Le cheval lorrain

    Fichier:Attelage lorrain.jpgthumbupright=1.5 Cheval lorrain: Attelage en 1859.
    Henri II de Lorraine, Duc de Lorraine, avait créé un élevage de chevaux en 1618 pour améliorer la race chevaline (Voir aussi : le Cheval lorrain, surnommé le haretard)Citation : À l'Est, on rencontre le cheval lorrain, petit, laid, mais dur, infatigable et vivant de presque rien. F. Villeroy, « Histoire du cheval » dans Journal d'agriculture pratique, Volume 14, À la librairie de la Maison rustique, 1850, . Expérience qui cessa dès 1621. Il a monté six étés durant sa jumenterie ducale au Ballon d’Alsace à l’endroit dénommé « La Jumenterie » Marcairies royales-Jumenterie : Illustrations dans la base Mémoire http://www.ar-marmotte.fr/articles/print.php?id=9 « La Jumenterie », en allemand « Rossboden ». Après la mort du Duc, la Jumenterie devint marcairie et aujourd’hui Centre de Vacances http://www.archives.cg90.fr/ark:/12997/a0113415785936mvi8Q Ballon d’Alsace, la Jumenterie (alt. ), ancienne jumenterie établie au Ballon par les ducs de Lorraine, . http://www.archives.cg90.fr/ Fond Mayer, Notice de fonds présentant les cartes numérisées : Ballon d’Alsace, la Jumenterie (altitude 1064) , ancienne jumenterie établie au Ballon par les Ducs de Lorraine, , 25 Fi 271 ; 25 Fi 279 ; 25 Fi 360, Archives départementales – Territoire de Belfort) et, en hiver les chevaux sont redescendus dans les prairies de Seux humidifiées par le ruisseau descendant de l'Épinettehttp://avuxon.fr/Espaces%20et%20Nature%20Hydro3.html Le ruisseau de Seux né dans le Fossard à l'Épinette passe par la Cascade de Miraumont avant de courir parallèlement à la Moselle jusqu'en aval de Xeux à travers le Fossard et rejoignant la Moselle entre Saint-Étienne et Saint-Nabordhttp://www.avuxon.fr/Sur%20le%20Chemin%20du%20Fossard/index.html La montagne du Fossard et sa forêt regorgent de curiosités naturelles et historiques : Le Ruisseau de Seux, descendant de l'Epinette http://vosgesdabord.hautetfort.com/index-2.html « Vosges d’Abord », L’identité vosgienne Le massif du fossard http://www.ville-st-etienne-remiremont.fr/PDF/Notice_moutiere2008.pdf Site de la Moutière (à proximité du cimetière de Saint-Étienne-lès-Remiremont), protégé depuis le 23 janvier 2008 par une convention de conservation d’une durée de 15 ans. Le site est inscrit à l’inventaire départemental des espaces naturels sensibles, H22 « Prairies à Azuré des Paluds de la confluence Moselle-Moselotte » qui couvre plus de 340 ha, au fond de la vallée de la Moselle, à la porte du massif vosgien. Parcelles protégées de 3 ha 99 a 67 ca situées dans une cuvette, le marais concentre les pluies provenant du massif du Fossard via le ruisseau de Seux (seul exutoire du site, se jetant dans le site remarquable des Mortes de Seux). C’est un héritage des dernières périodes glaciaires (-100 00 ans).

    L'évolution de l'activité agricole dans les vallées

    Une autorisation avait été donnée, sous certaines conditions, par les membres de l’hôtel de ville de Remiremont, aux religieux du Saint-Mont de prendre de l’eau sur les vannes des grands moulins pour fertiliser un de leurs champs sis à la Grande-BorneArchives départementales des Vosges, SÉRIE H Clergé régulier avant 1790 - 7 H, Prieuré du Saint-Mont, Répertoire numérique détaillé : VII H 41 (Liasse)..
    En 1255, l'abbesse de BouxièresVoir : Ferry Ier de Lorraine, Agathe († 12 juillet 1242), abbesse de Remiremont et de Bouxières. Judith, dite Joathe épouse d'Henri II, comte de Salm avait, elle, déjà autorisé les Templiers du hameau de Xugney, où se trouvait une commanderie de l'Ordre de Malte, sur la commune de Rugney, à creuser un canal pour mener l'eau de la Moselle vers leur moulin de Virecourt, par tout le ban de MangonvilleLes commanderies des Templiers de France : Département des Vosges.
    L'irrigation vosgienne présente un ensemble de caractères qui en font une des manifestations originales et caractéristiques de l'activité humaine dans cette région montagneuse. La première mention, relative à des travaux d'irrigation, date de 1767 année au cours de laquelle la ville de Remiremont concède les eaux du canal de fuite du moulin communal pour transformer des terrains sans valeur, très probablement des terrasses fluviales (terrasse de kame ?). En juillet 1775, les Bénédictins du Saint-Mont demandent à la ville l'autorisation d'établir une prise d'eau d'irrigation dans le bief du moulin. Le 27 septembre 1779 a lieu une convention entre les intéressés au sujet du partage des eaux arrosant la prairie du Grand-PontAndré Nordon, L'irrigation sur le versant lorrain des Vosges, Caractères généraux de l’irrigation vosgienne, In: Revue de géographie alpine. 1928, Tome 16 . http://www.vosges-archives.com/fichiers/communales/Saint-Etienne-les-Remiremont.txt Archives communales de Saint-Étienne-lès-Remiremont (1492-1899) https://books.google.fr/books?id=Pns1AQAAMAAJ&pg=PA638&lpg=PA638&dq=prairie+du+Grand-Pont+Remiremont&source=bl&ots=a1xEJDPGFJ&sig=oecjOITNdRxDjEr4ewVlhKamuIg&hl=fr&sa=X&ei=isvHVL3fI-jjsATqtIHwAg&ved=0CC4Q6AEwAg#v=onepage&q=prairie%20du%20Grand-Pont%20Remiremont&f=false Sur les irrigations : Tableau comparatif des quantités d’eau employées à l’irrigation des prairies par mois et par hectare (données extraites du livre de M. Baral).
    Entre 1955 et 1970, l’agriculture connaît une récession considérable, la surface agricole se réduit de plus d’un quartVosges, Polyculture élevage (grandes cultures, fourrages, protéagineux, élevage bovin, agriculture biologique Productions et activités diversifiées (ovin, porcin, volaille, apiculture, légume, fruit, tourisme.. Entreprises et produits (filière par produit, IAA, consommation) Environnement Forêt – Bois Montagne Autres thèmes. Elle passe de 29,3 à 21,1 % de la surface totale. Or, si l’agriculture n’a pas besoin de la montagne, la montagne a besoin de l’agriculture ! (Brun et Osty, 1981) .
    Au recensement de 1982, 28 % de la population lorraine vivait dans les communes rurales, dont 4,9 % de population active agricole. Le département des Vosges comptait lui 8,3 % de population active agricole .
    thumb Chez le marcaire : séchage du munster. Musée alsacien de Strasbourg
    File:Vaches vosgiennes.JPGthumb Vaches de race vosgienne.
    File:MunsterSoyotte.jpgthumbMunster qualité supérieure - Fromage des vallées d'Alsace-Lorraine (fabriqué dans la région de Saulxures-sur-Moselotte) - Photo prise dans la ferme-musée de la Soyotte
    À Saint-Nabord, la friche est peu présente et afin d'empêcher son extension, les agriculteurs ont adhéré au programme paysages « Vosges Vivantes »Le FIDAR en montagne vosgienne : pour une meilleure gestion de l'espace / The FIDAR in the Vosges mountains : aiming at a better system of land-use management , Houot, Revue de géographie alpine, Année 1995, Volume 83, Numéro 83-3, . L’activité agricole est, certes, aujourd'hui marginale, mais elle joue un rôle essentiel de préservation des paysageshttp://www.avuxon.fr/Vie%20dans%20les%20Vallees.html La vie dans les vallées. C'est pourquoi les dispositions relatives à la création du plan d'eau doivent nécessairement intégrer des dispositions particulières qui assurent la pérennité et le développement du milieu agricole. Le développement économique et touristique contribue aussi à accroître les perspectives de débouchés des productions agricoles locales.
    Entre 1988 et 2000, la chambre d'agriculture des Vosges avait évalué qu'une exploitation sur trois avait disparu en 12 ans. La taille moyenne des exploitations se situant alors à . L’activité familiale restant importante et près de 2 exploitants sur 5 étant pluri-actifsL’agriculture dans le massif vosgien : La Lorraine et le Massif Vosgien dans la France laitière de 2015, Zone de montagne, zone défavorisée, Pôle d’observation montagnes : le Massif des Vosges, Site internet du pôle d’observation des territoires de montagne, Le schéma interrégional du massif des Vosges à l’horizon 2020, Le massif vosgien, terre d’élevage.
    Statistiquement, en avril 2011, la superficie du territoire cantonal de Remiremont, consacrée à l’agriculture a été estimée à 26,1 %Superficie Agricole Utilisée : La superficie agricole utilisée (SAU) est une notion normalisée dans la statistique agricole européenne. Elle comprend les terres arables (y compris pâturages temporaires, jachères, cultures sous verre, jardins familiaux...), les surfaces toujours en herbe et les cultures permanentes (vignes, vergers...). (Vosges : 44,8 % ; France : 58,6 %). La taille moyenne d’une exploitation agricole serait de 23 ha (Vosges : 49 ha ; France : 42 ha). La part des emplois offerts dans le secteur agricole est de 1,3 % (Vosges : 3,3 % ; France : 3,1 %) et 27 % des chefs d’exploitation du canton ont moins de 40 ans.
    L’élevage bovin est l’activité principale de 48,9 % des exploitations (Vosges : 50,9 % ; France : 25,2 %). Il occupe 88,4 % des superficies agricoles (Vosges : 73,1 % ; France : 31 %)Le canton de Remiremont, Agriculture : Utilisation de la Superficie Agricole Utilisée, . La Vosgiennehttp://www.racevosgienne.com/grand-public/découvrir-la-race/histoire-de-la-race.html Histoire de la race bovine vosgienne http://fermeaubergealsace.fr/index.php/un-peu-d-histoire/7-la-tradition-en-mouvement La tradition en mouvement, La race bovine vosgienne, La transhumance, Le marcaire, dont le cheptel compte aujourd'hui environ vaches, porte le nom de son massif. Son histoire est très liée à celle de sa région et en est un des symboles au même titre que le sapin, le miel de sapin des VosgesC’est une appellation d'origine contrôlée (AOC) décrétée depuis le 30 juillet 1996, les Ballons du massif des Vosges. C'est à "La Vosgienne" que l'on doit le Munster (AOC)http://princesse-lavache.com/42.html La Vosgienne Voir : Munster (fromage) : Le munster et le munster-géromé (ou encore "Minschterkäs" ou "Minschterkaas" en alsacien) est une appellation d'origine désignant un fromage de lait de vache de l'Est de la France et protégée nationalement depuis 1969 par une appellation d'origine contrôlée (AOC) et dans l'ensemble des pays de l'Union européenne depuis 1996 par une appellation d'origine protégée (AOP). Ce fromage est appelé munster en Alsace, géromé en Lorraine, à partir du nom de Gérardmer en patois vosgien..

    L'agriculture dans l'économie des Vosges

    La loi sur le développement des territoires ruraux (février 2005) prévoit l’élaboration d’un schéma interrégional d’aménagement et de développement pour chaque massif de montagne (Alpes, Jura, Massif central, Pyrénées, Vosges). Il fixe les orientations et objectifs pour 2007-2020. Ces documents d’orientation stratégique, mis en œuvre par les comités de massif, ont été soumis pour approbation aux conseils régionaux concernés et à une consultation des départements pour avis fin 2006Présentation du schéma interrégional d’aménagement et de développement des massifs de montagne http://www.datar.gouv.fr/sites/default/files/sim_2020_vosges.pdf Schéma interrégional d’aménagement et de développement des massifs de montagne.
    Rappel de quelques spécificités non limitatives de production dans les massifs vosgiensSpécialités : productions artisanales... :
    • Cultures de colza, maïs, céréales.
    • Lait, fromagerie : (l'Ermitage à Bulgnéville, fromagerie Marcillat à Corcieux reprise en 1996 par le groupe Lactalis, fromagerie Bongrain-Gérard (Soparind Bongrain)...
    • Desserts, et ou apéritifs et liqueurs, de mirabelles, quetsches, prunesLes charnues reines-claudes, les petites mirabelles et les quetsches ovales, framboises, myrtilles, qui peuvent aussi bien être utilisées pour faire des confitures, des sirops, des sorbets, des tisanes, des eaux-de-vie, des liqueurs ou des vins, la liqueur de sapin, gentianeTirée de la gentiane jaune (Gentiana lutea).
    • Abattoirs (principalement viande bovine, (Elivia, filiale du groupe Terrena)
    À la "confluence Moselle – Moselotte"Liste des sites Natura 2000 du département des Vosges, une agriculture respectueuse de l'environnement et le caractère inondable de la zone ont permis le maintien d'un complexe écologique remarquableNatura 2000 - Formulaire standard de données : FR4100228 - Confluence Moselle – Moselotte. Extraits de la fiche FR4100228 : 6.3 Mesures de conservation.
    L'Observatoire National de la Biodiversité témoigne de l’évolution des « infrastructures agroécologiques (IAE) favorables à la biodiversité » et donc à la mise en œuvre de programmes de restauration des paysages ou d'écopaysages ruraux. Les surfaces agricoles utiles traditionnellement herbagère, considérées comme IAE, étant situées en basse et moyenne montagne, cela justifie un effort particulier en faveur de l’activité agricole de l’ensemble du massif vosgien. Les activités agricoles et de pastoralisme peuvent et doivent donc se maintenir et se développer de bien des manières.

    L'agritourisme

    File:Enseigne de ferme en agriculture biologique.jpgthumbLe réseau français "Bienvenue à la ferme", un des promoteurs de l'agritourisme.
    Ce qui fait également l'originalité des vallées vosgiennes ce sont aussi les ou marcaires / marcairies dont la tradition remonte au Les fermes auberges sont un héritage d'une grande tradition marcaire, vieille de plus de dix siècles, lorsque les moines défricheurs et éleveurs envoyaient paître leurs troupeaux en altitude. Ce sont des fermiers de haute montagne qui ont modelé le paysage des chaumes. Le marcaire qui passe l'hiver dans la vallée monte avec son troupeau de bovins sur les alpages à la fin mai. Il y reste tout l'été et ne redescend qu'après la Saint-Michel, lorsque les tempêtes et les bourrasques d'automne l'obligent à quitter sa marcairie et la montagne. Sa principale occupation consiste alors en la fabrication du fromage de Munster.
    Comme le rappelle Gérard Leser, le traité de 1339, entre Marquart, abbé de Munster, et les communautés lorraines atteste de l’habitude de la transhumance estivale au-delà des crêtes et de nécessaires relations entre l’abbaye de Munster et celle de Remiremont qui fait alors partie du Saint Empire Romain Germanique. Les divers traités évoquent les redevances acquittées pour l’exploitation et la création en altitude des pâturages d’été conditionnant la production des fromagesLa conquête des Hautes-Chaumes par les marcaires de la vallée de Munster.
    Si au Moyen Âge il y eut l’apparition de marcairies dans les Hautes-Vosges, à partir du et plus particulièrement après la création du Club vosgien en 1872 celles-ci sont devenues des fermes-auberges« Auberge » désigne aussi un type de restauration tel que la « ferme-auberge », l'« auberge d'accueil paysan » et le réseau français de « Bienvenue à la ferme» qui proposent de déguster les produits du terroir et les spécialités régionales issus des productions de la ferme ou des fermes voisines. La ferme-auberge est un lieu de restauration, avec ou sans hébergement, aménagé sur une exploitation agricole en activité, combinant l'activité touristique et l'agriculture de montagne. Elle s'appuie sur la combinaison entre l'activité touristique et l'agriculture de montagne http://www.parc-ballons-vosges.fr/decouverte/ferme_auberge_moselotte.html Fermes-auberges des vallées de la Moselle et de la Moselotte dans le parc naturel des ballons des Vosges , accessibles à pied et en voiture. Ces fermes-aubergeshttp://www.cda-vosges.fr/ Chambre d'agriculture des Vosges, les agriculteurs du réseau « Bienvenue à la ferme dans les Vosges » vous proposent de nombreuses animations et festivités : Exemple de 8 fermes du réseau : Ferme pédagogique domaine du clos lery – Le Val-d'Ajol ; Ferme auberge la Mexel – Gérardmer ; Ferme auberge La colline – Ferdrupt ; Ferme auberge les Prenzières –Saulxures-sur-Moselotte ; Ferme auberge la Chénevière–Plombières-les-Bains ; Ferme auberge la Charmotte –Biffontaine ; Ferme auberge Les 7 pêcheurs – Uzemain ; Ferme auberge Les Grands Prés –Plainfaing sont régies par des chartes et des engagements. En effet 70 % des produits servis dans l’auberge doivent provenir de l’exploitation fermière (hors les boissons et les denrées telles que farine, huile…) et le personnel est essentiellement familial .
    Comme l’indique la Chambre d’agriculture des VosgesChambre d’agriculture des Vosges « l'agritourisme est une formule originale qui permet aux agriculteurs, grâce à l'accueil de touristes ou de locaux, sur leur exploitation agricole, de présenter leurs savoir-faire, de diversifier leurs activités et leurs sources de revenus, de mettre en valeur et de préserver le patrimoine bâti et naturel »http://cda-vosges.fr/index.php?page=101&rubrique=Créer Une activité agritouristique, Agritourisme, Agricultures & territoires : Chambre d’agriculture des Vosges.

    Le Groupement agricole d'exploitation en commun


    En 1965, pour enrayer l’exode rural, l’association vosgienne d’économie montagnarde, favorise le projet de 4 agriculteurs de la commune de Le Haut du Tôt qui créent le premier G.A.E.C. (Groupement agricole d'exploitation en commun)L’exode rural, les colonies de vacances et le tourisme. Sources : Le Haut du Tôt. C'est une société civile agricole de personnes permettant à des agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familialLes GAEC ont pour objet la mise en valeur en commun des exploitations des agriculteurs associés. Ils peuvent également avoir pour objet la vente en commun du fruit du travail des associés..

    Les moyens de communication

    L'enjeu économique et touristique de la Moselle

    Image:Schiffshebewerk-Arzviller.jpgthumbupright=1.0 Le Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller, ascenseur à bateaux qui fait partie du canal de la Marne au Rhin, et permet la traversée des Vosges
    La Moselle était connue des Romains sous l'appellation Flumen Musalla (sur la Table de Peutinger), la rivière sera chantée par le poète Ausone vers 371. Depuis 1815, la Moselle sert de frontière entre le grand-duché de Luxembourg et la Prusse (Empire allemand en 1871).

    La canalisation de la Moselle : une histoire complexe...

    Dans la loi du 10 avril 1952 ratifiant le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (C.E.C.A.), l'article 2 prescrivait au gouvernement français « d'engager, avant l'établissement du marché commun, des négociations avec les gouvernements intéressés, pour aboutir à une réalisation rapide de la canalisation de la Moselle entre Thionville et Coblence » L'historique de la canalisation de la Moselle, par M. René Bour. L'année 1957 a été consacrée à la mise au point de projets d'ensemble et les premiers travaux sont intervenus à partir de 1958http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ingeo_0020-0093_1959_num_23_4_1913 Frécaut René. La canalisation de la Moselle. In: L'information géographique. Volume 23 , 1959. .. L’arrivée Thionville des premiers bateaux rhénans était annoncée en 1962http://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1928_num_37_206_9283 Levainville Jacques, La canalisation de la Moselle. In: Annales de Géographie. 1928, t. 37, . ..

    Navigabilité de la Moselle

    La Moselle a été canalisée à grand gabarit, à partir de 1964, et est accessible aux chalands de tonnes jusqu'à Neuves-Maisons (banlieue nancéienne). Le Canal de l'Est, appelé aussi canal des Vosges, prend le relais au niveau de l'écluse de Messein. Son gabarit Freycinet plus modeste permet la navigation de péniches de et la liaison avec la Saône via Golbey près d'Épinal.
    Auparavant, la navigation se faisait sur la rivière et sur des dérivations (canal latéral à la Moselle). Ceci a surtout permis à la France d'avoir un accès direct à la mer du Nord, via le Rhin, pour son bassin industriel lorrainNavigabilité de la Moselle.
    La Moselle est flottable du pont de la Vierge, au-dessus d’Épinal jusqu'au port de FrouardLa canalisation de la Moselle. Chapitre IX : 126. Fleuves et rivières navigables et flottables. 1° Fleuves et rivières tributaires de la mer du Nord. — La Moselle, sur , et navigable pendant , depuis le port de Frouard jusqu'à sa sortie de France (Meurthe-et-Moselle) en Alsace-Lorraine. En réalité les bateaux ne peuvent naviguer qu’avec un enfoncement de http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1928_num_37_206_9283 La canalisation de la Moselle (pages 180-181).
    La Moselle française, entre Nancy et la frontière franco-luxembourgeoise (écluse d'Apach) est une rivière qui a conservé son aspect naturel. Elle borde les villes de Nancy, Metz, Pont-à-Mousson et, un peu avant la frontière, le village de Sierck-les-BainsLa Moselle française, luxembourgeoise et allemande.
    Si, à Épinal, les bateaux ne naviguent pas directement sur la Moselle, cette dernière alimente la branche du canal qui relie Épinal au canal de l'Est, via un pont canal qui enjambe la Moselle à Golbey. Le canal a perdu sa vocation de transport de marchandises mais des bateaux de plaisance l'empruntent pour venir visiter la ville. Épinal accueille en effet des plaisanciers mais aussi une base de location de bateaux depuis 1998. La Moselle alimente le canal des Vieux Moulins dans lequel a été construit un parcours de canoë-kayak. Des compétitions s'y déroulentCe qu’apporte la Moselle à la ville d’Épinal.

    Les enjeux touristiques des Véloroutes et Voies Vertes de France et des parcs des eaux vives

    Image:Huningue parc des eaux vives 1.jpgvignetteHuningue : Le parc des Eaux Vives inauguré en 1993.
    Ce projet est susceptible, à l'instar de ce qui s'est fait pour le canal de Huningue dans le Haut-Rhin, s'inscrire dans le Schéma National des Véloroutes et Voies Vertes, avec ses possibilités de convention de superposition de gestion entre Voies Navigables de France (VNF)Les grands itinéraires en cours de développement en France, mais peut-être aussi l’EuroVelo 6 (EV 6), également dénommée « la route des fleuves », à partir d'Épinal.
    De même le Parc des Eaux-Vives à Genève (Suisse), sur la rive gauche du lac Léman, dans le prolongement à l'est du parc de la Grange, témoigne des possibilités de concilier la préservation des espaces naturels et le développement touristique.

    Le besoin exprimé de désenclavement des vallées et... l'échec des projets de Tunnels


    Les routes d’un "pays" sont fonction du développement de sa population et de sa prospérité économique. À l'origine, dans les massifs vosgiens, les voies antiques, voies romaines (en latin via strata), ont favorisé les déplacementsN° 6. Voie de la Moselle. Elles remontaient la vallée de la Moselle pour descendre en Alsace et gagner Bâle. Puis les "routes du commerce" ont été assorties de péages. Les historiens rappelaient que le col de Sainte-Marie-aux-Mines a été depuis la préhistoire un lieu de passage très fréquenté et, durant le Moyen Âge, un passage obligé entre la Lorraine et l'Alsace qui a lui aussi fait l'objet d'un péagehttp://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/violu/violu.htm La Tête du Violu http://enlorraine.unblog.fr/2011/04/15/les-routes-du-commerce-et-les-peages-de-la-haute-moselle-avant-1789/ Les routes du commerce et les péages de la Haute-Moselle avant 1789, d’après un article paru dans le « Bulletin trimestriel de la Société d’émulation du département des Vosges » – Année 1929 . Lorsqu'elles suivaient la Moselle, grande voie naturelle du pays, elles étaient d’ailleurs doublées par la « voie d’eau »http://pmillot88.free.fr/Archeologie/voiesromaines.htm Route de Bâle à Metz (V 4) .
    L'amélioration des moyens d'accès dans les Vosges liée aux intérêts stratégiques, militaires, économiques ou touristiques a toujours été et est encore une préoccupation constante, qui s'impose d'autant plus que ceux-ci conditionnent les perspectives de maintien des populations et de développement économique. Le renforcement de la "route des lacs", comme n'importe quel projet de développement économique s'appuie lui aussi sur les multiples réseaux existants et en cours de développement : "route touristique", "route commerciale", "patrimoine culturel".
    La « route des lacs » qui s'est formée une véritable identité, comme la route des vins... était innovante à l'époque, en s'inspirant de la philosophie encouragée par les « plans de déplacements urbains » (PDU), les questions de l’organisation du transport des personnes et des marchandises, la circulation, l'accès aux moyens de transports internationaux et transfrontaliers (Aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg, LGV Est européenne...). Tous les modes de transports étant concernés, cela se traduit par la mise en place d’actions en faveur de modes de transports alternatifs à la voiture particulière (VP) : les transports publics (TP), les deux roues, la marche…
    On l'a vu ci-avant la maîtrise de la Moselotte et de la Moselle et des moyens de communication en Haute-Moselle répondaient à toutes les époques et répondent encore aujourd'hui, à des enjeux importants dans bien des domaines. Mais ce ne sont pas les seuls outils de liaison et de circulation, comme en témoignent les réalisations de voies ferrées, les projets de percement de tunnels...
    Le non aboutissement des projets de désenclavement des Vosges a été, pendant longtemps, la conséquence des précautions politiques et stratégiques imposées par la frontière de 1871. Avec la fin des conflits armés les projets de percée des Vosges ont été certes nombreux et riches par leur argumentaire en faveur de tel ou tel tracé, mais... aucune décision n'a encore été prise pour un percement des Vosges qui viserait à relancer les activités des deux côtés du massif vosgienLa percée des Vosges: une nécessité économique http://histoiredurail.free.fr/Tunnel%20bussang/Annexion-Bussang.html Liaison internationale: un contre-projet français. Dans cette période politique difficile en Europe, un contre-projet totalement inattendu fit son apparition en 1913 qui consistait à passer sous le Ballon d'Alsace pour relier St-Maurice ou Le Thillot à Giromagny. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/geo_0003-4010_1920_num_29_161_9079  Les percées des Vosges, Georges Chabot, Annales de Géographie, Année, No. 161 (15 septembre 1920), https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8459981s La percée des Vosges par le Comité Commercial Franco-Allemand, 1910. http://www.lacostelle.org/docs_travail/Joseph%20Valentin%20-%20AHV%201959%20511.%20La%20perc%C3%A9e%20des%20Vosges.pdf Joseph Valentin - AHV 1959 511. La percée des Vosges, par J. Valentin http://www.valdargent.com/ccva/Tunnelexpovirtuelle.pps Construction et rénovation du tunnel Maurice Lemaire(1841-2008). Exposition virtuelle réalisée à l’occasion de la réouverture du tunnel Maurice Lemaire (28/09/2008).file:Lusse-Tunnel Maurice Lemaire.jpgthumb180pxTunnel Maurice Lemaire.
    Le projet de tunnel ferroviaire de Bussang-KruthL’ancien tunnel routier du col de Bussang ayant été abandonnéhttp://cornimont.trainminia.free.fr/downloads/letunneldebussang.pdf Un grand projet manqué : Le tunnel ferroviaire de Bussang, par Pierre Heili, 10 pages. «  Dans une plaquette publiée en 1909, le Comité Pinot Pottecher s'emploie à faire valoir les avantages de Bussang et les inconvénients des deux autres projets sud-vosgiens, laissant de côte les projets de Sainte-Marie et de Saales qu'il estime ne pas être de sa compétence; il résume ainsi ses conclusions: "Nous croyons avoir suffisamment démontre le grand intérêt qu'il y aurait à accorder la préférence au projet de percée Bussang-Kruth », le tunnel routier de Sainte-Marie-aux-Mines a été mis aux normes européennes, ce qui ouvre de réelles perspectives de développement interrégionaux et transfrontaliers. Si les discussions en cours pour réduire les tarifs, jugés actuellement dissuasifs, du tunnel Maurice Lemaire aboutissenthttp://www.dna.fr/actualite/2015/10/20/tunnel-maurice-lemaire-un-accord-et-un-amendement-qui-pourraient-tout-debloquer Transports entre Vosges et AlsaceTunnel Maurice-Lemaire. Les négociations entreprises entre le gestionnaire du tunnel Maurice-Lemaire (l'APRR-Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et le propriétaire visent à fusionner les concessions du tunnel et de l'A31. L'APRR interviendrait également dans la réalisation du contournement de Châtenois. , cela permettrait, selon les élus des différentes vallées, de réglementer les cols du massif vosgien en interdisant l’accès aux poids lourds en leur imposant de prendre les tunnelshttp://www.vosgesmatin.fr/societe/2015/10/20/la-lumiere-au-bout-du-tunnel La lumière au bout du tunnel.

    Un projet d’intérêt touristique et économique

    L'économie de la Lorraine avec une production de 3,4 % du Produit intérieur brut par habitant français, qui situait la région à la place des 26 anciennes régions françaises, a vu la situation de ses industries traditionnelles se dégrader« Vosges : L’après Boussac », film documentaire de 1979 (13 min 50 s) :
    • Au ), l’industrie sidérurgique en France est localisée dans deux grandes régions, le Centre et l’Est. Ces deux régions produiaient 90 % de la fonte et 85 % du fer français, mais la région de l’Est intervenait pour 70 % des besoinsLe fer au , l'exploitation du fer jusqu'à la révolution. Il fallait du minerai, du bois et de l’eau..
    • Fermeture des Houillères de Lorraine également appelées Houillères du Bassin de Lorraine ou HBLEn avril 2004, les dernières tonnes de charbon sont arrachées au sous-sol français. Huit siècles d'histoire minière s'achèvent avec la fermeture du puits de la Houve à Creutzwald en Moselle., et la Crise de la sidérurgie dans le bassin lorrainLa crise de la sidérurgie débuta lors de la seconde moitié du , dans les années 1960.. Mais la canalisation de la Moselle, qui avait permis à la sidérurgie lorraine d'abaisser ses prix de revient par une sensible réduction de ses frais de transport, tant pour l'importation du coke de la Ruhr, que pour l'exportation de sa production, laisse un capital inespéré permettant le développement écologique du tourisme et même le transport fluvial désengorgeant en partie nos axes routiers.
    • Difficultés de l'Industrie textile générant des pertes d'emplois importantes, alors que la présence d’une main d’œuvre rurale inoccupée en hiver avait favorisé la multiplication des filatures et de tissagesÀ la fin de 1913, le département des Vosges comptait 206 usines textiles. Malgré les difficultés liées aux crises économiques et aux deux guerres mondiales, en 1950 l’activité textile vosgienne était encore relativement prospère Le textile au fil de l’eau, Brefs repères sur l’histoire du textile dans les Vosges. En effet l'industrie textile, venue d'Alsace au début du , avait contribué au développement économique des familles vosgiennes qui vivaient jusque là en autarcie du produit de leur fermehttp://musee.ventron.fr/index.php/historique Musée textile des Vosges et du tissage des fibres naturelles d'origine animale ou végétale, grâce à des petits ateliers de tissages à bras puis au sein des nombreuses usines familiales de filature et de tissage dans le massif vosgien.
    La région Lorraine, grâce au massif des Vosges dont une partie, la réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald, est classée réserve mondiale de biosphère par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), bénéficie de visites touristiques sportives hivernales, l'été étant plutôt consacré à la visite des espaces naturels et historiques, des nombreux plans d'eau et édifices religieux des principales villes ainsi que du développement de l'artisanat notamment en Meurthe-et-Moselle et en Moselle. La lutherie d'art, quant à elle, est liée à la région de Mirecourt. Le Musée de la Lutherie présente la fabrication de violons, d'archets, de guitares et de mandolines qui se fait dans les différents ateliers présents dans la ville.
    Cette alternative de création de lac, basée sur un projet exploitant l’intérêt touristique et économique exceptionnel des vallées vosgiennes et assurant la promotion de l'espace rural, s'inscrivait déjà dans des actions à destination touristique « 4 saisons »Le patrimoine architectural et naturel des Vosges : Le Lac de Blanchemer ; Le Hohneck ; Lac de Lispach et Tourbieres ; Château de Girecourt-sur-Durbion ; Château de Failloux ; Château d'Epinal ; Forteresse de Châtel-sur-Moselle ; Sources de la Moselle ; Saut des Cuves ; Cascades de Tendon ; Lacs de longemer et de Retournemer ; Lac des Corbeaux Champ de Roches ; Cascade du Géhard grâce en particulier au patrimoine architectural, naturel et ethnologique sur l’ensemble du massif vosgienhttp://www.avuxon.fr/Espaces%20et%20Nature%20Massifs.html Les massifs montagneux : Le massif de la Forêt de Saint-Nabord; Le massif de Fossard ; Le massif du Parmont, de la Tête des Ânes et du Bambois ; Les massifs du Corroy et du Sapenois ; Les massifs d'Hérival et du Haut Girmont ; Le massif du Bélier ; Le massif des Hats, de Moyenmont, de Houé et des Meules ; Le massif de Longegoutte ; Le massif de Chèvre-Roche ; Le massif du Haut du Tôt ; Les Vosges Saônoises, ses traditions, son folklore (Groupe folklorique municipal Les Pinaudrés de Épinal; la soyotte, danse folklorique vosgienne...)... Parmi les nombreuses formes de tourisme, il en est de particulièrement bien adaptées aux Vosges : le ski de piste à usage régional, le ski de fond, le canoë kayac, les randonnées pédestres pendant presque toute l’année, la promenade équestre... Jean-Robert Zimmermann ajoutait dans son article « Halte au massacre des Hautes-Vosges » que « dans un milieu naturel attachant et varié, ne pourrait-on multiplier des « classes de nature » pour les élèves, envisager la création de centres d’initiation à la nature pour familles, pour jeunes ? »Touring Club de France (mars 1974) Brocéliande - Alfa Sud - Hts Vosges, Combat pour la nature, mars 1974, pages 40 à 43.

    Les retenues d’eau dans les cirques glaciaires, et la surélévation des digues naturelles

    Le lac d'environ 170 hectares serait situé en amont du goulet de Noirgueux à l’emplacement où a existé autrefois un lac glaciaire, zone en partie couverte par la protection de la Moraine de Noirgueux qu'il préserverait. En superposant la cartographie initiale du projet de lac, avec celle des 90 hectares de partie protégée de la moraine, on peut estimer approximativement que le barrage et 40 hectares environ du lac seraient inclus dans le "site classé de la moraine". Selon Jean-Claude FlageolletPublications du Professeur J.C. Flageollet http://geomorphologie.revues.org/10880 Hommage à Jean-Claude Flageollet (1931-2014) et André Weisrock, malgré son franchissement par la tranchée de la voie ferrée sur plusieurs centaines de mètres et son contournement par le canal d’alimentation du réservoir de Bouzey qui a utilisé le passage naturel de la Moselle, en dépit de l’implantation de la vaste zone industrielle d’Éloyeshttp://www.vosgescpa.fr/Eloyes/slides/Eloyes.%20-%20La%20Moselle%20%C3%A0%20Noirgueux.html Éloyes : la Moselle à Noirgueux http://www.eloyes.fr/biblio_fichiers/fichier_110.pdf Inventaire des zones humides de la commune de Eloyes Fy, Jy1. Alluvions wurmiennes, cône pro-glaciaire de Noirgueux, sur le cône, cet ensemble a gardé l’essentiel de ses caractéristiques naturelles, même après l’exploitation partielle et temporaire des sables et graviers du cône. Les deux arcs morainiques stricto sensu, pièces essentielles du dispositif, sont restées à peu près intacteshttp://www.afeq.cnrs-bellevue.fr/Documents/Noirgueux_Panneau_1.pdf Noirgueux : Le projet de lac (repère 4) est situé en amont du site et de la moraine de Noirgueux http://www.afeq.cnrs-bellevue.fr/Documents/Noirgueux_Panneau_2.pdf Noirgueux : que l'on appelait « La moraine du Longuet », peinte par le géologue Henri Hogard en 1867 http://www.afeq.cnrs-bellevue.fr/images/moraine%20de%20noirgueux.jpg Image de la moraine de Noirgueux.
    thumb250px Projet de lac aux cotes 379-380, avec indication du Paléo-lac et de la moraine de Noigueux, selon le professeur Harmand
    C'est pourquoi, comme l'a rappelé le 15 mars 2015 Dominique Harmand, professeur de géographie à l'Université de NancyRemiremont – Conférence : "le contexte paléo-environnemental du Lac de Noirgueux", lors de sa conférenceLe Modérateur Cyrille Delangle avait fixé les buts de cette conférence "répondre aux interrogations légitimes de la population locale : la surface projetée du "néo-lac" de Noirgueux (bien entendu considérablement inférieure à son ancêtre...), les problèmes hydrogéologiques et climatologiques, les compatibilités d'un tel projet avec le classement national en Conseil d'État du géomorphosite, et le classement en zone Natura 2000" au Centre de géologie Terrae Genesishttp://www.terraegenesis.org/conf-2011.html Conférence du 10 avril 2011 : L’impact des glaciations sur les paysages dans les Vosges et dans les grandes vallées lorraines, le projet d’un lac en amont du barrage morainique de Noirgueux, relancé récemment, nécessite de connaître un certain nombre d’informations scientifiques.
    En effet, le classement de ce site majeur n'a pas été considéré comme une entrave au projet de création de lac mais pouvait, pour ceux favorables à ce projet, constituer au contraire un atout supplémentaire d’intérêt touristique à préserver et mettre en valeur de manière toute particulière pour que les conditions de réalisations soient une référence. La protection au titre du code de l’environnement est régie par les articles L 341-1 à L341-22 de ce même code. Il s’agit d’une servitude d’utilité publique annexée aux documents d’urbanisme et opposable au tiers. Toutes modifications ou travaux en site classé doivent faire l’objet d’une autorisation spéciale (préfectorale ou ministérielle).
    Comme l’avait déjà souligné en 2013 Jean-Claude Flageollet, professeur de géomorphologie, qui avait engagé dès 2009 la procédure de classement à titre scientifique du site, ce classement a pour objectif de maintenir les caractères du site, fleuron des moraines vosgiennes. Tous les travaux sont en principe soumis à autorisation préfectorale et ne sont permis que s’ils s’y intègrent convenablementRéglementation en site classé http://www.vosgesmatin.fr/vosges/2013/10/28/le-site-de-noirgueux-est-officiellement-classe Le site de Noirgueux est officiellement classé, Vosges Matin 28-10-2013. C'est dans le même esprit que le département de l'École normale supérieure de Paris rappelle que c'est « avec raison, Jean Claude Flageollet plaide pour le développement de sites d’intérêt géomorphologique à l’image de ceux existant pour la faune et la flore. L’information est en effet la première des clés pour une appropriation réfléchie de ce patrimoine naturel, scientifique et culturel »http://www.geographie.ens.fr/Les-paysages-post-glaciaires.html Les paysages post-glaciaires du massif vosgien.
    Lac du ballon.jpgthumbLac du Ballon, sur le versant alsacien du Massif des Vosges, au pied du Grand Ballon dans un cirque de hautes montagnes
    Le massif vosgien recèle une diversité de cirques glaciaires renfermant de nombreux lacs et plans d’eau : Lacs, étangs, rivières, cascades… Alors que certains lacs ont conservé leur vocation millénaire de production piscicole d’autres ont été convertis pour les loisirs et aménagés afin de permettre la pratique de la baignade et autres loisirs nautiques. Les nombreux lacs sont en effet majoritairement artificiels à l’exception de quelques grands lacs comme GérardmerLe lac de Gérardmer est effectivement un lac "post-glaciaire", conséquence de l'action ancienne d'un glacier, Longemer et RetournemerLes loisirs nautiques. Les plans d'eau offre une large palette d’activités : la pêche, les activités nautiques (Le canoë cayak, la voile)....
    L’idée de créer des retenues d’eau dans les cirques glaciaires, et la surélévation des digues naturelles dans le but d’accumuler des réserves d’eau n’est donc pas récente comme on peut le constater avec les barrages réalisés dans la vallée glaciaire de la Wormsa (site classé) : lacs du Fischboedle Le barrage originel occupe une cuvette glaciaire, dans laquelle une pisciculture de truites qui valut au lac le nom de "bassin aux poissons" y avait été installée, du Schiessrothried Cuvette d'origine glaciaire signalée comme asséchée aux , le lac renaît grâce à ce barrage qui en retient les eaux et de l'Altenweiher La construction du barrage a refermé une cuvette glaciaire asséchée, sur la commune de Metzeral dans le parc naturel régional des ballons des Vosges. Le lac du Ballon, aménagé sous Vauban en 1669, afin de permettre l’alimentation en eau du canal de Neuf-Brisach en est un autre témoignage historique... Tous ces travaux ont finalement permis de réguler l’écoulement des eaux au cours de l’année, pour les activités humaines des valléesLes lacs de Haute-Alsace. Les lacs dans la vie des hommes. L'importance des lacs pour les hommes.
    Ces derniers sont moins étendus que les trois retenues utilitaires, le réservoir de Bouzey (vaste plan d'eau de 127 hectares servant de réservoir au canal de l'Est), le lac de Madine (plan d'eau artificiel de 1100 hectares, établi à cheval sur les départements de la Meuse et dans une moindre mesure de Meurthe-et-Moselle) et le lac de Pierre-Percée (avec ses 304 hectares de superficie et ses de pourtour, appelé également lac du Vieux Pré).
    Le lac du Bourget (parfois appelé localement « lac d'Aix » et plus rarement « lac Gris »), situé dans le massif du Jura, est aussi un lac post-glaciaire. Il s'est formé à l'issue de la dernière Glaciation de Würm, il y a environ , par le retrait du grand glacier alpin du quaternaire. C'est le plus grand lac naturel d'origine glaciaire de France (à l'exception du Lac Léman, situé en partie en Suisse).

    Les objectifs du projet et les principes d'aménagement


    Trois objectifs essentiels justifiaient le projet aux yeux des élus et services de l'ÉtatÉtude Agorao-Lorraine-SEBA janvier 1971 Justification du projet :
    • L'objectif social qui doit être la satisfaction des besoins du tourisme social par un programme d'équipements "adaptés",
    • L'objectif économique qui doit être la rénovation rurale par le tourisme offrant la possibilité à la population résidente de se reconvertir dans de nouveaux emplois liés aux équipements de sports, de loisirs et de tourismeÉtude Agorao-Lorraine-SEBA janvier 1971 Création d'emplois,
    • Un objectif plus général et non moins important qui est la promotion et en même temps "la promotion de l'espace rural".
    Les principes d'aménagement étaient les suivantsÉtude Agorao-Lorraine-SEBA janvier 1971 Organisation spatiale : Directives d'aménagement; Propositions pour l'organisation de la zone :
    • sur la rive droite : les sports en plein air, sur terre et sur eau, dans une zone appelée "Parc nautique"Le Centre Equestre : 150 chevaux possible, 2 Clubs de 20 chevaux : 1 ha par Club ; Voile : maxi 300 voiliers ; 48 Canoés kayack, Terrains de sport plein air : 2,5 ha; Halle de sport + gymnase type A : ; Tir à l'arc : .
    • sur la rive gauche : (en continuité de l'agglomération existante) la station à caractère urbainCentre de station - sports couverts ateliers : .
    L’idée de ce projet a été esquissée dès 1963 dans un rapport technique présenté par André Gravier, ingénieur conseil, et Antoine DinkelBiographie vosgienne : Antoine Dinkel alors maire de Saint-Étienne-lès-Remiremont. L’Association départementale du tourisme des Vosges a fait effectuer, sur mandat des trois communes de Remiremont, Saint-Nabord et Saint-Étienne-lès-Remiremont et du Conseil départemental des VosgesConseil général des Vosges, les premières études techniquesChronologie tirée du rapport de l’Association départementale du Tourisme des Vosges, des divers comptes rendus de réunions et des articles de presse :
    • janvier 1963 - Rapport technique sommaire par André Gravier Ingénieur conseil.
    • janvier 1966 Projet d’aménagement touristique du Plan d’eau par M. Wurmser, architecte D.P.L.G.
    • janvier 1966 - Réunion sous la présidence de Monsieur le Préfet des Vosges à laquelle participaient notamment des personnalités élues, les Directeurs départementaux des Administrations, un représentant de l’E.D.F.
    • avril 1966 - Réunion identique à celle de janvier 1966, à laquelle se joint M. Laugier, Maître-Assistant à la Faculté de Géologie de Nancy.
    • 31 juillet 1968 – Préfecture des Vosges, Commission interministérielle pour l’aménagement touristique de la montagne. Réunion à Remiremont pour le financement des études du projet de plan d’eau.
    • janvier 1969 - Le Conseil Général, et les trois Communes de Remiremont, Saint-Nabord et Saint-Étienne, ont confié à l’association Départementale du Tourisme mission concernant la maîtrise des études visant à la détermination de l’imperméabilité des terrains.
    • mai 1969 - Rapport préliminaire de l’Agence Financière de « Bassin Rhin-Meuse » présentant les premiers résultats des études techniques, ainsi qu’une monographie sommaire dressée par la Société E.G.C.E.
    • janvier 1970 - L’Agence de bassin présente un rapport de synthèse sur les reconnaissances effectuées pendant l’année 1970. Le rapport tire les premières conclusions en ce qui concerne la viabilité du projet et précise le devis estimatif.
    • octobre 1970 - L’Association départementale du Tourisme des Vosges confie à l’AGORA-LORRAINE -SEBA une mission d’études complémentaire dans le but, d’une part de compléter l’étude technique de l’Agence de Bassin, et d’autre part, de rechercher la rentabilisation du plan d’eau par les aménagements touristiques et de Loisirs des abords (Étude de marché).
    • juillet 1972, Édition par les communes d'Eloyes, St-Étienne, Saint-Nabord, Remiremont, d'un dépliant touristique relatif au parc nautique. Cadre de tourisme international, source d'économie rurale rénovée et centre de loisirs d'un million cinq cent mille citadins habitant à moins de 2 heures de voiture : tel est l'univers paradisiaque présenté par les promoteurs du dépliant (cf. L'est républicain juillet 1972).
    • 11 septembre 1972 - Plaidoyer pour un plan d'eau noirgueux, par Guy Wurmser, architecte DPLG.
    • avril 1975 – Le Préfet de la région de Lorraine charge l’Oream de recenser les équipements sportifs répondant à des préoccupations dans le domaine sportif, touristique et de loisirs dans le cadre du plan d’eau.
    • 12 décembre 1974 : Le Préfet des Vosges diffuse le procès-verbal de la réunion du 25 novembre 1974 consacrée à la reprise des études sur le lac de Noirgueux. Il observe que le projet présente un intérêt qui dépasse largement le cadre départemental. Compte tenu du précédent du lac de la Nadine, il propose qu’une aide soit demandée à la région et il en fixe le chiffre à Frs ( €) .
      • Des études préliminaires ont été faites avec le concours financier du Département qui y a consacré Frs ( €). La durée des études sera d’un an environ et leur coût de Frs ( €),
      • L’État (Direction départementale de l'équipement -DDE-) pourra prendre à sa charge Frs ( €) au titre de la déviation de Remiremont et le département Frs ( ) €, au titre de la déviation de Saint-amé,
      • Après une discussion entre les Maires des trois communes, il a été convenu que leur apport serait de Frs pour Remiremont ( €), Frs ( €) pour Saint-Nabord, Frs ( €) pour Saint-Étienne-lès-Remiremont,
      • L’association départementale du Tourisme apportera Frs ( €),
      • La direction départementale de la Jeunesse des Sports et des Loisirs contibuera à hauteur de Frs ( €),
      • La direction départementale de l’Agriculture propose d’intervenir dans le cadre des curages de cours d’eau à concurrence de Frs ( €),
      • L’agence de bassin proposera à son Conseil d’administration une participation de Frs ( €),
      • Le Service Régional de la navigation n’est pas intéressé directement par la création du lac mais examinera l’éventualité d’un financement,
      • L’Office national des Forêts rappelle que son rôle consiste surtout à préserver au maximum les surfaces boisées et signale qu’il faudra conserver une parcelle boisée située sur le territoire de Saint-Nabord qui forme une avancée sur la rive ouest du plan d’eau.
    • 6 juillet 1978 : Procès-verbal de la réunion de présentation des études de faisabilité, qui s’est tenue en mairie de St-Nabord sous la présidence de M. Christian Poncelet, Ancien ministre, Sénateur des Vosges, Président du conseil général des Vosges, et M. Braun, Député des Vosges, qui a pour objet la présentation des études de faisabilité et notamment les études hydrauliques approfondies (faisabilité du barrage et ses conséquences sur le plan hydraulique) réalisées par la DDE : le lac serait situé en amont du goulet de Noirgueux à l’emplacement où a existé autrefois un lac glaciaire. Le site du barrage est donc étroit donc, en principe, favorable. La vallée est en pente douce ce qui permet d’obtenir un lac étendu pour une faible hauteur du barrage. M. Poncelet précise que l’on ne peut rechercher un financement auprès de l’État, de la région et du Département que si les Communes sont favorables. Il faut donc qu’elles se prononcent sur le principe. Les données hydrogéologiques ont été analysées depuis 1961 et le sont encore aujourd'huiSynthèse des données hydrologiques 1961 - 2012).
    Extraits de l’étude réalisée par la Société Agora Lorraine (réalisée en 1971 à la demande de l'Association Départementale du Tourisme puis, en 1979, sur mission de la Direction Départementale de l’Équipement des Vosges) :
    • L’emprise foncière nécessaire aux surfaces mises en eau et aux espaces à aménager autour du lac a été estimée à et la surface boisée (dont la plus grande partie est propriété communale) à , soit une surface totale d'aménagement de (y compris la surface du lac),
    • Le niveau du lac devait se situer à la cote 379 NGF,
    • La longueur du lac est évaluée à ,
    • Sa largeur devait varier entre et maximum,
    • la surface du lac serait de ,
    • La longueur des berges serait de ,
    • le débit de la Moselle a été évalué en saison chaude à (moyenne des minimums) {{unité12.9m /s et, en saison froide, (moyenne des maximums) à {{unité32.3m /s,
    • Le barrage de la Moselle prévu, de type "barrage à volets mobiles avec possibilité de passage d'une voie routière", est de de longueur et de largeur. La hauteur de retenue d’eau de . Le volume de retenue d'eau est de 4,5 millions de m3. L’éventualité de la création d’un barrage hydroélectrique répond plus encore aujourd’hui à des besoins de développement durable.
    Quels étaient les équipements prévus :
    • le centre de station et le parc nautique (terrains de sports ; centre équestre ; voile ; canotage ; plage ; camping~caravaning ; voile ; etcEquipements sports et Loisirs : 5,4 équipements sportifs pour (Vosges 7,2 %). Source : Conseil Général des Vosges, Direction Vosgienne de l’Organisation, du Contrôle, de la Prospective et de l’Évaluation des Politiques Publiques, Épinal.
    • les équipements d’hébergement (résidences secondaires ; hôtelsLe groupement promotionnel d'hôteliers et restaurateurs de la région de Remiremont qui s'est constitué a indiqué que "compte tenu de la situation économique de la région, tous les hôteliers et restaurateurs faisant partie du groupement demandent que les communes intéressées de (St-Nabord et St-Étienne) votent dans les plus brefs délais en faveur de la construction du lac de Noirgueux", La Liberté de l'Est, 03 mars 1981 ; studios ; meublés ; village de vacances familiales ; colonies de vacances ; camp de tourisme ; camping-caravaning ; etc.), sur une surface totale d'aménagement de En avril 2011 la capacité d'accueil touristique (lits marchands) Capacité pour du Canton de Remiremont étaient évaluée comme suit : Hôtels 19,2 (25,8 pour la moyenne départementale); Campings 6,9 % (51,1 pour la moyenne départementale); Meublés et chambres d'hôtes 25,8 (23,8 pour la moyenne départementale). Source : Conseil Général des Vosges, Direction Vosgienne de l’Organisation, du Contrôle, de la Prospective et de l’Évaluation des Politiques Publiques, Epinal.
    • L’initiative de créer des structures intercommunales pour la réfection des cours des rivières constitue en quelque sorte une opération de préfigurationCommunauté de communes de Bruyères, Vallons des Vosges.
    • Avant même d'être en eau le lac de Remiremont sensibilisait les sociétés sportives aquatiques (à l'image du Spirro-club, des véliplanchistes, du club nautique ou encore des pêcheurs à la ligne) dès 1989Coordonner les activités des six hectares aquatiques du futur plan d'eau, L'est républicain mardi 11 juillet 1989, 547. Ce qui confortait, aux yeux des élus, la nécessité d'aboutir rapidement à une entente juridique pour que puisse être envisagée rapidement la future gestion du plan d'eau, et une bonne utilisation pour les associations existantes ou à créer.

    File:Plan d'ensemble du barrage.jpg Plan d'ensemble du barrage
    File:Détail du barrage.jpg Détail du projet de barrage à Noirgueux
    File:2-Principes d'organisation de la zone (p33).jpgLes principes d’organisation du site
    File:2-Site et occupation du sol (p25).jpgSite et occupation du sol
    File:2-Viabilisation (p41).jpgViabilisation : Les équipements
    Comment devait être géré ce projet ?
  • L’Association Départementale du Tourisme préconisait la création d’un Syndicat Mixte comme maître d’ouvrage, auquel serait adjointe une Société d’Économie Mixte comme maître d’ouvrage délégué. L’aménagement de la zone étant réalisable dans le cadre dune ZAC ou à défaut, dès la réalisation après modification des PLU d’opérations s’inscrivant dans un plan d’aménagement d’ensemble.
  • Aujourd'hui, on pourrait évoquer la possibilité de création d'un "établissement public de coopération intercommunale" (EPCI) et la mise au point d'un "plan local d'urbanisme intercommunal" ?
    Ces études avaient démontré la fiabilité du projet et ses retombées économiques et touristiques incontestables. 1971 est la date à laquelle les études de faisabilité pour la réalisation du parc nautique sur le site du plan d’eau de Noirgueux ont été achevées. Mais les contraintes fixées, à juste titre, pour le traitement des évacuations d’eaux usées dans la Moselle ont soulevé le problème du déversement des produits chimiques des usines en amontL'intérêt des gouvernements quant à l'importance économique et écologique de la Moselle s'était d'ailleurs traduit par un Décret 62-1006 du 18 août 1962 portant publication du "Protocole entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg concernant la constitution d’une commission internationale pour la protection de la Moselle contre la pollution Décret 62-1006 du 18 août 1962 portant publication du « Protocole entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg concernant la constitution d’une commission internationale pour la protection de la Moselle contre la pollution, du 20 décembre 1961 ».
    À la place, une société de terrassement exploita le terrain pour extraire du matériel afin de l'utiliser pour la construction de la Route nationale 57.

    Les conclusions de l’Agence financière de bassin Rhin-Meuse sur le projet de plan d'eau

    Les conclusions de l’Agence financière de bassin Rhin-Meuse, Division « Besoins-Ressources » étaient particulièrement positivesPages 11 et 12 de son rapport de janvier 1970 :
    « Le projet de plan d’eau de Remiremont se présente donc sous les meilleurs auspices :
    • sur le plan technique, l’étroitesse et la faible hauteur du site à barrer, alliées à la qualité correcte des matériaux des appuis et à l’alimentation largement excédentaire, sont très favorables ;
    • sur le plan fonctionnel, les dimensions ambitieuses, la côte contournée, alternativement rocheuse et sableuse, l’eau claire et peu polluée en font un aménagement de haut niveau ;
    • sur le plan esthétique, le pittoresque du site en sera encore valorisé ;
    • sur le plan financier, enfin, on constate que le coût du projet reste fort raisonnable (…) ».
    • Rappelons à nouveau qu’il convient de ne pas négliger l’éventualité de l’utilisation de la chute ainsi créée pour fabriquer de l’électricité, ce qui pourrait intéresser un industriel (le coût d’une usine a été estimé à » en janvier 1971, soit réajustés au 2014 à € environ.

    Bilan financier prévisionnel selon l'étude préliminaire

    Compte tenu des recettes et subventions prévisionnelles, rappelées ci-après, la charge résiduelle totale des acquisitions de terrainsÉvolution du prix des terres et des prés non bâtis et des prés loués non bâtis par département en Lorraine http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027934182 Arrêté du 26 juillet 2013 portant fixation du barème indicatif de la valeur vénale moyenne des terres agricoles en 2012 et travaux d'infrastructures et superstructures était évaluée, en janvier 1971, par l'Association départementale du tourisme des Vosges, réajustés au 2014 à http://www.insee.fr/fr/themes/conjoncture/indice_icc.asp Révision : Indice du coût de la construction trimestre 2014 = 1648,00 (publié le 20/06/2014) ; * Indice du coût de la construction 1971 = 231,00 (publié le 25/05/1971) ; Soit coefficient de révision : 7,134199 (comprenant l’ouvrage de retenue, l’aménagement du plan d’eau et l'achat des terrains, la voirie, l’assainissement, l’alimentation en eau potable).
    {
    +Évaluation des dépenses d'infrastructures, de superstructures et d'acquisition de terrains
    -
    ! Description des programmes et évaluations
    ! en euro, valeur janvier 1971
    ! en euro, valeur 2014coefficient de révision : 7,134199
    -
    A - Réalisation du plan d’eauAcquisitions foncières : frs ; ouvrage de retenue : frs ; terrassements et aménagements des berges, déplacements des lignes EDF : frs = Total A : frs, soit
    -
    B - Aménagement des abordsAcquisitions foncières (y compris indemnités) : frs ; viabilité (y compris parkings) : frs ; Assainissement : frs ; Eau potable : frs ; Passerelle : frs = total B : frs, soit
    -
    C - Imprévus et divers20% pour frais généraux, frais divers et d’études sur A + B : frs, soit
    -
    Total général réalisation du plan d’eau et aménagement des abords50 frs soit
    -
    C - Dépenses superstructuresVillage de vacances familiales (VVF) : frs ; camping 10 ha : frs ; colonies de vacances : frs ; hall de sports, gymnase, centre de station : frs ; maisons familiales de vacances (MFV) : frs : total travaux superstructures : frs, soit
    -
    colspan="6" Source : Parc nautique de Remiremont : étude réalisée par la Société Agora – Lorraine – SEBA, janvier 1971pages 43 à 45, étude réalisée à la demande de l’ « association départementale du tourisme des Vosges »
    {
    +Recettes prévisionnelles pour couvrir les dépenses de réalisation du plan d'eau et d'aménagement des abords
    -
    ! Recettes prévisionnelles
    ! en euro, valeur janvier 1971
    ! en euro, valeur 2014
    -
    A - Revente des terrainsRecettes : renvente des terrains : résidences secondaires : frs ; terrains rétrocédés : frs ; zone de service (hôtels, commerces, etc) : frs ; camping caravaning : frs = total A : frs, soit
    -
    B - SubventionsSubventions : fonds d'action sociale (FAR) : sur acquisition : 1) assiette du plan d'eau : frs ; 2) emprise équipements publics : frs ; subventions diverses sur barrage, EAT, etc. : frs = total B : frs, soit
    -
    Total généralRecettes prévisibles sur revente des terrains et subventions infrastructures et acquisition de terrains A + B : frs,
    -
    Charge résiduelle pour l'aménagement du plan d’eau et des abordsCharge résiduelle : frs - frs = frs. Intervention du Fond d'intervention pour l'aménagement du territoire (FIAT) 30 % des charges résiduelles, soit une subvention de frs. La charge résiduelle sur les infrastructures est donc de frs - frs = frs, soit
    -
    Charge résiduelle totale d'aménagement du plan d’eau et des abords ainsi que des superstructuresCoût total des infrastructures et acquisitions des terrains : frs ; recettes y compris les subventions : frs ; coût des superstructures : frs ; subventions : frs, soit une charge résiduelle totale compte tenu des subventions de frs, soit
    -
    colspan="6" Source : Parc nautique de Remiremont : étude réalisée par la société Agora – Lorraine – SEBA, janvier 1971
    Le rapport concluait que, "sous réserve d'une étude détaillée de bilan à faire dans le cadre de la procédure juridique et administrative retenue, ce premier bilan sommaire permet de constater que le projet est réalisable"Coût total des infrastructures et acquisitions des terrains : frs ; recettes y compris les subventions : frs ; coût des superstructures : frs ; subventions : frs = soit une charge résiduelle totale compte tenu des subventions de frs, soit .
    Si pour le financement du projet, toutes les aides déduites, il restait à charge d’euros, la communauté de communes de la Porte des Vosges comptant , la dépense serait de l’ordre de par habitantSource : Vosges Matin du 03 novembre 2014, Lac de Noirgueux : « Moi, ça me fait rêver », indique le maire de Remiremont..

    Mise en œuvre d'un programme prioritaire d'interventions pluriannuelles pour la préservation ou la restauration des continuités écologiques des différents cours d'eau

    Les propriétaires ou gestionnaires des ouvrages sont susceptibles de bénéficier des aides de l' agence de l'eau  dans le cadre du 2013-2018. Celui-ci fixe les priorités et les moyens d'action et s'inscrit à la fois dans la mise en œuvre de la politique publique nationale de l'eau et la stratégie définie au niveau du bassin : directive cadre sur l'eau et mise en œuvre des objectifs des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux, directive inondation, loi sur l'eau et les milieux aquatiques, lois Grenelle...
    L'agence de l'eau a annoncé qu'elle consacrera d'euros par an pour soutenir les actions nécessaires à l'atteinte du bon état des milieux aquatiques et la protection des ressources en eauLe de l’agence de l’eau Rhin-Meuse.

    Conditions générales d'attribution et de versement des aides par l'Agence de l'eau en France


    L’agence de l’eau Rhin-Meuse participe à la mise en œuvre des politiques nationales relatives à l’eau et contribue à réduire les pollutions de l'eau de toutes origines et à protéger les ressources en eau et les milieux aquatiques. Sa zone de compétence couvre 3 régions et 8 départements (Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle, Meurthe-et-Moselle dans leur totalité ; Ardennes, Haute-Marne, Meuse, Vosges en partie) : grâce à des interventions financières (soutien à des investissements), par la construction et le développement d'outils de planification, par la production et l’exploitation de données sur l'eau pour la connaissance, la gestion et l'évaluationL’agence de l’eau Rhin-Meuse assure une mission d’intérêt général en contribuant à réduire les pollutions de l'eau de toutes origines et à protéger les ressources en eau et les milieux aquatiques.
    Les aides de l' « Agence de l'eau Rhin-Meuse »Demandes d’aides, formulaires à compléter selon la nature des projets s’adressent à l’ensemble des porteurs de projets potentiels : collectivités territoriales et leurs groupements, autres personnes morales de droit public, personnes physiques ou morales de droit privé, Ètat. En outre, pour des projets spécifiques, le Conseil d’administration peut attribuer des aides sous forme d’avances remboursables pouvant atteindre 100 % du coût du projet ou des subventions compensant le coût de remboursement des emprunts des maîtres d’ouvrage auprès du secteur bancaire. Pour la continuité écologique le taux d’aide maximum est de 80 % jusqu’au 31/12/2015 puis dégressif de 10 % par an jusqu’à la fin du programme.

    La production d'énergies renouvelables

    En France, au 31 décembre 2017, sur un total de capacités installées d’environ ( )Bilan électrique 2017 : Production en France métropolitaine : le parc des installations de production d’électricité atteint 130 GW, en diminution de 94 MW (-0,1 %) par rapport à 2016., les installations nucléaires en représentent environ la moitié (48,3 %, soit Puissance de 63 130 MW), suivies du thermique à combustible fossile (14,5 %, dont charbon 2,3 %, 2 997 MW; fioul 3,1 %, 4 098 MW; gaz 9,1 %, 11 851 MW); hydraulique (19,5 %, 25 517 MW), et enfin des autres énergies renouvelables (11 %) telles que l’éolien (10,4 %, ), le solaire (5,9 %, ) et la bioénergies (1,5 %, ). La production d’électricité française repose donc pour près de 90 % sur les moyens de production nucléaires et hydrauliques, technologies présentant l’avantage, comme pour les autres sources d’énergies renouvelables, de ne pas émettre de gaz à effet de serrehttp://ufe-electricite.fr/IMG/pdf/13.pdf Le parc de production électrique en France.
    Concernant la production hydro-électrique du site de NoirgueuxPlusieurs pétitions réclament une réouverture du dossier du plan d'eau et la reprise de l'étude du lac (L’Est républicain et La Liberté de l'Est) et quelques jours plus tard, EDF évoque une perspective de "Station de production d'électricité" (La Liberté de l'Est du 20 novembre 1973). Jean Vilmain avait précédemment rappelé qu' "on avait pensé à EDF qui aurait pu se servir de ce lac pour construire un barrage. Il lui avait, à l'époque, été répondu que c'était trop petit... mais EDF avait finalement repris son étude en indiquant que la construction possible d'un barrage concernerait la moitié sud seulement du projet (L'est républicain du 23 novembre 1970). Or l'ouverture à la concurrence des moyens de production d'énergie a ouvert également des perspectives pour d'autres investisseurs, selon André GravierSon rapport pp. 5 et 6 du 4 janvier 1963, il existe deux solutions possibles :
  • Usine sur barrage avec une retenue en dessous de la cote 380, qui aurait une production annuelle de .
  • thumb220px Canal d'alimentation du réservoir de Bouzey
    thumb220px Rigole d'alimentation du réservoir
    thumb220pxÉcluse sur le canal de Bouzey, sur le sentier pédagogique de la moraine de Noirgueux
    • Dans ce cas la cote de la retenue pourrait être fixée en dessous de 380, la rigole d'alimentation du réservoir de Bouzey ne subirait aucune modification et la dépense moyenne par kWh produit serait réduite au minimum.
    • Usine avec canal d’amenée jusqu’à Pouxeux, avec une retenue à la cote 380, pour utiliser une chute beaucoup plus importante qui produirait en moyenne .
      • Pour envisager ce cas, il faut absolument une retenue à 380 pour que le canal d'amenée à l'usine de Pouxeux puisse alimenter directement la rigole d'alimentation du réservoir de Bouzey à son entrée à Pouxeux, car il faudrait pouvoir disposer de l'emprise de la rigole pour construire ce canal d'alimentation. La chute brute entre la cote 380 et la prise d'eau de l'usine hydro-électrique moderne du Saut du Broc serait de . Malgré un prix de revient au kWh plus élevé, à cause du canal d'amenée, l'installation resterait rentable et surtout sa production nette serait supérieure de . La rigole d'alimentation du Bouzey serait dans cette éventualité réduite de sur 42, d'où économie d'entretien et utilisation de l'emprise du canal à l'amont du barrage pour la route du bord du lac rive gauche.
    Les travaux d'édification de la rigole de BouzeyLa rigole d’alimentation de Bouzey et de ses ouvrages entre la prise d'eau de Remiremont et Arches, sur , ont débuté en 1882 et ont été terminés en 1887Extrait de « Le canal de l'Est, branche sud » par M. Boulet, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du département des Vosges, Science et industrie, 1935. La rigole principale débute à Saint-Étienne-lès-Remiremont. Une partie de l'eau de la Moselle est déviée sur la rigole, où elle s'écoule par gravité sur plus de jusqu'au réservoir de Bouzey. De là elle se déverse dans le canal des Vosges et sert aux besoins de la navigation, essentiellement des plaisanciersLe canal d'alimentation de Bouzey, panneau de signalétique sur le sentier pédagogique de la moraine de Noirgueux.
    Les possibilités offertes par ce projet de barrage apparaissaient d’autant plus intéressantes que, selon les conclusions du « Schéma régional climat- air-énergie », l’hydroélectricité, bien présente en Lorraine, ne dispose plus d’un potentiel de développement importantSchéma régional « Climat-air-énergie » (document de synthèse adopté en 2012 présentant un cadre d’orientation à 5 ans permettant aux différents acteurs de faire des choix éclairés en faveur d’une réduction des impacts sur le climat, sur l’air et sur les consommations d’énergies..
    En France, 15 % de l’énergie électrique produite en 2002 provenaient de l’hydroélectricitéLa Bresse : Parcours du cycle de l’eau et de l’hydroélectricité, ce chiffre atteint 19,5 % en 2017. Entre 2005 et 2008, la production d’énergie totale avait diminué en Lorraine de (millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) à alors que la part des énergies renouvelables a augmenté de 17 % ( ). La contribution des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale était quant à elle passée de 4,4 % à 5,4 %, encore loin de l’objectif national de 23 % à l’horizon 2020http://www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Synthese_SRCAE_cle56a23a.pdf Schéma régional « Climat-air-énergie ».
    Sur le versant alsacien, des contributions ont été fournies au schéma des énergies renouvelables en Alsace pour la part relative à l'hydroélectricité. L'enjeu de l'étude est de concilier deux objectifs environnementaux ambitieux : • Augmenter la part d'énergies renouvelables, • Atteindre le bon état des eaux en 2015Schéma des énergies renouvelables – partie hydroélectricité. 3.1 Avantages et inconvénients Les avantages de l'hydroélectricité sont certains, et nombreux (…). Les barrages sont une avancée technologique importante dans l'histoire de la production d'énergie, mais ils ont comme toute invention des inconvénients..
    Comme rappelé en introduction, la diversification des activités en fond de vallées et les tunnels contribueront aussi à préserver les massifs vosgiens du risque de développement d'éoliennes dans les sites naturels.
    La crainte de certaines associations est effectivement de voir l'installation d'éoliennes ... préparer le développement de la biomasse à grande échelle, impliquant des déboisements considérables. Seule une diversification des méthodes de production d'énergie renouvelable peut effectivement permettre de dégager des solutions alternatives ... à la condition que leur mise en œuvre soit précédée d'études d'impacts réellement objectives associant aux réflexions des partenaires associatifs et l'Office National des Forêts (ONF) compétents dans ces domaines.

    Les atouts mis en avant et les perspectives de ce projet

    Le contexte économique est propice à ces réalisations capitales pour l’avenir des vallées en raison du nouveau "schéma départemental de développement touristique" des Vosges Le développement touristique de demain… http://www.vosges.com/CmsFiles/SDDT2%20version%2013.11.2013%20light.pdf Schéma départemental de développement touristique 2013-2017, des "projets touristiques et économiques structurants" de la Région Lorrainehttp://www.lorraine.eu/cms/conseil-regional/territoires/projets-politiques-economiques Projets touristiques et économiques structurants http://www.lorraine.eu/files/live/sites/www/files/contributed/documents/Conseil%20R%c3%a9gional/Vie%2c%20attractivit%c3%a9%20et%20%c3%a9quit%c3%a9%20des%20territoires/Carte%20axes%20d'am%c3%a9nagement%20de%20la%20Lorraine%20.pdf Les axes d’aménagement de la Lorraine et d'autre part avec une "stratégie globale d'aménagement et de développement durable" encouragée par le Conseil régional de Lorrainehttp://www.lorraine.eu/cms/conseil-regional/lorraine2020 Stratégie globale d'aménagement et de développement durable et des politiques européennesPoint 6 de l’Ordre du jour de la C.A. du 25.04.89 : Pour une politique régionale d’infrastructure de communications. Orientations proposées par M. Christian Deleau, Membre de la C.E. du Bas-Rhin et Membre du Conseil économique, social et environnemental régional d'Alsace (Extraits du rapport de 6 pages)
    Par la création de la Communauté économique européenne et son extension à 12 états membres, la région économique du Rhin supérieur est passée d’une position périphérique à une position centrale.
    C’est ainsi que doivent être prises en compte :
    • la desserte aérienne de l'aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg pour les relations inter-continentales et de l'aéroport de Strasbourg-Entzheim pour les relations avec l’ensemble des capitales européennes,
    • une politique de transports fluviaux, c’est-à-dire la nécessité de réalisation de la liaison Rhin-Rhône,
    • une politique de communication routières,
    • une politique des transports ferroviaires, c’est le dossier TGV-Est,
    Liaisons transvosgiennes et transalsaciennes.
    Les priorités suivantes doivent être affirmées :
    • RD 66 : Mulhouse-Remiremont,
    • RN 59 : Sélestat-Saint Dié : Réalisation de la déviation de Sainte-Croix au Mines et de Lièvre,
    • RN 415 : Colmar-Fribourg : Réalisation de la déviation de Wolfgantzen., notamment grâce à la position de la Lorraine au sein du GECT Grande Région (territoire transrégional constitué du Luxembourg (pays), de la Sarre, de la Wallonie, de la Rhénanie-Palatinat et de la communauté germanophone de Belgique)La Lorraine au sein du GECT Grande Région.
    Le plan d’investissements d’avenir sur 10 ans, doté d’une enveloppe de 12 milliards d’eurosPlan d'investissements d'avenir, selon l’annonce du Premier ministre, le 9 juillet 2013, constitue également une réelle opportunité pour le développement des infrastructures et la transition énergétique des communes des vallées vosgiennes.
    Un "Conseil de développement du pays de Remiremont et de ses vallées" a été constituéRéseau lorrain des acteurs du développement local Qu'est-ce qu'un territoire de projet ?. Le Conseil de développement du pays de Remiremont et de ses vallées. Il permettra d'assurer la cohérence des réflexions et propositions en veillant à ce que ce projet soit intégré :
    • dans les plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes concernées, PLU qui ont pour ambition de simplifier, clarifier et alléger les structures locales et l’organisation intercommunale. Les dispositions initiales dans le plan d'occupation des sols de chacune des communes concernées indiquaient aux règlements applicables à la zone IIINA (Caractère de la zone Na) " Zone naturelle non équipée, destinée à une urbanisation ultérieure dans le cadre de l'aménagement d'un plan d'eau et des équipements sportifs, touristiques et en général de loisirs qui y sont liés. L'aménagement de la zone IIINA sera possible dans le cadre d'une ZAC ou, à défaut, dès la réalisation après modification du POS d'opérations s'inscrivant dans un plan d'aménagement d'ensemble "Article L123-1 du Code de l'urbanisme, modifié par la loi du 24 mars 2014, Livre I : Prévisions générales d'aménagement et d'urbanisme, Titre II : Prévisions et règles d'urbanisme, Chapitre III : Plans locaux d'urbanisme - art. 137 (V). II.- Lorsqu'il est élaboré par un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent, le plan local d'urbanisme couvre l'intégralité de son territoire. L'EPCI compétent engage une procédure d'élaboration ou de révision d'un Plan Local d'urbanisme (PLU) couvrant l'intégralité de son territoire lorsqu'il le décide et, au plus tard, lorsqu'il révise un des PLU applicables dans son périmètre.,
    • dans le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) en cours de définitionCommunauté de communes des vallons du Bouchot et du Rupt – Conseil communautaire du 30 octobre 2013 , même si pour l'heure, il s'agit d'abord de définir la méthodologie et le choix du périmètre précis à l’échelle duquel ce SCOT devra être élaboréhttp://www.ruptsurmoselle.fr/sites/default/files/medias/fichiers/lettre_pays_ndeg11.bat2_.pdf Scot : vers une consommation économe de l’espace sur le Pays. Dans le cadre des réflexions sur le futur périmètre du schéma de cohérence territorial (SCOT), les élus du Pays de Remiremont et ses vallées se sont prononcés favorablement au rattachement du secteur intercommunal de Gérardmer (Communauté de communes des Lacs et des Hauts Rupts dans le contour du Pays. La fusion de la « Communauté de communes des Ballons des Hautes Vosges et de la Source de la Moselle et de la « Communauté de communes des Mynes et Hautes-Vosges du sud » est par ailleurs effective depuis le janvier 2013http://www.cc-ballonsdeshautesvosges.fr/collectivite/epci.htm Arrêté préfectoral du 12 octobre 2012 (page 4), portant création de la communauté de communes des ballons des Hautes-Vosges par la fusion de la Communauté de communes des Ballons des Hautes Vosges et de la Source de la Moselle et Communauté de communes des Mynes et Hautes-Vosges du sud..
    • dans le "Pôle d'équilibre territorial et rural" (PETR)Quelles formes prennent la coopération locale et l’intercommunalité ?. La Loi du 27 janvier 2014 prévoit en effet la possibilité pour le syndicat mixte du Pays d'évoluer en un Pôle d'Équilibre Territorial et Rural (PETR), syndicat mixte de nature particulièrehttp://www.paysderemiremont.fr/wp-content/uploads/2015/02/Syndicat-mixte-modification-des-statuts-et-transformation-en-PETR.pdf Syndicat mixte de Remiremont et de ses vallées : Modification des statuts et transformation en PETR http://www.paysderemiremont.fr/wp-content/uploads/2015/02/Compte-rendu-comite-syndical-du-21.01.2015.pdf Syndicat mixte du pays de Remiremont et de ses vallées – Compte-rendu de la séance du 21-01-2015. Arrêté préfectoral du 30.12.2014 portant simplification de la composition du syndicat mixte, à présent recentré sur six membres, à savoir les 5 communautés de communes agissant sur son périmètre : La Communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges − La Communauté de communes des Ballons des Hautes Vosges et de la Source de la Moselle − La Communauté de communes de la Haute Moselotte − La Communauté de communes Terre de Granite − La Communauté de communes des Vosges Méridionales auxquelles s'ajoute le Syndicat Mixte de la Voie verte des Hautes-Vosges, membre historique.

    Raisons des échecs précédents et la situation actuelle

    Finalement, comme rappelé en introduction, ce projet et les débats qu'il provoque a mis les divers acteurs en face de leurs responsabilités pour définir des principes de mise en commun de "programmes de société et de préservation" pour les prochaines générations :
    • agriculteurs,
    • forestiers,
    • partisans d'une diversification des activités en fond de vallées et de création de tunnels qui contribuent aussi à préserver les massifs vosgiens,
    • industriels qui font preuve d'inventivité pour proposer d'autres alternatives et une diversification des moyens de production d'énergies renouvelables,
      • L'énergie solaire photovoltaïque,
      • La construction et la modernisation des barrages hydroélectriques (comment améliorer la rentabilité des barrages existants),
      • Routes et parkings solaire et panneaux photovoltaïques : une action commune est-elle possible ?
        • Une solution béton pour stocker l'énergie solaire à faible coûthttps://www.youtube.com/embed/N2u6EDwumdQ Une solution béton pour stocker l'énergie solaire à faible, par André Gennesseaux,
        • Des routes ou parkings solaires qui peuvent remplacer le bitume« Avec 25 m2 de dalles Wattway, on peut alimenter une maison consommant entre 2 500 et 2 700 kWh par an, hors chauffage électrique, détaille Philippe Raffin. Un kilomètre de route solaire suffirait à assurer l'éclairage public d'une ville de 2 000 habitants. »,
        • Eurovia et sa "route radiateur" Power RoadEurovia et sa "route radiateur" Power Road,
      • Transformer du CO2 en pétroleet http://www.blog-habitat-durable.com/article-convertir-le-co2-en-petrole-un-petrole-novateur-par-bfs-70577098.html Transformer du CO2 en pétrole,
      • la biomasse en évaluant objectivement les avantages et les risques pour la préservation des espaces forestiers qui pourraient impliquer des déboisements préoccupants,
      • Les éoliennes et les confrontations actuelles avec ceux qui estiment nécessaire de privilégier les ressources fiscales, quitte à accepter la multiplication d'éoliennes dans les sites naturels.
    Ceux qui ont connu et contribué à l'élaboration de ce projet de lac et à ses débats, depuis plus de 50 ans, ont voulu témoigner de leur vivant des difficultés des choix lorsqu'il s'agit de bien apprécier tous les types de projets innovants, pour le développement écologique du tourisme vert dans les sites naturels.
    A l'origine le débat se limitait à des enjeux entre "production d'énergie et activité touristique" et la "protection des espaces agricoles". Désormais les enjeux se sont considérablement élargis en posant de véritables questions de conception de "projets de société" prenant en compte les progrès technologiques récents.
    Seule une diversification des méthodes de production d'énergie renouvelable peut effectivement permettre de dégager des solutions alternatives à tous les enjeux auxquels nous aurons à faire face ... à la condition que leur mise en œuvre soit précédée d'études d'impacts réellement objectives associant aux réflexions les experts et mouvements associatifs dans les divers domaines (sur les changements prévisibles du réchauffement climatique et les adaptations à anticiper pour les besoins en eau, l'évolution des activités des stations de sports d'hiver en raison de la réduction de la période d'enneigement, l'agroforesterie, la protection de la biodiversité, de la faune et la flore, le dépérissement et la perte de productivité des forêts par l'allongement des périodes de sécheresse et l'évolution des paysages qui en découle, les effets du Gaz à effet de serre...
    Les agriculteurs ont exprimé, dès 1963, leur opposition au projet initial car ils craignaient une réduction des terres agricoles.
    Le projet a pourtant été relancé à plusieurs reprises, mais sans succès alors même que la perte d'établissement agricolesEmplois : Agriculteurs : Saint-Étienne : 1 % de la population active Remiremont : 0 % ; Éloyes : 1 % ; Saint-Nabord : 2 % ; Saint-Etiienne-lès-Remiremont : 1 %. dans la vallée de la Moselle aurait dû être compensée par des mesures en faveur des exploitants agricoles ayant assuré leur succession, grâce aux perspectives d'échanges des terrains inondables par les terrains agricoles délaissés.
    Les articles de presse évoquant le projet de lac expriment chronologiquement l'évolution des points de vue :
    • Bulletin de Remiremont, Ville d’art et ville moderne, p. 54. « M. Georges Anuszewicz (mandat 1963-1965) aurait aimé qu’un dossier, celui du lac de Noigueux, ne reste pas dans les tiroirs. Dommage, dit-il, je persiste à croire que cette opération aurait été fructueuse sur le plan touristique… mais après tout, ce dossier peut être exhumé un jour… »
    • La Liberté de l'Est, 7 septembre 1973 : Parmi les solutions de déviation proposées, celle dite du "Centre", qui recueille une majorité (très large) d'avis favorable, Gérard Dinkel, ingénieur, rappelle qu il faut toujours grouper les obstacles : routes, voies ferrées, cours d'eau, etc. sa caractéristique essentielle est la canalisation de la Moselle, du Pont de Prieur à la jonction de la Moselle-moselotte et en aval du pont le Prieur. Il a, à cet effet, esquissé un schéma étayant sa proposition.
    • 4 septembre 1979 : Saint-Étienne-lès-Remiremont : la pétition, signée par quelque 70 à 80 habitants de Saint-Étienne, réclamant une nouvelle étude de l’aménagement du plan d’eau est arrivée sur le bureau du maire. Quel est le poids de cette pétition ? Il n’est nullement négligeable d’autant plus qu’on sait maintenant que certains agriculteurs ne sont plus hostiles à la vente de leurs terrains mais cela ne veut pas dire non plus que le projet est remis sur les rails.
    • Plusieurs pétitions réclament une réouverture du dossier du plan d'eau et la reprise de l'étude du lac (L’Est républicain et La Liberté de l'Est).
    • L’Est républicain, février 1981, page cinq : Lac de Noirgueux : Saint-Étienne émet un avis défavorable sur le projet « tel qu’il est présenté ». M. Mangeol évoque le petit projet de lac « il y a 2 lacs possibles dans le rapport : un grand de 194 ha et un petit de 94 ha qui, présenté il y a deux ans à Saint-Nabord, n’avait pas rencontré d’opposition notable de la part des agriculteurs » (…) Précision du Maire de St-Étienne : Peut-être sera-t-il possible de l’envisager plus tard. Il nous faut cependant maintenir notre décision de réviser le POS. Mais pas dans la zone du lac. Je refuse, dans un sens ou dans l’autre d’hypothéquer l’avenir ».
    • L’est Républicain jeudi 25 octobre 1990, , Jean Valroff L’acte de foi dans la tourmente. Le maire-conseiller régional a fait front à la fatalité du destin : « On pourrait même faire le lac de Noirgueux tombé l’eau il y a une quinzaine d’années noyé par la résistance des agriculteurs stéphanois : Je pense que serait dommage de ne pas le faire, dit aujourd’hui Jean Valroff ».
    L'évolution rapide des techniques de production d'énergies renouvelables explique, au moins en partie, la prudence et les délais de décisions quant aux choix politiques qui engageront à l'avenir notre mode de vie mais aussi notre cadre de vie ... ou la priorité données aux recettes fiscalesTFP - IFER sur les éoliennes et hydroliennes.
    Mais la principale difficulté, qui mobilise surtout les recherches et ouvre des perspectives de progrès technologiques exceptionnels ... c'est le stockage de l'électricité produiteUne solution béton pour stocker l'énergie solaire à faible coût.
    Selon le Commissariat général au développement durable, les énergies renouvelables (ENR) se développent fortement depuis 2010 et cette progression va se poursuivre sous l'impulsion de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prise en application de la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) : ces énergies représenteront entre 28 et 31 % de la production d'électricité à l'horizon 2023. 13 % sont déjà assurés par l'hydroélectricité dont le développement devrait être faible à l'avenir.
    Le stockage de l'électricité est d'autant plus difficile et coûteux que sa durée est longue. Le mix Énergie renouvelable (EnR en abrégé) doit être choisi en cohérence avec la saisonnalité de la consommation qu'il est possible d'infléchir à long terme : l'isolation des bâtiments permet de moins consommer en hiver et la climatisation peut éviter des surproductions dues au PV en été. Dans un second temps, le système de stockage doit être optimisé en fonction de la durée des fluctuations de la demande et des EnR.
    Les pays dont les pics de consommation ont lieu en hiver, comme la France, auront intérêt à privilégier une production éolienne. Celle-ci présente des fluctuations s'étalant sur plusieurs semaines pour lesquelles les batteries sont de peu d'utilité et pour lesquelles le stockage dans les réservoirs hydrauliques de grande taille (Station de Transfert d'Énergie par Pompage (STEP) pouvant stocker de 2 à 5 semaines de production éolienne) restera la wolution la plus adaptéeCroissance de l’éolien et du solaire : quel stockage de l’électricité ?, décembre 2017.

    Quelles perspectives éventuelles pour ce projet par rapport au constat initial ?

    On sait que le réchauffement climatique global, confirmé à l’échelon régional sur la période 1899-2007 équivaut, pour le climat lorrain, à un glissement de vers le sud. Cela pourrait se traduire, selon les études des services de l'État, selon les conclusions rappelées ci-après, par une baisse de fréquentation des domaines skiables et une augmentation de la fréquentation des lieux de vacances en été. Ce qui renforce la nécessité de prise en compte des objectifs de diversification des sites d'activités « 4 saisons ».
    La température mesurée a augmenté de sur la période 1899-2007, ce qui équivaut pour le climat lorrain à un glissement de vers le sud. Il apparaît que l’évolution possible des températures moyennes en Lorraine serait de + en 2080 (par rapport à la période 1971-2000), avec des contrastes saisonniers importants.
    Au cours des 50 dernières années, les tendances climatiques observées pour la Lorraine ne peuvent plus être ignorées : "diminution significative au printemps du nombre de jours de gel; augmentation significative l’été du nombre de journées supérieures à et de nuits chaudes; augmentation significative l’hiver des jours chauds et des nuits chaudes; baisse chronique de l’enneigement au sol à toutes les altitudes dans le massif des Vosges; des canicules de l’été 2003 qui doivent être considérées comme un extrême météorologique, mais qui pourraient être utilisées pour imaginer un avenir plus ou moins proche et/ou plus ou moins probable. En Lorraine, cela pourrait se traduire par une baisse de fréquentation des domaines skiables (à la suite d'une diminution de l’enneigement) et une augmentation de la fréquentation des lieux de vacances (campings par exemple) en été"Schéma régional « Climat-air-énergie ». Quelles conséquences pour la Lorraine http://www.prefectures-regions.gouv.fr/grand-est/content/download/30069/205510/file/4_Sch%C3%A9ma+interr%C3%A9gional+du+massif+des+Vosges+horizon+2020.pdf 3.2.1 Des changements climatiques à anticiper. A - Évolutions climatiques pressenties dans le Grand Est, pp. 21 à 23 ; 3.5 Les filières clés du massif et 3.5.1 Filière tourisme : Menaces de diminution de la durée et de la qualité de l’enneigement hivernal, p.76.

    L'hydraulique est, effectivement, la deuxième source de production électrique derrière le nucléaire mais, comme le souligne le rapport des services de l'État, l’hydroélectricité, bien présente en Lorraine, ne dispose plus d’un potentiel de développement important13- Hydroélectricité. Définition et technologie existante. La première source d'énergie d'électricité renouvelable en France. Direction Générale de l'Énergie et du Climat des énergies décarbonées en 2010. La production d'énergies renouvelables proposée par la création du barrage de Noirgueux, qui n'avait évidemment rien à voir avec l'alimentation d'une centrale nucléaire, reste aux yeux de ceux qui y croient encore, une opportunité préférable au développement des éoliennes sur les sommets vosgiens.
    La diversification des activités en fond de vallées et les tunnels contribueront aussi à préserver les massifs vosgiens du risque de multiplication des éoliennes dans les sites naturels.
    C’est la raison pour laquelle, dans le cadre des travaux relatifs au Schéma régional climat air énergie, le législateur encourage une diversification des différents types d'actions de production d'énergies renouvelables en définissant des secteurs à fort potentiel hydroélectrique, appelés secteurs stratégiques, dans lesquels le développement de l’hydroélectricité est encouragé sous réserve de faire émerger à échéance 2020 des projets optimisant ce potentiel en termes de productible, tout en limitant les tronçons de cours d’eau impactés.
    Dans les secteurs de l'hydraulique, l’optimisation de la mobilisation du potentiel conduit à privilégier les projets qui relèvent du régime de concession pour les installations d'une puissance installée de plus de 13-Hydroélectricité Direction Générale de l’Énergie et du Climat - 1 - L’industrie des énergies décarbonées en 2010, Définition et technologies existantes La première source d’électricité renouvelable en France. Les régimes d'exploitation de la force hydraulique : Le livre V du code de l’énergie dispose que « nul ne peut disposer de l’énergie … des cours d’eau sans une concession ou une autorisation de l’État ».

    Les préconisations des auteurs du projet, non suivies d'effet

    Concrètement, trois priorités émergeaient des projets et se révélaient indissociables :
    • La préservation ou la restauration de la continuité écologique des cours d'eau en amont. Ces actions permettant, par la même occasion de pallier le manque d'entretien des installations abandonnées, parfois depuis le milieu du  . Car, à cette époque, presque chaque cours d’eau de la montagne vosgienne produisait de l’énergie par l’intermédiaire de roues à eau. Cette technique fut progressivement abandonnée avec l’industrialisation. Or les fermetures d'usine et d'abandon des diverses activités artisanales condamnent les installations existantes (canaux, déversoir, barrage, seuil (barrage)....) du fait du manque d'entretien des ouvrages d'alimentation en eau existants.
    • La production d'énergie renouvelable ;
    • Le désenclavement du massif avec le percement d'un tunnel favorisant le désenclavement, autre projet jusqu'à ce jour classé sans suiteLe tunnel d'Urbès http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu88/88081.1.pdf Inventaire des tunnels ferroviaires de France : Tunnel de Bussang (88) - Fellering (68) http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu88/88426.1.pdf Inventaire des tunnels ferroviaires de France : Tunnel de Bussang (88), et le développement touristique et économique des communes du massif vosgien vosgiennes.

    Les mesures législatives intervenues pour encourager les actions de développement et de protection de la montagne


    • La loi du 9 janvier 1985 dite « Loi montagne », constitue le cadre législatif spécifiquement destiné aux communes situées dans un « territoire de Montagne ». Le massif des Vosges constitue une zone de massif bénéficiant de ces dispositionsIl existe neuf zones de massifs en France.
    • À l'article L.145-3 du Code de l'urbanisme (Livre I), les règles générales d'aménagement et d'urbanisme prévoient justement des dispositions particulières en faveur des zones de montagne, y compris notamment la création d'unité touristique nouvelleTitre IV - Le développement touristique et, en particulier, la création d'une unité touristique nouvelle doivent prendre en compte les communautés d'intérêt des collectivités locales concernées et contribuer à l'équilibre des activités économiques et de loisirs, notamment en favorisant l'utilisation rationnelle du patrimoine bâti existant et des formules de gestion locative pour les constructions nouvelles. Leur localisation, leur conception et leur réalisation doivent respecter les grands équilibres naturels..

    Le développement du tourisme


    thumbleft Remiremont accueille le TGV
    Le projet de lac n'a certes pas abouti mais il a, depuis les années 1960, contribué à accélérer divers investissements allant dans le sens d'un développement économique basé essentiellement sur le tourisme.
    Que s’est-il en effet passé depuis janvier 1971 ? (date d'achèvement des études de faisabilité pour la réalisation du parc nautique sur le site du plan d’eau de Noirgueux)Argumentaire produit au commissaire enquêteur, dans le cadre de l'enquête publique pour la révision d'un plan local d'urbanisme d'une des communes concernées (Saint-Étienne-lès-Remiremont) : Commune de Saint-Étienne-lès-Remiremont, Enquête publique sur la révision du Plan local d’urbanisme ( révision) : Contestation, le 05 février 2008, de certaines orientations du projet de PLU et de l’absence de consultation des instances intercommunales pour les projets liés à la zone de la Moselle. Extrait du rapport du commissaire enquêteur Claude Pierret, 21 mars 2008, « Suite au développement de l’argumentaire sur le bien-fondé de projet de lac de « Noirgueux », ses atouts ; le bénéfice à en espérer (…) le maire de Saint-Étienne-lès-Remiremont que j’ai interrogé sur ce projet, m’a averti que par délibération du conseil municipal de Saint-Nabord, celui-ci a entériné l’abandon de ce dossier intercommunal. Ceci est également rappelé page 65 du rapport de présentation, point 4,4. »:
  • Les voies rapides d’accès ont été réaliséesRéseau urbain et de communication de Nancy / Épinal à Remiremont (le tracé a scrupuleusement respecté les perspectives de projet de lac tout en « canalisant » la face Nord de celui-ci, et d’autres voies sont en cours (vers la Bresse, Bâle-Mulhouse et la Franche-Comté).
  • vignette Plan sommaire exécuté par le quotidien « La Liberté de l'Est », sur les indications de Gérard Dinkel, ingénieur.
    La réalisation intelligente de la voie express a également canalisé la Moselle en réduisant les zones inondables, ce qui a permis par la même occasion de restituer des terrains à vocation industrielle La Moselle canalisée.
    Après le TGV qui desservait la gare de Remiremont, la LGV Est européenne, (Ligne à Grande Vitesse), est devenue une réalitéLigne à Grande Vitesse Est Européenne – Un grand chantier, des formations interrégionales, des emplois à la clé. Ce qui réduit les durées de trajets à 2 h 45 Remiremont / Paris, en assurant ainsi un réel désenclavement des vallées,
    • Le tunnel routier de Sainte-Marie-aux-Mines a été mis aux normes européennes... en attendant la percée des Vosges attendue depuis 1909...
    • Le Canal de l'Est qui, avec ses en deux parties, était le plus long de France, est - semble-t-il - bien entretenu. Dans un but de promotion touristique, les tronçons ont été renommés respectivement "Canal des Vosges" et "Canal de la Meuse"Histoire & Patrimoine des Rivières & Canaux, Histoire & Patrimoine des Rivières & Canaux http://www.lavigiedeleau.eu/ckfinder/userfiles/files/10canal.pdf Du canal de l’Est au Canal des Vosges http://www.vosgescpa.fr/Remiremont/slides/Remiremont.%20-%20Vue%20du%20Canal%20et%20de%20la%20Moselle.html Vue du canal et de la Moselle.
    thumbdroite220px L'ancienne gare de Bussang à la fin de la partie sud de la voie verte
    • Une Voie verte des Hautes-Vosges a été créée en utilisant notamment l'ancienne voie ferrée de la Ligne d'Épinal à Bussang, qui desservait la haute vallée de la Moselle, quasiment jusqu’à la source de la Moselle,
    • Les communes se sont équipées de stations d’épuration, et la Loi sur l'eau et le Droit de l'environnement sont fort heureusement devenus plus contraignants pour sauvegarder l'environnement et la protection de l’eauDepuis les années 1980, les trois Communes du Bassin Romarimontain (Remiremont, Saint-Étienne-les-Remiremont et Saint-Nabord) se sont constituées en Syndicat pour épurer leurs eaux usées avant rejet en milieu naturel Système d’Information sur l’Eau Rhin - Meuse (SIERM) : Station d’épuration Remiremont-Saint-Étienne-lès-Remiremont et Saint-Nabord http://www.rhin-meuse.eaufrance.fr/resultats-EPU?perimetre=028815801225 Système d’Information sur l’Eau Rhin - Meuse (SIERM) : Station d’épuration Eloyes http://www.rhin-meuse.eaufrance.fr/resultats-EPU?perimetre=028814801924 Système d’Information sur l’Eau Rhin - Meuse (SIERM) : Station d’épuration Dommartin-lès-Remiremont http://www.rhin-meuse.eaufrance.fr/zone?lang=fr Système d’Information sur l’Eau Rhin - Meuse (SIERM) : Données disponibles Vecoux et l’ensemble des communes du bassin Rhin-Meuse : Cours d’eau ; Station à proximité ; Plans d’eau; Zones humides ; Eaux souterraines ; Rejets urbains ; Rejets industriels ; Économie (Services publics de l'eau et de l'assainissement et comptes de la commune ; Autres données. En 1963 André Gravier évoquait déjà les questions d'épuration des eaux de la Moselle en faisant l'inventaire des industries pollutrices, certes peu nombreuses et d'importance moyenne, mais il recommandait également la construction d'égouts et de stations d'épurations en insistant sur le fait qu'à cette époque il n'existait qu'une seule station à La BresseSon rapport du 4 janvier 1963 . Son message a aujourd'hui produit ses effets !
    • Un Syndicat Intercommunal pour la remise en état du cours de la MoselleHistorique de la voie verte des Hautes Vosges et création du Syndicat Intercommunal de la Moselle, qui regroupe 9 communes dont une seulement n'est pas riveraine de la Voie Ferrée, a été créé le 10 juin 1999La création d’un syndicat intercommunal pour la remise en état du cours de la Moselle a été approuvé par le Conseil municipal de Saint-Étienne-lès-Remiremont le 09 juin 1989. Cette proposition avait déjà été formulée par l’association « Pour une gestion réaliste de la commune de Saint-Étienne-lès-Remiremont » (PGRC) de Saint-Étienne-lès-Remiremont, pour la remise en état du cours et Seuil (barrage) de la Moselle et la Moselotte,
    • Après le "Plan d’eau de Remiremont" réalisé en 1988Une petite balade autour du plan d’eau, le Lac de la Moselotte à Saulxures-sur-Moselotte, profite à son tour de la présence des stations de sports d'hiver (La Bresse, Gérardmer…)https://www.dailymotion.com/video/xgkgmr_camping-du-lac-de-la-moselotte-saulxures-sur-moselotte_travel La base de loisirs et le camping du lac sur un espace de 25 hectares, dont le cœur est le lac de 9 hectares, ajoutant d'autres atouts à la "route des lacs des Vosges"http://www.ecranpanoramique.com/panoramiques.html Les paysages, lacs et cascades dans le massif des Vosges au fil des quatre saisons. et aux plans d'eau qui jalonnent le bassin Rhin-Meusehttp://www.rhin-meuse.eaufrance.fr/quanti-plansdeau?lang=fr 37 plans d’eau de plus de 50 ha sont recensés dans le bassin Rhin-Meuse. Seuls deux d’entre eux sont naturels, 27 ont été fortement modifiés par l’homme et 8 sont artificiels. Tous les autres ont été fortement modifiés par l’homme ou bien créés artificiellement pour satisfaire à divers usages,
    • Les stations de sports d’hiver ont diversifié leurs activités en raison de la concurrence à laquelle ils doivent faire face, du fait des facilités de communications modernes vers des stations plus facilement desservies. Pourtant elles ont su s'adapter à une clientèle nombreuse mais peu fortunéeLes sports d'hiver dans les Vosges : une solution contre la mort blanche ?, par Michel Casimir, Année 1976, Volume 64, Numéro 64-4, , ce qui explique une Liste des stations de sports d'hiver des Vosges particulièrement importante.
    • Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, créé par arrêté du 9 juin 1989Présentation générale du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, sur 3 régionshttp://www.parc-ballons-vosges.fr/comprendre_parc/medias/File/_doc_dyn/french/carte%20du%20Parc%60/CarteGenerale_PNR187_bd.pdf Carte du Parc, 4 départements, 187 communeshttp://www.parc-ballons-vosges.fr/comprendre_parc/medias/File/_doc_dyn/french/Communes%20adherentes/liste%20des%20communes%20PNRBV-Charte%203.pdf Liste des communes adhérentes recouvrant et . Il est constitué d'un patrimoine naturel de de forêt (61 % du Parc), 280 tourbières sur 1300 ha, 5 Réserves naturelles nationales, 5 Réserves naturelles régionales et d'un patrimoine culturel de 65 musées et sites patrimoniaux. Remiremont est une de ses sept "villes-portes" : Colmar; Mulhouse Alsace Agglomération; Lure; Luxeuil-les-Bains; Remiremont; Saint-Dié-des-Vosges; Communauté d'agglomération Belfortainehttp://www.parc-ballons-vosges.fr/decouverte/villes_portes_parc.html Sept villes ou communautés d'agglomérations lorraines, alsaciennes et franc-comtoises adhérent au Parc naturel régional des Ballons des Vosges..
    • Le Parc naturel régional des Vosges du Nord est, lui, à cheval sur le département de la Moselle et le Bas-Rhin. Comme rappelé ci-avant, pour ses efforts réalisés dans la protection et le développement, l’UNESCO dans le programme mondial MAB (Man And Biosphere) lui a décerné en 1989 le label réserve de biosphère. Elle reconnaît ainsi le rôle essentiel des Vosges du Nord dans l’équilibre écologique.
    • L'agritourisme qui s'est considérablement développée permet à nombre d'agriculteurs, grâce à l'accueil sur leur exploitation agricole, de présenter leurs savoir-faire, de diversifier leurs activités et leurs sources de revenus tout en contribuant à la mise en valeur et préserver le patrimoine bâti et naturel.
    On constate ainsi que les vallées vosgiennes ont su développer, de manière très complémentaire, des actions à destination touristique « 4 saisons ». Certaines villes sont ainsi reconnues et labellisées « Station touristique / Commune touristique » : La Bresse, Gérardmer, Plombières-les-Bains, Remiremont, Ventron. D'autres sont labellissée « Station verte » : Anould, Bussang, Corcieux, Girmont-Val-d'Ajol, Plainfaing, Raon-l'Étape, Saulxures-sur-Moselotte, Thiéfosse, Le Val-d'Ajol...
    Sans oublier le thermalismeLe patrimoine thermal et l’ensemble des activités liées à l’exploitation et à l’utilisation des eaux thermales avec : Bains-les-Bains (connue pour ses sources chaudes)Les monnaies et médailles trouvées aux griffons des sources lors des travaux effectués au attestent de la fréquentation des eaux de Bains à l'époque romaine pour les Maladies cardio-artérielles et la Rhumatologie et les traumatismes ostéo-articulaires; Vittel (eau minérale)Vittel, station thermale fréquentée par les Romains, elle n'est exploitée à l'époque moderne qu'à partir de 1845; Contrexéville connue pour le traitement des Maladies de l'appareil urinaire et métaboliques. Les eaux de Contrexéville sont employées également contre les maladies des reins, du foie, la goutte, le diabète et les rhumatismes; Plombières-les-Bains pour les Maladies de l'appareil digestif et métaboliques et la Gynécologie... File:Heilbad Plombieres.JPGthumb Bâtiment thermal gallo-romain dit "Piscine Jutier" (vestiges)
    Le département des Vosges possède d'ailleurs un patrimoine gallo romain qui atteste des vertus de l’eau :
    • le sanctuaire gallo-romain de Grand. L'inscription somno jussus sur un ex-voto trouvé sur le site de Grand, dédié au dieu guérisseur gallo-romain Apollon-Grannus confirme la pratique sur ce site de l'incubation par les pèlerins, dès le : ceux-ci passaient la nuit dans l'enceinte du sanctuaire et attendaient la visite du dieu au travers d'un songe. On peut supposer des purifications préalables et un rituel autour de l'eauUn haut lieu de l’archéologie vosgienne : le site de Grand http://patrimoine-de-lorraine.blogspot.fr/2010/11/grand-88-le-site-gallo-romain-dandesina.html Grand, Le site gallo-romain d'Andesina, L’antique Andesina, sanctuaire des eaux aux confins de la Lorraine ( ).
    • de même Plombières fut, dès le , le lieu d'un habitat celte. Les Romains lors de la conquête des Gaules, y découvrirent des sources d'eaux chaudes et fondèrent la station il y a plus de 2000 ans (Bâtiment thermal gallo-romain dit Piscine Jutier ).
    On peut donc affirmer aujourd’hui que, comme jamais, depuis 1963, le département n’a disposé d’autant de facteurs favorables autour de "l'eau douce", pour l’aboutissement consensuel d’un tel projet.

    Ces éléments sont jugés d’autant plus importants que

    • Riche d’un patrimoine culturel diversifié et abondant, la Lorraine en assure l’étude et le porte à la connaissance du grand public en application de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités localesDécouvrir la Lorraine avec le Service régional de l'Inventaire http://www.lorraine.eu/cms/tourisme-lorraine/tourisme Une échappée belle en Lorraine http://www.terraegenesis.org/Web-21/new-sites-2012.html Entre tradition et culture : Sites culturels,
    • La préservation des paysages, les légendes, traditions populaires et réalités historiques étayées par des recherches documentaires et archéologiques et de nombreux circuits de randonnéesCarte des rivières et topo-guides : la Moselle de Remiremont à Éloyes balisés notamment par le « Club vosgien »https://www.club-vosgien.eu/ Fédération du Club Vosgien ont assuré aux différents sites des communes du "Pays de Remiremont" une notoriété certainehttp://www.avuxon.fr/Histoire%20et%20Patrimoine.html la forêt, l'Histoire et le patrimoine du Pays de Remiremont,
    • La moraine de NoirgueuxGuide touristique de Remiremont et ses environs : Le sentier pédagogique de Noirgueux… mais aussi les caractères lithologiques et paléontologiques des terrains qui affleurent dans les trois départements lorrainshttp://orage.georessources.univ-lorraine.fr/files/2014/06/Bleicher-G.-1887.pdf Guide du géologue en Lorraine (Meurthe et Moselle, Vosges, Meuse), par M.G. Bleigher, Docteur Ès sciences naturelles, Professeur d’histoire naturelle à l’école supérieure de pharmacie de Nancy, Chargé de cours complémentaires de géographie physique à la Faculté des lettres. *Table des matières
    • Avant-propos. Résumé de la bibliographie géologique lorraine
    • Introduction. Conseils aux amateurs de géologie pour l'étude des terrains qui affleurent en Lorraine. Conditions particulières de recherches dans nos régions
      • I. — Géologie lorraine. Caractères lithologiques et paléontologiques des terrains qui affleurent dans les trois départements lorrains, jusqu'à la bordure crétacée du bassin de Paris
      • Explication des abréviations employées dans les figures du texte, 1 à 14, et des planches I et II, de 15 à 20
      • II. — Plans d'excursions d'une demi-journée à trois jours :
        • série. — Terrains massifs et feuilletés, anciens, houiller, permien du versant lorrain de la chaîne des "Vosges. Trois excursions complètes, une série complémentaire
        • série. — Terrains secondaires, triasiques et jurassiques, quaternaires, diluviens, glaciaires des trois départements lorrains. Onze excursions complètes avec cadres d'excursions complémentaires
    : Avant propos : De 1830 à 1860, la question si controversée des anciens glaciers des Vosges paraît absorber une partie de l'attention des géologues ; Groupe secondaire, Grès vosgien, : Grès Bigarré : Carrière Méhachamp sont également des opportunités exceptionnelles.
    • Le dépeuplement rural est toujours d'actualité entraînant, malgré les efforts du Conseil général, une réduction importante de l’activité agricole qui devra être compensée par des activités nouvelles,
    • L’Industrie textile est en crise dans les Vosges, et doit se restructurer par une modernisation et une diversification accrueBrefs repères sur l’histoire du textile dans les Vosges, comme cela était d’ailleurs prévisible dès 1963 et justifiait le lancement du projet de lac pour assurer la reconversion des emplois.
    Les conséquences sociales, dues à l’absence de grands projets sont connues. Des communes en ont souffert et en souffrent plus gravement encore faute de ne pas s’être reconverties. L'Exode rural en France est particulièrement évident dans les VosgesConférence RURBAN : Cette conférence, intitulée RURBAN, avait pour thème le développement d’actions préparatoires sur les partenariats ruraux-urbains..
    Ce rapide constat aboutit à une évidence : « Pour relancer l’activité économique, il faut diversifier l’économie et notamment développer le tourisme ». Cette priorité est d'ailleurs réaffirmée dans le Schéma lorrain de développement durable de l'économie touristique (2013-2020)Schéma lorrain de développement durable de l'économie touristique (2013-2020) (Région Lorraine, 2012)
    D'ailleurs, constatant que bien qu'étant la première destination touristique au monde, la France n’est pourtant qu’en en termes de recettes, le Gouvernement a lancé fin 2014 des « contrats de destination » censés créer des « marques de territoire ». 11 contrats de destination avec des territoires ont été identifiés, dont le Massif des Vosges La stratégie pour un tourisme français leader mondial.
    La liste des parcs de loisirs d'Europe témoigne du succès des initiatives privées, mais nul n’est besoin de s’inspirer des parcs d’attractions tels que « Europa-Park» à Rust (Bade-Wurtemberg) en Allemagne, Gardaland situé à Castelnuovo del Garda en Vénétie (adjacent au Lac de Garde, duquel il tire son nom), Walygator Parc, sur la commune française de Maizières-lès-Metz dans le département de la Moselle, Fraispertuis-City sur la commune de Jeanménil au cœur de la forêt vosgienne (élu « meilleur parc familial français » en 2004)ParkOtheK - Dossiers : ParkOtheK Parksmania Awards (Partie 2) qui constitue la première destination touristique payante des Vosgeshttp://www.lorraineaucoeur.com/modules/compte/parc-loisirs-lorraine.php Bases de loisirs, parcours acrobatiques dans les arbres, parcs d'attractions en Lorraine.... Avec une réalisation respectueuse de la nature vosgienne, l'intégration des données environnementales, écologiques, de la faune et de la Flore du massif des Vosges, de la richesse de l’histoire des sites des vallées, ses ressources 4 saisons… le décor et les thèmes sont plantés...
    thumbleftLa retenue de Kruth-Wildenstein Cette analyse démontre l’intérêt économique mais aussi écologique d'un projet de "grande base de loisirs liée à un plan d'eau" respectueux des paysages des Vosges et prenant en compte les atouts que procure la présence de la MoselleDélibération du Comité interministérioe:l d'aménagement du territoire du 30 juillet 1970,approuvée par le Conseil des ministres du 5 août 1970.. Dans son rapport (page 13), André Gravier rappelait que le barrage ayant permis la réalisation du Lac de Wildenstein avec ses 81 ha (cette retenue d’eau est la plus grande du versant alsacien du Massif des Vosges) a généré des retombées économiques importantes, alors même que le barrage - dont l'objectif est d'atténuer les crues de la Thur - ne comporte pas de centrale hydroélectrique en raison du faible débit de la Thur à cet endroit.
    Autre exemple : la retenue hydroélectrique, du lac de la Plaine, construite en 1983 en association avec le barrage de Pierre-Percée permet de réguler le débit de la MoselleLes activités du lac de Pierre-Percée - base nautique de Celles-sur-Plaine Renseignements sur le « Pays des lacs », à Celles-sur-Plaine.
    Il en résulterait, selon les études :
    La possibilité de favoriser un tourisme internationalLe tourisme dans les Vosges Voir aussi : Le Tourisme dans le département des Vosges,
    Des loisirs proposés aux citadins habitant à moins de deux heures de voiture, recensés dès 1971, auxquels il faut ajouter désormais ceux générés par la diversification des moyens de transport : AutocarsLIVO (Lignes Interurbaines Vosgiennes), (TGV / LGV Est européenne, Aéroport de Bâle-Mulhouse-Fribourg à moins d’une heure), et comme le soulignait dès 1971 le dépliant CIPAS – AGORA-LORRAINE « Dans les hautes Vosges, le parc nautique de Remiremont », par l'Aéroport d'Épinal-Mirecourthttp://www.aeroport.fr/les-aeroports-de-l-uaf/epinal-mirecourt.php Aéroport d'Epinal - Mirecourt,
    Une Économie agricole rénovée à laquelle s'est adjoint le tourisme rural qui représente aujourd'hui une offre touristique importante, tant du point de vue économique que de la lecture du paysageAccueil à la ferme,
    La création d’un millier d'emplois sur le site, chiffre auquel il faut ajouter les retombées économiques sur l'ensemble des communes des vallées du massif des Vosges, sans oublier l'incidence de maintien des emplois que générera la relance des activités durant les travaux eux-mêmes. Le lac de Noirgueux ne sera donc pas un concurrent de plus parmi d'autres lacs, mais un maillon de la chaîne de promotion de la route des lacs et des vallées vosgiennes. Les statistiques de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) témoignent de l'engouement du massif vosgien et des Vosges saônoises pour le tourisme vertAvec près de , le tourisme des Vosges est devenu un secteur clé de l’économie du département. À l’heure où l’emploi industriel recule, il peut même devenir son atout majeur. Concilier développement économique et développement durable sera une condition pour perdurer et relever ce défi.

    La protection de l'environnement, de la biodiversité et de l'eau


    Ressources en eau

    thumbleftÉtat des lieux des prises d'eau en métropole lorraine
    Dans le projet présenté par André Gravier sont prévus une usine de traitement des eaux et d’importants réservoirs enterrés qui régleraient définitivement l’alimentation en eau d’une agglomération de plus de en pleine expansion et dont les besoins futurs seront toujours croissants et surtout de plus en plus difficile à satisfaireAlimentés par la rigole de Bouzey dans sa traversée du vallon d’Olina à une altitude de environ (Rapport technique sommaire de André Gravier, ingénieur conseil, 4 janvier 1963, 13 pages + plans détaillant les propositions et l’état des lieux, page 8).
    L'intérêt des gouvernements quant à l'importance économique et écologique de la Moselle s'était traduit par un décret n 62-1006 du 18 août 1962 portant publication du « Protocole entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg concernant la constitution d’une commission internationale pour la protection de la Moselle contre la pollution »Décret n 62-1006 du 18 août 1962 portant publication du « Protocole entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg concernant la constitution d’une commission internationale pour la protection de la Moselle contre la pollution, du 20 décembre 1961 ». Ce besoin de protéger la Moselle de tout risque de pollution a été réaffirmé par l'Association de protection de l'environnement de Saint-Étienne lès Remiremonthttp://www.pollutionsaint-etiennelesrt.com/02.php Association de protection de l'environnement de Saint-Étienne lès Remiremont.
    Le Département des Vosges recèle dans son sous sol une richesse naturelle : l’EAULe Département des Vosges recèle dans son sous sol une richesse naturelle : l’EAU. de France avec plus de 1000 points de captages destinés à la consommation, les Vosges sont le château d’eau de la Lorraine..
    Selon les études de la DREAL, la Lorraine est riche en formations géologiques aquifères. Son réseau hydrographique très denseAvec un taux de renouvellement de l’ordre de 2 milliards de m3/an, les nappes d’eau souterraines fournissent 85 % de l’eau potable du bassin Rhin-Meuse. irrigue d’autres pays européens : Allemagne, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas. Mais, malgré cette situation favorable, la ressource en eau de la Lorraine est vulnérable tant du point de vue quantitatif que qualitatifhttp://www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr/eaux-et-milieux-aquatiques-r1455.html La recharge des nappes est assurée par des précipitations élevées, notamment sur le massif vosgien, véritable « château d’eau » lorrain (plus de par an) et en Meuse, dans la région de Bar-le-Duc (1000 à par an). http://www.eau2015-rhin-meuse.fr/masses_d_eau-2009/assistant_etape2_commune.php?code_insee=88429 Liste des masses d'eau superficielles et des masses d'eau souterraine concernées.
    Des études faunistiques sur la rivière Moselle ont été réalisées à partir de 2002 par les membres du Laboratoire Biodiversité et Fonctionnement des Ecosystèmes (LBFE) : réalisation d’inventaires (approche naturaliste), évaluation de la qualité du milieu (approche bioindicatrice), contribution à l’étude du fonctionnement de la rivière (approche fonctionnelle)Invasions biologiques : État de l’art des données historiques sur le bassin de la Moselle.
    Sur l'ensemble des bassins hydrauliquesL'espace du Pays de Remiremont : Bassins Hydrographiques http://www.ades.eaufrance.fr/ Référentiel points d’eau : Saint-Nabord : 03405X0098/HY - 03405X0099/HY - 03406X0027/HY - 03761X0009/HY - 03761X0011/HY - 3761X0012/HY - 03761X0013/HY - 03761X0036/HY - 03761X0037/HY - 03761X0038/HY - 03761X0051/SCE - 03761X0052/SCE - 03761X0053/SCE - 03762X0065/TARI15 - 03762X0066/TARI16 - 03762X0069/P2, la Moselle génère une biodiversité exceptionnelle constituant une valeur patrimoniale, culturelle, écologique et économique qui doit être préservée. La richesse du patrimoine naturel et architectural des vallées vosgiennes a d’ailleurs inspiré certains artisteshttp://les-vosges-en-aquarelles.e-monsite.com/ Les Vosges en aquarelles, Localisation géographique du bassin versant de votre commune http://www.jean-montemont.fr/html/g1i2.html Le Canal à Remiremont, par Jean Montémont http://peintres.celebres.free.fr/PROFESSIONNELS/GROUPEA2/index-88.php Artistes peintres - Vosges.

    Nature, paysages et biodiversité

    L'essentiel de la Moselle sauvageLa réserve naturelle régionale de la vallée de la Moselle Sauvage, sur les Départements de Meurthe-et-Moselle et les Vosges, concerne les communes de Bainville-aux-Miroirs, Bayon, Chamagne, Gripport, Mangonville, Socourt et Virecourt. Elle a une superficie de 380 hectares. Des zones sont également classées en zones "Directive habitats"http://www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/jpg/natura2000_dept_88_A3_cle6f54ec.jpg Réseau Natura 2000 (directive habitat), sur Remiremont et Saint-Étienne-lès-Remiremont : Confluence Moselle-Moselotte, ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux et ZNIEFF (Zones naturelles d'intérêt écologique floristique et faunistique) et zone importante pour la conservation des oiseauxZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux).
    La Lorraine est concernée par 69 espèces d’oiseaux, par 45 espèces de flore et de faune autres que les oiseaux, ainsi que par 42 types d’habitats naturelsNatura 2000.
    En Lorraine, Le Castor fiber habite exclusivement en plaine aux bords de la MoselleLe castor européen (castor FiberL.) en vallée de la Moselle par et le Groupe d’Étude des Mammifères de Lorraine où il a été réintroduithttp://www.geml.fr/geml_actions-castor.html Suivi du Castor. Des castors avaient également été repéréshttp://carmen.carmencarto.fr/38/castor.map Répartition du castor sur le réseau hydrographique par exemple à Saint-Étienne-lès-Remiremont mais ces derniers ont dû être déplacés dans la forêt rhénane d’Offendorf (Bas-Rhin)http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/110323_note_communication.pdf Capture de castors sur la commune de Saint-Étienne-les-Remiremont (Vosges) et leur relâcher dans la Réserve naturelle nationale de la Forêt d'Offendorf (Bas-Rhin).
    Les zones Natura 2000 en LorraineLa démarche Natura 2000, définies par les cartes du réseau, précisent les différents types d'habitats naturels et les espèces
    Sur Saint-Nabord
    • Eau, diversité et paysages
    • Gazon à Littorella uniflora en bordure d’étang oligotrophe
    Sur Remiremont
    • Le Flûteau nageant
    • Le Petit Rhinolophe et le Grand Rhinolophe
    • Forêts, sylviculture, chasse et pêche.
    En outre les actions menées par le Conservatoire d'espaces naturels de Lorraine (CEN Lorraine)Association dont la mission est reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 16 avril 2010, Espaces naturels de Lorraine ont généré des plans de gestion et le suivi écologique des lacs, étangs, tourbières, Marais, prairies qui constituent une part importante du patrimoine naturel de la Lorrainehttp://www.cren-lorraine.com/medias/fichiers/bulletin_dinformation_58.pdf Les actions du Conservatoire des Sites Lorrains.
    Le site du Massif vosgien, inscrit au titre de la loi du 2 mai 1930, regroupe 14 Schéma de cohérence territoriale (SCOT) qui ont tout ou partie de leur territoire sur le périmètre du massif des VosgesLe schéma interrégional du massif des Vosges à l'horizon 2020 : un projet de développement durable, une ambition pour le massif.

    L'importance de la protection des berges des rivières

    L'entretien des bergesL'entretien d'un cours d'eau et de ses berges http://www.eaufrance.fr/agir-et-participer/planifier-et-programmer/entretien-et-restauration-des Entretien et restauration des cours d’eau http://www.zones-humides.eaufrance.fr/ L’importance des zones humides le long des cours d’eau a une grande importance pour la protection de la faune et la flore. Mais le maintien et l'entretien de la ripisylve, rive » et , forêt, c'est là dire l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives, doit également être assuré pour maintenir la biodiversité.
    Le type de plantations qui doivent être conservées voire plantées, sur les talus, ainsi que la végétation (zone d'herbe), évite l'érosion et le ravinement des berges.
    Dans certains cas on fait appel à des techniques qui dépassent le cadre de l'entretien courant car elles nécessitent une certaine compétence pour leur mise en œuvre://www.onf.fr/produits_prestations/sommaire/besoins_reponses/eau/reponses/20080519-084531-859863/@@index.html Préserver, restaurer et protéger les ressources en eau et les milieux aquatiques, les interventions de l'Office national des forêts : Étude de l'élaboration d’un plan de gestion du cours d’eau; Travaux d'entretien et de restauration des cours d’eau; Plan de gestion de berges; Plan de gestion d'un cours d'eau et de ses affluents; Étude préalable à la déclaration d'intérêt général de travaux sur un cours d'eau : gabions, cages en fils de fer remplies de pierres pour maintenir les berges en laissant l'eau s'infiltrer...
    Des contrats de milieu peuvent par ailleurs être conclus pour la gestion des unités hydrogéologiquesLes Contrats de milieu pour une gestion globale, concertée et durable à l'échelle d'une unité hydrographique cohérente : rivière, lac, nappe).
    Le Seuil (barrage) de rivière, trop souvent délaissé, a pourtant lui aussi son utilité.

    Les sites naturels protégés

    La protection au titre des sites naturels sur les communes de Remiremont, Saint-Étienne-lès-Remiremont, Saint-Nabord et Éloyes concerne :
    Cinq sites inscrits :
    • Remiremont
      • 4 à 27 et 7 à 65 Grande Rue, Maisons dite "les Grandes et les Petites Arcades", façades et toitures,
      • Chapelle de la Madeleine et ses abordsChapelle de la Madeleine à Remiremont https://monumentum.fr/chapelle-madeleine-pa00107345.html Chapelle de la Madeleine sur Monumentum http://www.ot-remiremont.fr/lei/detail/88/885001845/1918/la-chapelle-la-madeleine-remiremont.htm La chapelle de la Madeleine, ancienne léproserie,
      • Places de l’Église, de l’Abbaye et de Mesdames,
      • Promenade du Calvaire.
    • Saint-Amé / Saint-Étienne-lès-Remiremont
      • Le Saint MontSites inscrits,
      • "La Moutière" (à proximité du cimetière de Saint-Étienne-lès-Remiremont)Site protégé de la Moutière . Le site est protégé depuis le 23 janvier 2008 par une convention de conservation d’une durée de 15 ans.).
    Deux sites classés :
    • Les rochers des Cuveaux sur la montagne dite tête des Cuveaux à ÉloyesSites classés : Eloyes,
    • et le site de la moraine de Noirgueux et de ses abords (environ 90 hectares)Les servitudes d'utilité publique AC2 relatives au site inscrit et classé ont été reportées sur le tableau des servitudes du plan local d'urbanisme de la commune par arrêté n°04/14/St du 14 février 2014 Plan local d’urbanisme : Plan de zonage http://www.saint-nabord.fr/environnement/patrimoine-naturel.html patrimoine naturel : détente et nature ; le site boisé, sur le territoire de la commune de Saint-Nabordhttp://www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr/la-moraine-de-noirgueux-88-r2405.html La Moraine de Noirgueux http://www.saint-nabord.fr/Bulletins-annuels/Voir-categorie.html Bulletin municipal Saint-Nabord 2010 * À tous ceux tombés sous le coup de l’histoire, * A la stèle de Noirgueux, * Le sentier pédagogique de la moraine de Noirgueux, * Noirgueux 15000 ans plus tôt. La vallée de la Moselle il y a , Aquarelle de Henri Hogard (premier scientifique à avoir compris que la géomorphologie de la vallée était due à une ancienne activité de glacier, * En route pour une visite guidée de la moraine de Noirgueux. La ferme de Noirgueux est figurée sur la première carte de France éditée à la fin du par les Cassini père et fils.* Libre expression (sur le projet de classement de près 100 ha sur la zone Noirgueux, sur l'intercommunalité…). qui impliqueront une attention et des exigences toutes particulières quant au traitement paysager du projetBulletin municipal 2010 St-Nabord, Libre expression, Pages 44 et 45. C’est enfin le projet de classement de près de 100 ha de la zone de Noirgueux qui engage l’avenir : cela signifie : plus de projet touristique comme le lac, plus de projet économique comme la zone industrielle, donc perte de ressources non négligeables pour la commune, baisse de la valeur des terrains et des habitations (qui voudra acheter à part la commune ?). Pour des projets plus indispensables réalisés ces dernières années, certains élus actuels auraient souhaité des référendums communaux. (…) http://www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/120705_diaporama_SCAP_Lorraine_cle7c6a4d.pdf Stratégie nationale de création d’aires protégées terrestres métropolitaines (SCAP), Région Lorraine : La Moraine de Noirgueux (projet de site classé), .
    Le site Natura 2000 "confluence Moselle-Moselotte"Site Natura 2000 : Confluence Moselle-Moselotte (Secteur 2) FR4100228 (Vosges) - 17 mars 2008 - Arrêté du 28-10-2011 n°638/2011/DDT (zone spéciale de conservation)http://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/FR4100228 Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) - FR4100228 - Confluence Moselle – Moselotte, Site de la directive "Habitats, faune, flore", de 1 128 hahttp://inpn.mnhn.fr/zone/sinp/espaces/viewer/type/62/code/FR4100228 Cartographie du site Natura 2000, renforce l'intérêt porté pour la protection et la préservation des paysages, de la faune et de la floreListe des servitudes d'utilité publique à la date du 14-02-2014 : Bois et forêts soumis au régime forestier; Libre passage le long des cours d'eau non domaniaux, Protection des sites et monuments naturels; Protection des eaux potables et minérales; Interdiction d'accès aux routes express et déviations; Navigation intérieure -halage et marchepied; Circulation routière - alignements; Gaz - canalisations de transport; Transport d'énergie électrique - catégorie; Distribution d'énergie électrique; Servitude au voisinage des cimetières; Protection des terrains de sport; Plans de prévention des risques naturels prévisibles; Télécom. Protection contre les perturbations électromagnétiques; Télécom. Protection contre les obstacles; Télécommunication - téléphone - télégraphe : distribution; Voies ferrées. Cette protection a été instituée par arrêté du 17 mars 2008, sur un espace s'étendant sur une partie du territoire des communes concernant Dommartin-lès-Remiremont, Saint-Amé, Saint-nabord, Saint-Étienne-lès-Remiremont, Le Syndicat, Vagneyhttp://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/listeSites#41 Liste des sites Natura 2000 en Lorraine http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018571461 Arrêté du 17 mars 2008 portant désignation du site Natura 2000 confluence Moselle-Moselotte (zone spéciale de conservation).
    Pour des sites exceptionnels l'article L341-15-1, créé par la loi du 12 juillet 2010 - art. 150, a d'ailleurs ouvert la possibilité d'attribution d'un Label « Grand site de France », qui permet ainsi de rejoindre le " Réseau des grands sites de France " qui peut être attribué à un site classé de grande notoriété et de forte fréquentation. L'attribution du label est subordonnée à la mise en œuvre d'un projet de préservation, de gestion et de mise en valeur du site, répondant aux principes du développement durable.
    Le périmètre du territoire concerné par le label peut comprendre d'autres communes que celles incluant le site classé, dès lors qu'elles participent au projet. Ce label est attribué, à sa demande, à une collectivité territoriale, un établissement public, un syndicat mixte ou un organisme de gestion regroupant notamment les collectivités territoriales concernées. La décision d'attribution fixe la durée du label.
    De même la création d'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine, prévue par l'art. L. 642-2 du Code de l'environnement permet de fixer des règles relatives :
    • à la qualité architecturale des constructions nouvelles ou des aménagements de constructions existantes ainsi qu'à la conservation ou à la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces naturels ou urbains ;
    • à l'intégration architecturale et à l'insertion paysagère des constructions, ouvrages, installations ou travaux visant tant à l'exploitation des énergies renouvelables ou aux économies d'énergie qu'à la prise en compte d'objectifs environnementaux..."
    Image:PfWaldNVoges.jpgthumbright200px Réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald
    La réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald
  • Une partie du massif des Vosges , la réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald, est classée réserve mondiale de biosphère par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
  • Les outils de promotion des sites ne manquent pas à travers les itinéraires culturels tournés vers le paysage et le développement durableDe par son histoire, le Massif des Vosges a hérité d’un patrimoine riche et diversifié. L’opération « Je parraine ma rivière », lancée en 1996 par l'Office central de la coopération à l'école (OCCE) a, elle, une vocation éducative et fédératrice servant de support à des projets coopératifs d’éducation à l’environnement. L’OCCE 88 a proposé de la faire vivre dans les Vosges depuis 2005-2006http://www.jeparrainemarivieredanslesvosges.com/loperation/ « Je parraine ma rivière dans les Vosges » http://ccpvm.fr/data/uploads/recueil/recueil_4_trim_2017.pdf Délibération n° 148 - Opération « je parraine ma rivière », subventions coopératives scolaires.
    Monsieur Robert Poujade, alors ministre de l’environnement, indiquait "qu’il faut des aménagements bien conçus. La sauvegarde et des aménagements respectueux ne sont pas deux notions qui s’excluent, mais se complètent au contraire. Le ministre accordait la priorité aux implantations touristiques à moyenne altitude, près des populations locales pour mieux associer celles-ci au développement touristique"Article du journal Le Monde du 3 février 1973 cité Touring Club de France (mars 1974) Broceliande - Alfa Sud - Hautes-Vosges, Combat pour la nature, mars 1974, pages 40 à 43, par Jean-Robert Zimmermann. Halte au massacre des Hautes-Vosges, Tourisme et perspectives d’emplois.

    Espèces de poissons présentes

    La gestion attentive des continuités écologiquesProjet de décret portant diverses modifications des dispositions du code de l’environnement relatives à la notion d’obstacle à la continuité écologique et au débit à laisser à l’aval des ouvrages en rivière et, si besoin, les aménagements fonctionnels sur les contextes piscicoles vosgiens (passes à poisson, entretien des berges...) ont permis de maintenir et développer la richesse piscicole des rivières et ruisseaux des vallées vosgienneshttp://www.onema.fr/IMG/Hydromorphologie/21_21_rex_r1_ventron_vbat.pdf Effacement du barrage de l’ancien moulin Maurice sur le Ventron http://www.federationpeche.fr/JTN/_docs/2010/19_FD88_HAZEMANN_Christophe_HUGAIN_JeanMarc.pdf Gestion et continuité écologique : Exemples d’aménagements fonctionnels sur les contextes piscicoles vosgiens. Exemples d’aménagements réalisés entre 2000 et 2010 sur 3 contextes salmonicoles du massif vosgien : 1. Sur le contexte piscicole Haute-Moselotte ; 2. Sur le contexte piscicole Vologne ; 3. Sur le contexte piscicole Combeauté, par MM. Hazemann et Hugain, FDAAPPMA des Vosges.
    Espèces de poissons présentesFédération de pêche des Vosges http://www.jeparrainemarivieredanslesvosges.com/partenaires/federation-departementale-de-la-peche-vosges/ Fédération Départementale de la Pêche : Opération « Je parraine ma rivière »:
    Truite fario (Salmo trutta), Ombre commun, Cyprinidae d’eau vive, Brochet (Grand brochet) et Perche (poisson)Fédération de pêche des Vosges http://www.saulxures-sur-moselotte.fr/doc/peche_692ko.pdf Le Manuel du pêcheur Vosgien et écrevisse à pattes rougeshttp://epinal.aappma.free.fr/MAJ2012/Avis%20annuel%202012_a.pdf Pêche en eau douce, avis annuel 2012 dans la Moselle et la Moselotte et en ruisseaux.
    La création du lac favoriserait donc la production piscicoleRéserves temporaires de pêche en eau douce dans les Vosges.

    Voir aussi

    Articles connexes


    • Moselle (rivière) et Moselotte
    • Massif des Vosges : 3.3 Lacs, étangs et tourbières lacustres; 4 Faune et flore; 6 Environnement
    • Pays de Remiremont et ses vallées
    • Canton de Remiremont
    • Communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges
    • Communauté de communes de la Haute Moselotte
    • Tourisme dans le département des Vosges

    Liens externes

    Hydrogéologie et climatologie
    • Commissions Internationales pour la Protection de la Moselle et de la Sarre, Directive 2000/60CE. District hydrographique international Rhin, Secteur de travail international « Moselle-Sarre », État des lieux :
      • pages 15 à 19 : * 1.1 Géographie, géologie; * 1.2 Climat - Précipitation - Ecoulements; * 1.3 Hydrographie; * 1.3.1 Les cours d'eau; * 1.3.2 Les lacs; * 1.3.3 Les canaux; * 1.4 Eaux souterraines; * 1.6 Occupation du sol – agriculture (cf. carte A-2 en annexe)
      • pages 165 à 167 : * 8.3 Évolution prévisionnelle des ressources en eau et des utilisations de l’eau (perspectives)* Depuis la création des CIPMS en 1962, les pays riverains s'accordent ensemble sur les principaux enjeux de la politique de protection de la Moselle et de la Sarre telles la préservation et l’amélioration de la qualité des eaux et des éco-systèmes aquatiques, ou encore depuis 1995 la protection contre les inondations
    • et Les Commissions Internationales : Sites des Commissions Internationales pour la Protection de la Moselle et de la Sarre
    • Carte hydrographique détaillée du bassin Rhin-Meuse et http://www.lorraine.developpement-durable.gouv.fr/bulletins-de-situation-r1458.html Bulletins de situation hydrologique mensuelle
    • Bulletin quotidien de la situation hydrologique des bassins de la Moselle et de la Meuse
    • Carte des rendements (QMNA 2, 5 et 10) Bassin de la Moselle Aval - Bassin de la Moselle Amont
    • Données climatiques de la station de Luxeuil pour le secteur de la Communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges
    Tourisme
    • Le site officiel du tourisme en Lorraine : Montagne, Nature, Eau, Parcs naturels régionaux : Parc naturel régional des ballons des Vosges ; Parc naturel régional de Lorraine ; Parc naturel régional des Vosges du Nord
    • Site du Comité Départemental du Tourisme des Vosges
    Patrimoine naturel et architectural
    • Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et http://carmen.developpement-durable.gouv.fr/21/carte_globale_lorraine.map Carte globale Lorraine CARMEN - DREAL Lorraine
    • Inventaire national du patrimoine naturel : Remiremont, Saint-Nabord, Saint-Étienne-lès-Remiremont
    • Le patrimoine architectural et mobilier des communes concernées par le projet sur le site officiel du Ministère de la Culture (France)ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
    Informations de caractère général
    • Les Vosges en chiffres : le canton de Remiremont
    • Ministère de l’Économie et des Finances : Comptes individuels des communes et des groupements à propre, Département des Vosges
    • Système d'information géographique de la politique de la ville

    Bibliographie

    Bibliographie générale

    • Économie Lorraine, INSEE décembre 2008. Vosges,
      • par Mireille Florémont : Constat et propositions : inventer de nouvelles voies économiques pour contrer le déclin industriel et fixer la population. Des paysages remarquables, une nature riche et variée, Une industrie encore très présente... mais qui a perdu 10000 emplois en sept ans (Échanges routiers et ferroviaires facilités, Agriculture : une place à trouver dans l’énergie, la biochimie et l’agrotourisme, Tourisme : limiter la dépendance aux conditions climatiques…)
      • Tourisme : Une activité économique majeure, mais très dépendante des conditions climatiques. Le massif vosgien et les Vosges saônoises prisées pour le tourisme vert.
    • Forêts sommitales et chaumes vosgiennes confrontées à l'essor touristique, par Jean-Pierre Husson, Bulletin de l'Association de géographes français Année 1997 Volume 74 Numéro 3
    • Origine, histoire et dynamique des Hautes-Chaumes du massif vosgien. Déterminismes environnementaux et actions de l’Homme, par Stéphanie Goepp : La conquête des Hautes-Chaumes par les marcaires de la vallée de Munster
    • Hautes chaumes: Un héritage à transmettre, par le Parc naturel régional des ballons des Vosges

    Informations techniques

    • Sources de base des synthèses présentées : archives de Antoine et Madeleine Dinkel
    • {{Commentaire biblioRapport technique sommaire incluant des plans de détail des propositions formulées
    • {{Commentaire biblioRapport de synthèse
    • {{Commentaire biblioAnnexes du Rapport de synthèse : Annexe 1 : Caractéristiques topographiques; Annexe 2 : Extension du plan d'eau, Cote 379 et Cote 380, Chenal à créer; Annexe : 3 Cadre géologique del'aménagement; Annexe 4 : Profil géologique interprétatif du site; Annexe 5 :Sondages n°1 à 6 avec plan de repérage des sondages; Annexe 6 : Résultats Géotechniques; Annexe 7 Deux plans topographiques à l'échelle 1/2000e dressés en décembre 1989 par le Bureau d'Etudes Arpentages-Topographie P. Bret, Ingénieur Géomètre ENSAIS de Forbach
    • {{Commentaire biblioLes études du Plan d'eau de Noirgueux près de Remiremont et de l'aménagement de ses abords ont été réalisés par l'AGORA LORRAINE et la SEPA en complément des études déjà réalisées par l'Agence financière de bassin Rhin-Meuse. Elles ont été effectuées pour le compte du Conseil général des Vosges sous la direction de l'Office départemental du tourisme des Vosges
    • {{Commentaire biblioOrganisation d’études d’aménagement de l’aire métropolitaine de Nancy-Metz-Thonville. À la suite de ce livre blanc, le Conseil des ministres du 3 janvier 1969 a demandé que soit préparé un schéma d'aménagement de la métropole
    • {{Commentaire biblioLa "Délibération du Comité interministériel d'aménagement du territoire du 30 juillet 1970 approuvée par le Conseil des ministres du 5 août 1970" a repris les priorités relatives au développement des bases de loisirs liées à des plans d'eau
    • Archives des quotidiens « L'Est républicain » et « La Liberté de l'Est » . Les deux journaux ont progressivement fusionné pour donner naissance, le janvier 2009, au journal Vosges Matin.
    • Modèles Hydrologiques du génie Rural, la Moselle dans les communes, Institut de recherche en sciences et technologie pour l’environnement et l’agriculture.
    • L’hydroélectricité est la deuxième source de production électrique derrière le nucléaire et la première source d’électricité renouvelable en France.
    • Hydroélectricité : Les possibilités de développement par région

    Bibliographie sur l'histoire des vallées et du massif vosgien

    • Pierre Lory, Chargé de Conférences à la Faculté des Sciences, « Morphologie et dépôts glaciaires des Hautes-Vosges centrales » dans Ann. Univ. Grenoble, 1918.
    • Publications du Professeur J.C. Flageollet : articles et ouvrages consacrés à la moraine de NoirgueuxArticles de revues et chapitres d’ouvrages; * 6- Morphologie et accumulations glaciaires dans trois bassins des Vosges moyennes occidentales (Longemer, Le Tholy, Remiremont). “Deuxième réunion annuelle des Sciences de la Terre”, Société Géologique de France, 1974.; * 8- Itinéraire géologique : Les formations quaternaires de la Schlucht à Remiremont. Guide géologique régional Vosges-Alsace. Masson, 1976, .; * 10- Carte géologique de la France au 1/50 000 : feuille Remiremont. Lever et notice des formations superficielles BRGM, Service Géologique National, 1979. * 21. La terrasse würmienne à l’aval de la moraine de Noirgueux entre Remiremont et Epinal (Vosges) : signification dynamique et conditions paléo- climatiques. Communication Colloque AFEQ, Paris, janvier 1983, Bull. AFEQ, 1983.
    • Ouvrages; * 6- Sur les traces des glaciers vosgiens. CNRS éditions, 2002, 212 p.; * Sentiers de découverte ; * Le sentier de la moraine de Noirgueux. Commune de Saint-Nabord (Vosges). Sentier inauguré le 03 juillet 2010.
    • {{Ouvrageauteur1=J. J. Bammert, prix Erckmann-Chatriantitre=Les Nobles Dames de Remiremont, 620-1791, L’histoire du Chapitre des Nobles Dames de Remiremontlieu=Remiremontéditeur=Imprimerie Lalloz-Perrin, Remiremontannée=1971mois= trimestreisbn=
    • {{Commentaire biblio* Ière partie : Introductions générales ; * IIème partie : L’eau, la forêt, la vie à la campagne ; * IIIème partie : Les communes, histoire et patrimoine, comprenant les communes de : Arches, Archettes, Bellefontaine, Cheniménil, Cleurie, Docelles, Éloyes, Faucompierre, Julienrupt, (Le Syndicat), Pouxeux, Raon-aux-Bois, Rehaupal, Saint-Amé, Saint-Étienne-lès-Remiremont, Saint-Jean-du-Marché (commune de La Neuveville-devant-Lépanges), Saint-Nabord, Tendon, Xamontarupt ; * IVème partie : Le Massif du fossard, la forêt, population et patrimoine ; * Vème partie : Annexes : Guerre Mondiale et Guerre Mondiale.**Voir en particulier la IIème partie : L'eau, la forêt, la vie à la campagne puis le détail des recherches présenté dans chaque commune

    Bibliographie et sources d'informations sur la canalisation de la Moselle

    • La canalisation de la Moselle.
    • Rivière Moselle canal latéral à la Moselle et canal Camifemo.
    • Canal de l'Est soit aujourd'hui "Canal des Vosges et canal de la Meuse".
    • La canalisation de la Moselle, Année 1928 Volume 37 Numéro 206 .
    • La canalisation de la Moselle, Année 1959 Volume 23 Numéro 23-4 .
    • Commissions Internationales pour la Protection de la Moselle et de la Sarre, Secteur de travail international « Moselle-Sarre ». État des lieux, Directive 2000/60/CE, District hydrographique international Rhin. France

    Bibliographie et sources d'informations sur les projets de tunnels

    Le désenclavement et le développement touristique et économique des communes du massif vosgien vosgiennes avec les percements et projets de percements de tunnels :
    • Le tunnel d'Urbès, Camp de concentration nazi
    • Aussi appelé tunnel du col de Bussang, ce souterrain est à l’origine un ouvrage purement routier, percé dans les années 1840 pour abaisser et faciliter le franchissement de ce passage de montagne
    • Tunnel Routier de Bussang. Aussi appelé tunnel d’Urbès, le tunnel de Bussang aurait été en son temps le plus long tunnel ferroviaire français s’il avait été percé et achevé
    • Tunnels ferroviaires de France : Dossier pilote des tunnels (Centre d'études des tunnels) - génie civil : procédés de creusement et de soutènement
    • Tunnels ferroviaires dans le département des Vosges
    • Tunnels ferroviaires dans le département du Haut-Rhin

    Notes et références


    Catégorie:Lac dans le département des Vosges
    Catégorie:Système hydrologique de la Moselle
    Catégorie:Future infrastructure
     
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