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Soufiane Djilali

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Soufiane Djilali, né le à Blida, est un homme politique algérien.
Secrétaire général du Parti du renouveau algérien de Noureddine Boukrouh, il crée son propre parti Jil jadid (« Nouvelle génération ») en 2012. Il se déclare, le , candidat à l'élection présidentielle de 2014 . Le , il annule sa participation après la décision du président sortant de se représenter pour un http://www.leconews.com/fr/actualites/nationale/politique/sofiane-djilali-se-retire-de-la-course-22-02-2014-167787_363.php.

Biographie

Troisième de quatre enfants, il est issu d’une ancienne famille algéroise, les Djilali. Son oncle est le théologien et historien algérien Abderrahmane Djilali . Il a grandi à El Anasser (ex-Ruisseau) à Alger où il fréquente durant son enfance l’école primaire du Mirabeau du Ruisseau, puis le lycée El Thaalibya à Hussein Dey. Il termine son cycle secondaire au lycée El Idrissi du Champ de Manœuvres.
Il pratique durant son adolescence les sports équestres (le saut d'obstacles) : il est champion d’Algérie en 1975 et du Maghreb à Tunis en 1978.
Il obtient son diplôme de docteur vétérinaire en 1977 à l'université d'Alger, et poursuit son doctorat en science vétérinaire à l’université Pierre-et-Marie-CurieNotice de la thèse dans le catalogue du Sudoc, en relation avec l’Institut Pasteur de Paris. Durant ses études en France, il publie des articles de vulgarisation en tant que journaliste scientifique, dans, La Semaine vétérinaire. Il a aussi publié ses travaux de recherche dans des revues scientifiques en relation avec la biologie d’un rétrovirus, ses modes de réplication, les cellules-cibles ainsi que la mise au point de la production et la caractérisation des anticorps monoclonaux pour la définition de catégories lymphocytaires T du système immunitaire .

Carrière politique

Soufiane Djilali commence son parcours politique en1989, il s’engage au Parti du renouveau algérien (PRA), en et , il devient secrétaire général du parti. En 1991 et 1997, il se présente aux élections législatives et locales. En 1995, il est désigné directeur de la campagne présidentielle pour le candidat du PRA.
De 1994 à 1997, Soufiane Djilali est membre désigné du Conseil national de transition présidé par Abdelkader Bensalah .
En , suite à un désaccord avec le président du PRA, Nourddine Boukrouh, il démissionne du parti .
En 2000, il fonde le Mouvement pour les libertés et le développement, mais le ministère de l’Intérieur refusa de lui octroyer l’agrément .
En 2001, il fonde avec des personnalités de divers horizons, le parti politique El Badil, mais encore une fois, le pouvoir refusa l’octroi des autorisations nécessaires pour organiser le Congrès .
En 2004, Soufiane Djilali devient membre de la direction de campagne du candidat Ali Benflis aux élection présidentielles . Et en 2009, il anime un site internet, « forum-democratique.com ».
Le champ politique étant fermé , il se consacra à l’écriture et à la publication de contributions dans des quotidiens nationaux. Ses textes les plus importants sont regroupés et publiés sous forme d’ouvrages .

Le Parti Jil Jadid (« Nouvelle Génération »)

Sous l’effet de la pression du printemps arabe, le pouvoir rouvre le champ politique . Jil Jadid organise son congrès constitutif le et élit Soufiane Djilali en tant que président.
Le , il lance, avec l'ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour et Ahmed Mechati, un appel pour une alliance stratégique entre les forces du changement pour dire non à un quatrième mandat du président Bouteflika, non à l’allongement de son mandat, non à la révision de la Constitution et non à la manipulation des résultats des élections présidentielles{{Lien weburl=http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/03/31/article.php?sid=147153&cid=2titre=Conférence d'Ahmed Benbitour et de Sofiane Djilali : "Non à un mandat pour Bouteflika"site=lesoirdalgerie.com .
Le , il est désigné par son parti Jil jadid pour se porter candidat à l'élection présidentielle de 2014.
Soufiane Djilali est toujours chef du parti Jil jadid lorsque celui-ci participe au lancement le à Zéralda de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), une alliance large de partis politiques islamistes, laïcs, berbères et nationalistes qui appel à une transition démocratique . En 2016 lors du retrait de Jil jadid de la CNLTD, Soufiane Djilali le justifie par des rapprochements de la CNLTD avec le système de pouvoir.

Mouvement Mouwatana


Le 6 juin 2018, Soufiane Djilali fonde avec d'autres membres de l'opposition le mouvement Mouwatana (citoyenneté) contre le 5ème mandat d'Abdelaziz Bouteflika .

Hirak


Aux débuts du mouvement populaire du 22 février 2019, Soufiane Djilali, affirme qu'un changement de Constitution est absolument nécessaire, « cela peut se faire à travers une conférence nationale animée par un président légitime pour arbitrer les points les plus délicats » . En effet, Soufiane Djilali est contre l'idée de l'élection directe d'une assemblée constituante pour régler la crise algérienne. Il déclare que cela demanderait une période de transition trop longue et conduirait vers des discussions de fond « comme l’identité, les langues, la place et le rôle de la femme dans la société, celle de l’islam, le type de régime présidentiel ou parlementaire » Des sujets politiques que Soufiane Djilali ne préfère pas aborder, car cela pourrait « faire du tort au pays ». Et c'est pourquoi il préconise d'aller rapidement vers une élection présidentielle de transition, avec un nouveau président qui s'engageait à lancer dès son élection un processus constituant . En aout 2019, Soufiane Djilali devient plus critique de l'assemblée constituante et précise qu'il est impossible de gérer autant d'élus à travers le territoire national, dans une « société politique éclatée ». En effet, Soufiane Djilali estime ingérable l'élection d'une assemblée constituante s'il n’y a pas de parti majoritaire et avec tant diversité politique et qu’il serait donc « très difficile de trouver rapidement un consensus », cette démarche mènerait, selon lui, vers le désordre. Il affirme également qu'une assemblée constituante ne pourrait pas gérer un État : « Durant cette période, qui va gérer le pays ? » .
Le l’ONG Pomed (Projet pour la démocratie au Moyen orient) décerne, à Washington, son prix international « Leaders de la démocratie » à sept personnalités, dont le président de  Jil Jadid, Soufiane Djilali, en raison de son action en faveur de la citoyenneté et la démocratie en Algérie. Prix dédié par Soufiane Djilali au mouvement populaire « Hirak » .
En décembre 2019, Soufiane Djilali se dit victime d'une « cabale » sur les réseaux sociaux après avoir réagi à l'appel au dialogue du nouveau président algérien Abdelmajid Tebboune. Lors de la conférence du 6 juillet 2019 organisée par le Forum civil pour le changement et les Forces du changement, Jil Jadid a été critiqué (appelé « traitre ») par des internautes pour sa participation à l’initiative. « Le niveau des manipulations et des attaques grossières montrent à l’évidence qu’il ne s’agit pas là d’un débat politique mais d’un règlement de compte dont l’objectif est la tentative de détruire un parti politique qui gêne trop d’intérêts » .
Le , il est reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune dans le cadre d'un dialogue politique dans lequel Soufiane Djilali demande une ouverture des médias et la libération de « l’ensemble des détenus d’opinion, en citant les cas de Karim Tabbou, Fodhil Boumala, Samir Belarbi et Abdelwahab Fersaoui, ainsi que tout autre détenu du hirak », et auquel lui répond le président qu’« il suivait de près ces questions et que le processus judiciaire en cours permettra une libération rapide de celles et ceux qui sont en détention pour raison d’opinion» . Suite à cet entretien qu'il relate le 15 janvier dans le média Radio M, Soufiane Djilali laisse échapper un propos qui provoque une très grande vague d’indignation parmi l’opinion publique et les militants du Hirak. En  effet, il  soutient qu’il revient, désormais, « aux détenus de démontrer qu’ils sont victimes et qu’ils n’ont commis aucun délit ». D’aucuns assimilent cette déclaration à un déni de la présomption d’innocence et accusent le chef de Jil Jadid de faire dans la surenchère au profit du pouvoir, en justifiant les arrestations des hirakistes .
Le 10 mai 2020, dans un débat télévisé sur la chaîne nationale algérienne numéro 3 (publié sur la chaîne officielle de Jil Jadid), Soufiane Djilali déclare que les objectifs du Hirak sont un changement réel et profond de gouvernance et l'instauration d'un État de droit, et il estime que la nouvelle constitution est une première étape vers ce but. Il précise que le plus important sera cette fois l'application ou non de cette nouvelle constitution. Il ajoute que la constitution doit organiser les institutions de l'État selon un équilibre des pouvoirs, qu'elle est un contrat social entre le gouvernant et les gouvernés. Il affirme que l'ancienne constitution donnait les pleins pouvoirs au président (« zaïm ») et qu'il fallait que cela change. Selon lui, les propositions de l'avant-projet font évoluer la constitution (comme la nomination du chef du gouvernement issu d’une majorité parlementaire) et évitent ainsi l'existence d'un pouvoir dictatorial incarné par un seul homme. Cette analyse est fortement contestée par le constitutionaliste Massensen Cherbi qui parle plutôt d'un régime ultra-présidentialiste militarisé masqué par des changements du texte en trompe-l’œil . Partisan du changement progressif et réaliste, Soufiane Djilali met en garde contre l'anéantissement de l'État comme en Libye et au Yémen, et critique les positionnements politiques radicaux et nihilistes « Yetnahaw gaa » qui refusent de négocier avec le pouvoir en place. Il ajoute que le pays a besoin d'un président vertueux qui applique ses prérogatives et que le seul garant de ce pouvoir est le peuple à travers les élections présidentielles et que ce système n'est pas dictatorial. Selon l'homme politique, le système parlementaire est un régime issue de la monarchie et non pas de la république, et il ne représente pas la démocratie. Il prend ainsi pour exemple la chute de la IVème république fançaise - parlementaire- et la reprise en main du régime par la constitution du Général De Gaulle et son référendum pour la fondation de la Vème république et confirme que la constitution algérienne est proche de la constitution française de la Vème république. Soufiane Djilali s'exprime à nouveau sur l'assemblée constituante, idée qui aurait vu le jour - selon lui - en 1789 lors de la révolution française contre la royauté et qui a ammenée avec elle la terreur : « Si on fait une constituante, il ne restera plus rien, ni État, ni rien du tout ... ... Les réseaux sociaux actuellement ne parlent que de l'article 2 (islam) et 4 (tamazight). Si on ouvre le débat autour de la constitution avec une constituante, on ne s'en sortira pas, il y aura des conflits. Nous ne sommes pas prêts politiquement. Le pays est trop jeune pour donner ce genre de liberté totale ». Il estime qu'il ne faut pas copier d'autre systèmes et les greffer en Algérie et qu'il faut mettre des limites à une dépendance intellectuelle à l'étranger. Il ajoute que si on laisse le soin aux algériens l'écriture de la constitution il y aura « 40 millions de constitutions » et explique qu'une constituion consensuelle doit plutôt être encadrée par un président-arbitre qui doit seulement accepter la consultation de tous les partis politiques. Sofiane Djilali pense que la constitution doit être choisie par la majorité et que la minortié se doit de l'accepter, car un consensus absolu est impossible. Ce qui garantie que la constitution respecte la volonté populaire, selon lui, sont les partis politiques et la société civile dont le rôle est de transmettre les doléances populaires aux décideurs qui soumettent alors le projet à référendum.
Le 28 mai 2020, dans une interview accordée à Sky News Arabia (publiée sur la chaîne officielle de Jil Jadid), Soufiane Djilali estime que l'ancien système algérien corrompu a relativement changé avec la mise à l'écart ou l'emprisonnement de figures politiques telles qu'Abdelaziz Bouteflika et son frère Saïd ainsi que plusieurs hauts officiers de l'armée et des services secrets, et de nombreux ex-ministres et oligarques. Il affirme également que l'armée, qui aurait dirigé le pays temporairement après la chute de Bouteflika, aurait laissé le pouvoir au président Abdelmajid Tebboune après les élections de décembre 2019. Il ajoute qu'un changement de système est une opération très dangereuse, qui signifierait la chute de l'État. Il appel ainsi la jeunesse à entrer dans cette forme de jeu politique (partis et société civile) et à ne pas être seulement dans le refus. Il précise qu'une partie du mouvement du Hirak est porteuse d'idées radicales exigeant un changement total du système et le départ du « noyau » de l'État, il qualifie ces idées d'extrémistes sans réelle alternative causant à ses défenseurs des heurts avec le pouvoir. En effet, selon lui, l'armée serait le « noyau » historique garant de l'État algérien depuis sa création, mais elle serait en train de laisser le pouvoir politique aux civils.
Le 5 novembre 2020, Soufiane Djilali est chassé de l'enterrement de la figure du Hirak et résistant de la guerre d'Algérie Lakhdar Bouregaa . Soufiane Djilali sous-entend dans le texte « Qui a trahi le Hirak ? » que les responsables de cet incident seraient les membres de l'association islamiste Rachad dont Mohamed Larbi Zitout .

Publications

En 1993,il publie Que veut le PRA ? : histoire d'une démocratie refusée .
En 2002, il publia un essai : L’Algérie : une nation en chantier, et en 2010, son dernier ouvrage intitulé L’Algérie en question.
En 2017, il publie un autre essai intitulé : La société algérienne, choc de la modernité, crise des valeurs et des croyances .

Notes et références

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Liens externes


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